Magazine

GP du Mexique 2019 par Johnny Rives

0 0 votes
Évaluation de l'article

ET 13 QUI FONT 100 !

 On guettait Ferrari. Mais pour la treizième fois de la saison Mercedes est sortie grand vainqueur d’un G.P. du Mexique 2019 au déroulement monotone. Grâce à une certaine réussite, comme l’a prétendu Vettel ? Pas vraiment. Hamilton a gagné sans autre artifice que son opiniâtreté – pour ne rien dire de son talent. En signant de façon convaincante la 100e victoire pour l’étoile à trois branches, Lewis a fait un pas de plus vers son sixième titre mondial. Un titre que même Ferrari, quoiqu’en pleine renaissance, n’aura pas réussi à contester.

Johnny RIVES.

Vous pourriez aussi aimer

2018 GP du Mexique par Johnny Rives
2017 GP du Mexique par Johnny Rives
2016 GP du Mexique par Johnny Rives
2015 GP du Mexique par Johnny Rives

Le résumé du GP du Mexique 2019 avec f1.com

https://www.formula1.com/en/latest/article.race-highlights-2019-mexican-grand-prix.3G3snhP6OebOubgbwLDviD.html


PROBLEMES À LA GOMME…

GP du Mexique 2019
GP du Mexique 2019 – Lewis Hamilton @DR

 Monotone ce GP du Mexique 2019 ? Force est de le reconnaître bien que, paradoxe, six secondes seulement aient séparé les quatre premiers au terme des 305 km. Cette situation serrée n’a pourtant pas abouti au final palpitant que cela pourrait signifier. Les pneus en ont été la cause. Ces pneus qui, finalement, ont dit tout autre chose qu’ils avaient montré aux essais. Et dont finalement les plus efficaces furent ceux que l’on croyait être les moins performants (gommes dures, liseré blanc).

Piégeant en premier lieu Ferrari qui a choisi d’arrêter Leclerc, alors en tête, dès le 15e tour de crainte de se faire surprendre par Albon (Red Bull) qui avait mis des pneus neufs un tour plus tôt, alors qu’il était 3e et seul apparemment capable de talonner les Ferrari. Afin de le « marquer » Leclerc fut donc appelé au stand, dans la perspective d’une stratégie à deux arrêts, étant décidé que Vettel (qui lui succéda en tête) observerait une stratégie contraire (un seul arrêt).

Ce faisant, les Mercedes se retrouvaient aux 2e et 3e places malgré un départ chaotique. La stratégie de l’équipe allemande fit le reste. Constatant que Ricciardo et Verstappen menaient un rythme élevé malgré leurs pneus durs (blancs), il fut décidé d’arrêter sans trop attendre Hamilton pour en chausser sa Mercedes (23e tour). Lewis reprit la course en quatrième position. S’il parvenait à couvrir le restant de la distance sans autre changement de pneus, il aurait avantage sur Vettel, Bottas et Leclerc qui le précédaient alors mais qui devraient s’arrêter bientôt. Bottas d’abord  (36e tour) puis Vettel (37e) et enfin Leclerc (43e) durent évidemment s’y résoudre.

Et Hamilton, qui menait grand train en dépit de quelques dégâts subis en début de course, hérita tout naturellement d’une première place qu’il sut défendre jusqu’au bout sans trembler.

VERSTAPPEN PILOTE DU JOUR ?

GP du Mexique 2019
GP du Mexique 2019 – Max Verstappen – Red Bull @DR

 Max Verstappen a été élu pilote du jour au terme d’une course qu’il a finie en sixième place, après une remontée spectaculaire depuis la 20e à laquelle il avait été relégué dès le 6e tour. C’était le fruit de quelques fautes accumulées dès les qualifications. Où il avait été privé de sa pole position pour être resté à fond, sans ralentir du tout malgré les drapeaux jaunes provoqués par l’accident de Bottas. Il s’en était même vanté.

La quatrième place sur la grille où la pénalité pour cette infraction l’avait relégué, lui valut d’être mêlé au tohu-bohu des trois premiers virages dont il sortit huitième derrière Bottas, lui aussi victime de la mêlée, tout comme Hamilton. À peine les drapeaux jaunes effacés, Max voulut régler son sort à Bottas. Mais il y mit tant de morgue que sa Red Bull et la Mercedes n°77 se touchèrent. Résultat : pneu arrière droite crevé et un tour au ralenti dans cet équipage.

Max reprit la piste 20e et dernier avec une minute de retard sur Leclerc. Et en pneus durs. Il réussit à les amener à l’arrivée sans autre changement, battant avec 65 tours la meilleure distance accomplie jusque là avec ces pneus (50 tours par Ricciardo). Et devançant pour une poignée de secondes Perez et Ricciardo qui eurent le mérite d’animer la fin de course grâce à leur joli duel.

Pour finir Verstappen franchit l’arrivée sans avoir comblé le retard dû à sa crevaison (1’8’’ sur Hamilton) mais après avoir effectué quatorze dépassements qui lui valurent de marquer les points d’une sixième place inespérée. Revanche possible au Texas, pourquoi pas ?

DECEPTION DES McLAREN

Passons sur l’incident au stand qui élimina Nando Norris (regrettable mais classique). Mais que penser de la course de Carlos Sainz sur l’autre McLaren ? On s’attendait, au vu de ses performances aux essais, à une confirmation des courses précédentes (6e en Russie, 5e au Japon). Ce fut l’inverse au Mexqiue. Après un début remarqué, favorisé par ses pneus performants (rouges) qui lui permirent d’occuper la 6e place au moment où il en changea (15e tour), Sainz se retrouva au volant d’une tout autre McLaren lorsqu’elle fut chaussée des fameux Pirelli « durs » (blancs) qui firent le bonheur de tant d’autres (Hamilton, Verstappen, Ricciardo). Il dégringola jusqu’à la 13e place, non sans avoir semé quelques troubles dans le peloton à force de lutter avec une machine qui ne demandait qu’à échapper à son contrôle.

 McLaren a ainsi laissé échapper de bons points au bénéfice de ses rivales directes (Racing Point, Renault, Toro Rosso) mais son avance est telle au championnat des marques (4e avec 111 points, Renault étant 5e avec 73) que sa position derrière les trois « grands » n’est pas menacée. Cette défaillance inattendue des McLaren a valu à Sergio Perez de se classer premier des « autres » au terme d’un splendide duel contre la Renault de Ricciardo. « Je considère cette 7e place comme une victoire ! » se réjouissait-il à l’arrivée. Une arrivée également marquée par l’attaque maladroite de Kvyatt sur Hulkenberg, qui lui valut une pénalité (10 secondes) et permit à son équipier Gasly d’hériter d’une 9e place inespérée devant le même Hulkenberg, qui l’occupait jusque là.

COTE D’AMOUR ET.. DE DÉSAMOUR !

A Mexico, nous avons aimé :

*** Hamilton - Mercedes
**  Vettel - Bottas - Leclerc - Perez
*   Albon - Ricciardo 

A Mexico, nous avons moins aimé :

°   Sainz - Kvyat - McLaren - Haas          

Classement « Classic Courses » après le GP du Mexique 2019 :

Nous avons aimé :

32 *  Lewis Hamilton -
23 *  Leclerc - Bottas
20 *  Verstappen - Vettel
12 *  Albon
10 *  Sainz
 9 *  Mercedes
 8 *  Ricciardo
 7 *  Norris 
 6 *  Honda 
 5 *  Giovinazzi  - Hulkenberg - Perez
 4 *  Kvyat 
 3 *  Ferrari - Red Bull - La pluie  - Renault - McLaren 
 2 *  Stroll 
 1 *  Circuit Gilles Villeneuve - Raikkonen - Alfa Romeo - Grosjean - Kubiça - L'ambiance de Monza - Gasly

Nous avons moins aimé :

-9 ° Renault 
-8 ° Ferrari - Règlement sportif 
-7 ° Vettel - Haas
-6 ° Kvyat 
-4 ° Stroll - Ricciardo
-3 ° Albon - La mensuétude des Commissaires ( Suite accident Gasly - Albon) - Perez
-2 ° Giovinazzi - La sévérité du déclassement des Alfa - McLaren
-1 ° Le circuit de Melbourne - Grosjean - Alfa-Romeo - La safety car - Magnussen - Le circuit de Singapour - Raikkonen - Honda - Leclerc - Sainz
0 0 votes
Évaluation de l'article

Johnny Rives

« Lorsque j’ai été appelé sous les drapeaux, à 21 ans, j’avais déjà une petite expérience journalistique. Un an et demi plus tôt j’avais commencé à signer mes premiers « papiers » dans le quotidien varois « République », à Toulon. J’ai envoyé le dernier d’entre eux (paru le 4 janvier 1958) à Pierre About, rédacteur en chef à L’Equipe. Il m’a fait la grâce de me répondre après quoi nous avons correspondu tout au long de mes 28 mois d’armée. Quand je revins d’Algérie, très marqué psychologiquement, il voulut me rencontrer et me fixa rendez-vous au G.P. deMonaco 1960. Là il me demanda de prendre quelques notes sur la course pendant qu’il parlait au micro de Radio Monte-Carlo. J’ignorais que c’était mon examen d’entrée. Mais ce fut le cas et je fus reçu ! Je suis resté à L’Equipe pendant près de 38 ans. J’ai patienté jusqu’en 1978 avant de devenir envoyé spécial sur TOUS les Grands prix – mon premier avait été le G.P. de France 1964 (me semble-t-il bien). J’ai commencé à en suivre beaucoup à partir de 1972. Et tous, donc, dès aout 1978. Jusqu’à décembre 1996, quand les plus jeunes autour de moi m’ont fait comprendre qu’ils avaient hâte de prendre ma place. C’est la vie ! Je ne regrette rien, évidemment. J’ai eu des relations privilégiées avec des tas de gens fascinants. Essentiellement des pilotes. J’ai été extrêmement proche avec beaucoup d’entre eux, pour ne pas dire intime. J’ai même pu goûter au pilotage, qui était mon rêve d’enfance, ce qui m’a permis de m’assurer que j’étais plus à mon aise devant le clavier d’une machine à écrire qu’au volant d’une voiture de compétition ! Je suis conscient d’avoir eu une vie privilégiée, comme peu ont la chance d’en connaître. Ma chance ne m’a pas quitté, maintenant que je suis d’un âge avancé, puisque j’ai toujours le bonheur d’écrire sur ce qui fut ma passion professionnelle. Merci, entre autres, à Classic Courses. »

S’abonner
Notifier de
guest

8 Commentaires
le plus ancien
le plus récent le plus populaire
Inline Feedbacks
View all comments
Olivier Rogar

Grand Prix soporifique. Même avec les actions kamikazes de Max. Problèmes d’aéro, de pneus… Même Ross Brawn dit que c’est de pire en pire. Bon il prêche pour sa paroisse quand même. Si j’étais consulté, ce qui ne risque pas de se produire, je dirais : 1) Esthétique. Limite de dimension de l’empattement. Augmentation largeur et diamêtre roues arrières. Visibilité du nom du pilote et du numéro de la voiture. 2) Technique. Maintien moteurs hybrides. Suppression assistances. Suppression radio dans les deux sens. Suppression artifices aéro, sauf ailerons avant et arrière et effet de sol. 3) Pneus. Deux manufacturiers mais… Lire la suite »

Johnny Rives

Dans nous avons bien aimé je croyais avoir décerné trois étoiles à Mercedes… Excuses pour cet oubli.

classicadmin

Corrigé

Gérard Bacle

aujourd’hui,un GP de F1,c’est les 5 premiers tours et les 5 derniers…surement à cause des pneus!

Gérard Bacle

…la solution?…deux courses de 25 tours par week end!

Jean-Philippe Grand

Gerard Bacle
La solution c’est deux types de gommes et pas d’arrêt au stand en dehors des crevaisons ou autres avaries et diminuer fortement les appuis !

Gérard Bacle

…oui,mais 2 fois 25 tours,ils finiraient par rouler à fond sans souci de gestion de pneus! (changement interdit pendant la course,sauf crevaison)

classicadmin

La physionomie des f1 2021 en grand progrès. Aéro simplifiée. Dépassements facilités ? A voir. Rien au sujet des assistances ou des fournisseurs de pneus.
https://fr.motorsport.com/f1/news/photos-concept-2021-details/4590049/?post=organic