F1 2016, Autriche. Eviter le drame … ou le ridicule ?

Les dates qui, dans l’Histoire, constituent les principaux points de repère de son déroulement sont le plus souvent celles des grandes batailles – Alesia, Marignan, Waterloo, Verdun, Stalingrad… C’est un peu pareil dans l’histoire du sport automobile. A ce titre, le dernier tour du Grand Prix d’Autriche 2016 restera fameux par un  nouveau règlement de comptes « fratricide » (est-ce le mot?) entre Nico Rosberg et Lewis Hamilton. Ils nous en avaient donné une première version au G.P. de Belgique 2014. Plus récemment ce fut  au tout début du G.P. d’Espagne. Ils ont récidivé sur le Red Bull Ring de Zeltweg en soulevant  encore plus de commentaires que précédemment – car cette fois c’est en jouant la victoire dans le sprint du dernier tour que leur rivalité a atteint son paroxysme. Ce nouvel épisode ne peut pas laisser sans réaction l’état-major de Mercedes. Il est grand temps, sans aller jusqu’au président Dieter Zetsche, que Toto et Niki prennent leurs responsabilités. Et intiment à leurs pilotes, au prochain acte de rivalité, une hiérarchie à respecter impérativement. A Zeltweg, sentant pointer l’orage, le bon sens aurait été, en vue de l’arrivée, d’indiquer aux deux pilotes de rester sur les positions acquises. Le drame eut été évité. Le ridicule également.

                                                                  Johnny RIVES.

Quand, posté au bord d’un circuit, voire bien calé dans son canapé, on assiste à un tel événement, la première réaction est de juger. De prendre parti pour l’un ou l’autre des deux pilotes impliqués. Bien qu’il soit impossible de se mettre à leur place, c’est ainsi que l’on réagit. Dans l’affaire de Zeltweg, à tête reposée, on pourrait se dire que, tout bien pesé, Rosberg aurait dû s’incliner de bonne grâce devant le retour d’Hamilton. Ses pneus étaient à l’agonie, il ne pouvait décemment plus tirer tout le parti de sa machine pour résister. En acceptant cette fatalité, il se serait classé 2e et aurait limité au maximum sa perte sur son rival. Mais allez réagir comme ça lorsque, comme tout autre pilote digne de ce nom, vous êtes un compétiteur ! Impossible !

2016_autriche_ham_ros_crash

Nico a donc obéi à sa pulsion naturelle : faire tout et plus encore pour éviter la défaite… et surtout la victoire de son adversaire n°1. Cela l’a poussé à perdre bien plus que s’il avait raisonné avec sagesse. Il a freiné à l’intérieur, dans le virage fatal. Cela n’a pas empêché Hamilton de venir à sa hauteur par l’extérieur. A sa hauteur et même un poil plus. Nico, emporté par son élan, a largement manqué la corde. Avait-il freiné si tard pour expliquer un tel écart ? Ses freins étaient-ils à ce point défaillants ? Ses pneus autant privés d’adhérence ? On nous permettra d’en douter. Notre impression est qu’il a voulu embarquer Hamilton au large pour réaccélérer en meilleure position que lui et conserver son avantage. Manque de chance son aileron avant a touché l’autre Mercedes (preuve qu’elle avait un peu d’avance sur la sienne) entraînant de tels dégâts que ses chances furent anéanties non seulement de se classer 1er, mais même 2e – car Verstappen et Raïkkonen étaient à l’affut derrière les deux Mercedes. Pour eux ce fut une aubaine.

LE PROBLÈME DES PNEUS

Jusque là, Rosberg avait accompli une merveille de course. Pénalisé de cinq places sur la grille de départ – comme Sebastian Vettel et pour la même raison (changement de boîte de vitesses) – il s’était attaché à brillamment combler ce handicap règlementaire initial. Tout comme Vettel, d’ailleurs. Tandis qu’Hamilton, qui avait enfin réussi un bon départ, contrôlait la course sans la dominer outrageusement pour épargner ses pneus, Rosberg et Vettel se frayaient un passage vers l’avant aux dépens des héros des qualifications, Hulkenberg et Button. Ceux-ci avaient défrayé la chronique samedi en jouant opportunément avec une capricieuse averse. Mais la réalité de la course ramenait dimanche leurs F1, Force India et McLaren, à leur juste valeur.

C’est alors que les pneus provoquèrent un premier coup de théâtre. Après dix tours seulement, plusieurs pilotes estimèrent judicieux d’en changer. Dont Rosberg. Ici, l’on touche à une aberration que les législateurs de la F1 devront nous expliquer un jour : cette année les équipes doivent choisir leurs pneus plusieurs semaines avant chaque Grand Prix. Sans avoir la moindre idée de la température qui règnera lorsqu’ils les utiliseront. Place est largement ouverte au hasard. Pour l’Autriche, beaucoup avaient retenu en priorité des gommes « super tendres », et même « ultra tendres », offertes par Pirelli. En se basant sur leur expérience des années précédentes. Manque de chance, le revêtement du Red Bull Ring a été refait à neuf et il s’est avéré dès les premiers essais beaucoup plus abrasif que précédemment. D’où les changements de pneus précoces. Confortablement installé en tête, Hamilton avait réussi à ménager les siens, ce qui n’était le cas ni de Rosberg ni de Vettel  – contraints de batailler pour surmonter leur handicap.

Résultat : Rosberg plongea à la 15e place après son changement de roues. Vettel, qui s’était qualifié avec des « super tendres » et non des « ultra tendres » comme les Mercedes, fit le pari d’emmener les siens plus loin. Hamilton en changea au 22e tour, laissant la première place à Raïkkonen qui en changea au 23e, offrant la première place à Vettel glorieusement revenu en tête depuis sa 9e place sur la grille. Une ondée menaçant, Sebastian tenta de retarder au maximum son changement de gommes. Mal lui en prit. Usé à la corde, un de ses pneus se désintégra en pleine ligne droite, le réduisant au KO technique.

2016_autriche_podium

Safety car, multiplication des arrêts au stand. Quand la course fut relancée (31e tour) les Mercedes menaient la danse, Rosberg devant Hamilton dont l’arrêt avait été anormalement long. Restait plus de la moitié de la distance à couvrir. Cela les contraignit à un nouveau changement de pneus : des « tendres » (donc les plus durs) pour Hamilton au 54e tour. Des « super tendres » (donc plus fragiles) pour Rosberg. Hamilton s’en émut : son rival avait des pneus plus performants, pourquoi ? La réponse était simple : il n’y en avait pas d’autres ! Ainsi chaussé, Rosberg partit à la poursuite de Verstappen que les circonstances avaient placé en tête. Il le déborda, comme Hamilton le fit derrière lui. Mais ses pneus, plus performants et plus fragiles se dégradèrent… On connaît la suite.

VERSTAPPEN EN MAÎTRE

Ce G.P. d’Autriche va peut-être entraîner un certain désordre également chez Red Bull. Car Verstappen y a manifesté une maîtrise supérieure verstappenà celle de Ricciardo. Ce dernier n’avait pas été servi par la stratégie de son équipe au GP d’Espagne, où au lieu de lui échoir – s’il n’avait pas été arrêté pour un inutile changement de pneus – la victoire avait souri à Verstappen. L’Australien avait eu sa revanche à Monaco (2e derrière Hamilton tandis que Verstappen avait été éliminé sur accident). Mais au Canada le jeune Max (18 ans) l’avait dominé. A Bakou Ricciardo ne confirma sa position de leader d’équipe qu’avec une petite seconde d’avance. A Zeltweg il en a concédé 26 à son jeune équipier – qui a finalement manqué la victoire pour bien peu de choses. Et qui tend, course après course, à postuler pour devenir prochainement le leader de l’équipe Red Bull. Cela ne va pas dissiper le malaise que, malgré son sourire, l’on entrevoit dans le regard de Ricciardo.

GROSJEAN ET WEHRLEIN

On a revu avec plaisir Romain Grosjean connaître à Zeltweg la même réussite qu’en tout début de saison. Il y a fourni une prestation de qualité avec une constance sans faille, émergeant au fil des tours d’un peloton où figuraient des flèches de gros calibres : Perez, Alonso, Button et autres Sainz. Outre un excellent niveau de performances, Grosjean se fait remarquer par une utilisation optimum de ses pneus. A Zeltweg, son arrêt pour en changer ne pouvait pas être plus opportun puisqu’il coïncida avec l’intervention de la « safety car » due à l’accident de Vettel. Après quoi, il a conduit sur le fil sans l’ombre d’une faute pour arracher une 7e place de belle facture.pascal_wehrlein_2

Autre performance relative de grande qualité : celle de Pascal Wehrlein. Ça n’est pas la première fois que ce jeune espoir (21 ans) attire les regards. Là, l’abandon de Perez (freins défaillants) dans l’avant dernier tour lui a offert une 10e place inespérée mais méritée. Avec le si précieux point qu’elle rapporte au championnat. Bien que lié à Mercedes par contrat, pourquoi Wehrlein (dont la maman Mauricienne est  francophone) n’intéresserait-il pas l’équipe Renault qui aura des ambitions plus élevées en 2017 ? Pour les accomplir il lui faudra des pilotes d’un autre gabarit que les actuels…

Illustrations @ DR

 

 

 

Johnny Rives

Johnny Rives entre au journal l'Équipe en juin 1960 pour y devenir le spécialiste des sports automobiles. Il commenta les grands-prix de Formule 1 sur TF1 avec Jean-Louis Moncet, Alain Prost, et Pierre van Vliet de 1994 à 1996. Johnny Rives a encouragé le démarrage de Classic COURSES auquel il collabore depuis le début.

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44 pensées sur “F1 2016, Autriche. Eviter le drame … ou le ridicule ?

  • Quel régal de lire cette analyse, surtout n’ayant pas regardé le grand prix !
    Merci et bravo Johnny !

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  • Pour une fois pas du tout d’accord, cher JR. Parce que Rosberg fait une bêtise comme tout autre pilote l’aurait fait cf Schumi 97 (style ça passe ou ça casse), il faudrait en revenir aux consignes d’équipe alors même que c’est l’équipe qui a pénalisé la course de Hamilton !? Laissons à Mercedes le soit de faire prévaloir l’intérêt constructeur -encore que…- mais pas aux fans de F1 !

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  • Merci pour ces explications claires et précises, qui m’éclairent sur le déroulement de ce GP dont je n’ai suivi que le dernier tiers à la TV.
    Par contre, je suis surement naif mais j’ai eu un ressenti différent sur l’accrochage : Je vous rejoins sur le fait que l’erreur de Rosberg a été de vouloir résister à son coéquipier. Cela faisait déjà au moins un tour ou deux que Rosberg perdait beaucoup de temps dans les gros freinages. Mais je ne pense pas qu’il ait cherché sciemment à embarquer Hamilton au large. Auquel cas ça voudrait dire qu’il prenait volontairement le risque de tout perdre dans un contact ??
    Ca m’est paru beaucoup plus basique : n’importe quelle voiture, Mercedes F1 comprise, accroit sa distance de freinage quand ses pneus et/ou les freins sont usés… En freinant tard (trop tard pour les capacités de sa voitures à cet instant) pour résister dans le feu de l’action à Hamilton, il est parti immanquablement tout droit !! A la gauche de Rosberg, je n’ai pas trouvé Hamilton bien malin non plus !!! Il élargit sa trajectoire ok, mais il vire à droite comme s’il n’avait pas envisagé que Rosberg pouvait se louper (ou pas ;)). J’estime pour ma part qu’une tentative par l’extérieur reste une manoeuvre « couillue » et plus risquée. Bah CRAC !!
    Bref, comme vous le soulignez, c’est facile à dire depuis son canapé, mais nos deux acolytes ne m’ont pas donné l’impression d’une grande intelligence de course sur ce coup là.
    Cordialement,

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  • Mais… Johnny Rives ne dit pas autre chose : à Mercedes d’imposer une hiérarchie entre ses pilotes à l’orée du dernier tour. La F1 a ceci de fascinant qu’elle est à la fois une course individuelle et une course d’équipe. Deux coéquipiers qui s’accrochent, ça a toujours un arrière-goût désagréable.

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    • Pour le constructeur sans doute…mais qu’aurions nous dit en apprenant que Hamilton avait reçu l’ordre de ne plus se battre ! Alors que Mercedes a 100 pts d’avance… Pitié remerciez plutôt Mercedes de jouer le jeu plutôt que de l’encourager à sévir ou à prendre un pilote n°2.
      Si c’est pour voir 2 Mercedes rouler l’une derrière l’autre je me désabonne !
      P.S.Pour JR, la première fois que je l’ai vu gamin c’était à Nice dans la Matra avec JPB…Ah ces V12 !

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      • Avec JPB? C’était plutôt avec Henri. Mais il est vrai que pour fêter le doublé Matra nous étions tous cote à cote. Ne manquaient que Depailler et Jabouille qui avaient accompli la première étape.

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  • Bref pas de drame et encore moins de ridicule mais une bonne bagarre jusqu’au bout.

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  • Pardon plutôt Pesca ou G.L. je fais un package !

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  • Mon bon Johnny toujours aussi fort pour enflammer le bon peuple …
    J’ai toujours adoré ta plume mais pour moi la F1 c’est finit depuis belle lurette. J’ai viré ma cuti et suis passé à l’Indycar où nos frenchies se distinguent avec brio. Tous les nostalgiques des vraies courses de F1 sont unanimes, celle d’aujourd’hui sauf circonstances particulières (abandons des 2 Mercedes ou pluie…) sont d’un ennui mortel. Les audiences télé sont en baisse ainsi que les ventes de magazines spécialisés, je ne parle pas des entrées public une vraie cata … à l’inverse l’Indycar est toujours aussi spectaculaire et indécise.

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  • Moi itou, j’ai admiré l’équipe Matra à Pau, pendant le Tour Auto. Justement, les choses étaient très claires chez Matra : pas de bagarre entre elles sur les circuits où elles se partageaient les victoire ; la différence devant se faire dans les courses de côte où Beltoise et Pescarolo avaient le droit de rivaliser. Le drame de Hamilton et Rosberg, c’est qu’il n’y a pas… les courses de côte. Je rejoins votre point de vue sur la qualité du spectacle et la libre concurrence des pilotes, sans pour autant aller à l’accrochage entre coéquipiers. Johnny Rives a raison : à l’équipe Mercedes de gérer ça, en figeant par exemple les positions à l’issue de l’avant dernier-tour. Encore que… les coéquipiers s’accrochent parfois en début de course !!!

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  • A la suite d’un nouvel accrochage Toto Wolff brandit la menace de consignes d’équipe! Non content de dominer de façon écrasante il voudrait imposer un ordre façon Neubauer à ses pilotes tuant définitivement tout intérêt. La victoire seule compte comme le dit Lauda et réaliser des doublés apporte peu de plus à Mercedes qui est déjà virtuellement champion du monde des marques. Peut-être aussi qu’à Stuttgart on aimerait que pour la première fois un pilote allemand soit sacré sur une flèche d’argent. Ravitaillements compliqués, départs poussifs, ennuis récurrents moteurs, difficultés à trouver rapidement les réglages aux essais, la route est laborieuse pour le britannique qui essaie de conserver sa couronne.

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    • Si l’on ajoute qu’il aura une pénalité pour épuisement prochain de son quota de groupes propulseurs et que Rosberg -confronté à des problèmes de cartographie moteur en Espagne et de freins+pneus en Autriche- a déployé des défenses douteuses pour lui interdire de le dépasser au point de l’expédier chaque fois au décor, on voit mal Hamilton accepter des consignes d’équipe !

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  • Cher Johnny,

    « Le drame eut été évité ». Quel drame?
    « Il est grand temps (…) que Toto et Niki prennent leurs responsabilités. Et intiment à leurs pilotes, au prochain acte de rivalité, une hiérarchie à respecter impérativement ».
    Donc, il faudrait supprimer la rivalité? Et faire respecter l’ordre? Et la course?
    Je ne comprend pas bien.

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    • Je suis sans doute trop « sage » (?), cher Paul-Henri. Supprimer la rivalité, non, bien sûr, entre équipes concurrentes. Mais à l’intérieur d’une équipe, à partir du moment où la rivalité atteint de tels extrêmes, je ne vois pas pourquoi Mercedes n’y met pas de l’ordre. Car là, finalement il s’en est fallu de très peu que la course s’achève au détriment des deux Mercedes par une victoire de Verstappen devant Raïkkonen… C’est mon point de vue et je profite de la tribune de Classic Courses pour l’exprimer, sachant que les contradicteurs pourront également exposer leur opinion à côté de la mienne…

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  • Pas d’accord avec vous Johnny sur la nécessité d’imposer des consignes.
    Qui est le perdant du GP d’Autriche ? Rosberg, pas Mercedes.

    Le fait est que cette rivalité Hamilton/Rosberg fait les gros titres. On ne parle que de ça, et -selon moi- c’est tout bon pour Mercedes: ils dominent ET font le spectacle.
    Mieux: le fait que l’équipe allemande laisse ses pilotes se battre est tout à son honneur. Imposer des consignes, en plus d’être une hérésie sur le plan sportif, reviendrait pour Mercedes à se faire une contre-publicité bien plus dommageable que l’accrochage de dimanche dernier. Surtout avec une pareille domination (car ne nous leurrons pas: selon toute vraisemblance, un pilote Mercedes sera à nouveau champion du monde cette année).

    Toto Wolff a déclaré qu’avec son équipe, ils passaient « pour des idiots. » Je ne suis pas d’accord. Pour moi, si « idiots » il y a, il faut regarder uniquement du côté des pilotes, qui n’ont pas été capables de se battre proprement (avec la faute plutôt sur Rosberg cette fois-ci, mais je ne l’en blâme pas, c’est la course).

    Il va probablement y avoir une sacrée mise au point en interne chez Mercedes. Et je le comprends.
    J’espère juste qu’ils ne se tireront pas une balle dans le pied (et dans le pied de la F1) en imposant des consignes. Jusque là, Mercedes avait compris son intérêt à laisser ses pilotes libres; surtout avec une pareille domination qui n’oblige en rien à prendre de telles mesures.

    Toto Wolff dit que cela le ferait vomir d’imposer des consignes d’équipe ? Dans ce cas, qu’il s’épargne cette peine: cela nous évitera à nous, public, les mêmes spasmes.

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  • A mon humble avis, les consignes ne doivent être appliquées qu’exceptionnellement et en tout dernier ressort, lorsque le titre est en jeu et que l’équipe peut tout perdre sur une bêtise. Sinon, on revient à des situations iniques déjà vues dans le passé.

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    • Je suis d’accord. Que Mercedes impose des consignes en fin de saison, et uniquement si Vettel (ou un autre pilote non Mercedes) peut remporter le titre, je comprendrais. Mais nous en sommes très loin.
      Dans les autres cas de figure, surtout pas. Et quand bien même, je ne suis pas certain qu’Hamilton les accepte sans faire de bruit…

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  • Nous ne résistons pas au plaisir de compléter ces commentaires par ceux intervenus sur notre page FB.

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  • Les pilotes Mercedes ont effectivement évité le drame….. je serai moins sûr de la suite : ont-ils vraiment évité le ridicule ?

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  • Je partage l’analyse impartiale de Johnny Rives quant a l’attitude des deux pilotes mercedes…

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  • Imaginons qu’en fin de saison, au rythme où vont les choses, il manque 5 petits points à Rosberg pour coiffer sa première couronne face à Hamilton …… Sûr qu’il se souviendra de ce final autrichien où il cède 13 pts au lieu des éventuels 7 pts possibles s’il avait fini 2ème ….

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  • Je crois,malheureusement, que Rosberg marquera la F1 comme l’ont fait avant lui,Irvine,Coulthard ou Weber,mais jamais comme Lauda,Prost ou Hamilton…

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  • Peterson est un cas a part,car il avait lui,toutes les capacités pour etre CDM…le destin en a voulu autrement!

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  • Tu sais bien sùr que chez lotus il avait la consigne d’aider Andretti a remporter le titre…

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  • Oui mais il était déjà barré par Fittipaldi, ne pouvait-il pas signer dans un autre team ? Et puis rien ne dit qu’après Mario il aurait réussi. Ce n’était sans doute pas un leader metteur au point… mais bon Monza 78 est passé par là

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  • C’est vrai que pour etre CDM il faut etre dans la bonne ecurie au bon moment,c’est meme la 1ere condition avant d’en avoir le talent!!

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  • Le problème de 1978 c’est de savoir si Ronnie aurait été champion si Mario n’avait pas été là ?

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  • Par contre de nombreux observateurs sur ces pages nous parlent d’un drapeau jaune (?) avez-vous vu , Gérard et Johnny, un drapeau jaune ?

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  • Oui,dans le virage 3 pas dans le 2…et Hamilton ne pouvait pas faire autrement que depasser Rosberg puisqu’il etait « en panne » !

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  • Ridicule c’est sûr, mais en spectateur ce sont ces moments la et ces oppositions fortes qui me font aimer la f1! Vivement ce weekend pour la suite

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  • La solution serait peut-être de pénaliser le futur fautif en le plaçant pour une course dans le baquet de Pascal Werhlein , qui pourrait alors faire ses gammes en haut de classement sur une flèche d’argent .
    Il conviendra cependant de désigner le fautif par référendum dans le paddock, et le résultat est parfois incertain ..

    Quant à Ronnie Peterson, il aurait pu surtout être champion du monde dès 1973 s’il n’avait connu huit abandons sur quinze courses dans la saison ( et un score vierge de points après cinq grands prix , terminant seulement à 19 unités de Stewart soit à peine plus que deux victoires ).
    Je me souviens enfin surtout de ses trois victoires sublimes de l’année suivante sur une Lotus 72 presque en bout ce course, et d’un pilote touché par la grâce du génie de la survitesse en courbe.

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    • Dans un de ses délires provocateurs, Bernie avait un jour envisagé de faire partir le vainqueur d’une course en dernière ligne à la course suivante. Histoire de pimenter un peu des débats qui commençaient à lasser par leur monotonie (il me semble que c’était lors de la domination Schumacher-Ferrari dans les années 2000, à vérifier).

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      • Bernie en a proposé, des idioties !
        Début 93, il évoquait la neutralisation des courses dès que le pilote de tête avait plus de X secondes d’avance sur le 2e (avec un X de 10s ? 20s ? Je ne me souviens plus).

        Il avait aussi parlé du lest embarqué (hérésie absolue selon moi, même si cela existe en WTCC par exemple), de raccourcis sur le circuit utilisables X fois par course (ça devait être vers 2007), de l’arrosage artificiel, des grilles inversées, et j’en oublie certainement.

        Je me souviens aussi d’une proposition (ou plutôt provocation volontaire) de son comparse Max Mosley (jamais avare d’une ineptie lui non plus) qui voulait répartir aléatoirement les pilotes dans les écuries.

        Cela dit, tout ça a le mérite de nous faire rire. Et puis, c’est pas comme si ces gens là étaient aux commandes… Non ? 😉

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    • Peterson est un peu comme Gilles Villeneuve dans le sens qu’il aurait sans aucune contestation mérité un titre de champion du Monde au vu de son talent pur mais il n’aurait pas nécessairement réussi à le décrocher. En 1973 il bénéficiait pas mal de l’expertise technique de Fittipaldi et certains abandons semblaient être dus à son style de pilotage trop agressif (après on le sait, les Lotus n’ont jamais brillé pour leur fiabilité…). En quelque sorte, il n’était pas encore « prêt » pour le titre.

      En 1978, oui, si Andretti n’était pas là, Peterson aurait mené la Lotus au sacre mais déjà, au vu de la supériorité de la monoplace, ce raisonnement vaut pour d’autres pilotes (Reutemann, Lauda, Depailler…) et là encore Andretti était un très bon metteur au point, qualité que Peterson ne possédait pas.

      Après, on a bien vu des pilotes au talent intrinsèque incontestable remporter un titre en dépit de leurs lacunes techniques ou cognitives dans le cas de ce cher Mansell (sans lui manquer de respect), donc je suppose que pour résumer, le regretté Peterson était au « bon endroit au mauvais moment ». Comme beaucoup de champions sans couronne d’ailleurs.

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  • et encore un fois je partage l’avis de Johnny Rives, qui arrive toujours à faire une très bonne analyse de la situation. En étant moi un supoorter de Rosberg, j’ai un énorme regret pour ce qu’il a fait au dernier tour, car il a raté l’occasion d’emmener à la maison les points de la deuxième place, et en plus il n’a pas montré une grande sportivité en tapant Hamilton de cette façon. Dommage….

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  • Que penSez vous des propos de LAUDA , qui n’a généralement pas la langue de bois , sur Lewis et du démenti de MERCEDES . Smoke on the water , fire in the sky copyright DEEP PURPLE à Montreux ? En français : n’y auraitil pas le feu au lac?

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  • Ce que je trouve le plus amusant dans l’histoire, c’est que tous ces débats quant à la responsabilité de chacun et au besoin ou non d’imposer des consignes a fait oublier à beaucoup de monde que l’on a eu droit à une victoire décidée dans le dernier tour de course. La F1 de 2016 peut toujours donner du spectacle et du suspens et après le décevant Grand Prix d’Europe, c’est tombé au bon moment.

    Après, c’est un incident où il y aura forcément plusieurs points de vue :
    – Pour les consignes, je n’ai jamais été fan mais pour ce cas précis, j’aurais compris que l’on en impose. D’un autre côté, doit-on vraiment museler les pilotes sachant qu’ils sont dans leur droit de lutter pour la victoire et le titre et que c’est aussi à chacun d’avoir une once d’intelligence pour éviter un contact ? Une chose certaine, cet incident était largement évitable.
    – La trajectoire de Rosberg est trop décalée pour qu’on ne le considère pas comme responsable. Je comprends le raisonnement derrière car peut-être se sentait-il floué par les quelques coups de roues des courses passées (Austin 2015 et consorts), d’où cette réponse à Hamilton. Problème, en cherchant à jouer au plus fort, Rosberg a déjà gâché deux doublés : Spa 2014 et maintenant cette course. Je pense surtout qu’il a la pression et qu’il sait pertinemment que ce sera cette saison ou jamais car à la régulière, Lewis lui est supérieur. C’est triste car Nico n’a pas besoin de ça…

    Sinon ravi pour Button, Grosjean et Wehrlein, ces courses se savourent grâce au spectacle offert mais aussi grâce à ces résultats intermédiaires originaux. Et mine de rien, quand on reviendra sur Spielberg 2016, on en rigolera de cet accrochage, j’en suis certain.

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