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Benoit Tréluyer

Benoît Tréluyer – Des 24 Heures du Mans au rôle de manager.

par | 13 Oct 2026 | 0 commentaires

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Triple vainqueur des 24 Heures du Mans et figure reconnue de l’endurance internationale, Benoît Tréluyer met aujourd’hui son expérience au service de la nouvelle génération.
Accompagnement des pilotes, transmission de l’expérience, gestion de carrière, Benoît Tréluyer nous livre son regard sur le management dans un sport aussi exigeant que l’automobile.
Dans un deuxième chapitre à venir, nous interrogerons son poulain Vincent Bouteiller.

Jean Paul Orjebin

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Benoit Tréluyer
Benoit Tréluyer – archives Treluyer

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Classic-Courses : A vos débuts, qu’attendiez-vous d’un directeur d’équipe ?

Benoît Tréluyer : Quand j’étais jeune pilote, j’étais plus concentré sur moi et sur le fait de travailler avec l’ingénieur. On était dans des plus petites équipes, c’était moins structuré donc je n’attendais pas spécialement grand-chose. C’est lorsque j’ai rencontré Monsieur Hugues de Chaunac que je me suis rendu compte de l’importance d’un Directeur d’écurie, de l’aura dont il était pourvu, à quel point ses hommes travaillaient pour lui et ce qu’un vrai leader apportait à une équipe.

C’était son côté très présent humainement, tout en nous mettant dans un cadre d’exigence et d’excellence. C’est difficile pour un manager de savoir cadrer des pilotes sans les stresser. Il m’a cadré, il m’a stressé aussi un petit peu, c’était la première fois que je vivais ça, c’était une course importante, mes premières 24 heures du Mans. J’avais eu beaucoup de respect aussi pour Philippe Sinault auparavant, il était un vrai directeur d’équipe aussi mais plus jeune, de ma génération, donc je le craignais moins.

CC – Comment se gère le stress que provoque le manager ? 


Benoît Tréluyer : C’est un stress qui ne pousse pas à l’erreur au contraire, il l’empêche, il permet de se contenir de ne pas penser qu’à soi et d’aller vite pour se faire remarquer, ce qui est souvent la caractéristique des jeunes quand ils arrivent en sport auto. 


CC – Un bon manager de sport auto doit-il comprendre la mécanique ou la psychologie humaine ?

Benoît Tréluyer : Un grand chef d’équipe peut ne rien comprendre à la mécanique et s’en sortir, puisqu’il peut se reposer sur les ingénieurs et bien recruter ses pilotes alors qu’inversement s’il ne connaît rien en stratégie et en psychologie humaine ou qu’il a aucun ressenti, ça ne peut pas marcher. 


Benoit Tréluyer © Jean-Paul Orjebin

CC – Dans toutes ces équipes de très haut niveau, ORECA, Pescarolo, Audi, il y a-t-il des différences culturelles notables ?

Benoît Tréluyer : Les personnalités sont différentes, j’ai eu affaire à Philippe Sinault au tout début après j’ai eu Hugues de Chaunac sur une épreuve, par la suite c’était Monsieur Ochino qui était quelqu’un assez caractériel avec beaucoup d’émotion dans un sens comme dans l’autre, il fallait bien le connaître pour accepter certaines de ses remarques, encore après, ce sera Henri Pescarolo puis le Docteur Ulrich.

Alors oui, il y a de réelles différences culturelles, il y a le côté vraiment sympa moderne de Philippe qui m’avait bien plu, il était plus axé sur le côté marketing, l’image était importante, il fallait que tout soit propre, tout posé. Hughes de Chaunac, c’était : on sait gagner, on n’est pas des débutants, on a déjà gagné Daytona ; c’est vrai qu’ils avaient déjà tout gagné ce qui apporte une forme de sérénité. En tant que pilote, il nous faisait confiance, il nous avait choisis, il ne fallait pas le décevoir. Il parlait plus au groupe qu’individuellement.

Hugues de Chaunac
Hugues de Chaunac © Olivier Rogar Santoni

Au Japon avec Yoshi, c’était un par un, la moindre émotion était exprimée, ce n’était pas toujours facile à vivre. On s’engueulait, parfois c’était un peu chaud, mais c’était super. J’ai adoré bosser avec lui parce qu’on savait toujours où on en était.

Et puis Henri lui c’était :  j’aime mes pilotes, j’aime mes mécanos, c’était très familial. Il s’inquiétait de chaque personne, il fallait que tout le monde soit bien. Avec le recul, je pense que c’était un peu trop familial, c’est difficile de grossir en manageant comme ça, mais c’était ce qu’il aimait et franchement, c’est ce que j’aime aussi. Ce côté familial n’est pas facile à gérer parce qu’on se pollue avec des problèmes que l’on n’a pas le droit d’avoir quand l’écurie grandit. Je pense que Henri n’était pas fait humainement pour gérer plus gros, d’ailleurs il ne voulait pas. Il connaissait chaque détail de chaque personne, c’était assez impressionnant.

Benoît Tréluyer et Henri Pescarolo – photo archives Tréluyer

Sa voiture, c’était son bébé, « fallait pas la rayer » (sic). Je me rappelle une fois à la radio, il me dit « Benoît pas les vibreurs », je lui réponds « Ce ne sont pas des vibreurs, c’et juste de la peinture au sol » et il me répète « Je t’ai dit, pas les vibreurs » sur le ton monocorde et calme qu’on lui connait, il ne s’énerve jamais, le ton ne monte jamais.

Une anecdote pour vous expliquer sa maitrise et son pragmatisme, je sentais que quelques choses se baladait dans le cockpit, je préviens et je rentre au stand.  Henri demande ce que c’est, je réponds que c’est peut-être mon téléphone que j’aurais oublié dans la poche de ma combi qui aurait glissé et je m’attends à ce qu’il m’engueule. Sur un ton calme et pondéré, je l’entends dire à quelqu’un dans mon casque : « appelez-le si ça sonne on verra où il est », Ça c’est Henri. 

Après il y a eu le docteur Ulrich, c’était un management très attentif à chaque membre de l’équipe, que ce soit ingénieur, mécano ou pilote, c’était à plus grande échelle, quand je suis arrivé, ils étaient 150. Il savait mettre son équipe dans une situation la plus favorable, il remplissait vraiment toutes les cases, c’était quelqu’un d’humain avec tout le monde et il savait mener son bateau, il connaissait chaque détail technique, il savait de quoi il parlait, il était ingénieur. Le seul domaine qu’il ne maitrisait peut-être pas, mais il savait bien le juger, c’étaient les qualités des pilotes mais pour lui l’endurance ce n’était pas que de la vitesse et des qualités de pilotage pur, c’étaient des qualités humaines. Il recherchait des pilotes qui avaient l’esprit d’équipe, je pense que c’est pour ça que ça a aussi bien marché entre nous.

Le docteur Ullrich et son pilote Tréluyer- photo archives Tréluyer

CC – Je note en passant que vous dites Docteur Ulrich et Henri.  

Benoît Tréluyer : C’est vrai, je n’ai jamais appelé le Docteur Ulrich, Wolfgang ou peut être tard en soirée, j’étais quand même plus familier avec Henri, je l’ai côtoyé dès mes débuts parce que c’était le parrain de la filière Elf quand j’ai commencé le sport auto, il m’a suivi il m’a toujours appelé. Ce qui est le plus dur à gérer pour moi, c’est que Henri déteste le docteur Ulrich et moi je les respecte tous les deux, on ne peut pas parler d’Audi avec Henri.

Wolfgang a bien su gérer l’aspect politique et les modifications de règlements. Henri était peut-être un peu trop franc, trop direct et ça a pu froisser des gens. Honnêtement je n’ai jamais été dans les détails mais je pense que Henri lui en veut beaucoup parce qu’il aurait dû gagner les 24 Heures et dans son esprit en partie pour des questions de réglementations, c’est Audi qui a gagné.

Benoit Treluyer et ses coequipier, vainqueurs des 24 h du Mans 2014 – photo archives Tréluyer

CC – Avant cette période « Le Mans » il y a dix ans de sport auto au Japon. Ont-ils influencé votre façon de manager ?

Benoît Tréluyer : Carrément, on m’a expliqué qu’il y avait une hiérarchie qu’il fallait la respecter que s’il n’y avait pas de hiérarchie et d’ordre, c’était le bazar, c’est comme quand vous avez une caisse à outils bien rangée, vous travaillez mieux, vous travaillez plus vite. Au début ça me saoulait, j’étais jeune latin qui avait le feu, qui avait des dents qui traînaient par terre.

Ils m’ont vite calmé, les premières années ça a été à la dure, il a fallu que je me fasse respecter par mes résultats pour pouvoir commencer à l’ouvrir. Au début j’ai mangé la poussière, par exemple aussi bien chez les Japonais que chez les Allemands, l’heure, ce n’est pas cinq minutes après c’est-à-dire que vous arrivez deux minutes avant le rendez-vous et pas après, ça c’est quelque chose qu’en France on ne sait pas faire et qui maintenant m’horripile.

C’est le premier truc que je demande à mes pilotes, c’est aussi que chacun se respecte et s’entraide, ce n’est pas parce que ce n’est pas ton travail de fixer la voiture dans le camion que tu ne vas pas aider, ce n’est pas parce que tu es ingénieur que tu ne ranges pas la semi. J’ai appris beaucoup au sein des équipes japonaises de la plus petite à l’une des plus grosses. Quand je suis arrivé chez Audi, ça m’a beaucoup aidé, d’arriver à l’heure, de respecter la hiérarchie, de faire des rapports, d’être organisé.

Une idole au Japon – photo archives Tréluyer

CC – Un bon manager parle beaucoup ou peu ?

Benoît Tréluyer : On parle beaucoup mais concis, parce que vous avez tellement de personnes à gérer qu’il faut être direct quitte à choquer parfois. Que ce soient mes clients, les parents des pilotes ou les mécanos, on n’est pas là pour faire des politesses, on est là pour gagner des courses et donc j’évite de tergiverser, je vais droit au but. Il y en a qui ont du mal à accepter, mais une fois qu’ils me connaissent ils savent que c’est pour gagner du temps. Au début je pouvais avoir tendance à laisser traîner pensant que « l’autre » se rendrait compte par lui-même, mais en fait ça ne marche pas. Maintenant dès que je vois un truc qui va de travers, j’y vais tout de suite et j’explique, c’est beaucoup plus efficace.

CC –  Vous évoquez le sujet de la famille des pilotes, l’intrusion des pères dans la gestion de carrière de leurs rejetons est un phénomène nouveau, comment l’abordez-vous ? 


Benoît Tréluyer : C’est vrai qu’ils pourraient avoir tendance à être sur le dos des mécanos et ça ce n’est pas possible. Nous, nous traitons cela comme un team professionnel, c’est-à-dire qu’au début de l’année je dis à tous les parents : interdit d’être sous la bâche, de parler aux mécanos quand ils travaillent. Je leur explique que si un boulon est mal serré sur la voiture de leur fils parce que le mécano a été distrait c’est extrêmement dangereux. Je suis là pour former les pilotes à devenir professionnels, il est vrai que leurs parents sont des clients mais chacun doit rester à sa place. J’ai un objectif, celui de regagner Le Mans, pas en tant que pilote mais avec des jeunes que nous aurons formés pour les vaincre, ces 24 heures.

Benoit Tréluyer - archives Treluyer
Covoiturage avec Benoît Tréluyer © Bernard Asset

CC – Maintenant que vous êtes Directeur d’écurie, vous surprenez vous à reproduire certaines attitudes de vos anciens managers ?

Benoît Tréluyer : Un peu de tous, j’ai le petit côté « politique » du Docteur Ulrich pour essayer de ne pas faire d’erreur, de ne pas me mettre dans des situations difficiles, de prévoir l’avenir, d’avoir une vision à long terme. J’aime aussi être proche de mes gars comme l’est Henri, voir, sentir quand ils ne vont pas bien, je les prends dans mon bureau, on discute, je les emmène au resto quand je vois vraiment que c’est grave et parfois ce sont des problèmes de cœur. Je n’arriverai jamais à la cheville d’Hugues de Chaunac mais j’ai aussi son côté entrepreneur avec les risques que cela comporte. J’ai aussi parfois le caractère explosif de Kazuyoshi Hoshino qui était mon papa japonais et puis malgré tout le plus grand manager pour moi, ça a été mon père.

CC – Des erreurs parfois ?


Benoît Tréluyer : Au début, j’ai géré mon fils Jules, il était dans l’équipe des pilotes et je mettais trop d’émotion, je pouvais être très explosif avec lui ce que je ne fais jamais avec mes pilotes. En conséquence, je me suis séparé de lui assez rapidement mais pas à cause de lui, plus à cause de moi. Je me rends compte que d’évoluer avec les papas autour ça ne marche pas, donc aujourd’hui je le surveille de loin, il est au Japon, je trouve que c’est une très bonne école. Je l’ai mis dans le team Impul, l’écurie de Kazuyoshi Hoshino qui était mon patron quand je courais au Japon.  

C’est Kasuki son fils qui gère le team aujourd’hui. Je le connais très bien puisqu’il était mon équipier à l’époque et c’était difficile pour lui de rouler dans le team de son père, exactement ce que j’ai reproduit avec Jules. Donc j’ai pensé que Kasuki avec son expérience était l’homme de la situation pour manager mon fils, bien mieux que moi. Donc des erreurs oui, mais il faut les corriger vite.

CC – Y a-t-il un changement depuis vos débuts sur la façon de gérer les hommes ?

Benoît Tréluyer : Forcément, le plus compliqué, c’est que les jeunes n’ont plus les mêmes valeurs, ce n’est pas un procès que je leur fais. La plupart ont l’impression d’être super motivés, mais comparé à ce que j’ai connu, cela n’a rien à voir, des anciens mécaniciens et Laurent, mon chef mécano me le confirment.  Les mecs à l’époque, ils ne se posaient pas de questions, ça bossait, les jours de repos c’est quand on pouvait, ils travaillaient pour leur passion, aujourd’hui, je pense que les gens travaillent pour gagner leur vie et ils ont des passions à côté.

Ce n’est pas facile de recruter des jeunes très motivés, il y en a encore, j’en ai, j’ai la chance d’en avoir sélectionnés quelques-uns , je les teste, un mot suffit des fois pour me dire : bon ça va pas le faire, ils comprennent pas toujours , ils peuvent être bons mais je savais qu’à long terme ça le ferait pas donc je peux parfois préfèrer avoir des mécanos peut-être un peu moins bons mais je sais qu’humainement ils sont hyper motivés, ils sont dévoués, ils aiment leur voiture, il faut qu’ils vivent pour leur voiture. Aujourd’hui c’est dur de demander ça à des jeunes.

Ce que j’ai appris au Japon et en Allemagne, les méthodes que j’observais chez eux à l’époque sont celles à mettre en œuvre en France maintenant comme le respect des process et des règles de sécurité. En Allemagne, il y avait un énorme décalage entre vie professionnelle et vie privée, avant et après le boulot les mecs étaient différents, au travail c’était très rigoureux, austère, après le boulot, on passe la porte de l’atelier ou du bureau et c’est Oktoberfest. Au Japon pareil, ils travaillent hyper sérieusement et le soir c’est karaoké avec la cravate autour de la tête.                                                      

CC – Quelle est l’activité de votre société Trajectus ?

Benoît Tréluyer : Lorsque j’ai arrêté la compétition, j’ai créé une conciergerie de voitures de prestige dans le Luberon, j’avais besoin d’un local pour entreposer les quelques voitures de collections que j’avais et j’ai pensé embaucher un mécano et en faire profiter une clientèle qui était en demande de cette prestation. Cela a très bien marché et au bout de trois ans, c’était rempli j’avais trouvé tous mes clients et bien géré toutes les voitures, nous organisions des sorties, des stages de pilotage. Lors d’un stage du Classic Racing School, j’ai joint mon fils au groupe, il n’avait pas encore 16 ans, pas de permis évidemment et même pas conduit de voiture. Je voulais juste qu’il s’amuse, mais à la fin de la journée il tournait autour de tout le monde, il passait à fond le premier virage en glisse avec la Formule Ford Crossley. Je me suis dit, il va vouloir faire du sport auto, ça ne me faisait pas marrer du tout.

Team Trajectus -Archives Trajectus

Un mois après, à Goodwood où il m’accompagnait il me dit « Papa j’aimerais devenir pilote comme toi » Je lui ai expliqué que ce n’est pas parce qu’il a tourné plus vite que des gentlemen drivers qu’il avait du talent. Comme il insistait je l’ai inscrit à l’école Winfield auprès de jeunes pilotes ayant fait des années de kart avec la F1 pour objectif. Son défi était d’être à moins d’une seconde d’eux et il était à 4/10ème. Alors j’ai cherché un championnat, j’ai trouvé le championnat de France Ligier de Benoit Abdelatif, la JS Cup France. Pour la saison d’après, comme j’ai vu qu’il se débrouillait pas mal et que je m’embêtais un peu, j’ai décidé de fonder un team, d’embaucher des mécanos et de recruter un pilote de pointe, j’ai choisi Vincent Bouteiller que j’avais repéré et un troisième pilote plus jeune à former.

CC – Patron d’une conciergerie de voitures d’exception et Patron d’écurie… c’est tout ?

Benoît Tréluyer : Mon ami Yoann Bonato m’a sollicité pour que je monte un Team Rallye, j’ai dit OK, je suis content parce que l’année dernière avec la Citroën C3 nous avons été champions de France des rallyes.

Et puis un jour Hughes Ripert le patron de la boite de modélisme Spark m’appelle et m’annonce qu’il a acheté la marque Tyrrell et qu’il aimerait bien que je m’occupe du team. Me voilà à gérer un team de F1 historiques. On veut faire les choses bien et investir sur le team Tyrrell. Aujourd’hui celui qui veut rouler en F1 historique il est obligé de l’acheter. Nous en revanche, nous proposons de les louer, nous avons une 012 et une 015, une équipe qui les entretient et moi qui accompagne le client pour la prise en main de la voiture. Nous avons le projet d’augmenter notre parc de F1 historiques. Une autre facette du management qui me plait bien.

Tyrrell chez Trajectus – photo trajectus

Bon, je suis content de savoir que vous allez rencontrer mon pilote Vincent Bouteiller, je suis curieux de lire ce qu’il va vous raconter !

A suivre…

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Jean-Paul Orjebin
Jean-Paul a été un pilier de Mémoire des Stands, comme il est un pilier de Classic Courses. Ne vous fiez pas au fait qu’il roule en anglaise : c’est un passionné, un fou d’Italie, d’Emilie Romagne, de cette terre particulière qui a donné vie à toute cette cette passion autour du Cavalino Rampante. Mais Jean-Paul ne vous parlera que très rarement de voitures. De course. Lui vous parlera du sel de la vie ; de la rencontre avec ces chevaliers qui portent haut les qualités qu’il admire. Courage, talent et humanité. Il vous entrainera là où vous n’auriez pas imaginé pouvoir aller. Vous entendrez avec lui, des hommes dont vous n’auriez pas non plus imaginé pouvoir recueillir les confidences.
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