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Hermano Da Silva Ramos (1925 – 2026)

par | 26 Juil 2026 | 3 commentaires

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Nous avons appris le décès à Biarritz d’Hermano Da Silva Ramos, dans sa cent-unième année, le 4 mai 2026. Aujourd’hui nous republions, avec l’autorisation de Patrice Vatan, une biographie de Nano Da Silva Ramos parue dans Mémoire des stands (MdS) le 1er septembre 2011. Ce texte avait été écrit conjointement par Patrice Vatan et René Fiévet. Pour accompagner cet article, il nous avait communiqué plusieurs photos de sa collection personnelle.

René Fiévet et Patrice Vatan

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HERMANO DA SILVA RAMOS (1925 – 2026)
Hermano Da Silva Ramos (Source : film « Gordini, l’épopée d’une équipe » – Almaviva)

Nano entre France et Brésil

Né à Paris le 7 décembre 1925, d’un père brésilien et d’une mère française, Hermano Da Silva Ramos hérite d’une double nationalité franco-brésilienne. Son père, bon coureur sur Bugatti dans les années trente, lui lègue en prime son attrait pour la compétition automobile. Il y fera carrière sous le surnom de Nano.

Il fait sa scolarité au lycée Janson de Sailly de Paris. Elève brillant, il passe son bac avec mention en 1943. L’année suivante, c’est la libération de Paris, et il s’engage immédiatement dans la Division Leclerc (la 2ème DB), à l’âge de 18 ans, pour la durée restante de la guerre. Démobilisé en 1945, il entre à l’Institut d’études politiques de Paris, rue Saint Guillaume (« Sciences Po »), mais doit interrompre ses études au bout d’une année, et retourner au Brésil, par suite de la mort de son père.

En 1947, un de ses amis au Brésil importe une trentaine de MG à Rio, préparées par lui pour courir et destinées à être toutes vendues. Sa famille étant aisée, Nano n’a aucun mal à acquérir une de ces MG avec laquelle il tâte du circuit au Brésil et obtient tout de suite de bons résultats. Ces débuts encourageants le font rêver à des choses plus grandes encore, les 24 heures du Mans notamment.

Il est de retour en France au début des années cinquante et assiste aux 24 heures du Mans 1952 où il est impressionné par la performance des Aston Martin. Il sympathise avec deux des pilotes de cette écurie, Peter Collins et Lance Macklin, coéquipiers durant cette course, et ils vont ensemble faire la fête à Paris. Les deux pilotes anglais le présentent à David Brown, le propriétaire d’Aston Martin, qui lui vendra dans de bonnes conditions une 2,9 litres DB 2, puis plus tard une DB 2/4, spécialement préparées.

Amédée Gordini et Hermano Da Silva Ramos, probablement à Monza en 1955. Da Silva Ramos est au volant de la T16. A l’arrière plan, Nelly Da Silva Ramos (source : collection personnelle de Da Silva Ramos)

Aston Martin puis Gordini

Toujours obsédé par Le Mans, il s’engage en 1953 au rallye de Sablé car l’épreuve de vitesse se courait au Mans et il voulait en connaître le circuit. Jean Lucas, qui était Manceau et un pilote confirmé, courait sur une barquette Ferrari. Da Silva Ramos réussit à le passer au dernier tour et à gagner. Le soir même ils fondent le club Los Amigos avec Jean Lucas, Jean Claude Vidilles et Gérard Laureau qui avaient participé au rallye ; par la suite, Olivier Gendebien, Fon de Portago, Harry Schell et d’autres pilotes les rejoindront. Ensuite, toujours avec la DB2, il remporte la Coupe de Vitesse à Montlhéry début avril 1954.

Puis, trois semaines plus tard, et toujours à Montlhéry, il termine deuxième de la Coupe de Paris, derrière la Jaguar C de Duncan Hamilton. Au mois de juin, il participe pour la première fois aux 24 heures du Mans avec la DB2/4. Pour être engagé, il doit s’associer au journaliste Jean Paul Colas (la voiture est inscrite sous le nom de l’écurie Jean Paul Colas). Mais ce dernier est nettement plus lent que son coéquipier et, de surcroît, il casse la voiture à son premier relai. Peu importe, pour Da Silva Ramos, les choses sont maintenant claires : il sera coureur automobile.

La carrière de Nano est sur une orbite que, du côté du Boulevard Victor, un certain sorcier ne manque pas d’apprécier. Les circonstances méritent d’être racontées : son ami Mike Poberejsky (Sparken) avait lui aussi acheté une Aston Martin, et les deux compères étaient allés s’entraîner ensemble à Montlhéry. Ils s’étaient aperçus que les Jaguar C et les Ferrari GT étaient plus rapides ; ils mirent alors des rapports de ponts plus longs et ils s’aspirèrent l’un l’autre pour soutenir le rythme des autres concurrents, et les passer au freinage où ils étaient meilleurs.

C’est ainsi qu’ils se firent connaître. Amédée Gordini, spectateur attentif, engage alors Da Silva Ramos, qui devient membre de la famille Gordini, tant en Sport qu’en Grands Prix. A l’automne 1954, Amédée Gordini lui confie une barquette Sport (Gordini T15S 2.0) pour courir à la Coupe du Salon, à Montlhéry, un circuit dont Nano deviendra spécialiste. Il abandonne à 4 tours de la fin mais est néanmoins classé.

HERMANO DA SILVA RAMOS (1925 – 2026)
Grand Prix d’Italie à Monza en 1955: Amédée Gordini, Jean Lucas, Hermano Da Silva Ramos, le mécanicien Libert, et Jacky Pollet. Au premier plan, la Gordini T32 confiée à Lucas, tandis que Da Silva Ramos et Pollet courent sur la T16 (source : collection personnelle de Da Silva Ramos)

De ses 19 courses sur des barquettes Gordini entre 1955 et 1956, disputées d’Agadir à Dakar en passant par le Venezuela et Imola, trois succès se signalent : Montlhéry en 1955 et 1956 et Tours en 1956. Gordini étant impliqué sur tous les fronts, Da Silva Ramos est intégré à l’équipe des Grands Prix en 1955. Il y débute au GP de Hollande sur une T16 et disputera sept courses du Championnat du monde, marquant les deux points de la cinquième place à Monaco en 1956 et devenant ainsi le premier pilote brésilien à marquer des points au championnat du monde. Il est également cinquième, cette année-là, à l’International Trophy de Silverstone.

Montlhéry, Coupe de vitesse 1955 : le vainqueur, cigarette aux lèvres, s’apprête à accomplir le tour d’honneur sur sa Gordini T15S. Nelly Da Silva Ramos a pris la place du passager (source : film « Gordini, l’épopée d’une équipe » – Almaviva).

1957 marque un tournant. Son ami Portago se tue aux Mille Miles début mai. Da Silva Ramos annonce alors à Gordini que sa femme étant enceinte, et très affecté par la mort de son grand ami, il a décidé de renoncer à courir à Monaco. Une décision d’autant plus difficile pour lui qu’il avait fait un bon résultat l’année précédente et que c’était un des seuls circuits où les Gordini n’étaient pas trop handicapées par leur manque de puissance et de vitesse. Comme Gordini n’est pas en mesure de trouver un autre pilote ayant une licence GP, et qu’il ne peut pas faire courir une seule voiture avec Pollet (Robert Manzon ayant pris sa retraite), il renonce à participer à la course. C’est la fin de l’épopée Gordini.

HERMANO DA SILVA RAMOS (1925 – 2026)
Montlhéry 1956. De gauche à droite : Nelly et Hermano Da Silva Ramos, Jacky Pollet, et le Prince Jean Caracciolo, pilote amateur et ami de Da Silva Ramos (source : film « Gordini, l’épopée d’une équipe » – Almaviva)

Ferrari : Rester sur la route et aller vite !

Lorsque Da Silva Ramos décide de reprendre la compétition en 1958, avec le projet de recommencer en catégories Sport et F2, il est déjà en pourparlers avec Ferrari depuis un certain temps. Dans un premier temps, il passe commande d’une Ferrari 250 GT, la peint en bleu et rouge, les couleurs de sa mère, l’orne d’un fanion brésilien et part pour une petite campagne européenne, dans des conditions un peu particulières qui méritent d’être précisées.

En fait, Ferrari prétendait hypocritement que l’usine vendait toutes ses 250 GT, même à ses pilotes, pour ne pas faire concurrence à ses clients qui les payaient. Etant donné que Ferrari avait un contrat avec la Shell, c’est en fait ce pétrolier qui payait la voiture dont Ferrari assurait ensuite le transport, l’entretien et… les « modifications ». Elle n’a donc jamais coûté un sou à Da Silva Ramos, tout en bénéficiant des derniers perfectionnements. Ce qui était d’ailleurs le cas également des voitures de Gendebien, Von Trips et Seidel.

Montlhéry 1956 : Da Silva Ramos, au volant de la T32, et son grand ami Fon de Portago (source : collection personnelle de Da Silva Ramos)

A sa première course à Pau, Da Silva Ramos sort de la route, car la voiture avait un défaut au freinage. Le Commendatore « is not amused » : il convoque Da Silva Ramos à Maranello et le reçoit deux minutes dans son bureau pour lui dire : « Da Silva, j’ai dit un jour à Farina que la première chose pour un pilote était de rester sur la route, la deuxième étant d’aller vite. Je ne te le redirai plus. »

En conséquence de quoi, Da Silva Ramos gagne la course suivante à Spa. Il a gardé précieusement le télégramme que Ferrari lui écrit pour le féliciter : « vivissimi complimenti per la bella affermazione di ieri a Spa« . Ensuite, il fait 3ème au Tour de France Auto. Aux 12 heures de Reims, il court avec Phil Hill, mais la voiture est victime d’une panne de magnéto ; ils n’ont plus de phares et ils finissent à la 7ème place. Il court parallèlement en F2, avec la Cooper T45 d’Alan Brown, et obtient la seconde place à Pau (derrière Maurice Trintignant) et la 7ème place à Reims.


1959 est une saison italienne : il est chez Ferrari, pour qui il court les 24 heures du Mans sur une 250TR, tandis que la Scuderia Centro Sud lui confie une Maserati 250F avec laquelle il participera à plusieurs courses de F1 hors championnat, son résultat le plus notable étant une place de quatrième au BARC 200 à Aintree. Quand il lui propose de courir pour lui en catégorie Sport pour l’année 1959, Ferrari ajoute au contrat : « prima di eventualmente passare all’altra categoria« .

Da Silva Ramos est alors au comble du bonheur : sa carrière prend forme. Lorsqu’il participe aux 24 heures pour Ferrari (avec Cliff Allison comme coéquipier), il fait le meilleur temps aux essais, en tournant à 200 de moyenne, et a droit à la première page du Figaro avec de Gaulle et Brigitte Bardot. Malheureusement, c’est l’année où les trois Ferrari abandonnent, et Aston Martin l’emporte pour la première fois. Ensuite, il gagne le Tour de France auto en septembre sur Jaguar.

C’est le moment où il décide de tout arrêter, la mort dans l’âme, sa femme faisant une dépression à cause de tous ses amis pilotes qui s’étaient tués. La dernière trace qu’il laisse en tant que pilote est une seconde place au Grand Prix de Rio de Janeiro au volant d’une Porsche 1500, derrière Mario Cabral, en octobre 1960. Agé de 35 ans, Hermano João da Silva Ramos quitte les affiches de course automobile pour se fondre dans l’anonymat. Cela faisait deux ans que sa femme ne mangeait pas et ne dormait pas, c’est maintenant à son tour de ne plus dormir : non seulement il repense à la course et à tous les sacrifices qu’il a consentis chez Gordini, sur des voitures souvent non compétitives et surtout fragiles, mais aussi à ce à quoi il vient de renoncer alors que l’avenir s’ouvrait enfin devant lui chez Ferrari.

HERMANO DA SILVA RAMOS (1925 – 2026)
Le Mans 1956 (avec André Guelfi comme coéquipier). La personne à droite de la photo est Marc Bande, ingénieur de l’équipe Gordini. La personne à gauche de la photo est Nello Ugolini, visiteur intéressé du stand Gordini, à un moment où il vient de quitter son poste de Directeur de course chez Ferrari et a pris les rênes de l’équipe Maserati (source : film « Gordini, l’épopée d’une équipe » – Almaviva)

Une brillante reconversion

Pour lui, commence alors une période très difficile. Il n’a pas de travail, ne sait pas quoi faire, et sa femme a cessé d’exercer sa profession de mannequin pour s’occuper de leur enfant. Par ailleurs, c’est le moment où sa mère française et sa grand-mère brésilienne se retrouvent ruinées. Lui qui avait vécu jusqu’alors dans l’aisance se retrouve maintenant sans le sou : « nous étions à un Coca près », raconte-t-il. L’entreprise Shell lui offre un travail consistant à distribuer plusieurs marques de voitures, mais il refuse car il veut sortir de ce monde automobile et ne plus connaître de pilotes, ni mettre les pieds sur un circuit. Il n’est d’ailleurs plus jamais retourné sur un circuit.

Le Mans 1959, pilote officiel Ferrari sur la 250TR: le sommet de la carrière de Da Silva Ramos. Il fait équipe avec Cliff Allison et réalise le meilleur temps aux essais. Mais ils devront abandonner (source : collection personnelle de Da Silva Ramos)

Finalement, il décide de s’associer avec Jo Setton, le père de Jackie Setton, entrepreneur et homme d’affaires, qui avait une magnifique collection de voitures de course F1 et Sport[1]. Jo Setton, qui avait fait une belle réussite dans l’électronique, lui propose l’association suivante : un tiers pour lui, pour son know-how, un autre tiers pour lui, pour son financement, et enfin un tiers pour Da Silva, pour le travail. Ils connaissent cinq années difficiles pour démarrer. Tellement difficiles que Jo Setton finit par renoncer et vendre ses parts dans la société. Da Silva Ramos continue avec un de ses fils, et c’est alors que la réussite arrive. Une réussite exceptionnelle, avec la création de plusieurs sociétés florissantes.

Tout d’abord Mood Media (sonorisation, musique d’ambiance, régie publicitaire etc.), actuellement n°1 dans le monde avec une cinquantaine de filiales. Ensuite Mood Duplication, le plus important fabriquant en France de cassettes enregistrées pour l’industrie du disque, société qui fut plus tard rachetée par le conglomérat Allemand Bertelsman. Puis Major Electronic qui représentait en France des marques étrangères, telles que Braun, Sansui, Mitsubishi etc. Et enfin Major Sport qui fabrique des raquettes, des cordages (Tecnifibre), balles de tennis, machines à corder etc. Le groupe fondé par Da Silva Ramos a employé jusqu’à 300 personnes. Da Silva Ramos a vendu ces sociétés en 1987, et maintenant il construit depuis 20 ans, avec ses fils, des maisons de luxe dans la région de Biarritz, à Megève ou à St Tropez.

Il a quatre fils, dont l’un, né au Brésil d’un premier mariage, a travaillé avec lui pendant 25 ans et a réussi de façon exceptionnelle au Brésil dans le domaine de la finance. Les deux derniers, après des études aux Etats-Unis, travaillent maintenant avec leur père dans l’administration de ses affaires immobilières. Il coule des jours heureux dans la région de Biarritz, avec sa femme, ses chiens, ses chats et une employée qui fait partie de la famille depuis 30 ans. A l’occasion, il quitte la côte basque pour honorer de sa présence l’Amicale Facel Vega dont il est membre, et pour se replonger dans l’ambiance du sport automobile à travers les réunions de voitures anciennes, comme le Coys Festival de 1999 ou le GP de Monaco historique 2002. Il lui arrive de repenser à sa carrière avortée chez Ferrari, mais en définitive il ne regrette rien.

Il est maintenant âgé de 85 ans, et toujours en pleine forme. Quand nous l’avons contacté pour la première fois par téléphone, c’est sa femme Nelly qui a décroché : « Vous souhaitez parler à mon mari ? Désolé, il s’est absenté : il est parti faire de la bicyclette. Mais vous pouvez rappeler plus tard. »

PALMARES

1953  
Aston MarinRallye Sablé Solesme1er
   
1954  
Aston MartinCoupes de vitesse – Montlhéry1er
 Coupe de Paris Sport – Montlhéry2ème
 Circuit d’Orléans Sport1er
GordiniCoupes du Salon – Montlhéry6ème
   
1955  
GordiniGrand Prix Sport d’Agadir5ème
 Grand Prix Sport de Dakar6ème
 Coupes de Printemps – Montlhéry1er
 Coupes de Paris3ème
 24 Heures de Paris4ème
 GP du Venezuela Sport3ème
Aston MartinMille Miglia3ème GT
 Coupe de vitesse Marseille – René Larroque1er
   
1956  
GordiniGP d’Agadir Sport5ème
 Coupes de vitesse Sport – Montlhéry1er
 Circuit de vitesse de Tours1er
 Grand Prix des Pays Bas- Zandvoort8ème
 Grand Prix de Monaco5ème
 Daily Express Trophy F1 – Silverstone5ème
 Prix de Paris – Montlhéry2ème, record du tour
 Grand Prix de France – Reims8ème
 Grand Prix Super Corte Magiere – Monza6ème (avec Robert Manzon)
 12 heures de Reims6ème (avec Elie Bayol)
 Grand Prix de Reims F23ème
 Coupes d’Automne – Montlhéry1er
   
1957  
GordiniGrand Prix de Pau6ème
 Grand Prix Sport de Dakar6ème
   
1958  
CooperGrand Prix de Pau F22ème
Lotus 3 heures de Pau Sport1er
CooperGrand Prix de Reims F27ème
Ferrari : GTGrand Prix de Spa Sport1er
 Circuit d’Auvergne3ème
 12 Heures de Reims7ème (avec Phil Hill)
 Tour de France Auto3ème
   
1959  
Maserati 250FF1 BARC – Aintree4ème
JaguarTour de France Auto1er Tourisme
Ferrari Sport24 heures du MansRecord du tour aux essais
   
1960  
PorscheGrand Prix de Rio Sport2ème

[1] Voir à ce sujet : « Les bolides de Jack Setton », par Hervé Poulain et Alberto Martinez, édité par EPA Editions, 1986

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René Fievet
Né en 1952, économiste de formation, René Fiévet vit à Washington DC où il est fonctionnaire international. Dès son plus jeune âge, il a été passionné par les courses automobiles, notamment en lisant les histoires de Michel Vaillant. Il a appris à lire avec « Le pilote sans visage ». Mais vivant à l’étranger dans sa jeunesse, en Extrême Orient et en Afrique, il a plus rêvé le sport automobile qu’il ne l’a vraiment connu. Ce qui arrange bien les choses quand il s’agit d’écrire sur le sujet. Comme tous les passionnés qu’on rencontre dans Classic Courses, René Fiévet pense évidemment que « c’était mieux avant ». Mais à force de répéter ce qui est pour nous une évidence, on risque de passer pour un vieux con. Alors, pour faire taire les sceptiques, les convaincre que le « c’était mieux avant » n’est pas une impression, ni même une opinion, mais une vérité solidement établie, et vérifiable, il faut transmettre quelque chose de ce passé révolu. Et comment transmettre autrement qu’en écrivant ?
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