Jean-Pierre Beltoise (6/7)

Son chef d’oeuvre – Monaco 1972

Trente secondes. Le cercle épais du volant vibre entre ses doigts. Il pleut. Le pied droit appuie par saccades sur l’accélérateur, déchainant le tonnerre. L’aiguille du compte-tours bondit entre les graduations 50 et 80, cinq mille et huit mille tours. Un minuscule pare-brise teinté de vert cerne l’habitacle de la BRM. Il scintille de petites émeraudes – des gouttes de pluie…

Johnny Rives

Vingt secondes. Jean-Pierre balaye du regard la lunette de son casque bleu et blanc : aucune trace de buée. Il est rassuré. Les pneus avant, larges et rainurés, ruissellent de pluie. La main droite s’assure que la première vitesse est bien enclenchée. Dès qu’il relâche sa pression sur l’embrayage, la BRM blanche et rouge fait mine d’avancer. Aussitôt il débraye à fond.

Dix secondes. A droite de la piste, un homme tient un drapeau monégasque. Jean-Pierre ne voit que lui. Devant et à gauche, la Ferrari rouge de Jacky Ickx a perdu toute identité. Il l’a regardée tout à l’heure, imaginant que Jacky misait sur la pluie pour ajouter une victoire à son actif. Maintenant elle n’est plus qu’une masse confuse qu’il va falloir dépasser.                                                      jean-pierre beltoise,johnny rives,monaco f1 1972,formule 1,brm

A gauche d’Ickx, un long fuseau noir et or, merveille d’équilibre, tendu comme une flèche : la Lotus du jeune Brésilien Emerson Fittipaldi, au casque bleu nuit et rouge fluo. Jean-Pierre ne la regarde pas. Mais il la sait là. Comme il sait qu’une autre Ferrari rugit rageusement tout à coté de lui, celle de Regazzoni.

 Ses roues droites sont proches du bord de la piste. La  Ferrari d’Ickx étant décalée vers la gauche, Jean-Pierre dispose d’un couloir dégagé dans son axe. C’est là qu’il devra s’engouffrer. Les yeux écarquillés, les traits tendus par l’effort de concentration, il ne perd rien des gestes du starter. Sa chance, sa grande chance, réside en le départ.

CINQUANTE GERBES D’EAU

Cinq secondes. L’homme au drapeau se hisse sur la pointe des pieds. Il tend sa main gauche ouverte, doigts bien écartés. Les pilotes placés tout à l’arrière grignotent un peu de terrain. Les 25 monoplaces, moteurs déchainés, soulèvent un tumulte effrayant. Leurs mufles sont comme des gueules féroces. Tapies au sol, elles semblent y être agrippées par leurs grosses pattes noires.

Le drapeau s’abaisse brusquement. Le tumulte des moteurs s’intensifie, cinquante gerbes d’eau jaillissent des roues qui patinent. Les 25 pilotes ont accéléré et embrayé en même temps. Ickx a senti ses roues motrices patiner un peu trop. Mais il est mieux parti que Fittipaldi. Il se croit en tête quand sur sa droite une flèche blanche et rouge passe dans le bruit rauque des BRM : Beltoise !

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Jean-Pierre a commencé à embrayer imperceptiblement dès qu’il a senti que le drapeau allait s’abaisser. Sa BRM avait amorcé un léger mouvement. A cet instant, le drapeau s’est abaissé. Jean-Pierre a embrayé pile au bon moment. Ickx ayant appuyé à gauche pour intimider Fittipaldi, la piste s’est ouverte devant lui. Il s’y est engouffré.

Tout restait à faire. Aller vite, le plus possible. Tout en évitant la faute. Si facile à commettre sur cette patinoire. Exploiter au mieux les 450 chevaux, les quatre puissants freins à disque et les pneus épais. Jean-Pierre s’est porté en tête dès le premier virage. Comme on ne lui pardonne jamais rien, on ne lui pardonnerait pas une erreur. Concentré au maximum sur la mission qu’il vient de se fixer – gagner ! – il n’a pas peur de la faute. Sa volonté va s’arcbouter sur cet objectif : ne pas la commettre.

UNE PLUS GRANDE SENSIBILITÉ

Sur sol mouillé il jouit peut-être d’une plus grande sensibilité que les autres. Tout comme l’ouïe, l’odorat et le toucher se développent chez l’homme atteint de cécité, les facultés de Beltoise ont suivi une évolution sensible. Son bras gauche diminué par le blocage du coude, Jean-Pierre n’a plus toutes ses ressources physiques. Il est contraint de maîtriser le travail du train avant avec son seul bras droit. La main  gauche se contente de tenir le volant lors des changements de vitesse. Les contrebraquages sont assurés par le seul bras droit. La direction des voitures de course n’a cessé de s’alourdir avec l’élargissement des pneus et l’accroissement de l’appui dû aux ailerons. Il a partiellement surmonté cette difficulté à force d’entraînement.

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Sur piste mouillée, la lourdeur de la direction diminue grâce à la faible adhérence. Avec son seul bras valide, Jean-Pierre se retrouve au niveau des autres. Au fil des courses, la volonté de tirer le meilleur parti d’une route mouillée et périlleuse l’a conduit à accomplir de précieux progrès. Sa sensibilité s’est aiguisée. La pluie est devenue une chance qu’il doit saisir.

A la sortie de Sainte-Dévote, Jean-Pierre découvre la belle montée sinueuse aboutissant au Casino. Il passe en troisième. Le patinage l’empêche d’enfoncer brusquement l’accélérateur. Il suit la ligne la plus tendue possible. Flirtant avec les bordures, la BRM maintenant en quatrième, avale la montée comme une flèche. Ses roues projettent des geysers. Ickx en fait autant derrière Jean-Pierre qu’il ne voit plus. Puis Regazzoni, puis Fittipaldi soulèvent à leur tour une énorme écume. Les autres pénètrent dans un brouillard épais. Mâchoire tendue par l’effort nerveux, ils gardent le pied sur l’accélérateur, atteignant le sommet de la cote à 220 km/h sans la moindre visibilité.

LA DÉLICATESSE D’UN CHAT PRÊT À BONDIR

En tête, la BRM n°17 s’est engouffrée dans le gauche de l’Hotel de Paris. L’équilibre est bon. Jean-Pierre a fait débrancher la barre anti-roulis avant et augmenter la répartition du freinage sur l’arrière. Le virage du Casino est plus serré. La BRM l’escamote. La voici face à la descente. L’ondulation de la route est absorbée en souplesse. Se concentrer sur le freinage de Mirabeau. Pointe du pied droit sur le frein, talon sur l’accélérateur, Jean-Pierre dégringole ses vitesses avec précision. Frôlant la corde dans le virage serré, elle est éjectée vers la gauche sous l’effet de l’accélération. Le moteur n’a été relancé qu’un bref instant pour la propulser vers l’épingle de l’ancienne gare. Troisième, deuxième, première et c’est l’épingle. Elle s’y inscrit avec docilité. Attention à la reprise.

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Le moteur manque de progressivité. Jean-Pierre me racontera : « Je n’avais rien sous 7000 tours, et puis d’un seul coup quatre cents chevaux ! »

Ses bras manœuvrent avec la délicatesse d’un chat prêt à bondir à la moindre alerte. La BRM plonge dans la descente. Nouvelle caresse sur le volant et la voici face à la mer, grise et tourmentée là-bas, au-delà du viaduc. En rejoignant la corniche, la roue avant droite fait exploser une flaque de pluie tout en empiétant sur la bordure. L’eau gicle jusqu’au casque, troublant la lunette. Le parapet du bord de mer prend une forme ondulante. Jean-Pierre accélère. Le vent de la vitesse chasse l’eau de la visière. Lorsqu’il passe en quatrième, il vise, légèrement sur la gauche, le gros trou noir qui se présente : le tunnel. Il y aura moins d’eau que dehors. Comment sera l’adhérence ? Cinquième vitesse. La BRM y pénètre à 200 km/h. Il est courbe. La sortie est masquée. Le pied se fait léger sur l’accélérateur. 220 km/h au point de corde. La trajectoire s’élargit et voici la gueule béante, éblouissante qui ouvre sur l’extérieur.

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La chicane a été déplacée, les stands ayant été exceptionnellement situés le long du quai avant le Bureau de Tabac. Jean-Pierre freine à 200 mètres et rétrograde jusqu’en deuxième. Gauche et droite très serrés, 70 km/h. Le virage du Tabac est abordé plus modérément que d’habitude. La BRM l’enveloppe dans un bel arrondi, prenant tout l’élan possible. Le quai des Etats-Unis brille comme un lac. Il s’étend jusqu’à l’épingle des Gazomètres. Quand Jean-Pierre attaque les freins, la BRM surfe à 200 à l’heure sur une pellicule d’eau. Il descend en cascade toutes ses vitesses. Remise en accélération dès la corde. La brutalité du moteur rend la manœuvre périlleuse. Mais Jean-Pierre maîtrise. Il boucle en tête le premier tour. Il lui en reste encore 79 à couvrir.

Il le fera avec autorité, s’affranchissant de dizaines de dépassements. Il doublera Pace, Lauda et Hulme six fois chacun, Dave Walker cinq fois, Peterson, Graham Hill et Beuttler quatre fois etc. Au total environ 80 dépassements, parfois tangents. Il n’y a que Jacky Ickx à y avoir échappé. Jackie Stewart lui a concédé deux tours. Une chevauchée extraordinaire de 2 heures et 26 minutes. Peu de Grands Prix ont donné lieu à un tel accomplissement. Il restera à jamais le chef d’œuvres d’une carrière jalonnée d’infortunes cruelles.  (à suivre)

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Illustrations :

1 – Video Italienne Grand Prix de Monaco 1972 @ DR
2 – JP Beltoise sur la plus haute marche du podium @ DR
3 – JP Beltoise, BRM 160 @ DR 
4 – JP Beltoise, BRM 160 @ DR 
5 – JP Beltoise double Tim Schenken, Surtees au virage de la gare @ DR
6 – JP Beltoise, le trou noir du tunnel @ DR
7 – JP Beltoise , J. Rives dédicacent le roman d’un champion en 1973 à Monaco @ DR
8 – J.Rives, Beltoise , le Roman d’un champion, Re-édité par les Ed. du Palmier @ DR

Johnny Rives

Johnny Rives entre au journal l'Équipe en juin 1960 pour y devenir le spécialiste des sports automobiles. Il commenta les grands-prix de Formule 1 sur TF1 avec Jean-Louis Moncet, Alain Prost, et Pierre van Vliet de 1994 à 1996. Johnny Rives a encouragé le démarrage de Classic COURSES auquel il collabore depuis le début.

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21 pensées sur “Jean-Pierre Beltoise (6/7)

  • Chef d’oeuvre. La course de Jean-Pierre Beltoise. Mais aussi la narration de Johnny Rives. Lire ces lignes, c’est vivre le départ d’une course de F1 comme jamais celà n’a été décrit. Départ sous la pluis qui plus est. Accrochez vos ceintures, pendant quelques minutes, vous allez être dans la peau d’un champion.
    Écrit par : Olivier Rogar | 08/03/2015

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  • Une narration épique pour une course épique. Que dire d’autre… bravo Johnny.
    Écrit par : Paul-Henri Cahier | 08/03/2015

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  • Merci Monsieur Johnny Rives pour cette plume experte, d’une précision ultime , jusqu’à la ponctuation qui semble répercuter les battements cardiaques du pilote…et qui irradie d’émotion et d’adrénaline. En nous décrivant centimètre par centimètre, ce circuit de Monaco dévoré avec gourmandise et intelligence par JP Beltoise, en nous retraçant minute par minute les gestes du pilote et les réactions de son bolide, vous nous emmenez dans la course – de l’intérieur – C’est magique ! Tout au long de l’article,mon cœur est « monté » dans les tours…c’est aussi cela la passion : ressentir des émotions même si on les vit par procuration – procuration aisément facilitée par votre écriture diabolique…
    Écrit par : Michèle Turco | 08/03/2015

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  • Sublime course et sublime récit, normal pour des frères… 😉 Bravo Mr Rives et bravo Jean-Pierre pour cette abnégation sans égale.
    Un ami vainqueur du Mans en GT dans les belles années, m’a encore raconté un truc sympa sur JPB la semaine dernière.

    Au début des années 90, Jean-Pierre avait décidé de s’engager dans la Carrera Cup avec Jarier, Malcher, Maisonneuve, Dupuy, etc. Que des tueurs de la monoplace et de la formule de promotion. Un très grand cru au niveau du pilotage mais aussi des réglages. A cette époque les 964 étaient effectivement très très pointues à régler et possédaient toutes, pour ceux qui voulaient aller vite, du carrossage négatif à l’avant (à l’arrière je sais pas).

    Celle de JPB était réglée à l’inverse… Les directions étaient si lourdes qu’il ne pouvait pas braquer s’il conservait les réglages préconisés… Il parait que sa caisse était totalement inconduisible par le « commun des mortels des pilotes », sauf par lui et d’après mon pote, il était très loind d’être ridicule…

    Il me rappelle un autre ami « voileux » vainqueur de la transat AG2R (entre autres) avec un seul bras… Comme le dit si bien Johnny, Il a développé de telles aptitudes en tentant de vaincre son handicap qu’il est devenu l’un des meilleurs barreurs au monde. Chapeau messieurs.
    Écrit par : flugplatz | 08/03/2015

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  • Vous avez du talent, un remarquable talent que les multiples lecteurs précedents ont su souligné, et je les rejoint bien volontiers ;
    Pour ma part je vous dit merci, un grand merci pour les émotions que vous faites naître, cela n’a pas de prix, mais comme c’est bon , comme il est bon de retrouver ces émotions d’ados …
    Au plaisir de vous lire encore et encore !
    Écrit par : delrieu | 08/03/2015

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  • Quand Johnnny nous embarque à bord d’une F.1, on y est… C’est le plus grand service qu’un journaliste puisse jamais rendre à son lecteur. Merci Johnny !
    Écrit par : Gaston | 08/03/2015

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  • Waouh !! Notre Johnny « national » a encore frappé! Il a l’art et la
    manière de disséquer le compte-rendu d’une course,la décortiquant tel
    un chirurgien,au millimètre près!
    C’est vrai,ce dimanche-là,notre regretté JPB se trouva en état de grâce.
    J’ai souvent lu ou entendu que la pluie avait tendance à gommer les
    inégalités entre les voitures ou niveler leurs performances.
    Après l’arrivée,Jacky Ickx(Ferrari),second,pourtant considéré par les
    observateurs comme le « Rain Master »,déclarera,avec une belle sportivité:
    « Je n’ai rien pu faire contre Jean-Pierre ».
    Encore bravo et merci à Johnny pour cette page d’anthologie de la F.1.
    Écrit par : Michel Lovaty | 08/03/2015

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  • Virtuose jean pierre mais onirique le compte rendu de johnny. Au fait à quand un livre de tes souvenirs sur trente ans de formule 1?
    Écrit par : fouillen | 08/03/2015

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  • Toujours aussi précis johnny tu reste la bible vivante du sport auto des grandes années! Bravo! J’étais présent au grand prix 72 j’ai pleuré de joie à la victoire de jpb! quel bonheur,quel mérite!. mais j’ai pleuré aussi de joie sous la même pluie avec la deuxième victoire Française de ce week end inoubliable un autre merveilleux pilote dans une Alpine f3 bleue métal un certain Patrick Depailler!!! Jean-Robert Aumaître
    Écrit par : aumaitre jr | 08/03/2015

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  • Aussi parlant qu’une caméra embarquée !
    Écrit par : Pierre Ménard | 08/03/2015

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  • Jean Pierre Beltoise au vu de sa carrière et des drames vécus, méritait le Triomphe d’un grand prix qui plus est celui de Monaco. Sous la pluie,domptant tous les ténors de l’époque il remportait ce qui est un des plus beaux grands prix. Un peu plus de 6 mois après la victoire de Cevert aux states et avant le triomphe de Matra au Mans, le renouveau du sport automobile était en marche.Victoire princière sur un circuit Princier d’une Légende Française.En 1966 en F3 déjà, Jean Pierre Beltoise remporta ce grand prix et cerise sur le gâteau de ce sacré grand prix, Depailler  » l’élève  » remporta en F3 ce grand prix le samedi et en 1978 sur Tyrrell.
    L’arrivée de cet historique grand prix commenté par Stéphane Collaro
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=EBnhq3JcW_w
    Écrit par : patricelafilé | 08/03/2015

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  • Juste une petite inexactitude à la fin de cet haletant récit : en 1972 le GP de Monaco ne comptait plus que 80 tours, et non 100. Et ce depuis l’accident mortel de Bandini en 67.
    Écrit par : Pierre Ménard | 09/03/2015

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  • Parfaitement juste, Pierre. Je devrais me méfier de ma mémoire spontanée et vérifier, vérifier. C’est à cause de mon coté paresseux que je le fais très rarement!
    Écrit par : Johnny Rives | 09/03/2015

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  • Exact Pierre. C’est d’ailleurs rappelé par le commentateur de la video.
    Écrit par : Olivier Rogar | 09/03/2015

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  • Parfaitement juste, Pierre. Je devrais me méfier de ma mémoire spontanée et vérifier, vérifier. C’est à cause de mon coté paresseux que je le fais très rarement!
    Écrit par : Johnny Rives | 09/03/2015

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  • A la suite de Patrice Lafilé, qui vient de nous fournir la retransmission du dernier tour par la télévision française, je me permets de vous livrer la version complète du reportage effectué à l’occasion de cette arrivée (15 minutes). Pour moi, c’est un souvenir inoubliable. Comme vous pouvez le constater, Stéphane Collaro était lui aussi un grand supporter de Beltoise, et il ne peut pas cacher son émotion.
    https://www.youtube.com/watch?v=YXU0h6TWcq0
    Écrit par : René Fiévet | 09/03/2015

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  • Jean-Pierre et Stéphane se connaissaient depuis leur tendre jeunesse, leurs parents allaient en vacances à La Baule où il s’étaient rencontrés. Quand les amis de Jean-Pierre formèrent le groupe qu’ils avaient eux-mêmes baptisé « le stand 14 », Stéphane participait souvent à leurs réunions quasi quotidiennes au café Le Cristal, rue Saint-Honoré, en face de la boucherie de M.Beltoise père. Et là, on devine aisément quel était le sujet de conversation ! Parmi les grands débats de ces mordus « purs et durs » de la course automobile, je citerai les disputes (amicales) pour déterminer qui était le meilleur derrière Jim Clark (jusqu’en 1968), puis derrière Jackie Stewart. Parmi les « chouchous » de cette fine équipe, il y eut Dan Gurney, et un peu plus tard Ronnie Peterson.
    Écrit par : Johnny Rives | 09/03/2015

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  • Magnifique récit de cette course d’anthologie. Je suis sur que nous devions être nombreux à pleurer devant nos écrans de télé ce 14 mai 1972. Mais les pleurs du 5 janvier 2015 ne sont pas près de sècher
    Un grand merci cher Johnny
    Écrit par : CROULLEBOIS Michel | 09/03/2015

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  • Merci à René Fiévet pour ce télé sport avec cette arrivée de cet historique grand prix présenté par Christian Quidet je crois. Comme son illustre beau frère François Cevert, la disparition brutale de Jean Pierre Beltoise va laisser un vide immense. Sa personnalité, son physique déambulant dans les salons et circuits manquent déjà cruellement. A ses enfants, petits enfants et pensées sensibles à cette femme Jacqueline Beltoise-Cevert avec laquelle il incarnait pour moi un des couples les plus Mythiques du sport automobile Mondial. Il sera bien difficile de ne plus voir ce couple aimant et aimé unis ensemble dans les manifestations du sport automobile et au delà.
    Écrit par : patricelafilé | 09/03/2015

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  • Moi qui suis né le jour où Maurice Trintignant gagna à Monaco en 1958, j’étais évidemment devant ma télévision ce 14 Mai 72 et me souviens parfaitement de la victoire de Jean Pierre…..
    Michel,ce week end c’était le salon des véhicules anciens de Reims, où JP venait chiner et prendre une coupe de champagne tous les ans….
    Merci à Johnny
    Écrit par : olivier Barjon | 10/03/2015

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