Beautés classées

Pourquoi certaines voitures de course nous émeuvent-elles plus que d’autres ? pourquoi les trouve-t-on belles ? C’est a priori très subjectif, évidemment. Pourtant, si l’on faisait un sondage parmi les lecteurs de CC pour définir par exemple les 10 plus belles F1 d’une période donnée, gageons que la liste des « nominées » ne serait pas si longue et qu’elle ne comporterait quasiment que des voitures ayant trusté les podiums.

Pourquoi ? sans doute parce que les lecteurs de CC partagent une culture commune, le même inconscient collectif (la même tranche d’âge aussi, souvent), des valeurs proches, tout ce qui fait qu’ils se retrouvent en pays de connaissance sur CC. Mais aussi parce que, en course automobile, la notion de beauté est rarement séparable de celle d’efficacité. C’est un fait que la plupart des voitures entrées au panthéon de la course sont presque toujours belles, voire sublimes. Qui songerait à remettre en question la beauté d’une Bugatti 35 ? d’une Lotus 25 ? d’une Ferrari P4 ?  

Olivier Favre

Et rares furent les voitures belles qui ne connurent aucun succès. L’échec pouvait alors être mis plutôt sur le compte des circonstances : un développement insuffisant, le manque de moyens pour aller au bout d’une idée qui était bonne. A contrario, y eut-il des autos efficaces mais moches ? pas évident … Oui, en cas de changement de paradigme technologique rendant caduque toute considération esthétique : ainsi la Chaparral 2J « aspirateur » qui tournait autour de ses concurrentes, mais dont l’apparence évoquait plus la boîte à chaussures que l’auto de course. Et, à titre personnel et donc très subjectif, j’ajouterais les  Auto-Union des années 30, que je n’ai jamais pu trouver belles, au contraire de leurs concurrentes contemporaines venues de Stuttgart.

Chaparral 2J.jpg

Mais, si beauté et efficacité vont le plus souvent de pair, on en revient au dilemme de la poule et de l’œuf : dans quelle mesure n’est-ce pas justement cette efficacité qui donne à une auto un supplément de beauté qu’on ne lui aurait pas forcément reconnu en l’absence de résultats probants ? Sans doute y a-t-il un aller-retour : la forme agréable à l’œil découle de la fonction visée et de la fonction parfaitement remplie la forme tire un surcroît de beauté. Mais je me rends compte que je parle au présent. Alors même que ce que je viens d’écrire s’applique au passé. Car le XXIe siècle a rompu cette liaison entre beauté et efficacité. Ainsi, même en se forçant beaucoup, comment trouver le moindre charme aux F1 actuelles ? Il faudrait déjà pouvoir les distinguer autrement que par leur bariolage publicitaire. Chez les protos, c’est quasiment pareil : déceler de la beauté dans les Audi qui ont fait des 24 Heures leur chasse gardée me paraît une tâche plus qu’ardue. J’arrivais à trouver les Peugeot 908 un poil plus gracieuses, mais parler d’émotion esthétique à leur propos serait quand même incongru. Est-ce parce que toutes ces formes sont issues du cerveau froid d’un ordinateur ? Et qu’elles sont donc désincarnées ?

« Pourtant, les Red Bull et les Audi, si ce n’est pas de l’efficacité ! Enfin, c’est quoi ton problème, Olivier ? le même que René, je parie ! » Ah, zut ! le voilà qui revient, l’ange zélateur de la course actuelle …Ouste, dehors ! Et pour le tenir éloigné, venons-en au concret : essayons de mettre en pratique mon hypothèse de départ en définissant à titre d’exemple une liste des 10 plus belles F1 centrée sur les 15 premières années de la F1 trois litres, soit 1966-1981, avant l’ère des turbos. Pourquoi cette période ? parce que c’est celle que je préfère, déjà. Parce que c’est aussi celle durant laquelle les F1 ont radicalement et doublement changé d’aspect : leurs formes ont évolué sous l’influence du progrès technique, notamment en matière aérodynamique ; et, faisant fi des couleurs nationales, leurs robes ont été conditionnées par l’influence croissante du sponsoring extra-sportif. Enfin, parce que c’est celle où le génie créateur pouvait encore emprunter diverses voies et ainsi aboutir à des formes très distinctes. Ce qui permet à n’importe quel connaisseur de cette époque de reconnaître les formes d’une F1 donnée, quand bien même celle-ci aurait été préalablement anonymisée par l’effacement de toute couleur, marque ou numéro.

Voici ma liste, assortie pour chaque voiture d’une tentative d’explication, de justification de son classement. Justification non pas esthétique (comment expliquer une émotion esthétique ?), mais portant sur le reste : la technique, le contexte historique, le palmarès. Et aussi le(s) pilote(s), qu’il est parfois difficile de séparer de la voiture. La Maserati 250 F serait-elle aussi belle, aussi marquante, sans le 5e titre de Fangio ? la Lotus 25 sans l’éclosion de Clark ? Donc, en partant de la 10e place et en précisant l’année de l’apogée esthétique (car plusieurs de ces monoplaces ont eu une carrière de plusieurs années, inimaginable aujourd’hui !) :

10) Lotus 49 (1967) : la première F1 à moteur porteur et la dernière de Clark, la monoplace qui va poser les bases techniques (Cosworth-Hewland) de la F1 pour 15 ans et qui introduit le sponsoring extra-sportif (en 68). olivier favre,classic courses,f1

9) Ferrari 312 T2 (1976) : la renaissance de Ferrari, l’accident et le retour de Lauda pour un 2e titre. Même si la renaissance date de la 312 B3 de 74, qui me plaît plus sur le plan purement esthétique. Mais qui n’a pas le palmarès de la T2. Ni de la T, qui mériterait aussi de figurer dans ce classement.olivier favre,classic courses,f1

8) Brabham BT44 (1974) : une F1 quasi vierge de publicités à une époque où cela devenait anachronique, une forme pyramidale tranchant avec ses concurrentes, le premier succès d’un jeune ingénieur nommé Gordon Murray. olivier favre,classic courses,f1

 7) Lotus 79 (1978) : la révolution technologique de l’effet de sol, le dernier chef d’œuvre de Chapman, une F1 copiée (bien ou mal) par tout le monde.

olivier favre,classic courses,f1

6) Eagle-Weslake T1G (1967) : la personnalité attachante de Dan Gurney, l’Américain idéal, celui auquel les Européens veulent croire, la première véritable offensive américaine en F1, formule européenne par excellence. La seule F1 dont les formes (le bec d’aigle) rappellent le nom.olivier favre,classic courses,f1

5) BRM P160 (1971) : le chant du cygne de la firme de Bourne, l’élégance sobre de la robe Yardley, le duel Siffert-Rodriguez pour lesquels elle fut la dernière F1.

olivier favre,classic courses,f1

4) McLaren M23 (1973) : la dernière Mclaren à arborer partiellement la couleur papaye chère à Bruce. Une extraordinaire longévité au sommet : des victoires pendant 4 ans. La seule F1 qui fut conduite par 5 champions du monde : Hulme, Scheckter, Fittipaldi, Hunt et Piquet (et deux vice-champions : Ickx et Villeneuve).

3) Ferrari 312 B (1970) : la première et la plus pure de la lignée des Ferrari à moteur à plat, l’équilibre parfait entre les formes pures et sobres des années 60 et les développements aérodynamiques des années 70, le duel Ickx-Rindt.olivier favre,classic courses,f1

  2) Lotus 78 (1977) : une flèche noire d’une classe extraordinaire, intrinsèquement, peut-être la plus belle de toutes les F1, toutes périodes confondues. Devancée dans ce classement par la 72, en vertu de son palmarès supérieur, ce qui illustre le supplément de beauté que confère la gloire.olivier favre,classic courses,f1

 1) Lotus 72 (1972-73) : quelle version préférer ? la première, celle de Rindt ? ou bien celle de Fittipaldi et Peterson ? Disons la version JPS, première F1 noire, sublime avec les filets or. Seule F1 ayant remporté des Grands Prix sur un intervalle de 5 saisons et dans deux configurations visuelles totalement différentes. 

olivier favre,classic courses,f1

 Tel est mon classement. Il y aura des contestations, c’est sûr ; des oublis, des absences me seront reprochés. A cet égard, je précise que j’aurais bien aimé intégrer d’autres F1, et notamment la Williams FW 07, la Matra MS10, la Ferrari 312 B3 (1974), la McLaren M19 (en Yardley), la Brabham BT24, la Ferrari 312 de 1968, … Mais un top ten, ça se limite à 10 !

Photos @ DR

Cette note d’Olivier Favre, donnera exceptionnellement lieu à un post scriptum, les photos étant quasiment impossibles à insérer dans les commentaires. Sans remettre en cause le classement d’Olivier qui est parfaitement subjectif mais rejoint cependant l’avis de la plupart d’entre nous au sujet des plus belles F1, voici les F1 citées dans les commentaires ( et faisant partie de la période concernée : 1966 – 1981) :

Classic COURSES

Ligier JS 11 1979 ( Hugues Mallet)

olivier favre,classic courses,f1

Tyrrell 003 1971 ( JS)

olivier favre,classic courses,f1

 Ferrari 312 B2 1972

olivier favre,classic courses,f1

Ferrari 312 T4 1979 (Pierre Ménard) olivier favre,classic courses,f1

Tyrrell 008 1978 (Francis Rainaut)

olivier favre,classic courses,f1

Ferrari 312 T 1975

olivier favre,classic courses,f1

 McLaren M7A (Olivier Rogar)

olivier favre,classic courses,f1

Wolff WR1 1977

olivier favre,classic courses,f1

Brabham BT 46 1978

olivier favre,classic courses,f1

Arrows A2 1979

olivier favre,classic courses,f1

 Brabham BT 49 1981olivier favre,classic courses,f1

Olivier Favre

Le goût de l’automobile est un atavisme familial transmis par mon père, qui l’a manifesté autant à l’échelle 1 que par les Dinky Toys. Mais l’intérêt pour la course est ma spécificité et j’y suis venu très tôt par les miniatures Solido des 24 Heures du Mans, Ferrari 512 M, Matra et autres Porsche 917. Après le jeu sur les tapis est venu le temps de la collection et du modélisme, de l’abonnement à Sport-Auto puis à Auto-Hebdo. Parallèlement, mes études à Sciences-Po ont confirmé mon intérêt pour l’Histoire et renforcé ma confiance rédactionnelle. Une fois trouvée ma voie professionnelle dans la fonction publique territoriale, j’ai voulu réunir tout cela et écrire sur l’histoire de la course automobile, celle que je n’ai pas vécue, celle que j’aurais aimé vivre. C’est ainsi que j’ai collaboré à Automobile Historique pendant trois ans. Puis sont venus Mémoires des Stands et le magazine Autodiva, qui me permet de garder le contact, précieux pour moi, avec le papier. Et enfin Classic Courses depuis 2012.

Olivier Favre has 72 posts and counting. Tous les articles de Olivier Favre

Olivier Favre

27 pensées sur “Beautés classées

  • Avatar

    Superbe Top 10 ! Du côté des « modernes », la Ferrari 640 n°27 de 1989 demeure pour moi la plus belle 🙂

    Répondre
  • Avatar

    Merci pour ce « diapo » des plus belles !!! Eh puis celà rajeunit les « anciens » !

    Répondre
  • Avatar

    Pour ma part et dans le TOP 10 j’aurais quand même mis une des LIGIER sans parler de quelques glorieuses comme les « flèches d’argent » , la Maserati 250 F ou la VANWALL sans parler de la sublime LANCIA

    Répondre
  • Avatar

    Bien cordialement, et encore bravo à tous.

    Répondre
  • Avatar

    Moi, je me suis longtemps posé la question, et je me la pose encore : j’avais été au départ assez choqué en découvrant la Ferrari 312 T4, mais au fil des années, je trouve un charme et une originalité fous à cette voiture à la base disgracieuse. Je n’arrive pas à m’expliquer ce changement.

    Répondre
  • Avatar

    Un bonjour en passant à J.S., ça me fait plaisir d’avoir de vos nouvelles.

    Répondre
  • Avatar

    Merci et bravo,Olivier,pour ton article.

    Répondre
  • Avatar

    En bref, pas de scandale patent dans cette sélection.

    Répondre
  • Avatar

    Raymond Loewy disait me semble-t -il que la laideur se vendait mal.

    Répondre
  • Avatar

    Une autre voiture que j’ai beaucoup aimé c’est la F.1 Ferrari 156 nez de requin de 1961,elle était belle pour cette époque et originale par rapport aux autres F.1 de cette année 1961.

    Répondre
  • Avatar

    Nous avons rajouté les photos des monoplaces citées dans les commentaires en bas de la note d Olivier Favre.

    Répondre
  • Avatar

    Le classement d’Olivier Fabre est imparable, je bousculerais pour ma part son ordre mais au final on s’y retrouve. Ferdinand a évoqué la MS 80, son rivetage aviation la pénalise à mon goût, aussi je retiendrais la MS 120D qui me semblait être sa nouvelle version transcendée, elle courut si peu de temps.

    Répondre
  • Avatar

    Désolé pour le « b »… Olivier Favre.

    Répondre
  • Avatar

    Ne pas oublier non plus « l’âge du capitaine » – enfin de celui qui choisit ses préférées. Déjà se contenter d’une période (ici: 1966-1981) participe prioritairement à la subjectivité du choix. Je m’en sens exclu! Car, on âge aidant, la F1 ne m’a pas touché à partir de 1966 mais bien avant. A 15 ans, je fus fasciné par la Gordini de Jean Behra victorieuse des Ferrari à Reims. Et cette fascination, à l’origine de ma passion, ne m’a jamais quitté. La Gordini 6 cylindres occupe une place à part dans mon coeur et ma mémoire, sans le moindre rapport avec ses qualités esthétiques ou son palmarès. Elle est « LA » monoplace fondatrice d’un rêve – vivre dans et pour la course automobile – que les circonstances m’ont permis de réaliser… au moins partiellement, puisque je ne suis pas devenu pilote. Si je mets cette Gordini « fuori classe » comme disent les Italiens (chez nous c’est hors concours), les moteurs avant tiennent le haut du pavé avec en tête la Maserati 250 F. Mais pas n’importe laquelle. Pas celle de 1957 que Fangio porta au pinacle. Ma reine à moi, c’est la Maserati 250 F de 1955 et début 56 – celle que Moss pilota à la victoire à Monaco avec ses doubles échappements s’achevant en forme de baïonette et sa belle poupe longue et arrondie. Mais mon regard a d’autres horizons que les années 1950. Au début des années 60, je négligerai par exemple la Lotus 25 au bénéfice de sa (presque) jumelle la 33 aux roues plus basses et plus larges qui lui donnaient une meilleur assise sur la piste. Puis il y eut la McLaren M7A, merveille de simplicité et d’équilibre – des qualités qui m’avaient séduit chez la Ferrari 250 GT berlinette de 1960 (que les snobs assortissent aujourd’hui des initiales SWB qui me font hurler car il s’agit d’une italienne – donc passo corto, ou à la rigueur châssis court). Au Mans, il y eut la Porsche 550 et l’Aston Martini DB3S (celle de 1955 pas celle de 56). Plus près de nous la Ferrari P4 évidemment. Ou la Brabham BT 44. Sous l’angle français, la Matra MS 7 de Formule 2, ou, cela va de soi, la Ligier JS11. La palme d’or, puisqu’il en faut une, ira à la Lotus 72 dans sa robe JPS (Fittipaldi et Peterson). Ce qui ne m’empêche pas de respecter les choix des autres… Amitiés à tous!

    Répondre
  • Avatar

    Enfin, l’inclination de « Pierre pour la 312 T4 est effectivement très étrange : je n’aurais jamais pensé à cette Ferrari-là ! Mais c’est ça, la subjectivité.

    Répondre
  • Avatar

    Et donc pour moi c’est la Lotus 78 JPS qui est la plus belle. Je ne dois pas être le seul car les maquettes de cette voiture ont eu beaucoup de succès.

    Répondre
  • Avatar

    Dans le genre concept sculptural, dans la lignée des T4 et A2 qui semblaient être taillées dans un même bloc, personne ne mentionne la Lotus 56B des essais de Monza 1971 ni la Lotus 88 de Long Beach 1981…Pourtant, la pureté des formes de ces deux concepts morts-nés, associés à leurs décos « Gold » puis « Chrome », en faisaient des « OVNI » à la plastique quasi parfaite mais peut-être trop en « avance » sur leur temps. Et comme le disait Olivier, sans doute eut-il fallu qu’elles gagnent pour être mieux considérées. Dans le même registre, la T4 ayant eu le grand privilège d’avoir été pilotée par le « Grand Gilles » lui-même, n’a-t-elle pas bénéficié d’une aura et d’une visibilité toutes particulières ? Ce n’est pas compliqué, quasiment toutes les images de ce tandem montrent l’auto en magnifiques dérives si bien contrôlées 🙂

    Répondre
  • Avatar

    Quant à la Williams FW 06, la photo que j’ai postée ne lui rend pas grâce. J’aime cette voiture pour sa compacité et sa finesse, certes, mais aussi parce qu’elle fut celle de la première victoire de Williams en F1 et de la dernière de Regazzoni si je ne m’abuse…

    Répondre
  • Avatar

    Mais aucune monoplace n’a jamais égalé la beauté d’un proto (P3/P4, GT40, Lola T70Mk III, même la Matra MS650 – quintessence du spyder avec ses rondeurs comme l’aéro ne le permet plus depuis longtemps.

    Répondre
  • Avatar

    @Olivier Rogar : C’est sûr que les Toleman TG183 et 184 étaient de vrais fer à repasser, même avec « the magic » au cerceau…Quant à a FW 06, n’a jamais gagné mais Jones a glané 2 podiums avec elle, Watkins Glen 1978 (2e) et Long Beach en 1979 (3e). C’est la 07 « wing car » qui a ouvert le compteur de victoires chez Williams la même année. Concernant les protos, oui c’est sûr, les F1 ne risquent pas de rivaliser mais on est encore hors de « règles » 🙂

    Répondre
  • Avatar

    Un deuxième facteur de pondération pourrait être le caractère contemporain du modèle, qui nous ferait nous détourner d’autos réussies mais déjà datées. La Wolf WR1, par exemple, très beau dessin d’Harvey Postlethwaite, et pourtant démodée à sa sortie. Or, objectivement, elle est impeccable de fluidité et de simplicité. Mais face à elle, une 78 incarne sans effort l’histoire en mouvement…

    Répondre
  • Avatar

    Comme beaucoup, et non des moindres, ma préférée est la Lotus 72 version 1973. Parmi les non-citées j’apprécie la March 761 (Peterson Monza 76) pour la simplicité, la pureté de sa ligne et ses couleurs.

    Répondre
  • Avatar

    Assez d’accord pour l’essentiel du classement. J’aurai à titre personnel inséré les Tyrrell 007 et 009 et la ferrari C2.

    Répondre
  • Avatar

    Oui je sais, j’ai dépassé mais j’aurais pu en citer encore autant…

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *