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Thruxton F2 1976

Thruxton Circuit – F2 – 19 avril 1976

par | 28 Avr 2026 | 0 commentaires



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Thruxton Circuit, Thruxton, Hampshire (UK), le 19 avril 1976

Départ du DJM Records European F2 Trophy. Dûment accrédité par le British Automobile Racing Club (BARC, organisateur), Guy Royer fixe ce qui semble un départ canon de Patrick Tambay sur la droite, impression démentie par la vitesse de mise en train de la March 762 de Maurizio Flammini qui passe en tête au premier virage après les stands.

Patrice Vatan

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Thruxton, un tracé terrifiant

Flammini, un des rares binoclards des circuits avec John Miles et Masten Gregory, y voit assez pour tailler sa route sur ce terrifiant tracé de Thruxton Race Circuit, resté plus proche de l’ancien l’aérodrome de la Seconde Guerre mondiale qu’il était que d’une piste moderne.
On y tourne à près de 190 de moyenne au long de ses presque 4 km formés de longues courbes à droite que relient de faux bouts droits du genre sinueux.
Ça va vite.

Thruxton F2 1976

DJM Records European F2 Trophy

La chasse aux talents

Tout le monde se place dans la chicane avant les stands, seul spot où ça ralentit suffisamment pour bien apprécier le travail du pilote.
Du beau monde en ce lundi de Pâques, moins pour la chasse aux œufs que pour prospecter les talents de demain, n’est-ce pas MM. Tyrrell, Ecclestone, Williams auxquels Peterson et Pace se sont joints.

La Wheatcroft absente

Un regret : la nouvelle Wheatcroft à moteur Abarth Holbay 6 cylindres en ligne est forfait. Sa sonorité extraordinaire distillait hier aux essais une musicalité digne du V12 Matra.
Ercole Colombo l’a prise en photo, sans savoir que l’individu qui tourne le dos, sur la gauche, est ce type qui bosse pour un drôle de canard, Le Demi-Siècle.

Wheatcroft Abarth Holbey – Thruxton 1976 © Guy Royer

6e tour. Patrick Tambay, 2e, met ses roues dans l’herbe, endommageant son flap avant, et sous-vire, proie facile pour Alex Ribeiro, juste derrière, March 762, qui le sautera au 10e passage.

Thruxton F2 1976

Patrick Tambay – Martini Renault – Thruxton 1976 © Guy Royer

Une troublante vicomtesse

Guy nous a rejoint au pif-paf. Outre lui, ce « nous » recouvre Gilbert Monceau, chef de bord de cette expé en Perfide Albion, votre serviteur et une nouvelle venue qui attire les regards aussi sûrement – voire plus – que les ténors en piste : la vicomtesse Michèle de C.
Apparue chez Guy l’hiver dernier lors d’une diapo party, cette jolie brune au visage mutin, gréée en motarde, interpelle Gilbert au point de le distraire des performances de Laffite chez Ligier.
La voilà embarquée dans la rutilante Simca 1100 TI du brillant ingénieur météo pour un round. Quant à moi, montant un 103 Peugeot, certes un peu gonflé, qu’espérer sinon un malentendu.

Pas de Marseillaise à Thruxton

Pendant ce temps, ça tourne. Bien revenu, Jean Pierre Jabouille, qui a réglé son Elf 2 avec le moins d’appui aéro et des ressorts durs, avale le tarmac.
Ralenti par une crevaison lente, Flammini, en tête depuis le début, est à portée du « Grand » : 2″2 de retard au 48e passage (sur 55 tours), le voilà à 1″2 à trois tours de la fin.
Voir un Français gagner en Angleterre est du domaine du jouissif.

Thruxton F2 1976

Jean-Pierre Jabouille – Elf Renault – Thruxton 1976 © Guy Royer

Hélas, un retardataire, un certain Grob sur une Modus, ne capte pas Jabouille attaquant Flammini, lui coupe la route, l’envoie au talus. Le Grand est out. L’Italien à lunettes reçoit le drapeau à damiers mais Tambay prend les 4 points de la 3e place et la tête provisoire du championnat.

 

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Patrice Vatan
Je suis né à l’automobile entre les jambes de mon père. Mêlés à la poussière soufflée sur la piste de Ain Diab par le vent du large, ce sont des souvenirs quasi post-utérins qui remontent, flashes rouges émis par les Ferrari, les seules auto dont je me souvienne lors du Grand Prix du Maroc 1957, hors championnat mais nullement sans saveur. Vision au ras du sol, comme filmée par Walt Disney lorsqu’il s’adresse aux enfants. Huit ans plus tard une jambe cassée m’envoyait au lit et je dois à la couverture du Sport-Auto de juin 1965 – Jean Guichet sautant dans sa Ferrari 275 P -, que m’avait offert une voisine pour me distraire, ma première vraie émotion automobile à l’état conscient.
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