Jean-Marie Alméras – Interview.

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Le premier salon « Montpellier Motor Festival » a été l’occasion de partager pendant quelques heures le stand ô combien prestigieux de Porsche Alméras, tenu et animé par Jean-Marie Alméras lui-même. Nous n’avons pas résisté au plaisir d’un échange avec le célèbre préparateur français.

Olivier ROGAR

Alméras
Jean-Marie Alméras 2022 (c) Olivier Rogar

Classic Courses – Olivier Rogar : Comment a débuté l’aventure Alméras ?

Jean-Marie Alméras : On est tombé dans le giron Porsche dès 1968. Notre société existait depuis deux ans, mais il y avait à cette époque peu de chance qu’on collabore avec Porsche. En effet j’avais débuté ma carrière avec une auto qui avait été conçue par mon professeur de technologie, sur la base d’une mécanique Renault. Puis il y avait une attirance avec Peugeot parce que j’avais passé mon permis avec une 203 Peugeot et qu’ensuite on a commencé les rallyes avec une Peugeot 204 ! Mais ni Renault ni Peugeot ne nous ont ouvert les portes alors que nous voulions être préparateurs.

C’est donc très normalement que nous avons abouti chez Porsche. Ils nous ont accueilli, pas à bras ouverts, mais ils nous ont offert la possibilité d’être préparateurs, en nous vendant des pièces détachées de compétition. Et nous avons démarré en 1968 en participant au Rallye des Cévennes. A cette époque il y avait 300 voitures au départ. La chance a voulu que nous soyons premiers des régionaux et 15e au général. Ca nous a donné pas mal de boost pour démarrer.

Classic Courses – Olivier Rogar: Quelles étaient vos relations avec Porche ?

Jürgen Barth
Jean-Marie-Almeras-et-Jurgen-Barth (c) DR

Jean-Marie Alméras : Chez Porsche nous n’étions qu’un petit préparateur et il nous a fallu gravir les échelons, beaucoup travailler et continuer à travailler d’ailleurs parce que nous y sommes toujours. Nous étions en contact avec Porsche Allemagne et l’un de nos principaux interlocuteurs était Jürgen Barth. Il est notre ami depuis plus de cinquante ans. Il s’est comporté comme le frère Alméras chez Porsche. C’est comme ça qu’on le perçoit. Il a souvent roulé sur nos voitures et nous a conseillé en bien tout au long de notre parcours. On ne remerciera jamais assez Jürgen car il nous a apporté beaucoup. Et l’histoire a voulu que dix ans après, en 1978,  nous avons remporté le Rallye de Monte Carlo, le plus grand Rallye du monde , avec Jean-Pierre Nicolas sur une 911.

Jean-Pierre Nicolas
Jean-Pierre Nicolas – Porsche Alméras – Monte Carlo 1978 (c) DR

Classic Courses – Olivier Rogar  : La consécration pour vous ?

Jean-Marie Alméras : Plus que la consécration, on dira que c’est une reconnaissance de notre travail. Une sorte de justice pour tout ce qu’on avait fait. Notre notoriété a explosé, beaucoup de grands pilotes sont venus vers nous. Des rallymen et des pistards. Guy Fréquelin, Jean-Luc Thérier, Michèle Mouton, Marianne Hoepfner, Hannu Mikkola, Björn Waldegard, Walter Röhrl, Jean-Pierre Beltoise, Jacques Laffite… Beaucoup de très grands ont donc couru sur nos voitures. Jean-Luc Thérier a remporté le Tour de Corse avec nous en 1980. Cette deuxième victoire en championnat du monde des rallyes a vraiment été une très grande victoire pour nous.

Jean-Luc Thérier
Reconnaissance JL Thérier Tour de Corse – Palneca 1980 (c) Olivier Rogar

Classic Courses – Olivier Rogar : Quelle a été la réaction de Porsche après le Monte Carlo en 1978 ?

Jean-Marie Alméras : Porsche était stupéfait. Nous venions de remporter le plus grand rallye. Et eux venaient de présenter la nouvelle Porsche 928 qui incarnait l’avenir de la marque. Et moins d’un an après, Kremer avec une 935, qui reste une 911, a gagné les 24 Heures du Mans. La fidélité des clients associée à ces deux victoires de préparateurs privés ont contribué à perpétuer l’existence de la 911. (1)

Après cette victoire Porsche nous ont fait venir à l’usine et ont fait comme une manifestation de reconnaissance à Alméras. Puis régulièrement des mécanos Porsche ont été intégrés à notre Team pour l’assistance. Et la plus belle chose que nous avons eue, c’est en 1981, par l’intermédiaire de Jürgen Barth, j’ai pu demander à Walter Röhrl (2) s’il voulait piloter une Porsche Alméras. Il était déjà champion du monde mais il n’avait pas de volant. Il a dit oui. Porsche nous ont dit qu’il allait conduire lors du Rallye San Remo. Nous on s’est dit qu’on allait préparer une Gr4. Mais Porsche nous a demandé d’amener une voiture à l’usine. Une Gr4. Celle de Thérier. Et ils ont reproduit chez eux notre voiture. Ils ont fait la copie de notre voiture. Quand elle a été finie, on a mis les stickers Porsche Alméras dessus, comme sur celle de Thérier. Mais c’était une Porsche Alméras préparée par Porsche ! Pour nous ça a été énorme. Il faut se rappeler qu’à cette époque Porsche était impliqué en circuit mais plus en rallye. Et de notre côté nous avions une bonne maîtrise liée à notre implication à ce niveau. Nous étions d’ailleurs également champions d’Europe des Rallyes avec le pilote espagnol Antonio Zanini.

Walter Röhrl
Walther-Rohrl-Porsche-Almeras-San-Remo-1981 (c) DR

Classic Courses – Olivier Rogar : Mais vous ne faisiez pas que du rallye ?

Jean-Marie Alméras : Effectivement car d’un autre côté nous étions quand même très polarisés sur la course de côte. C’est là que nous avons bâti le plus gros palmarès. Je ne dois pas avoir loin de dix titres de champion de France ou d’Europe dans cette discipline et mon frère un peu moins parce qu’il a fait du rallye. Mais à un moment il a fallu se mettre vraiment au circuit. D’abord nous avons fait le Championnat de France des voitures de Production, puis sur les conseils de Jürgen, nous nous sommes portés acquéreurs d’une Porsche 962 d’usine. Et en 1989 nous nous sommes inscrits au Championnat du Monde des Voitures de Sport. C’était d’un niveau très élevé. Il y avait Porsche Angleterre, Allemagne… Mercedes, Jaguar, Lancia… etc.

Nous avions comme sponsors la compagnie d’assurances « Défense Mondiale », Eminence, Le Lit National. On doit aussi dire un grand merci à Georges Frêche (3). Il est venu nous voir et a dit à ses collaborateurs qu’il fallait aider les frères Alméras. Parce que nous étions restés à St Jean depuis le début, sans nous délocaliser à Lyon, Marseille ou Paris. C’est comme çà que nous avons porté les couleurs de Montpellier.

Classic Courses – Olivier Rogar : Et vous avez donc pu faire le Championnat du Monde des Voitures de Sport ?

Jean-Marie Alméras : Nous avons fait le Mans huit fois dont trois avec la 962. C’est insolite de le dire de nos jours, mais nous avons été chronométrés à 375 km/h dans la ligne droite des Hunaudières ! Il faut savoir que les Hunaudières c’était 50 secondes à plus de 300 km/h ! C’est long !

Nous sommes allés au Canada, à Mexico, de très bons souvenirs avec de grands pilotes comme Rosberg, Jabouille, Schlesser etc… Il n’y a qu’une course que nous n’avons pas faite, c’est le Japon, à Suzuka. Moi j’aurais aimé aller courir là-bas, vous savez pourquoi ? D’abord parce que c’était le Japon. Et ensuite parce que ce circuit est en « X ». Vous avez la moitié des virages qui est à gauche et l’autre moitié des virages qui est à droite. Il n’y a qu’un circuit qui est comme ça, c’est Suzuka. Mais on n’a pas pu y aller parce que le coût du déplacement était vraiment trop élevé.

Finalement on a terminé le championnat dans le premier tiers. Il y avait 36 voitures et nous nous sommes classés 12e. Ce qui n’était pas mal. Seuls français et premiers privés. Evidemment les gens nous associent à un concessionnaire. Mais nous ne le sommes pas. Nous avons le label Porche Alméras. Nous sommes dans le système Porsche depuis 54 ans sans être concessionnaires.

Porsche 962 Alméras
Porsche 962 Alméras (c) Alméras

Classic Courses – Olivier Rogar : Que faites – vous aujourd’hui ?

Jean-Marie Alméras : Aujourd’hui nous faisons l’entretien des Porsche actuelles et la restauration et de l’entretien de Porsche Classiques mais nous sommes également préparateurs de Porsche 992 Cup. Nous sommes en Cup et en Super Cup. C’est mon neveu Philippe qui manage cette activité où nous avons acquis quatre titres de champions de France et plusieurs bons classements en Super Cup.

Le niveau est très élevé et pour obtenir ces résultats avec cette belle marque et essayer de progresser, il faut toujours s’investir, travailler, être là. La passion nous pousse à continuer. Pour nous il n’y a pas de retraite ! J’ai aujourd’hui 78 ans mais dans ma tête je ne les ai pas ! C’est ce qui me permet de continuer à courir à ce niveau. Je peux continuer à être performant avec notre 935, puisque je fais depuis douze ans le Championnat de France et le Championnat d’Europe de la Montagne. J’ai plusieurs titres. Mais c’est difficile de garder le niveau. Il ne faut pas arrêter ! Si j’arrête, c’est fini. Il faut que ce soit moi qui conduise la voiture, pas l’inverse. D’ailleurs tous les gens qui achètent des 911 sont ceux qui veulent maîtriser la voiture. Le grand plaisir de la 911 est là. Ce qui fait son succès depuis presque 60 ans !

Et il me faut mentionner les partenariats que nous avons et qui permettent cela, notamment celui de notre ami Pierre Martinet. Sponsor et très bon pilote. Et puis il y a également Michelin, qui sont de toutes nos entreprises depuis le début et pour lesquels nous continuons de tester et avec lesquels nous courons en VHC et en Cup. Pour nous c’est la marque du sport automobile français. D’ailleurs il faut savoir que tous les rallyes que nous avons gagnés, nous les avons gagnés en Michelin.

Alméras
Stand Porsche Alméras (c) Olivier Rogar
Alméras
Stand Porsche Alméras (c) Olivier Rogar
France Dholender
Stand Porsche Alméras avec France Dholander organisatrice MMF (c) Olivier Rogar

Classic Courses – Olivier Rogar : Pouvez – vous nous parler de cette fameuse 935 ?

Jean-Marie Alméras : Elle a été montée en milieu d’année 1979. Et à cette époque il y a un grand Monsieur qui est arrivé, il s’appelait Johnny Hallyday. Quand il venait dans la région , il empruntait souvent la voiture d’un ami commun, une voiture que nous lui avions vendue. Et celui-ci nous l’a présenté. Nous étions en train de finir la 935. Immédiatement Johnny a voulu l’acheter. C’était impossible. On lui a expliqué qu’elle ne pouvait pas rouler sur la route. Que c’était un exemplaire construit pour nous. Et qu’accessoirement elle coutait très cher. Mais ce n’était pas une question d’argent. On ne pouvait simplement pas la vendre. Et Johnny a dit à ses copains « Ce n’est pas grave, j’espère qu’un jour ils m’en feront une ! » Et effectivement par la suite il nous en a commandé une. On lui a fait la même chose qu’une 935 mais pour rouler sur routes ouvertes. Il s’est quand même rappelé de « notre » 935 et un jour il est arrivé pour l’essayer. Nous l’avons emmené sur le circuit de Mireval. Et il a pu tourner avec. Un très bon souvenir.

Johnny Hallyday
Johnny Hallyday et la Porsche 935 Alméras (c) Alméras

Pour ma part, j’ai commencé à courir avec cette voiture en 1980. Ça fait 42 ans ! Il y a un journaliste, Jacques Privas qui a fait le décompte : j’ai fait 250 courses avec cette voiture. Une grande partie en montagne et une petite partie en circuit. Elle est choyée et toujours performante. Aujourd’hui elle a le moteur atmosphérique 3.5L qui ne développe que 370 ch. Mais elle ne fait que 940 kg. A un moment elle était équipée du moteur double turbo 3.2L de 700 ch. mais elle pesait 200 kg de plus. L’avantage est donc qu’elle est beaucoup plus légère, plus maniable et que c’est un moteur atmosphérique plus souple. Il y avait les 935 d’usine mais il y avait toute une série de 935 construites par Joest, Kremer, Porsche Angleterre Porsche Italie avec des pièces Porsche. Comme la nôtre. Sauf que la nôtre a ce moteur atmosphérique alors que les autres ont un moteur turbo.

Pour la Montagne, on a fait un bilan. On a fait le record au Mont-Dore en 2’42’’. L’année d’après, on a mis le moteur turbo et on a fait 2’41’’…

Alméras
Porsche 935 Alméras (c) Alméras
Porsche 935
Porsche 935 Alméras (c) Olivier Rogar
Porsche 935
Porsche 935 Alméras (c) Olivier Rogar
Porsche 935
Porsche 935 Alméras (c) Olivier Rogar

Classic Courses – Olivier Rogar : Que pensez-vous de la situation actuelle du sport automobile ?

Jean-Marie Alméras : Le milieu a été touché par les deux épidémies de Covid, la récession économique et maintenant il y a encore quelque chose qui arrive. Mais si l’automobile n’a peut être plus le même attrait que dans les années 80, quand on voit l’engouement pour les voitures de collection, plus cotées que les voitures d’aujourd’hui, ça prouve quelque chose. La passion est toujours là.

D’un autre côté si vous me demandez ce que je pense de l’électrique, je dirais que je n ‘en pense pas beaucoup de bien. Je ne crois pas que ce soit une avancée technologique. Rappelons que ça existe depuis plus de 120 ans et si ça avait été la solution on serait à l’électrique depuis la fin du XIXe siècle où ça fonctionnait « aussi bien » qu’aujourd’hui si l’on peut dire !

Je vois plutôt de l’avenir avec l’hydrogène. Il y en a eu et il y en aura à nouveau aux 24 Heures du Mans. Et du côté des thermiques, les progrès sont tels qu’on doit leur laisser leur chance. J’espère qu’elles pourront continuer. Peut – être avec des restrictions, mais il faut qu’elles puissent continuer. Il y a de la place pour tout le monde en fonction des utilisations. Pour moi l’électrique est valable en secteur urbain. Les voitures électriques que ce soit chez Porsche ou Tesla sont très bien préparées, magnifiques mais les contraintes de recharge, de recyclage sont telles que ça restreindra la diffusion de ce mode d’énergie.

Classic Courses – Olivier Rogar : Pour conclure quel serait votre rêve automobile aujourd’hui ?

Jean-marie Alméras : Quand je vois ce que Renault et Alpine ont fait avec la A110, je rêve que Porsche fasse un peu la même chose avec une voiture moderne mais dans l’esprit de la 911 classique. Légère, maniable, simple et pas excessivement puissante. Pour moi la charnière c’est la Carrera 2.7 RS de 1973. Pourquoi ne pas faire l’équivalent actuel ?

Jean-Marie Alméras
Jean-Marie Alméras 2022 (c) Olivier Rogar

Notes

1 : La 911 voyait son avenir hypothéqué par l’arrivée des Porsche à moteur avant ( 924-928 puis 944).

2 : Walter Röhrl : né en Allemagne en 1947, champion d’Europe des rallyes en 1974 sur Opel Ascona, deux fois champion du monde des rallye en 1980 sur Fiat 131 Abarth et 1982 sur Opel Ascona 400.

3 : Georges Frêche (1938-2010) : Ancien homme politique (PS puis SE) . Maire de Montpellier (1977-2004), Président de Montpellier agglomération ( 1977-2010), Président du Conseil régional du Languedoc-Roussillon (2004-2010).

Pour aller plus loin

Palmarès de Jean-Marie Alméras aux 24 Heures du Mans : https://www.24h-lemans.com/fr/palmares/driver/jean-maris-almeras-4384

Palmarès de Jean-Marie Alméras en Course de côte :

  • Quadruple champion d’Europe de la montagne: 1978, 1979, 1980 et 2016 (catégorie Racing Car, sur Porsche 935 L du Groupe 5) ;
  • Champion de France de la montagne: 1978 (toutes catégories, sur Porsche 935 L Silhouette 3.3L);
  • Champion de France de la montagne du Groupe 3 en 1974, et du Groupe 4 en 1975 (sur Porsche Carrera 3 L.)
  • Champion de France de la montagne VHC voitures fermées en 2014
  • Vainqueur du Challenge VHC Série B Groupe 5 en 2018
  • Champion de France de la Montagne VHC Production obtenue à l’issue de cette courte saison 2020.

Palmares Alméras Frères ( Extrait du site Porsche Almeras)

Dès leurs débuts sur kart, Jean-Marie et Jacques se sont mesurés à la compétition. De 1960 à 1968, les 2 frères ont totalisé une centaine de victoires sur kart au niveau régional, national et international.

1969

1969

Jean-Marie remporte sa première victoire en épreuve internationale : A seulement 26 ans, il termine 1er de groupe à la prestigieuse course de côte du Mont-Dore.

1971

1971

La naissance officielle de l’équipe Alméras frères : les frères se lancent alors dans l’aventure du Tour Auto, tandis que les courses de côte font toujours partie de leurs défis.

1973

1973

Les frères Alméras prennent possession d’une 911 RSR 2.8L d’usine neuve et signent leur contrat de sponsoring avec La Défense Mondiale : Ils envisagent alors que leur passion pourrait devenir leur métier.

1974

1974

Jean-Marie devient champion de France de la Montagne sur Carrera RS en GT de Série pendant que Jacques fera de même en GT Spécial avec la Carrera RSR.

1976

1976

Première participation d’une Porsche Alméras aux 24 heures du Mans.

1977

1977

Dix ans après l’installation au Pont-de-Lavérune, il faut déménager : A Saint-Jean-de-Védas, les frères Alméras trouvent l’espace nécessaire pour faire face à leur développement.

1978

1978

Les frères Alméras remportent le plus prestigieux des rallyes au monde : Le Monte-Carlo et leur premier championnat d’Europe de la Montagne.

1979

1979

La consécration internationale : « L’armada Alméras » comme on les surnomme est devenu invincible et rafle toutes les victoires en championnat d’Europe.

1980

1980

Victoire de Jean-Luc Thérier au Tour de Corse, tandis que les frères sont champions d’Europe pour la troisième fois consécutive, toujours dans les mêmes groupes : 2 &4 pour Jacques, 5 & 6 pour Jean-Marie.

1981

1981

Rallye de San Remo : Le grand Walter Röhrl demande à l’usine de préparer une copie de la groupe 4 des frères Alméras. La voiture est alors engagée et assistée par l’équipe de Saint-Jean-de-Védas, de quoi être largement fiers !

1982

1982

L’équipe reçoit la coupe de la meilleure assistance au rallye de Monte-Carlo. -Jean-Marie est alors victime d’une très spectaculaire sortie de route à Alp (Autriche) et ne finira pas la saison du championnat d’Europe de la Montagne.

1983

1983

L’année du Mans : La 930 Turbo aux couleurs Lit National ira jusqu’au bout, avec à la clé le podium du groupe B et une très belle 15ème place au classement général.

1985

1985

Championnat de France Production avec la Porsche 924 de 300 cv pour 1240kg, dont 200 kg de lest…

1987

1987

L’armada est de retour : Le Noscar autorise l’homologation de la 911 en Production à l’initiative des frères Alméras. La ville de Montpellier va alors soutenir les frères, toujours en compagnie du Lit National.

1988

1988

Alméras offre à Porsche la coupe des marques en Superproduction, au nez et à la barbe des écuries officielles.

1989

1989

L’aventure 962 : Les frères s’engagent en championnat du monde d’endurance avec la Porsche 962 sport-prototype et se retrouvent au volant de la voiture la plus rapide qu’ils aient jamais pilotée.

1994

1994

Jacques & Jean-Marie reviennent à l’épreuve mancelle en compagnie de Jacques Laffite !

1997

1997

Jean-Marie est champion de France de la Montagne en groupe F.

1998

1998

Trente ans de passion Porsche : Roland Bervillé court en championnat de France GT sous la férule de Jacques.

2001

2001

Arrivée de Pierre Martinet dans l’équipe Alméras en tant que sponsor et pilote : Les frères s’associent donc au traiteur intraitable.

2002

2002

L’équipage Alméras, Martinet, Sourd et Hiesse termine second aux 24h de Spa.

2004

2004

La nouvelle génération : L’équipage Alméras, Alfant & Lavieille termine 5ème au général des 24h du Mans avec Philippe Alméras, le fils de Jacques.

2008

2008

Création du team Pro GT by Philippe Alméras : Branche la plus extrême de la compétition automobile sur circuit, toujours en collaboration avec la célèbre marque de Stuttgart.

2010

2010

Le team Martinet by Alméras s’engage en championnat d’endurance V de V avec l’équipage Pierre Martinet & Gérard Tremblay.

2013

2013

Victoire de Jean-Marie en coupe de France de la Montagne, catégorie Véhicule Historique de Compétition.

2014

2014

Nouveau titre de champion de France de la Montagne VHC pour Jean-Marie.

L’équipe Alméras Frères : les titres

  • 5 titres de Champion de France de la Montagne
  • 6 titres de Champions d’Europe de la Montagne
  • 2 titres de Champion de France des Rallyes
  • 1 titre de Champion d’Europe des Rallyes
  • 2 titres de Champion d’Espagne GT des Circuits
  • 1 titre coupe des Marques, championnat de Superproduction (circuits)

Le site Porsche Alméras : ici

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Olivier Rogar

« D’aussi loin que je me souvienne l’automobile m’a passionné. Les cartes postales de tacots, les goûters au Pub Renault avec ma tante puis la course de côte de Saint Antonin à Aix en Provence et enfin le Grand Prix de France au Paul Ricard m’ont fait passer d’Auto-Poche et l’Automobile à Sport-Auto, Auto-Hebdo, et – surtout – l’Equipe. Fascination pour les protos du Mans d’abord. Puis pour les F1 lors de cette incroyable saison 1976. Monde aussi inaccessible que fascinant que j’ai fini par tangenter en 1979-80 au Paul-Ricard puis en Angleterre. Les quelques photos que j’y avais commises et cette passion inextinguible m’ont amené à collaborer avec l’excellent « Mémoires des Stands » puis, à sa disparition, en 2012, à créer Classic COURSES avec l’aide et les encouragements de Pierre Ménard et Johnny Rives. L’esprit d’entreprise qui m’habite trouve dans le sport automobile les valeurs de précision, de prise de risques, de rapidité à prendre des décisions dont la maîtrise conditionne toute réussite. »

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BLAISE Frédéric

La fascination PORSCHE Almeras à la française est la 911 restera un mythe automobile. Merci Olivier pour ce reportage.

Jean-Robert Aumaitre

Bravo ! ça m’a fait revenir 45 ans en arrière à leurs débuts. Un duo merveilleux ! Papa les adorait.

Christophe Taquet

Très bel article 👍

Seb Clavé

un regal !

Dominique Noël

Je travaillais pour Jimmy Mieusset vers la fin des années 70 et je côtoyais régulièrement cette belle équipe sur le championnat de France de la Montagne.
Ces gens là sont de véritables influenceurs, aujourd’hui encore lorsque j’achète des sous vêtements, c’est Éminence que je choisis.
Merci pour ce bel article et ce doux voyage dans le temps.

ferdinand

Je vais râler en écrivant que c’est encore trop court ! Il y avait tellement à demander à quelqu’un qui a visiblement envie de parler !
Mais merci. C’est passionnant, d’autant que je connais bien les locaux des frères pour être souvent passé devant lorsque j’étais plus jeune. Effet madeleine, quoi.