Epoqu’Auto Lyon 2015

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Depuis le temps que nous en entendions parler, nous avons voulu nous faire une idée sur le salon Epoqu’Auto, sorte de pendant automnal et provincial du Rétromobile hivernal et parisien.

Classic COURSES

C’était l’été à Epoqu’Auto !

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DSC_1589.jpgSamedi matin : ça bouchonne dès la sortie d’autoroute et nous devons patienter dans la longue file qui processionne jusqu’au parking du Parc Eurexpo de Lyon. Mais les quelque 45 minutes d’allure escargot sont heureusement agrémentées par La présence, devant nous, derrière, en face et un peu partout, de voitures de collection de tous âges et tous acabits, que leurs propriétaires ont tenu à sortir, peut-être une dernière fois cette année, pour profiter de la météo d’une extravagante douceur dont bénéficie le pays tout entier.

P1011838.jpgHeureusement, une fois la voiture garée, l’accès est beaucoup plus rapide, du moins quand on a pris la précaution d’acheter son billet à l’avance. Dès l’entrée, nous sommes favorablement impressionnés par la taille du salon, comparable à celle de Rétromobile. Mais l’ordonnancement des stands n’est pas le même ici : hormis les motos qui ont été regroupées dans une vaste zone spécifique, c’est souvent le hasard ou l’ordre d’inscription qui semblent avoir présidé à la répartition des stands au sein des deux immenses halls traversés ici ou là par les rayons du soleil. Mais il n’est pas forcément désagréable de passer, au fil d’une déambulation contrariée par une foule compacte, des miniatures à l’assureur d’anciennes, des pièces détachées au club de marque, des vieux papiers au marchand de voitures de prestige.

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DSC_1593.jpgEn revanche, on peut regretter que les voitures ne soient pas davantage mises en valeur : aussi bien l’éclairage que la disposition façon parking de supermarché qui prévaut sur de nombreux stands sont un peu décevants. Les Salmson et les Rolls-Royce d’avant-guerre bénéficient certes d’un peu plus d’espace, mais seule la DS, pour son 60eanniversaire, a eu droit à un réel effort scénographique. Epoqu’Auto est aussi beaucoup moins international que Rétromobile. P1011843.jpgIci ou là, on avise un marchand italien ou allemand, mais pas d’Anglais, Lyon doit être trop loin du Channel. En fait, Epoqu’Auto, c’est un peu le Rétromobile d’il y a 20 ans, avant que le fric et la spéculation ne viennent en altérer l’ambiance. Ici, on ne croise pas de jeunes péteux arrogants en costume noir et mocassins brillants, pénétrés de leur importance devant la 250 GT ou la Miura qu’ils sont chargés de surveiller en attendant l’émir moyen-oriental qui l’ajoutera à sa collection de parvenu des sables ou le trader cocaïné qui y verra un bon placement susceptible de le démarquer de ses collègues parasites de la finance mondialisée.

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Mais foin de ces récriminations inutiles sur la décadence de notre monde, profitons plutôt de quelques rencontres, qui sont sans doute le principal intérêt de ce genre de manifestations. Attablés pour un café avec Pierre-André Guyot, venu en car avec les amis de son club suisse, nous regardons quelques photos datant du temps où il était mécano de l’écurie Bonnier en 1972. Et nous parlons du livre sur JoBo qui est en préparation en Suède depuis plus de 10 ans et qui enfle, qui enfle … : les 500 pages sont dépassées, paraît-il !

DSC_1617.jpgPuis, sur le grand plateau Autodiva, nous devisons avec Gérard Gamand qui nous révèle qu’il a dû batailler ferme il y a 7 ans pour faire admettre des voitures de course dans ce salon consacré aux populaires, type 4 CV et 403 de grand-papa. De fait, hormis une belle 924 GTP Le Mans 1981 sur le stand « youngtimer » des Porsche 924-944, il n’y a pas de voitures de compétition ailleurs que sur le stand du magazine. Beau plateau d’ailleurs, où l’on voit notamment une bestiale Cheetah « continuation » et plusieurs représentantes de la grande époque du bleu de France : deux Pygmée (une F2 et une F3 qui sort tout juste de restauration), une AGS F2, une Grac, un Djet 6 Matra. Avec Gérard, nous sautons du coq à l’âne, de la difficulté d’écrire un livre à la comparaison avec Rétromobile, du succès du salon (60 000 visiteurs attendus) au sommaire du prochain numéro, … Jean-Marc Teissèdre se joint à notre conversation et nous parlons de feu Gianpiero Moretti qui se refusait, nous dit JMT, à acheter une Lola car « aux USA, Lola, ce n’est pas une voiture de course, c’est la bonne mexicaine ! ». Heureusement pour Eric Broadley, les Américains ne se sont pas tous laissé arrêter par ce détail …

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Il est bientôt 16 heures, la fatigue se fait sentir et quelques emplettes raisonnables nous ont fait atteindre notre quota de dépenses autorisées. Nous regagnons donc notre voiture sur un parking où il fait plus de 20 degrés et allons pouvoir profiter d‘une belle lumière finissante sur la route qui nous mènera à notre camp de base, dans les monts du Mâconnais. Nous ne reviendrons pas forcément à Epoqu’Auto, insuffisamment axé sur la compétition à notre goût ; mais l’événement vaut la peine d’être découvert et nous ne pouvons que louer la qualité globale de ce salon entièrement organisé, il faut le rappeler, par les bénévoles de l’association « Amateurs d’Automobiles Anciennes de Lyon ». u

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Illustrations : © Alain Hache et Olivier Favre

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Olivier Favre

Le goût de l’automobile est un atavisme familial transmis par mon père, qui l’a manifesté autant à l’échelle 1 que par les Dinky Toys. Mais l’intérêt pour la course est ma spécificité et j’y suis venu très tôt par les miniatures Solido des 24 Heures du Mans, Ferrari 512 M, Matra et autres Porsche 917. Après le jeu sur les tapis est venu le temps de la collection et du modélisme, de l’abonnement à Sport-Auto puis à Auto-Hebdo. Parallèlement, mes études à Sciences-Po ont confirmé mon intérêt pour l’Histoire et renforcé ma confiance rédactionnelle. Une fois trouvée ma voie professionnelle dans la fonction publique territoriale, j’ai voulu réunir tout cela et écrire sur l’histoire de la course automobile, celle que je n’ai pas vécue, celle que j’aurais aimé vivre. C’est ainsi que j’ai collaboré à Automobile Historique pendant trois ans. Puis sont venus Mémoires des Stands et le magazine Autodiva, qui me permet de garder le contact, précieux pour moi, avec le papier. Et enfin Classic Courses depuis 2012.

Olivier Favre
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Classiccourses

Olivier, j’adore la pertinence et l’humour concernant une « certaine » faune fréquentant les halls de Rétro Mobile . Je valide c’est du vécu !
Écrit par : patrick Brunet | 12/11/2015
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Classiccourses

Superbement croqués, les nouveaux « je me la pète » qui ont investi Retromobile !
Écrit par : Luc Augier | 12/11/2015
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Classiccourses

Je pensais être des vôtres. Ça n a pas été possible. Mais ce qui est décrit dans cet article me donne encore davantage envie d’y aller. Merci à Olivier F.
Écrit par : Olivier Rogar | 12/11/2015
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Classiccourses

Il me semble que vous ayez décidé de vous faire passer pour des vieux cons « pré-soixante huitards ». je ne suis pas du tout solidaire.
Etiez-vous réellement nés il y a 40 ans ?
Vous êtes vraiment très forts pour avoir valablement visité un salon de 4,5 hectares en quelques heures, y compris celle que vous avez passé scotchés autour d’une table chez AutoDiva (juste en face de nous).
Cher Rogar, vous devriez nommer un modérateur pour garder de la crédibilité à votre site.
Michel Delannoy
Écrit par : Michel Delannoy | 12/11/2015
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Classiccourses

Michel, je ne comprends pas votre commentaire. Je suis – aussi – le modérateur de ce blog et Olivier Favre l’un de ses piliers. Piliers dont je suis solidaire. Je n’ai rien lu d’offensant pour ma part. Merci de développer, Michel, ça pourrait être intéressant pour tout le monde.
Écrit par : Olivier Rogar | 12/11/2015

Classiccourses

Michel, je n’étais pas moi non plus à Epoqu’Auto pour des raisons personnelles, et j’espère pouvoir y venir l’année prochaine. Mais je ne comprends pas ta réaction. Ce n’est pas être « vieux con pré-soixante-huitard » que de dire que Rétromobile, malgré les indéniables qualités qu’on peut lui attribuer, vire beaucoup trop dans le côté obscur de la force du billet vert. Et tu sais parfaitement qu’un journaliste ne va pas passer trois jours sur un salon pour avoir « le droit d’en parler ». Nous venons une journée, ce qui est déjà bien, car ensuite nous avons autre chose à faire (écrire l’article… Lire la suite »

olivier

Je crois,surtout,que Mr Delannoy n’a pas « digéré » que son stand ne fut
pas cité dans l’article d’Olivier !
Puéril comme attitude…
Écrit par : Michel Lovaty | 17/11/2015

Classiccourses

Je ne suis pas trop d’accord avec Monsieur Michel Delannoy qui critique le
reportage d’Olivier Favre .Ce reportage concernant la visite d’Epoqu’AUTO
est tout à fait intéressant , réaliste , avec de l’humour .
Je crois qu’un bon critique doit analyser, expliquer si nécessaire .
.
Écrit par : François Blaise | 12/11/2015
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Classiccourses

Bonjour, Excellent résumé, comme toujours! Ayant pratiqué Rétromobile depuis la première édition, à la Bastille, où Marc était bien content qu’on lui prête des voitures pour meubler les stands vides… Depuis pas mal d’années Rétromobile a viré rétromaboule… à l’inverse d’Epoquauto qui a su conserver la convivialité des débuts. On peut certes voir à Paris des autos d’exception qu’on ne verra pas à Lyon. Mais à Lyon, on peut approcher les exposants, ou discuter avec des passionnés sur les stands de club, en voie de disparition à Paris. En bref, ce sont deux salons devenus différents, et complémentaires. Bien cordialement.… Lire la suite »

olivier

Je ne suis pas d’accord avec cette affirmation d’absence de voitures de compétition. Il y avait sur le stand Renault Classic une collection de Renault 5turbo sur le stand opel une manta 400 ex fréquelin , 3 modèles existant au monde, une Toyota ex Schwarz du Monte Carlo carlo 1995 et j’en passe beaucoup . Visiblement vous êtes passés un peu vite. On vous pardonne votre site étant fort plaisant. Amitiés
Écrit par : Philippe Darras | 15/11/2015

olivier

Je fais amende honorable : n’étant pas très axé rallye, j’ai dû confondre « compétition » et « circuit » et zapper ces voitures, effectivement intéressantes.
Écrit par : Olivier Favre | 17/11/2015
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