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Essais Imola WEC 2026 : premier round au contact
Il y a des ouvertures de saison progressives. Avec des rounds d’observation, où les constructeurs testent encore, se placent, ajustent. Toutes les courses sont exigeantes, mais certains circuits sont plus facilitants que d’autres pour lancer un nouveau championnat.
Imola n’aurait pas dû ouvrir la saison 2026. Pour une manche inaugurale, le cadre est brutal. Les équipes arrivent encore en construction. Et Imola ne laisse aucun temps pour les installer.
La première épreuve d’une saison ne révèle pas tout, mais elle expose immédiatement, notamment Ferrari qui est attendue sur ses terres.
Bertrand Allamel
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Une survivance dans le monde moderne
Imola n’est pas un circuit neutre. Il accumule une charge historique, symbolique et dramatique qui ne s’effacera pas, et qui en fait un lieu particulier de la course automobile. Comme l’a montré hier Olivier Favre dans nos colonnes, Imola n’a jamais vraiment eu de cohérence… Jusqu’en 1994, où le circuit a trouvé son identité par la tragédie.
Imola n’est ni un circuit rapide, ni un circuit technique. Il est devenu historique par la catastrophe. C’est encore moins un circuit d’endurance. Sa fluidité a été brisée, sa vitesse encadrée par l’aménagement de chicanes depuis les accidents de Tamburello et du virage Villeneuve. Etroit, sinueux, bosselé, cassant, et loin des standards des circuits modernes, il est peu propice à l’endurance, qui impose gestion du trafic et régularité dans le temps long. Et pourtant, Imola continue d’accueillir des épreuves modernes. Un circuit brut, à l’ancienne, anachronique qui refuse de disparaître, et qui offre des luttes âpres.
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Un circuit qui impose le corps à corps
Tracé court et resserré, sans respiration. Un peu moins de cinq kilomètres où les voitures se retrouvent rapidement au contact. Pas d’échappatoires larges, peu d’espace pour corriger. En WEC, avec les deux catégories Hypercar et LMGT3 et tous ces équipages, 35 voitures seront sur la piste en même temps, pour une course de friction. La configuration du circuit implique un trafic dense qui devient un paramètre central.
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94 DUVAL Loïc (fra), DI RESTA Paul (gbr), VANDOORNE Stoffel, Peugeot TotalEnergies, Peugeot 9×8 #94, Hypercar, 11 VERNAY Jean-Karl (fra), SERRAVALLE Antonio (can), BENNETT Carl (tha), Isotta Fraschini, Isotta Fraschini Tipo6-C #11, Hypercar, accident départ 2024 6 Heures d’Imola © FIAWEC
Les deux précédentes éditions, 2024 et 2025 ont été le théâtre d’images spectaculaires : voitures côte à côte, trajectoires fermées, contacts, sur une piste qui se charge au fil des relais. L’édition 2026 ne s’annonce pas plus fluide : pour gagner à Imola, il ne suffit pas de s’échapper ni de construire un écart. Il faut éviter les contacts, rester à l’écart des aléas, tenir six heures dans une tension permanente.
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27 DRUDI Mattia (ita), JAMES Ian (gbr), ROBICHON Zacharie (can), Heart of Racing Team, Aston Martin Vantage AMR GT3 Eco #27, LM GT3, 6 Heures d’ Imola 2025 © FIAWEC
La grille de départ
La séance de qualification a donné un avant-goût de la lutte qui s’annonce avec des écarts réduits (moins d’un dixième entre les quatre premiers) et la pole de la Ferrari n°51 (A. Giovinazzi) arrachée de justesse dans le dernier tour à la Toyota n°8, pilotée par R. Hirakawa, lequel croyait avoir frappé un grand coup avant d’être dépossédé. La Ferrari n° 50 complète le top 3, devant la surprise Peugeot (n°94). L’Alpine n°35 se classe 7e devant la Ferrari n°83 et les deux BMW, 9e et 10e.
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51 CALADO James (gbr), GIOVINAZZI Antonio (ita), PIER GUIDI Alessandro (ita), Ferrari AF Corse, Ferrari 499P #51, Hypercar, AF Corse, Imola Essais du 2026 FIA World Endurance Championship – Avril 2026 © FIAWEC
En LMGT3, c’est la McLaren 720S n°10 (pilotée par Thomas Fleming – Garage 59), qui s’est emparée de la pole devant les deux Lexus RC F n°78 et 87 (Akkodis ASP Team)
Un premier round qui compte
Imola n’ouvre pas la saison en douceur. Plus que la vitesse pure, il faudra observer qui reste propre dans la densité du trafic, qui force les situations et qui accepte d’attendre ? La course confirmera-t-elle le premier rapport de force qui semble se dessiner après les qualifications : Ferrari en favorite, challengée par Toyota. Peugeot en surprise, Cadillac en embuscade. Alpine dans le doute, BMW solide, mais un peu en retrait.

