Magazine

Le musée des 24 Heures du Mans

4.8 4 votes
Évaluation de l'article

Créé en 1961 sous le nom de Musée Automobile de la Sarthe, rénové et rebaptisé en 2009, le Musée des 24 Heures du Mans – Circuit de la Sarthe présente bon an mal an plus de 140 pièces historiques, dont 120 voitures, quelques utilitaires et une vingtaine de motos.

Ouvert quasiment toute l’année, il a accueilli près de 140.000 visiteurs en 2022. Certain(e) profitent de leur venue lors des week-ends des 24 Heures du Mans (autos, motos, camions), d’autres d’une sortie de club ou d’un stage de pilotage ou de kart… D’autres viennent exprès pour une sorte de pèlerinage qui comprend aussi, à la demande, la visite du circuit permanent de la Sarthe.

Nous tenions à revisiter le musée pour cette année du centenaire des 24 Heures du Mans.

Jacques Vassal – Photos Pierre Vassal

Dans notre série sur Le Mans, vous pourriez aussi être intéressé par :

Le musée des 24 Heures du Mans …
Le Mans – Grand Prix de l’ACF 1921
Pierre Fillon, Président de l’Automobile Club de l’Ouest
Rétromobile 2023, la belle histoire et Le Mans
Grand Prix de l’ACF 1906 au Mans

Porsche 550 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal

Dès l’entrée, vous plongez dans l’ambiance : pour vous accueillir, une Porsche spyder 550 RS qui évoquera, selon vos références culturelles, James Dean ou Hans Herrmann… voire les deux. Ce n’est là qu’un hors d’oeuvre. Vous allez ensuite découvrir bien d’autres autos, souvent plus rares, parfois uniques – comme la Socéma-Grégoire à turbine. En fait, et c’est l’une des surprises de cette visite, le musée ne se cantonne pas à l’histoire, pourtant déjà riche, des 24 Heures du Mans.

Musée des 24H du Mans
Socéma-Grégoire à turbine – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal

Il aborde aussi celles de la construction mancelle, de la moto et des utilitaires entre autres. Et celle des grands personnages liés à la reine des  courses d’endurance, avec une riche galerie de portraits de pionniers, organisateurs, pilotes, constructeurs ou team-managers. Dans cette allée spéciale, nous croisons tour à tour Charles Faroux, Georges Durand, Enzo Ferrari, Ferry Porsche, Henry Ford II, Robert Benoist, Olivier Gendebien, Henri Pescarolo, Jacky Ickx, Tom Kristensen…

Hall of fame – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal

Nous sommes alors rejoints par Damien Pourriau, documentaliste de l’Automobile Club de l’Ouest à la direction Culture et Héritage, un passionné qui connaît son sujet sur le bout des doigts : « Il y a eu trois scénographies différentes depuis 2008. Une quatrième sera inaugurée avec une extension prévue en 2024… ».

Petite Histoire d’une grande course

Une salle très spectaculaire, et appréciée notamment des jeunes visiteurs, est celle qui présente au 1/43e TOUTES les voitures (environ 6800 !) ayant participé à chaque édition des 24 Heures depuis 1923 : rangées par année, elle sont présentées dans l’ordre des arrivées, le podium puis les voitures classées et même celles ayant abandonné. En devanture de cette collection unique, des dioramas qui reproduisent les stands et la ligne droite les desservant, dans leurs évolutions successives : 1925, 1927, 1952, 1957, 1973, 1995, avec la piste qui s’élargit, la création d’une zone de décélération, celle d’un rail de séparation, la rénovation des stands… et à chaque fois, des miniatures en « course » correspondant à l’année en question. Une réussite très éloquente.

Musée des 24H du Mans
Diorama – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal

« Le circuit, rappelle Damien, a été occupé par les Allemands pendant la guerre et, en 1944, il a été bombardé par l’aviation canadienne. Dans les années qui suivirent, lors de travaux de modification du tracé, d’élargissement de la piste ou de création de tribunes, il arrivait qu’on trouve encore des obus dans le sol… » D’autres faits d’histoire sont rappelés par ces dioramas, comme la voie de décélération créée en 1971, notamment sous l’influence de Jacky Ickx.

Une autre salle qui retient toute notre attention, d’autant que notre visite se déroule lors des essais des 24 Heures des motos, est justement celle consacrée aux courses motocyclistes, qui ont toujours été présentes dans la Sarthe, dès 1912 – et donc avant le circuit des 24 Heures. On se souvient aussi du Critérium International motocycliste qui, avec à chaque fois deux courses (350 et 500 cm3), fut disputé à partir de 1961 sur le grand circuit lors du week-end des « essais d’avril », préliminaires aux 24 Heures (auto).

Honda 950 Japauto 1972 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Musée des 24H du Mans
Suzuki 1000 cm3 GSXR 2020 du team SERT – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal

Ici s’affrontaient les Jack Findlay, Marzowsky, Monneret et autres habitués du Continental Circus. C’est dans ce contexte prestigieux que l’on vit entre autres un Jean-Pierre Beltoise étincelant sur une Matchless G 50, en 1964. On admire dans cet espace du musée des machines ayant disputé le Bol d’Or (Honda 950 Japauto 1972) ou les 24 Heures du Mans (Honda 1000 RCB 1978, Suzuki 1000 cm3 GSXR 2020 du team SERT) voire des Grands Prix (Yamaha 1985 de Christian Sarron) ou le Critérium déjà cité (Norton Manx). Une partie de ces motos est prêtée par les écuries les ayant engagées.

Les régionaux du Mans … et les autres

Place à présent à l’histoire automobile locale, avec une section consacrée à la famille pionnière Bollée (Amédée père et ses fils, Amédée et Léon). Le premier fut célèbre pour « L’Obéissante » (grosse automobile à vapeur de 1875). Le fils cadet Léon créa sa marque (tricycles et cyclecars), tout comme Amédée Bollée Fils, dont plusieurs modèles partageant le même châssis et le même moteur à 4 cylindres bi-bloc de 6,3 litres, parmi lesquels un joli « Runabout » type F sport de 1912, enrichissent la collection. Si la vapeur est représentée ici par un dog-cart de Dion Trépardoux de 1885, propriété du musée, elle révèle aussi une… moto à vapeur, pièce unique en son genre.

Dog Cart à vapeur Trépardoux – De Dion – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal

On élargit le spectre à la construction automobile française, hors compétition pour l’instant, avec une massive Renault KP de 1922 appartenant au Département de la Sarthe, deux Hispano-Suiza (H 6 C coupé chauffeur Binder 1929, K 6 faux coupé Vanvooren 1936), Bugatti (Type 40, modèle qui courut au Mans notamment avec l’équipage féminin de Mesdames Siko et Mareuse, 7e en 1930, et Type 57 faux coupé Gangloff 1938), Delahaye 135 coach Chapron, Panhard & Levassor X 77 « Dynamic » 1938, puis une curiosité, la limousine électrique Krieger de 1908.

Musée des 24H du Mans
Bugatti Type 40 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal

Quelques anglaises (Rolls-Royce Silver Wraith 1953, Lagonda Rapide 1935, modèle qui remporta les 24 Heures du Mans cette année-là), une italienne pionnière des 4 roues indépendantes et d’autres avancées techniques, la Lancia Lambda, un modèle de 1923  et, fans d’Elvis et de la Route 66 réjouissez-vous, une Cadillac Eldorado de 1958.

Lancia Lambda 1923 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal

Traversez ensuite une salle consacrée à la marque Citroën, où toutes les voitures présentées appartiennent au Musée : autochenille 1931 type « Croisière Jaune », 2 CV de 1956, 2 CV de « La Terre en Rond » (l’expédition de Jacques Séguéla et Jean-Claude Baudeau qui fit l’objet d’un livre à grand succès et plus tard d’une BD), 15/6 cylindres de 1951.

Musée des 24H du Mans
2 CV de La Terre en Rond (l’expédition de Jacques Séguéla et Jean-Claude Baudeau – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal

Enfin, on y vient : les voitures des 24 Heures du Mans !

Les Françaises

A commencer par une Chenard et Walcker 3 litres (appartenant au Département de la Sarthe) identique à celle qui remporta les toutes premières 24 Heures du Mans voici bientôt cent ans (« il n’y en a plus que sept dans le monde », précise notre hôte); une Bentley 3 litres de 1924, elle aussi propriété du « 72 », identique à la lauréate des 2èmes 24 heures du Mans; un « tank » Chenard & Walcker de 1100 cm3 1925, qui montre les premières recherches aérodynamiques en carrosserie, une Lorraine-Dietrich B 36 Sport de 1925 (la marque remporta les 24 Heures du Mans en 1925 et 1926 – l’exemplaire exposé finit 3e en 1925), une Tracta Type 4 « Géphi » de 1927 venue rappeler les inventions de l’ingénieur Jean-Albert Grégoire et le brevet de Fenaille sur les joints homocinétiques de la traction avant et les performances des Tracta 1100 cm3 dans la grande épreuve d’endurance de la fin des années 1920.

Musée des 24H du Mans
Chenard et Walcker 3 litres (appartenant au Département de la Sarthe) identique à celle qui remporta les 24H 1923 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Tank Chenard & Walcker de 1100 cm3 1925 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Tank Chenard & Walcker de 1100 cm3 1925 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Musée des 24H du Mans
Lorraine-Dietrich B 36 Sport 1925 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Tracta Type 4 Géphi 1927 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal

Et pour la décennie suivante, un clone de la Lagonda vainqueur en 1935, avec sa carrosserie Le Mans sur un châssis M45 puis une petite Simca-Gordini préparée pour la course de 1936 (annulée) qui courut finalement en 1937. Sur l’après-guerre, hommage est rendu entre autres à René Bonnet et à Charles Deutsch, avec en particulier un « tank » DB à moteur Citroën (24 Heures du Mans 1949), une barquette DB-Panhard HBR 4 de 701 cm3 qui se classa trois années de suite, en 1959, 60 et 61. Et une CD-Panhard de 1962 (celle d’Alain Bertaut et René Guilhaudin, victorieuse à l’Indice énergétique en 1962, se trouve quant à elle au Manoir de l’Automobile de Michel Hommell à Lohéac).

Lagonda M 45R Rapide 1935 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Musée des 24H du Mans
Lagonda M 45R Rapide 1935 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Simca – Gordini 1936 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Musée des 24H du Mans
Tank DB à moteur Citroën 1949 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Barquette DB-Panhard HBR 4 de 701 cm3 1959-60-61- Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Musée des 24H du Mans
CD – Panhard 1962 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal

D’autres marques françaises liées à l’histoire de la « Grande Epreuve » (comme les Anglais la nomment parfois) : Alpine-Renault avec un coupé A 210 et Renault-Alpine (A 442 de 1978); une Rondeau M 379 C de 1981 avec laquelle Patrick Tambay et Henri Pescarolo ne purent rééditer la victoire du constructeur manceau en 1980 (abandon à la 7e heure, pompe à essence HS). Cette auto appartient au Conseil Général de la Sarthe. A noter aussi la marque Courage, avec une C 52 de 1999 à moteur Nissan, et une C 60 à moteur Peugeot de l’écurie Pescarolo, qui se classa 8e des 24 Heures 2003. Peugeot encore, mais cette fois diesel, avec la 908 HDI (4e en 2011).

Alpine-Renault A 210 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Musée des 24H du Mans
Rondeau M 379 C de 1981 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Courage C 52 1999 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Peugeot 908 HDI 2011 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal

Les autres

Et puis des marques d’autres pays ayant connu au Mans des fortunes diverses : Lotus, avec une barquette Type 11 de 1956 (rappelant que des Lotus 11 à moteur Climax 1100 cm3 signèrent des victoires de Classe en 1956 et 57); et le joli coupé Elite, à moteur Climax lui aussi mais de 1216 cm3, qui se classa 13e en 1961.

Lotus 11 1956 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Lotus Elite 1961 -Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal

Arrivent les constructeurs américains, avec l’un des trois premiers prototypes Ford GT de 1964 – la GT 101 R,  puis en GT les Chevrolet Corvette (coupé C 3 d’Henri Greder en 1970) et en LMP 1, Cadillac (North Star LMP  900 de 2001), rappel très opportun à l’heure où Cadillac revient en Hypercar.

Musée des 24H du Mans
Ford GT 1964 – N° GT 101R – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Chevrolet Corvette C3 1970 Porsche 550 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal

Du Japon, après la Mazda quadrirotor (787 B identique à celle de la victoire en 1991), Toyota bien sûr, depuis les premières tentatives (94 CV 1994 de M. Martini, Krosnoff et E. Irvine), jusqu’à l’ère moderne de l’hybride, avec la TS 050 victorieuse en 2020.

Musée des 24H du Mans
Mazda 787B 1991- Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Toyota 94 CV 1994 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Toyota TS 050 2020 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal

Du côté allemand, Porsche est évidemment très présent, depuis la 550 RS de 1954, en passant par la 917 LH (« Lang Heck », longue queue) avec laquelle Joseph Siffert et Derek Bell furent en 1971de grands animateurs, avant d’abandonner pour fuite d’huile, la 935 de 1978 (5e avec Dick Barbour-John Paul-Brian Redman), la 919 Hybrid de 2016 et jusqu’à la 963 LMDH de 2022. Là, nous sommes carrément dans l’actualité puisque les 963 seront présentes à l’édition du centenaire. Audi est de la partie, avec la R 8 FSI de 2002 (Biela/Kristensen/Pirro) et la R 10 TDI de 2006 (première diesel victorieuse). Nombre de ces autos de course modernes sont prêtées à l’ACO par les constructeurs.

Porsche 550 RS 1954 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Porsche 917 LH 1971 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Musée des 24H du Mans
Porsche 935 1978 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Porsche 919 H 2016 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Porsche 963 2022 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal

Enfin, si, du côté italien, on est moins riche (une Alfa Romeo 33 TT 12 de 1973 tout de même, mais pas de Maserati), nous avons eu de la chance grâce à l’exposition – temporaire – consacrée à Ferrari : barquette 750 Monza de 1955, 500 TRC de 1958 (Equipe Nationale Belge, L. Bianchi-Harris 7e ), 166 MM  (cet exemplaire identique à la victorieuse de 1949 fut offerte à l’ACO par Luigi Chinetti en 1982), 250 LM de 1965, 512 M de 1971 (Herbert Müller, Scuderia Filipinetti) et 312 PB de 1973 (ultime participation officielle de l’usine jusqu’à…2023, puisque les 512 BB/LM, F 40 LM et 333 SP furent engagées par des écuries privées). Sans oublier un portrait de Mauro ForghierI.

Musée des 24H du Mans
Alfa Romeo 33 TT12 1973 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Musée des 24H du Mans
Ferrari 166 MM 1949 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Ferrari 750 Monza 1955 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Ferrari 500 TRC 1958 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Musée des 24H du Mans
Ferrari 512 M 1971 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Musée des 24H du Mans
Ferrari 312 PB 1973 – Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal
Musée des 24H du Mans © Pierre Vassal

Ferrari, c’était jusqu’au 30 avril. Mais, comme notre hôte a tenu à nous le répéter avant de nous quitter, « les expositions thématiques changent régulièrement et d’autre part, nos réserves sont telles que nous ne pouvons tout exposer en même temps et donc, il y a souvent du changement« . Vous n’avez plus qu’à choisir une date !

Musée des 24 Heures – Circuit de la Sarthe : 9 place Luigi Chinetti – 72100 Le Mans; tél. 02-43-72-72-24; contact : heritage@lemans.org. ENTREES : adultes 10 euros (TR 7,50); 10/18 ans : 7,50 (TR 4,40). Moins de 10 ans : gratuit. Tlj 10 h à 18 h.

4.8 4 votes
Évaluation de l'article

Jacques Vassal

Avant de devenir un journaliste bien connu dans le domaine de la chanson (américaine, française et du monde entier), et dans celui du sport automobile et de son histoire, Jacques Vassal a été un « enfant dans la course ». Ses premiers souvenirs remontent à 1952 – il n’a alors que 5 ans. – quand son père l’emmène, en Bugatti 57, assister à Montlhéry à un « Grand Prix de France » de Formule 2. Puis en 1953, il assiste à ses premières 24 Heures du Mans et au Grand Prix de l’ACF à Reims. Bien d’autres ont suivi depuis… En 1985, il entame une collaboration régulière avec Le Fanauto – le mensuel dirigé par Serge Pozzoli – puis en 1989 il devient membre à part entière de la revue Auto-Passion. En 2006, pour le centenaire du Grand Prix de France, il réalise un livre d’or pour le compte de la FFSA. Auteur d’articles historiques dans L’Année Formule 1 de 1997 à 2008 (Chronosports) et, chez le même éditeur, co-auteur avec Pierre Ménard de plusieurs biographies de pilotes dans la série « Les Légendes de la Formule 1 », il a écrit aussi pour le magazine Automobile Historique et depuis 2006, il collabore au mensuel Rétroviseur.

S’abonner
Notifier de
guest

8 Commentaires
le plus ancien
le plus récent le plus populaire
Inline Feedbacks
View all comments
Johnny Rives

Bravo d’avoir mentionné J.P. Beltoise pour sa course d’avril 1964 au guidon de sa Matchless G50. A l’issue du premier tour il ne comptait pas moins de huit secondes d’avance sur un groupe d’habitués du « Continental Circus » (Findlay, Marsowski, Fitton). A l’arrivée ils étaient à des années lumières de lui. Malheureusement son accident des 12 Heures de Reims en juillet suivant mit une fin prématurée à sa carrière de pilote moto. Un an après quoi il signait sa fameuse et déterminante victoire en F3 sur la toute première monoplace Matra. A propos de la Porsche 550 spyder, elle n’évoque pour… Lire la suite »

Olivier Rogar

Merci Johnny, tes commentaires valent un article ! A bientôt.

Jean-Marie Guivarc'h

Bonjour, Petite erreur ce n’est pas une Bentley 3litres mais une Lagonda. Par ailleurs, l’ACO peut remercier Mr de Lassée qui fût un précurseur dans le monde de l’automobile ancienne et le Département de la Sarthe qui a construit en 1990-1991 ce nouveau musée (revendu très récemment à l’ACO). L’exposition Ferrari me fait regretter l’absence de Ferrari 250 GTO dont pourtant l’ACO a possédé un modèle qui lui fût donné par Fernand Tavano et qui servit à l’école de pilotage. Cependant, ce modèle disparut des collections (vente j’imagine ?) dès la fin des années 60. C’est bien dommage et surtout… Lire la suite »

Olivier Rogar

Merci de ces précisions Jean-Marie. Quant à la Lagonda, c’est corrigé. Jacques et moi sommes aux fers jusqu’aux prochaines 24 H !

Jean-Marie Guivarc'h

Lagonda, Bentley ce sont des cousines et puis qui ne fait pas d’erreurs ? merci pour ce site où j’ai toujours beaucoup de plaisir à lire les histoires. Au plaisir de se voir.

Luc Augier

Petite correction : la photo de la CD se réfère à la CD Peugeot (moteur 204 préparé par Moteur Moderne) de 1966-1967 et non à la CD Panhard 1962 d’Alain Bertaut et André (et non René) Guilhaudin victorieuse à l’Indice.

richard JEGO

Merci d’avoir mis en tete la fabuleuse MAZDA . Fabuleuse à plusieurs titres : Son bruit ( la compétition auto ce sont des sons ) et la Mazda faisait oublier le matra V12 , c’est peu dire . Ensuite son moteur rotatif : Mazda a osé et réussi là ou les européens dont Citroen ont vite abandonné. Enfin MAZDA c’est David contre Goliath : le plus petit constructeur japonais qui a réussi là ou Nissan et Toyota ont échoué ( OK Toyota a fini par gagner mais il leur en a fallu du temps , le temps que les gros… Lire la suite »

Jacques Vassal

Merci un peu tardif à Johnny Rives pour ses précisions sur la course mémorable de Jean-Pierre Beltoise en 1964 sur sa Matchless G 50, à Luc Augier pour son double rectificatif sur les CD et à Richard Jego pour ses commentaires sur la Mazda quadrirotor et le son extraordinaire qu’elle produisait en course. En effet, la course automobile (sans oublier celle à moto) ce sont aussi (sinon d’abord ?) des sons; parfois même une mélodie. Qu’adviendra-t-il quand il n’y aura plus que des courses de voitures électriques ? On en a déjà un aperçu avec la Formule E. Enfin, il… Lire la suite »