Carnet d’autographes

Récemment retrouvée, une relique d’un autre temps : mon carnet d’autographes de pilotes ! Et, glissés dans la page de garde dudit carnet, quelques billets d’entrée à des courses, pieusement conservés. Le tout m’a rappelé une époque où les pilotes étaient abordables, et où l’entrée sur les circuits pour les courses l’était aussi. Petite visite guidée.

Jacques Vassal

    
On va essayer de vous la jouer chronologique. Et on va résumer, à travers quelques autographes et spécimens de billets d’entrée, une décennie ou à peu près. Plus précisément de 1958 à 1969, puisque là commence et là s’arrête ma modeste collection. J’ai eu d’autres billets d’entrée mais ne les ai pas gardés. Et d’autres autographes de pilotes ? Peut-être pas car, lorsque j’ai eu la chance d’en rencontrer un certain nombre, des années plus tard, pour des interviews durant en moyenne une heure ou deux, je n’ai pas osé leur en demander. Et puis la « collectionnite » de ma jeunesse m’avait passé. Mais si vous aimez ça, surtout en ces temps de confinement et de Grands Prix annulés (y compris celui de Monaco Historique), eh bien partageons, camarades !

Paris, le Vel’d’Hiv’, mai 1958.

Une course de « Micromills ». De petites monoplaces amenées des Etats-Unis (où on les appelle des midgets), motorisées par des bicylindres en V de motos Harley-Davidson, qui courent sur des pistes en cendrée. Ici, ce sera sur une piste en bois. En deux manches. Particularité : comme le feront plus tard les pilotes de F 1 sur des karts à Bercy, des pilotes de notoriété sont là pour faire le spectacle et attirer du monde. Au départ, entre autres, Stirling Moss, Harry Schell, Nano Da Silva Ramos, Jean Behra, Maurice Trintignant… je vous assure ! J’ai oublié qui a gagné et d’ailleurs ça n’a pas d’importance. Mais je me rappelle que ces Micromills avec leurs moteurs Harley-Davidson sur-vitaminés, à échappement libre, faisaient un bruit d’enfer, amplifié par la résonance des pneus sur les planches du vélodrome. 

Autographe Jean Behra
Carnet d’autographes – Jean Behra @ Archives Jacques Vassal

Après l’arrivée, mon père et moi avons pu approcher les quelques coureurs attardés pendant qu’on rangeait les Micromills. Ayant reconnu Jean Behra, je lui ai demandé un autographe. Pendant qu’il s’exécutait très aimablement, j’ai été impressionné par une de ses oreilles. Elle était en plastique, c’était une prothèse, plus rouge que la peau autour, conséquence d’un accident grave survenu à Aintree en 1957… où il avait perdu la vraie. L’autographe, Behra me l’a signé au verso d’une ordonnance de mon père qui, médecin de son métier, en avait toujours deux ou trois dans sa poche, au cas où… On voit la photo des Micromill en action (Behra, avec un casque d’emprunt et non pas celui à damiers noir et blanc, devant Schell et Trintignant). L’autographe figurera, parmi bien d’autres documents, dans un livre de mon ami Juan Pedro, sur Jean Behra, à paraître dès que possible aux éditions Syllabe. Classic Courses vous tiendra au courant.

La Mans, Juin 1959

     Quelques années passent, quelques courses aussi, dont les 24 Heures du Mans 1959 où, juste après l’arrivée, j’ai la chance de pouvoir photographier Stirling Moss, hiératique, au garde-à-vous pendant que retentit le God Save the Queen saluant la victoire d’Aston Martin avec la DBR/1. La sienne a abandonné à la sixième heure après avoir joué le « lièvre » pour essouffler les Ferrari (mission accomplie) et la victoire est pour Salvadori et Shelby devant Trintignant et Frère. Mais Stirling est là pour savourer le doublé avec l’équipe de John Wyer. J’ai fait cette photo en 6 X 6 cm, l’une des rares de ma vie, avec le Kodak « Brownie Flash » reçu l’année d’avant en cadeau de Première Communion ! Eh oui, toute une époque…

Stirling Moss
Stirling Moss @ Archives Jacques Vassal

     Et je trouve dans mon carnet la signature de Colin Davis (pas le chef d’orchestre, le pilote !) qui, aux 24 Heures du Mans 1958, avait gagné l’Indice de Performance sur une Osca 750 cm3 avec Alessandro De Tomaso (pas encore devenu constructeur). En 1962, Davis faisait équipe avec Carlo Maria Abate sur la Ferrari 250 GT à carrosserie spéciale dite « breadvan ». Ils abandonnèrent après quelques heures de course. Mais Colin Davis n’abandonna pas les demandeurs d’autographes.

Autographe Paul Frère et Colin Davis et Pau
Carnet d’autographes – Paul Frère – Colin Davis @ Archives Jacques Vassal

Linas-Montlhéry, le 6 octobre 1963

Paul Frère ne courait plus (ayant raccroché, comme promis à son épouse, au lendemain de sa victoire aux 24 Heures du Mans 1960 avec Olivier Gendebien) mais il continuait à suivre les courses comme journaliste. Ce jour-là, c’étaient les Coupes du Salon disputées sur le circuit de 3,3 km. J’aurai la chance de rencontrer Paul Frère plusieurs fois par la suite, en interview et aussi en salle de presse des 24 Heures du Mans. Un homme très précis et clair pour traiter de technique et, par ailleurs, d’une courtoisie exemplaire.

Linas-Montlhéry, le 27 septembre 1964

Linas-Montlhéry, toujours. Le 27 septembre 1964. Se dispute là un des « Grands Prix de France » de Formule 2, la série organisée par la F.F.S.A. (d’autre manches se jouent à Pau, à Reims, à Albi… En 1964, la Formule 2 est à 1000 cm3 au maximum.

Autographes de pilotes
Carnet d’autographes – Jack Brabham @ Archives Jacques Vassal

Epoque bénie où de nombreux pilotes de Formule 1 en exercice participent aux courses de Formule 2, permettant à d’autres de se mesurer à eux. A Montlhéry, où le parc des coureurs est tout à fait accessible pour les simples amateurs comme moi, je recueille les autographes du double (pas encore triple) Champion du Monde australien Jack Brabham et de son compère néo-zélandais (et futur Champion du Monde) Dennis Hulme.

Autographe de pilotes
Carnet d’autographes – Peter Procter – Dennis Hulme @ Archives Jacques Vassal

L’un comme l’autre très simples, aimables mais peu bavards. Visiblement passionnés par la mécanique et très proches de leurs mécanos. Je rencontre aussi un pilote moins connu, Peter Procter (vu au Mans avec Peter Harper sur Sunbeam Alpine) qui à ce moment-là court en Formule 2 sur une Lotus de l’écurie Ron Harris. Il discute avec les mécanos en racontant une anecdote de chambre d’hôtel : « L’autre jour, avant la course, j’arrive à l’hôtel proche du circuit et je demande au réceptionniste :  »Avez-vous une chambre au nom de Monsieur Procter ? » Il me dit : « Non, mais j’ai une chambre au nom de Monsieur Harris. Quel est votre nom ? » « Je m’appelle Monsieur Harris ! » » Eclats de rire.

Et un peu plus loin Alan Rees (futur R de March mais à l’époque pilote – il a gagné récemment à Reims devant Brabham). Lui aussi me signe un autographe. Et c’est Brabham qui gagne ce « Grand Prix de l’Ile-de-France », devant Jackie Stewart (sur Lotus !) et Jo Schlesser (sur Brabham).

Albi, le 26 septembre 1965

Un an passe, presque jour pour jour, et je me retrouve à Albi le 26 septembre 1965. Là encore, une course de Formule 2 qui fait partie desdits « Grands Prix de France » de la F.F.S.A. Toujours dans le paddock, toujours avec un simple billet d’entrée spectateur, j’approche les pilotes sans aucune difficulté. Tous se montrent aimables et accessibles.

Autographes de pilotes
Carnet d’autographes – Alan Rees – Jochen Rindt – Ludovico Scarfiotti – Richard Attwood @ Archives Jacques Vassal

A commencer par Jochen Rindt, récent vainqueur à Reims en F 2 et qui court alors sur une Brabham de l’écurie Roy Winkelmann – peu de temps avant cela, il a gagné les 24 Heures du Mans avec Masten Gregory sur Ferrari 250 LM. Pendant qu’il me signe gentiment l’autographe, je suis frappé par le profil de son visage en lame de couteau.  A continuer par Lodovico Scarfiotti, Richard Attwood, Bob Bondurant et Guy Ligier.  Et à terminer par, on ne se refuse rien, Jim Clark et Graham Hill ! Pour Clark, qui se montre très aimable et souriant, il y a un petit loupé technique : le stylo-bille que je lui tendais a glissé pendant la signature et celle-ci est donc incomplète. Je n’ai pas osé demander à Clark de recommencer ou de repasser mais je suis sûr qu’il l’aurait fait !

Autographes de pilotes
Carnet d’autographes – Jim Clark – Graham Hill @ Archives Jacques Vassal

D’ailleurs, ça ne l’a pas empêché de gagner cette course, devant Brabham et Hulme. Quant à Graham Hill, je ne sais plus comment s’est passée sa course mais pour mon carnet, alleluïa, la signature est bien complète.

Pau, le 17 avril 1966

Et nous descendons à Pau, le 17 avril 1966. Là encore, Grand Prix de Formule 2 auquel participent des pilotes de Formule 1. Par exemple mes amis Brabham et Hulme, avec les formidables Brabham-Honda qui vont dominer la saison. Là, je ne sais pourquoi, je n’ai pas accédé au parc des coureurs. Mais regardé la course (et celle de Formule 3 disputée dans la foulée) depuis l’espace public dit de la Palmeraie, assis sur la pelouse en déclivité. Un très bon poste d’observation situé à la sortie du virage de la Gare.

Billets d'entrée Pau 1966
Billets d’entrée Pau 1966 @ Archives Jacques Vassal

Donc pas d’autographes ce jour-là mais je vous montre le billet d’entrée : il ne coûtait que 10 francs. Mieux même, pour les militaires en tenue (je ne l’ai jamais été) et les enfants (je ne l’étais plus), il n’en coûtait que 5 ! En 1965, une baguette de pain de 300 grammes coûtait 0,44 franc. Faites le calcul. Problème de mathématiques pour collégiens : sachant que depuis 1970, la baguette de pain ne pèse plus que 250 grammes, et sachant qu’une baguette « tradition » aujourd’hui coûte 1,10 euro, combien de kilos de baguettes devrez-vous sacrifier pour vous payer l’entrée au Grand Prix de France F 1 2020 post-confinement … si jamais il a lieu ?

Spa-Francorchamps, le 12 juin 1966

     A Spa-Francorchamps maintenant, le 12 juin 1966, pour un Grand Prix de Belgique de Formule 1 que je vous ai déjà raconté (voir « Spa, ville d’eau… »). Mais juste après l’arrivée, j’avais réussi non seulement à demander à John Surtees comment avait été la course, recevant la très courte réponse « Wet ! », mais aussi à obtenir l’autographe de « Big John ». Mais alors que nous allions, mon frère, ma soeur et moi, quitter le parc des coureurs pour rejoindre notre Dauphine, voici que, qui vois-je, barbu, lunettes embuées et anorak sur le dos comme aux Mille Miglia 1955 : Denis Jenkinson. Il était là pour faire le reportage de ce Grand Prix, je crois, dans Motorsport. Content que Surtees ait gagné. Et allez hop, un autographe de plus !

Autographes de pilotes
Carnet d’autographes – Dennis Jenkinson – John Surtees @ Archives Jacques Vassal

     Comme on s’en souvient, John Surtees cette année-là eut une engueulade mémorable avec Eugenio Dragoni, le directeur sportif de la Scuderia Ferrari, et il claqua la porte de celle-ci en plein milieu des essais qualificatifs des 24 Heures du Mans, laissant les 330 P 3 se débrouiller sans lui pour contrer les puissantes Ford GT 40 et Mk II. Cette année-là, toujours en réussissant à me glisser dans le parc avec un simple billet « Balcons de Ravitaillement », évidemment plus de « Big John » (il était rentré chez lui) mais j’ai eu la chance de croiser Dan Gurney, qui courait sur une Ford Mk II.

Autographes de pilotes
Carnet d’autographes – Dan Gurney @ Archives Jacques Vassal

J’étais aux anges car j’aimais beaucoup ce pilote et aussi l’homme derrière, un type extrêmement sympathique que j’ai eu le bonheur, des années plus tard, d’interviewer dans son bureau d’All American Racers, à Santa Ana en Californie. En tout cas, voici la griffe du Grand Dan, recueillie au Mans en 1966. Et un an avant sa victoire ici même, sur Ford Mk IV, avec A.-J. Foyt.

Pau, le 2 avril 1967

     Et retour à Pau, le 2 avril 1967. Dans l’intervalle, la Formule 2 est montée en puissance, la cylindrée maximum étant passée à 1600 cm3. Et les pilotes de Formule 1 participent toujours à ces Trophées de France, comme la F.F.S.A. les appelle désormais. Ceci en dehors des Trophées d’Europe, courus ailleurs qu’en France, et pour lesquels seuls les pilotes ne figurant pas sur la liste dite de notoriété marquent des points. Quoi qu’il en soit, à Pau cette fois c’est Rindt qui gagne devant mes vieux potes de Montlhéry, Hulme et Rees, tout ce petit monde sur Brabham-Ford.

Billets d'entrée Pau 1967
Billets d’entrée Pau 1967 @ Archives Jacques Vassal

Spa-Francorchamp, 1967

     Et re-belote pour Spa-Francorchamps, en 1967, cette fois pour le Grand Prix des motos, le Championnat du Monde de vitesse. Croyez-moi, c’est fabuleux ! J’ai vu les grands de l’époque, en pleine action, les Phil Read, Jim Redman, Luigi Taveri, Giacomo Agostini et bien sûr, le plus grand de tous à mon humble avis dans ces années-là : Mike Hailwood dit « Mike the Bike ». Il n’a pas été très chanceux ce jour-là, mais lui et les autres, sortant de l’épingle de la Source en prenant des angles déments (les pneus triangulaires Dunlop Racing n’avaient rien de commun avec les boudins d’aujourd’hui) et remettant les gaz pour remonter le Raidillon de l’Eau Rouge, ça valait largement le modeste prix d’entrée que l’ami avec lequel j’étais venu de Paris en 2 CV Citroën et moi-même avons payé : 100 francs  pour l’enceinte de tribune et supplément 30 francs pour s’asseoir dans celle-ci, située sur la gauche du circuit après la Source. A l’époque, 10 francs belges valaient à peu près 1 franc français.

Billets d'entrée Spa 1967
Billets d’entrée Spa 1967 @ Archives Jacques Vassal

C’est au retour de ce Grand Prix que, faisant étape dans la bonne ville de Bouillon (oui, celle de Godefroy) dans les Ardennes, nous avons découvert la délicieuse bière de l’abbaye d’Orval. Sachant qu’une bouteille d’Orval (de 33 cl) coûtait à peu près 20 francs (belges), combien de bouteilles vous faudrait-il sacrifier pour vous payer l’entrée au Grand Prix des motos à Spa-Francorchamps ?

Monza, le 10 septembre 1967

     1967 encore, le 10 septembre, une autre course que je vous ai racontée : le Grand Prix d’Italie à Monza. Le jour où notre ami Surtees et sa Honda RA 301 signèrent une victoire inattendue après une lutte homérique avec Jack Brabham, tous deux débordant dans le dernier tour un Jim Clark (Lotus 49) en manque d’essence après une remontée phénoménale consécutive à un arrêt au stand pour cause de crevaison. Dans le paddock la veille de la course, j’avais recueilli l’autographe d’un autre Ecossais et futur Champion du Monde, son ami Jackie Stewart.

Autographes de pilotes
Carnet d’autographes – Jackie Stewart – X – François Cevert @ Archives Jacques Vassal

Le Mans, le 28 septembre 1968

     Arrive 1968 et entre autres, bien sûr le Mai de cette année-là. Je ne vous raconterai ici ni Mai 68 à Paris, ni les 24 Heures du Mans de cette année-là… sauf pour rappeler que, précisément à cause des grèves, occupations d’usines et autres joyeux soubresauts politiques et sociaux, les dites 24 Heures, impossibles à tenir à la date prévue (15-16 juin), furent repoussées aux 28-29 septembre et bel et bien courues. Tant et si bien que la pluie battante du samedi soir et d’une partie de la nuit donna à notre cher Henri Pescarolo et à sa Matra 630 V 12 en panne d’essuie-glace l’occasion de briller dans un grand moment de sa carrière. Ceci a déjà été raconté, et par notre ami Johnny Rives, et par Henri lui-même dans des interviews.

Billets d'entrée Le Mans 1968
Billets d’entrée Le Mans 1968 @ Archives Jacques Vassal

Pour ma part, modestement car tout a été dit sur cette course elle-même, remportée par Pedro Rodriguez-Lucien Bianchi sur Ford GT 40, je vous montre le billet d’entrée aux 24 Heures du Mans 1968 : enceintes populaires, 12 F. Mais, mais, sur le billet, regardez de près, il est écrit « 15-16 juin 1968 ». Damned ! On était pourtant bien les 28 et 29 septembre ! J’en déduis que l’Automobile Club de l’Ouest, avant le début juin sans doute, avait déjà fait imprimer les dizaines de milliers de billets nécessaires, mais qu’au vu du changement de date, les comptables manceaux ont dû dire : « Polope, ça va coûter bonbon si on lance une seconde impression avec les nouvelles dates, alors on reste comme ça ». Moralité : il ne faut pas toujours prendre les documents d’époque au pied de la lettre…

     Consolation à propos des 24 Heures du Mans : quand j’y suis retourné en 1969, cette fois on courait à la date prévue, le billet d’entrée « Enceintes Populaires » ne coûtait encore que 12 Francs ! Moralité : quand on vous dit qu’après Mai 68, tout a augmenté », il ne faut pas tout croire…

Charade, le 6 juillet 1969

     Et pour finir, en 1969 toujours, le 6 juillet, à Charade pour ce Grand Prix de France lui aussi mémorable (1er Stewart, Matra; 2e Beltoise, Matra; 3e Ickx, Brabham). On vous a raconté comment un Beltoise très en verve avait doublé Ickx et soulevé les acclamations du public français. Jacky Ickx, autre grand pilote et adversaire coriace, méritait aussi les acclamations. En on avait deux pilotes parfaitement maîtres de chacun de leur mouvements. Eh bien, voir tout ça en plus d’un Stewart impérial et de tous les autres, pour 10 F sur le Tertre de Charade, ce n’était vraiment pas cher ! Sachant qu’une baguette de pain…

Billets d'entrée Charade 1969
Billets d’entrée Charade 1969 @ Archives Jacques Vassal

Jacques Vassal

Avant de devenir un journaliste bien connu dans le domaine de la chanson (américaine, française et du monde entier), et dans celui du sport automobile et de son histoire, Jacques Vassal a été un « enfant dans la course ». Ses premiers souvenirs remontent à 1952 – il n’a alors que 5 ans. – quand son père l’emmène, en Bugatti 57, assister à Montlhéry à un « Grand Prix de France » de Formule 2. Puis en 1953, il assiste à ses premières 24 Heures du Mans et au Grand Prix de l’ACF à Reims. Bien d’autres ont suivi depuis… En 1985, il entame une collaboration régulière avec Le Fanauto – le mensuel dirigé par Serge Pozzoli – puis en 1989 il devient membre à part entière de la revue Auto-Passion. En 2006, pour le centenaire du Grand Prix de France, il réalise un livre d’or pour le compte de la FFSA. Auteur d’articles historiques dans L’Année Formule 1 de 1997 à 2008 (Chronosports) et, chez le même éditeur, co-auteur avec Pierre Ménard de plusieurs biographies de pilotes dans la série « Les Légendes de la Formule 1 », il a écrit aussi pour le magazine Automobile Historique et depuis 2006, il collabore au mensuel Rétroviseur.

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Orjebin Jean-Paul
Invité
Orjebin Jean-Paul

Dis-moi Jacques, à la fin du confinement, toi de la rive gauche et moi de la rive droite, nous descendons au port, on se boit une bière et… tu me signe un autographe. D’accord ?

Olivier Rogar
Administrateur

On ne peut dire « Reconstitution de ligue dissoute » ( Et pourtant la ligue à 10 soutes, c’est pas cher.. Ouarfff… Excusez moi, les temps sont durs….), mais peut-être émerge ici, depuis la lointaine Pornic, quelque chose comme un îlot d’irréductibles nostalgiques qui résistent encore et toujours à la standardisation et au politiquement correct… Encore faut il que Jacques se branche sur internet. Je le soupçonne de regretter parfois l’opératrice lorsqu’il téléphone :). Faut dire, « Turbigo 16-22 », ça avait de la gueule…

Pierre Ménard
Membre

Très sympa, cette déambulation dans les paddocks d’autrefois avec ces héros relativement accessibles. Bon, pour les problèmes de baguettes qui augmentent, je passe mon tour !

Olivier Rogar
Administrateur

Moi je n’ai jamais osé demandé un autographe à qui que ce soit. Plus tard, beaucoup plus tard, j’ai fait dédicacer des livres… Je dois dire que ces documents partagés par Jacques sont émouvants. On voit , on imagine, le geste rapide du pilote croisant quelques secondes la vie de ce jeune garçon et traçant sa route vers sa destinée…

Pierre
Invité
Pierre

Je lis Classic Courses et ses incarnations précédentes depuis… longtemps. C’est la première fois, peut-être la dernière, que je me risque à ajouter mon pauvre grain de sel au plat offert par un des généreux tenanciers de l’auberge à souvenirs.
Et encore… Il s’agit juste de dire à tous merci. Et à Jacques Vassal que s’il n’est en rien responsable de ma passion de jeunesse, aujourd’hui bien fatiguée, pour la course automobile, je lui dois d’avoir découvert Richard Thompson au début des années 70, ce dont je ne le remercierai jamais assez.
Merci, donc à toute l’équipe de Classic courses.

Jacques Vassal
Invité
Jacques Vassal

Bon, d’accord Jean-Paul pour une bière, avec ou sans autographe, et même si ce n’est pas une Orval (soupirs…). Il y a tout de même une très bonne bière locale, la Brigantine (publicité gratuite). Et merci Olivier, pour la bonne mise en valeur des documents d’époque mais non, je ne suis pas nostalgique de l’opératrice et des numéros de téléphone à 7 chiffres, faut pas pousser quand même. Par contre, le son de la Honda 6 cylindres avec Mike Hailwood et Jim Redman aux manettes, ou celui de la RA 301 V 12 de Surtees à Monza ou ailleurs, je… Lire la suite »

David Bénard
Invité

Quelles formidables archives ! A l’heure des selfies, je collectionne toujours ces autographes, souvenirs d’une rencontre tantôt extraordinaire, opportune ou longtemps attendue. De Christophe Tinseau, le tout premier, à Thierry Boutsen il y a deux mois, j’ai dû en 30 ans en compiler près de 300 dont une douzaine de champions du monde de F1, du Mans à Indianapolis en passant par Londres et Paris. Tous sont religieusement conservés dans des carnets et divers guides. En attendant le prochain…

Olivier Favre
Membre

Merci Jacques pour ces parchemins émouvants.
Et moi, puisque j’aime bien les devinettes, je me demande qui a signé entre Stewart et Cevert … René, une idée ?

Franky Hungenaert
Invité
Franky Hungenaert

Bruce McLaren?

Olivier Favre
Membre

Oui, bien vu, je pense que c’est Bruce McLaren, qui était bien à Monza en 67. Quand on fait une recherche Google images sur « autograph Bruce McLaren », on tombe sur des autographes très proches de celui-ci.

Daniel Gautiez
Invité
Daniel Gautiez

Peut-être (Rolf) Stommelen.
Il y était ?

Linas27
Invité
Linas27

Non pas de Stommelen, il faut fouiller dans les archives, F2 et F3 à Albi en oct 68 (Cevert a remporté le champ de france ce jour là)… Je me suis concentré sur le b qui semble évident au centre de la signature … Sur le listing F3 Peter Westbury pourrait correspondre à cet autographe.

Olivier Favre
Membre

Moi aussi je pensais que c’était un b, mais ce serait en fait un l majuscule et le prénom « Bruce » est écrit en entier, ce qui est trompeur.

Linas27
Invité
Linas27

Mc Laren c’est en effet plausible, on reconnaît les lettres « Bruce » mais je ne vois pas le néo Zélandais sur le listing F2 Albi 68, normal il était passé aux formules supérieures à cette époque. cet autographe a donc été apposé sur le feuillet lors d’une autre course…

samalens
Invité
samalens
Linas27
Invité
Linas27

Au temps pour moi j’avais pas vu l’inscription « Monza 67 », voilà une énigme résolue!

VASSAL Jacques
Invité
VASSAL Jacques

Je confirme, c’était bien Bruce McLaren et c’était bien à Monza en 67. Bruce y étrennait le premier moteur V 12 BRM livré à son écurie. Il avait fait le 3e temps aux essais puis navigua en 6e puis 5e position, avant d’abandonner au 47e tour (bielle coulée). Je me souviens d’avoir vu la McLaren-BRM de près, dans les stands, le samedi soir veille du Grand Prix. Ce doit être à ce moment-là que j’ai eu l’autographe de Bruce. Un mec bien, comme l’autre Bruce, Springsteen (dont, non, je n’ai pas l’autographe !).

ANDER Jean-Michel
Invité
ANDER Jean-Michel

Merci M. VASSAL pour ces morceaux d’histoire.
De mon côté, jeune et passionné de F1, j’ai fréquenté Charade (69,70, 72), Castelet (71,76), Dijon (74, 77), Monaco (79), Spa (83) entre autres, mais sans faire signer d’autographes. Et pourtant, à cette époque bénie, vous accédiez aux paddocks sans difficultés pour cotoyer pilotes et mécaniciens de près, même sans avoir payé de billet d’entrée comme à Charade en 72……
Pour avoir travaillé dans les années 90 sur le GP F1 à Magny-Cours, j’ai pu constater le gouffre des mentalités entre ces deux époque !
Ne cherchons pas plus loin l’énorme succès des manifestations historiques.

René Fiévet
Invité
René Fiévet

Si Jacques Vassal aime Bruce McLaren (ce qui ne le singularise pas outre mesure au sein du lectorat de Classic Courses), il aimera le documentaire « McLaren », de Roger Donaldson, visible sur Netflix.
Voir présentation dans le lien ci-dessous.
https://www.youtube.com/watch?v=yyMfzi6WRnY

laurent riviere
Invité
laurent riviere

Ce survol original de cette décennie élargie de Jacques Vassal, côtoyant tous les grands de l’époque, enrichi d’anecdotes bien ancrées dans la mémoire signe tout le vécu de ces courses. Comme beaucoup d’entre nous on a connu cette chasse aux autographes car les pilotes étaient plus accessibles alors et j’étais bien déçu d’avoir laissé les miens dans un grenier. Si ils n’étaient qu’un souvenir précieux il en est autrement de nos jours où ils s’arrachent à des prix vertigineux, récemment une photo signée par Ricardo Rodriguez s’est vendue aux enchères 2000 euros. C’est en essais de la Mille Miglia 1957… Lire la suite »

EL
Invité
EL

L’oreille, de mémoire, c’est Dunrod 1955.

laurent riviere
Invité
laurent riviere

Je pense que vous avez raison il a eu un gros accident au Tourist Trophy en 1955.