Il y a cinq ans, Jean-Pierre Beltoise… (1/7)

Il y a déjà cinq ans, le 5 janvier 2015, bien davantage qu’un grand pilote nous quittait.
Jean-Pierre Beltoise était, depuis les années 60, l’incarnation du renouveau du sport automobile français . Un talent. Une volonté. Une personnalité.
Pour lui rendre hommage, nous avons décidé de republier le témoignage émouvant de Johnny Rives.

Classic Courses


Et puis, un jour, ce moment tant redouté finit par se produire, la mort d’un frère. C’est peu dire qu’une partie de soi s’en va. C’est en tout cas ce que j’éprouve avec la disparition de Jean-Pierre Beltoise.

J’ai eu cette chance, au cours de ma vie professionnelle, de côtoyer de façon intime des pilotes de course avec lesquels je partageais la même passion. C’est elle qui nous réunissait, faisant de nous comme des frères. Jean-Pierre Beltoise était l’un d’entre eux, l’ainé.

Il fut le premier dans l’ordre chronologique. Il fut surtout le plus décisif car tout est parti de lui. Avec Matra d’abord, bientôt rejoint par Elf, et à la tête de ces entreprises les deux grands capitaines que furent Jean-Luc Lagardère et François Guiter. Tous ont disparu aujourd’hui, laissant des vides béants dans l’histoire de la course automobile française. N’oublions jamais de rendre honneur à leur mémoire.

Johnny Rives

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Cet hommage à Jean-Pierre Beltoise en 7 épisodes, a été publié pour la première fois le 6 janvier 2015.

Mort d’un frère

Frères, Jean-Pierre Beltoise et moi l’étions depuis nos 15 ans sans même le savoir. L’éloignement nous en empêchait. La distance entre sa maison familiale, à Orly, et la mienne, dans le sud. Mais nos élans étaient les mêmes. Ils le furent dès cette année-là, 1952. Des élans puisés à travers un homme que nous ne connaissions ni lui, ni moi. Un pilote de course. Il s’appelait Jean Behra.

J’en avais vu une image fascinante aux actualités cinématographiques. Sa Gordini monoplace de couleur claire filant à grande vitesse dans une ligne droite du circuit de Reims. L’opérateur devait utiliser un gros téléobjectif. Cela lui avait permis, en la cadrant de façon serrée, de faire un magnifique panoramique de très loin. Probablement depuis les grandes tribunes jusqu’à la ligne droite connue alors sous le nom de « route de Soissons », au-delà d’un champ de blé. Les épis masquaient le bas du fuselage, et le suivi de la caméra produisait, grâce à eux, un effet de vitesse concret. L’habitacle, encore échancré à cette époque, permettait le voir le pilote dans sa position assise, les bras à demi fléchis accrochés au volant. Son casque blanc était orné d’une bande à damier noir et blanc qui l’encerclait.

Une admiration commune

Jean Behra avait soulevé de l’enthousiasme en gagnant à Reims, cette année-là. Les actualités en témoignaient. On était début juillet. Quelques semaines plus tard, les mêmes voitures qui avaient couru à Reims – rouges Ferrari, bleues Gordini, vertes HWM – se mesuraient de nouveau mais sur un tout autre circuit, à La Baule. Jean-Pierre s’y trouvait en vacances. Son frère Jean-Claude et lui  ne pouvaient manquer une telle aubaine : assister à un nouvel affrontement de Jean Behra et de ses équipiers de chez Gordini, Maurice Trintignant et Robert Manzon, contre les irrésistibles Ferrari emmenées par l’Italien Alberto Ascari. L’illustre et invincible Ascari. Invincible sauf à Reims où Behra avait gagné.

Jean-Pierre Beltoise
Jean Behra @ DR


La confrontation de La Baule fut sublime. Elle laissa des images ineffaçables dans la mémoire de Jean-Pierre. Qui n’eut plus qu’une idée en tête : faire comme Behra, suivre son exemple, s’en inspirer pour devenir pilote de course. J’étais dans le même état d’exaltation. A une nuance près. Ma rencontre avec Jean-Pierre Beltoise, dix ans plus tard, la mit en évidence : pour moi, il s’agissait d’un rêve. Pour lui c’était un objectif.

Une jeunesse marquante

Quand on s’est rencontrés nous étions encore jeunes, mais bien des événements nous avaient marqués. Le lycée pour commencer. Les études, aussi fastidieuses pour l’un que pour l’autre. En bon « Parigot », Jean-Pierre était allé à Condorcet. Puis, bien plus sérieux que les années de lycée, il y avait eu l’appel sous les drapeaux. C’était l’époque de la guerre d’Algérie, près de deux ans et demi de service militaire dans des conditions extrêmement difficiles. J’en étais revenu abasourdi, presque anéanti. Lui avait une carapace plus forte. En outre, peut-être avait-il subi des coups moins forts que moi ? Quand il retrouva la vie civile, son objectif n’avait pas changé. Il voulait toujours devenir le Jean Behra qu’il avait tant admiré à 15 ans. Et qui, hélas ! s’était entre-temps tué en course. Cela, pas plus que la guerre d’Algérie, n’avait rien changé à son projet : devenir pilote de cours. En commençant comme Behra. Par  la moto.

Jean-Pierre Beltoise Magny Cours 1962 Morini 175 @ Archives personnelles JP Beltoise


J’avais opté pour une autre voie : le journalisme. J’avais 19 ans quand mon nom apparut au bas de quelques articles de la page des sports du quotidien République à Toulon. L’algèbre, la géométrie et la trigonométrie que j’affrontais alors en mathélem étaient éclipsées par mon bonheur d’écrire des articles. Paul Frère, un journaliste belge que je ne connaissais pas encore m’avait montré la voie : il avait accédé aux circuits de vitesse par le biais de son métier. Je voulais en faire autant. Soldat, j’envoyais au cours de mes 28 mois d’armée mon dernier article de République à un rédacteur en chef de L’Equipe, Pierre About. Chance, il me répondit ! Nous échangeâmes plusieurs lettres au fil de mon séjour en Algérie. Au bout duquel il accepta de m’engager à L’Equipe.

Comme des frères

Quelques mois après mes débuts, Pierre About me dit : « Venez avec moi, je suis avec Georges Monneret. Il est accompagné de deux jeunes gens qui aimeraient vous rencontrer. » Georges Monneret était « LA » figure du sport motocycliste en France à cette époque. Pour deux raisons, son palmarès et son entregent. J’étais flatté qu’il veuille me présenter à deux de ses protégés. Ils s’appelaient Jean-Pierre Beltoise et Jean-Paul Behra. Ce dernier n’était autre que le fils du grand Behra, l’homme qui avait joué le précieux rôle de catalyseur dans nos passions communes.

J.Rives JP Beltoise F Cevert @ Fonds Johnny Rives


Voilà comment les circonstances ont fini par nous réunir, nous les frères que nous n’allions pas tarder à devenir. On était en 1962 et Jean-Pierre Beltoise avait déjà une petite célébrité : comptant deux titres de champion de France moto à son actif, il était à l’orée d’une carrière pleine de bruit et de fureur, de gloire et de tragédies.

(à suivre)

Retrouvez le témoignage dans son intégralité dans « Beltoise comme un frère » par Johnny Rives paru aux éditions du Palmier .

https://www.editions-palmier.com/beltoise-comme-un-frere-biographies,fr,4,lautodro037.cfm

A lire aussi : On a lu : Beltoise, comme un frère – Johnny Rives

Johnny Rives

« Lorsque j’ai été appelé sous les drapeaux, à 21 ans, j’avais déjà une petite expérience journalistique. Un an et demi plus tôt j’avais commencé à signer mes premiers « papiers » dans le quotidien varois « République », à Toulon. J’ai envoyé le dernier d’entre eux (paru le 4 janvier 1958) à Pierre About, rédacteur en chef à L’Equipe. Il m’a fait la grâce de me répondre après quoi nous avons correspondu tout au long de mes 28 mois d’armée. Quand je revins d’Algérie, très marqué psychologiquement, il voulut me rencontrer et me fixa rendez-vous au G.P. deMonaco 1960. Là il me demanda de prendre quelques notes sur la course pendant qu’il parlait au micro de Radio Monte-Carlo. J’ignorais que c’était mon examen d’entrée. Mais ce fut le cas et je fus reçu ! Je suis resté à L’Equipe pendant près de 38 ans. J’ai patienté jusqu’en 1978 avant de devenir envoyé spécial sur TOUS les Grands prix – mon premier avait été le G.P. de France 1964 (me semble-t-il bien). J’ai commencé à en suivre beaucoup à partir de 1972. Et tous, donc, dès aout 1978. Jusqu’à décembre 1996, quand les plus jeunes autour de moi m’ont fait comprendre qu’ils avaient hâte de prendre ma place. C’est la vie ! Je ne regrette rien, évidemment. J’ai eu des relations privilégiées avec des tas de gens fascinants. Essentiellement des pilotes. J’ai été extrêmement proche avec beaucoup d’entre eux, pour ne pas dire intime. J’ai même pu goûter au pilotage, qui était mon rêve d’enfance, ce qui m’a permis de m’assurer que j’étais plus à mon aise devant le clavier d’une machine à écrire qu’au volant d’une voiture de compétition ! Je suis conscient d’avoir eu une vie privilégiée, comme peu ont la chance d’en connaître. Ma chance ne m’a pas quitté, maintenant que je suis d’un âge avancé, puisque j’ai toujours le bonheur d’écrire sur ce qui fut ma passion professionnelle. Merci, entre autres, à Classic Courses. »

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Johnny Rives

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olivier
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olivier

Malgré la tristesse des circonstances,on savoure cet article,car il nous ramene a notre adolescence… et a ses rêves! merci Johnny!…vivement la suite!
Écrit par : Bacle | 06/01/2015

CROULLEBOIS Michel
Invité
CROULLEBOIS Michel

Ce matin je vais au cimetière de Saint Vrain. Jean Pierre aurait eu 80 ans aujourd’hui. Il nous manque………..

olivier
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olivier

Jean-Pierre Beltoise représentait à lui seul le sport automobile français dit « moderne », depuis sa fameuse victoire à Reims en F3 en 1965, là-même où il avait failli se tuer l’année précédente. Il faut rappeler à tous ceux qui l’oublieraient – ou ne le savaient pas – que son bras gauche immobilisé était un handicap majeur dans le pilotage d’une voiture de course, surtout d’une F1. Il faisait office de rappel, c’est à peu près tout. C’est d’ailleurs sous la pluie, qui demande moins d’efforts sur la direction, que JPB réalisa certaines de ses plus belles performances, dont Monaco 72 évidemment.… Lire la suite »

olivier
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Le -(à suivre)- au bas du billet de Johnny a cette fois un coté douloureux, nous avons hâte de lire la suite tout en connaissant l’inéluctable fin.
Écrit par : jean-paul orjebin | 06/01/2015

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Au cinéma les morts dans les familles font toujours de beaux sujets. La mort de JPB, n’est hélas pas du cinéma, mais elle offre à la famille auto de se réunir, témoin ce superbe papier de celui auquel on pense en second après la disparition de Beltoise, Johnny Rives.
Son bouquin, « Beltoise le roman d’un champion », je l’ai sorti hier après-midi du grenier, à côté de mon ordi, ouvert à la première page. « Trente seconde. le cercle épais du volant’. Ca vaut tous les « Longtemps je me suis couché de bonne heure ».
Écrit par : Patrice Vatan | 06/01/2015

olivier
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olivier

Oui la mort de JPB me touche mais hormis son épouse et ses deux fils, c’est à Johnny Rives qui l’a si bien connu et qui nous l’a si bien conté à travers ses nombreux articles et cet ouvrage intemporel dont parle Patrice et à son vieux complice Henri Pescarolo que vont mes pensées.
Écrit par : Marc Ostermann | 06/01/2015

olivier
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olivier

A Auto-Hebdo, Etienne Moity, mon premier rédacteur en chef, disait de moi : « Bhat a deux idoles : Jean-Pierre Beltoise et Johnny Rives. » Pensez si j’ai lu avec émotion le billet ci-dessus ! Pensez si j’en attends la suite avec impatience, fût-ce avec des sanglots dans le gosier.
Écrit par : eric bhat | 06/01/2015

olivier
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Aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours été conscient de l’importance capitale de Jean-Pierre Beltoise dans le sport automobile français et son renouveau à partir de 1965, juste avant ma naissance. C’est pourquoi ma seule conversation avec lui reste un grand moment, encore 10 ans après. Même si ce n’était qu’au téléphone et que cela ne portait que sur une seule course : les 24 h du Mans 1973, que je voulais relater dans Automobile Historique. Il n’aimait pas Le Mans, tout le monde le sait. Mais il était pilote français chez Matra et il ne pouvait pas se… Lire la suite »

olivier
Invité
olivier

J’attends aussi la suite Johnny et comme tu me le demandais sur FB,je confirme que je vais continuer à ne faire que des photos !
J’ai aussi apprécié ton analyse sur les images de Jean Behra à Reims ainsi que le petit clin d’oeil à « Comme des Frères ».
A trés vite.
Écrit par : Bernard Asset | 06/01/2015

olivier
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Un clin d’oeil dû aux seules circonstances.
Écrit par : Johnny Rives | 06/01/2015

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Lui à douze ans rêvait d’être Jean Behra.
Moi à douze ans je rêvais d’être Jean-Pierre Beltoise.
Un des deux a réussi.
Salut l’artiste.
Écrit par : Philippe Durand | 06/01/2015

olivier
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olivier

 » ce moment tant redouté »…Merci Mr Rives de nous faire partager, malgré la douleur, vos souvenirs si précieux. Les nombreux hommages et témoignages rendent Jean-Pierre Beltoise immortel dans notre mémoire collective
Écrit par : JP Squadra | 06/01/2015

olivier
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olivier

Comme d’habitude un article superbe. Vivement la suite. J’ai eu la chance de faire partie des « potes » de Jean Pierre. J’ai admiré le pilote, mais j’ai aussi adoré l’homme. Que de choses partagées,qui sont trop nombreuses pour les raconter ici. Mais voici un exemple. Un jour JP m’appelle et me dit: Viens casser la croute avec moi demain midi à la Vallée. J’arrive chez lui et je vois une enveloppe à en-tête Mercedes Benz. Je lui dit: Tu a été contacté pour piloter leur nouvelle F1. Réponse de JP: Penses tu, c’est le club des anciens pilotes de GP qui… Lire la suite »

olivier
Invité
olivier

Que dire qui n’a été dit…
Qu’on a bien de la chance d’avoir à la fois connu et photographié JPB à la grande époque, et d’avoir tout ça en soi, et en même temps de pouvoir lire une aussi belle prose que celle de Johnny, qui nous fait magiquement voyager dans le temps, comme si on y était…
Écrit par : Paul-Henri Cahier | 07/01/2015

olivier
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olivier

Je n’ai pas eu la chance de connaître personnellement ou même d’approcher Jean Pierre Beltoise; pourtant j’étais passionnée par sa façon d’aimer le sport automobile et l’énergie qu’il mettait pour parvenir à assouvir cette faim. Très respectueuse du pilote et de l’homme, mes pensées vont vers sa famille et vous tous, les vrais proches … et tout comme vous je pleure un grand Monsieur, une référence, un homme sensible et pressé…nul doute qu’il saura vite retrouver tous ses amis disparus et gageons qu’il continuera aussi à avoir un œil bienveillant et protecteur sur nous tous. Écrit par : Michèle Turco… Lire la suite »

olivier
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olivier

Mon parrain sportif des débuts en 84 et … des années suivantes.Celui qui m’a défendu, montré, conseillé, engueulé, félicité, fait et donné confiance, parrainé auprès des sponsors … comme un père…. Il l’a cetainement fait pour d’autres. L’Altruisme à l’état pur. Le SEUL qui m »a vraiment aidé et supporté pendant 8 ans.. sans intérêt à la clef. Je me rends encore plus compte, avec les années, de la chance d’avoir côtoyé Un Grand, un très grand MONSIEUR dans et en dehors du sport-auto… je suis très triste. Mes pensées à 20 000 kms pour sa famille. Je l’ai Aimé cet… Lire la suite »

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Comme aurait pu le dire Jean Pierre sur ton témoignage avec un adjectif qu’il employait souvent : MAGNIFIQUE. Mais tu as été aussi un brillant vainqueur à Monaco 1987
Écrit par : CROULLEBOIS Michel | 07/01/2015

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Merci Michel pour ton message très sympa .
Écrit par : Artzet | 11/01/2015

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Cher Didier ! je te « retrouve » lors d’un bien triste moment… Merci pour ton témoignage, il te fait honneur. Tu as fait partie de la « famille » Peugeot/Danielson, tu es à même de porter un jugement sur Jean-Pierre. Tu peux aussi imaginer notre peine à tous, Joseph, Benito et moi même. Passe moi de tes nouvelles, à bientôt
Écrit par : Meyer Serge | 14/01/2015

olivier
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Eh Bien … ça fait des années que je cherche à joindre mes premiers « tuteurs » qui m’ont aidé et fait confiance, aussi. Malheureusement mon choix d’aller vivre en NC n’a pas permis de rester en contact. Ceci dit, par Serge Ghezzi,il y a 1 an, j’ai eu le contact de Benito, à qui j’ai demandé comment te joindre avec Joseph … c’est resté sans réponse malgré 2 relances…. Je suis très heureux de pouvoir avoir de vos news. Mon mail: bungy@mls.nc
A très vite. Did
Écrit par : Didier Artzet | 14/01/2015

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Jean-Pierre Beltoise a été le vecteur du renouveau de la F1 française. Sa victoire à Reims en F3 un an après son terrible accident ici-même incita sans aucun doute Jean-Luc Lagardère à poursuivre l’aventure de Matra en compétition au plus au niveau. Ce palmarès acquis malgré son handicap impose le respect. On ne peut que s’associer à l’hommage unanime qui lui est rendu.
Écrit par : laurent riviere | 07/01/2015

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Merci à Johnny Rives pour ces beaux souvenirs avec son ami J.P.B.
J’ai rencontré souvent J.P.B. sur de nombreux circuits et il se comportait
comme un grand sportif . A l’instar d’autres anciens champions , J.P.B.
inculpait à des jeunes pilotes ce qu’il a appris en mettant sur pied des
cours de pilotage en particulier à Trappes.Il était également impliqué dans des programmes de sécurité pour le trafic routier.
Écrit par : François Blaise | 07/01/2015

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Parce que l’on oublie pas ses idoles de jeunesse,parce que le circuit de Gueux m’est cher, parce que j’ai eu la chance de le rencontrer régulièrement, parce que les sports motocycliste et automobile sont et seront toujours mes passions, je salue le déclencheur de toute une génération de pilotes français
Écrit par : olivier Barjon | 07/01/2015

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Merci à Johnny Rives pour son très bel hommage à Jean-Pierre Beltoise, dans la lignée des écrits de ce journaliste de grande classe. Jean-Pierre Beltoise fut l’un de mes héros, de jeunesse. Un personnage à la personnalité très affirmée, et très attachante, et pas que dans le domaine du sport automobile. Il fut aussi avec Jackie Stewart, l’un des ambassadeurs de la sécurité sur les circuits. lui qui à la suite de son accident à Reims, effectua toute sa carrière avec le coude gauche bloqué en position de conduite. Sa victoire au G.P. de Monaco, est restée gravée à jamais… Lire la suite »

olivier
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Jean Pierre Beltoise s’en est allé, laissant pour beaucoup d’entre nous un pan entier de notre jeunesse. Ma passion Cevert, je la dois d’abord à Jean Pierre Beltoise dont ma famille était des fervents supporters ainsi que Pescarolo d’ailleurs. Je n’oublie pas les figurines , photos cartonnées ELF avec entre autres Jean Pierre Beltoise. L’hommage ému et élogieux de Johnny Rives par ce texte relatant les premiers héros de notre héros reflète l’esprit d’amitiés et de copains de cette époque révolue . A ce sujet lors de l’achat de l’album photos sur sa carrière, Jean Pierre Beltoise après avoir conversé… Lire la suite »

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Nous avons tous cette pensée, Patrice. L’année 2015 commence décidément bien mal !
Écrit par : Pierre Ménard | 07/01/2015

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cette nouvelle nous a tous abasourdi jean pierre beltoise representait le renouveau du sport auto en france ,il y a beaucoup de pilotes qui s’en sont inspiré dans bien des domaines , n ayant pas eu la chance de le voir en endurance ou en f1 il ne faut pas oublier qu il a ete l investigateur de la super production dans les années 80 en france avec la noscar l ayant vu a l oeuvre au castellet a monaco et a ledenon au volant des surpuissantes 505 turbo de production avec jabouille il avait a l’époque la cinquantaine fallait… Lire la suite »

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olivier

A François,
Je me rappelle que lors d’un Rétromobile, nous avions échangé longuement sur la sécurité routière. Il était très attaché à ce sujet et je crois que l’on était ensemble d’ailleurs mon cher François. On avait approcher également une autre Légende un certain Stirling Moss.
Écrit par : patricelafilé | 08/01/2015

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Que peut-on ajouter à ces témoignages chargés de souvenirs et d’émotion. Pour moi, l’image de JPB se battant avec brio sous la pluie du grand prix du NURBUGRING 66 contre les ténors de la F1, au volant d’une MATRA F2 de surcroit lestée.
Nous sommes orphelins…
Écrit par : Jean-Claude MICHEL | 07/01/2015

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Je savais que ce texte allait venir et je l’attendais avec impatience. Je ne suis pas déçu. Je guette la suite. Si cette disparition est si choquante, c’est bien sûr parce que Beltoise n’était pas bien vieux, mais c’est surtout parce qu’elle nous rappelle que nos héros ne sont pas éternels. Elle nous dit aussi que vous, monsieur Rives, êtes un témoin de premier plan, comme il y en a peu aujourd’hui. Pensez-vous revenir sur les grandes années de la course et en donner votre vision?… C’est évidemment facile à dire, mais quand même : il faut laisser une trace… Lire la suite »

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Je me suis laissé dire qu’au sein d’une chaîne privée de la TNT que je ne nommerai pas, et qui a dans ses programmes une émission consacrée à l’automobile (ah, vous avez le choix), quelqu’un a fait remarquer en conférence de rédaction du lundi 5 qu’il faudrait parler de la mort de JPB au journal du soir. Le rédacteur en chef a admis que « oui… euh… Beltoise, c’était quelqu’un d’important mais… les d’jeuns y connaissent pas, donc on n’en parlera pas ». Sans commentaire.
Écrit par : Pierre Ménard | 08/01/2015

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Pour repondre a ferdinand et a Pierre Menard une certaine journaliste a dit Il y a deux trois jours Sur rtl »je NE cromprend pas pourquoi l on Parle autant du deces de jpb etant Donne qu Il a Gagne qu un seul grand prix! »la pauvre petite Elle NE sait meme pas de quoi Elle Parle!!!!
CE n EST pas un certain jean d’ormesson qui Parle du trionphe de la mediocrite?????
Écrit par : francois bequignat | 08/01/2015

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Effectivement, jusqu’à hier mercredi on parlait peu de Beltoise dans les medias (depuis hier, l’actualité sur le drame de Charlie Hebdo supplanté tout le reste, et c’est bien normal). Je me suis fait moi-même la réflexion, et je n’ai pas été surpris. Ni même indigné. Le temps passe, il efface tout, et les jeunes générations ne peuvent évidemment pas se rendre compte de ce que fut la popularité de Beltoise dans les années 60-70, au delà même du cercle des passionnés de sport automobile. Comment leur en vouloir ? Je m’étais aperçu de ce phénomène il y a quelques années,… Lire la suite »

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René Fiévet vous tapez dans le mille, comme d’habitude.
Écrit par : Marc Ostermann | 09/01/2015

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Il n’y a aucune raison de s’offusquer de cette perte de la mémoire. C’est un phénomène mécanique. Le temps passe, les nouvelles générations, comme vous le faites remarquer René, vivent dans leur époque, et c’est heureux. Voyons plutôt comment s’écrit l’histoire et comment ce qui la façonne est bien sûr le travail des historiens, mais avant tout la conscience qu’ils arrivent à éveiller. Les gestes politiques, eux aussi, ont leur importance… Croyez-vous que le nom « Jean Moulin » disait quelque chose aux Français avant le 19 décembre 1964, l’entrée au Panthéon et le terrifiant discours de Malraux? C’était le sens de… Lire la suite »

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La photo qui ouvre cet article est superbe. Ces trois hommes jeunes et pleins de vie sont ceux dont on aime se souvenir. On aurait aimé être eux. Vous vous souvenez?
Écrit par : ferdinand | 09/01/2015

olivier
Invité
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Les obsèques de Jean Pierre se sont déroulées hier en présence d’une foule énorme de proches et d’anonymes. Dans l’église Philippe Monneret, Jean Claude Andruet et son frère Michel ont rendu un vibrant hommage à Jean Pierre. Quelle émotion. Les proches de la famille se sont ensuite retrouvés chez son frère ou chacun se racontait des anecdotes ou souvenirs avec Jean Pierre. Mais quelle absence pour moi et quelques copains qui se retrouvaient très régulièrement à cet endroit avec lui. Mon Cher Jean Pierre, en ton souvenir nous allons continuer ces « réunions  » dont tu étais toujours le fédérateur. Nous… Lire la suite »

Michèle Turco
Invité

Texte poignant comme est le livre entier de Johnny Rives… Merci.

eric bhat
Invité
eric bhat

Trop sympa de nous donner à relire ces lignes d’émotion !!!