GP Historique Monaco 2022 – Martin Stretton (5/5)

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L’homme qui a piloté plus de 350 voitures !

Vous dirais-je que les pilotes en « Historique » sont plus abordables que les pilotes actuels ? Même les champions le sont. Et avec six victoires ici même à Monaco, Martin Stretton est l’un des plus titrés. A une époque où les niveaux étaient moins homogènes, j’ai vu Martin Stretton gagner deux fois avec la Tyrrell à 6 roues. La fameuse P34. Et à chaque fois je me suis demandé pourquoi ce pilote n’avait pas été en F1 « moderne ». Cette année j’ai eu la possibilité de lui poser la question. Pertinent, précis, disponible : un pilote comme nous les aimons chez Classic-Courses.

Olivier Rogar

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Martin Stretton
GP Historique Monaco 2022 – Martin Stretton – Tyrrell 012 – 1984 © Olivier Rogar

Classic Courses – Olivier Rogar : Martin, d’où êtes-vous originaire ?

Martin Stretton : Je viens d’un endroit très proche de celui où je vis aujourd’hui, à l’ouest de l’Angleterre, dans les Midlands, très proche du Pays de Galles. Un bel endroit. Je suis né en 1959.

Classic Courses  : Votre famille était-elle impliquée en sport automobile ?

Martin Stretton : Mon père a eu pendant un moment une petite société d’engineering. Il avait fait du rallye dans les années 50 et sa société avait conçu quelques-uns des tout premiers go-karts. Comme petit garçon je rêvais de devenir pilote de course. Mais mon père a quitté la famille quand j’avais dix ans. Cependant mon oncle était impliqué en course automobile. Ce qu’on n’appelait pas encore de l’historique. Il m’a pris sous son aile, de l’âge de 10 ans à celui où j’ai eu mon permis de conduire. Je l’aidais le week-end et même le soir dans son garage. Et lorsque j’ai atteint l’âge de 18 ans je pouvais construire un moteur et j’étais devenu un bon mécanicien. Mais après ça j’ai compris qu’il y avait de meilleurs mécaniciens et mon job a été de trouver de meilleurs mécaniciens que moi !

Classic – Courses  : Comment avez-vous débuté en compétition ?

Martin Stretton : J’ai débuté en compétition en aidant des amis. Mais ma première compétition a été en 1978. J’avais une Hillman Imp (1) que j’avais complètement refaite et que j’utilisais comme voiture en rallyes. Donc en fait j’ai gagné mon premier trophée lors d’un rallye au Pays de Galles. Mais ma première course avait eu lieu peu de temps auparavant sur une voiture d’avant-guerre appartenant à un ami. Il possède toujours la voiture aujourd’hui et il est toujours mon ami ! Il m’a donné ma chance.

GP Historique Monaco 2022 – Martin Stretton – Tyrrell 012 – 1984 © Olivier Rogar

Classic – Courses  : Et à cette époque vous n’avez pas couru en formule de promotion ?

Martin Stretton : Non, j’ai fait six courses en semi-client sur une Frazer Nash d’avant-guerre appartenant à mon ami. Et à cette époque il y a eu un article dans Autosport évoquant la possibilité d’un sponsoring complémentaire, en Championnat BP Formule Ford pour l’un des pilotes qu’ils testeraient. Je leur ai écrit en cachant le fait que je n’avais pas de sponsorship principal, ce qui était obligatoire… Je pensais que je ne pourrais jamais avoir une autre chance de piloter une Formule Ford. Je n‘avais pas les moyens de m’inscrire à une école de pilotage.

Nous étions une quinzaine de pilotes à être testés. Je ne me souviens même pas sur quelle voiture. Et de manière surprenante c’est moi qui ai eu le volant ! A partir de ma deuxième course j’étais suffisamment compétitif pour être au niveau des leaders du championnat national. Mais le problème était que, contrairement à ce que j’avais dit, je n’avais pas de sponsor. Donc pas les moyens de continuer. J’espérais que ma compétitivité susciterait des aides mais ça ne s’est pas produit. Nous étions tout de même très compétitifs et l’opposition sur la piste était très forte.

Nous avons donc été repérés par le commentateur. Et peu de temps après j’ai obtenu des volants de dernière minute gratuitement ou presque. J’ai ainsi été sélectionné pour le Formula Ford Festival mais peu de temps auparavant j’ai fait une course à Snetterton où je me suis qualifié en première ligne aux côtés de Mark Blundell qui était le pilote Van Diemen. Malheureusement pendant le premier tour j’ai été heurté par une autre voiture. La voiture était plus ou moins ok. Mais un retardataire est sorti de la piste à ce moment et a complètement détruit ma voiture. Je n’avais plus la possibilité de participer au Formula Ford Festival…   

Ensuite j’ai fait du FIA GT, de la Production. J’ai fait tout ce que j’ai pu faire mais je n’avais jamais de budget. J’ai été approché plusieurs fois pour le Mans. Mais faute de budget ça ne s’est pas fait. Et de toute façon ça aurait été dans de petites équipes.

J’ai donc continué en voitures Historiques chaque fois que j’en ai eu la possibilité.

Martin Stretton
GP Historique Monaco 2022 – Martin Stretton – Tyrrell 012 – 1984 © Olivier Rogar

Classic – Courses  : Vous avez alors lancé votre affaire ?

Martin Stretton : Non à cette époque j’avais des jobs. Mais après un certain temps les patrons pour lesquels je bossais me demandaient si je souhaitais être un pilote de course ou travailler normalement pour eux. Ce qu’ils étaient en droit d’attendre. Donc je changeais de job et essayais à nouveau d’être un pilote de course !
C’est en 1988 que j’ai lancé mon affaire. D’abord parce que je n’étais pas très doué pour travailler pour quelqu’un d’autre. Ensuite parce que c’était un moyen de rester au contact de la course. Donc nous avons été une écurie de course assez précoce en Historique.

Classic Courses : A partir de quand votre implication et votre statut en course historique ont-ils pris leur essor ?

Martin Stretton : En 1990 ou 1991 pour ce qui est devenu le « Silverstone Classic » et qui était à l’époque la plus importante course de voitures de Grand Prix antérieures à 1960, un gentleman, David Duffy, m’a proposé de piloter sa Connaught B Type, ex-Rob Walker. Il m’a accordé trois tours lors des essais libres parce que la voiture n’était pas très fiable. Ainsi que trois tours en qualification. Et j’ai fait la pole.  J’ai alors continué à courir et gagné sur cette voiture jusqu’à ce qu’elle soit vendue. Pour une belle somme d’argent d’ailleurs. C’était une voiture qui gagnait si souvent. Mais seulement dans mes mains !

A partir de là des gens m’ont demandé de piloter leur voiture. Et j’ai commencé à piloter de nombreuses voitures. En incluant les tests ma liste comporte aujourd’hui plus de 350 voitures différentes.

Classic – Courses : Une question indiscrète, êtes – vous payé pour piloter ces voitures ?

Martin Stretton : Non j’ai pris une décision au départ. A cette époque quand vous prêtiez votre voiture à quelqu’un, il contribuait aux frais et aux réparations en cas d’accident.  J’ai donc exposé mon point de vue, disant que je n’avais pas d’argent et que je ne pouvais rien régler. Que les faits me soient imputables ou non. Et qu’en conséquence je piloterais gratuitement. Ce qui est un énorme privilège. J’ai trouvé d’autres moyens de gagner de l’argent. Et piloter ces voitures est fantastique.

GP Historique Monaco 2022 – Martin Stretton – Tyrrell 012 – 1984 © Olivier Rogar

Classic – Courses : Pour revenir à l’époque actuelle, vous venez de gagner une course de F1 Historique avec cette Tyrrell à Donington ?

Martin Stretton : A Pâques, nous faisons une course de début de saison à Donington, comme un échauffement – un warm-up – et j’ai gagné une course et presque gagné la seconde. Nous avons eu un problème d’alimentation. C’était le bon moment car nous avons pu le régler avant Monaco.

Je ne m’étais pas assis dans cette voiture depuis deux ans. Et j’ai réalisé mon temps de qualification au 6e tour. C’est comme une vieille amie !

Classic – Courses : Quelles sont les qualités nécessaires à une F1 pour être compétitive ici à Monaco ?

Martin Stretton : Normalement je suis plutôt à mon désavantage ici parce que cette voiture est postérieure à l’ère des Wing cars. Donc elle a peu d’appui lié à l’effet de sol et beaucoup de trainée par ses appuis liés aux ailerons en ligne droite.  Mais elle est légère. Alors normalement sur un circuit comme Donington par exemple, elle est un peu désavantagée et je dois trouver ailleurs de quoi faire la différence.

Ici à Monaco les choses sont différentes, les voitures à effet de sol ont moins d’avantages parce que le circuit est plus lent. Et j’ai un avantage de poids. Donc espérons – le, nous serons compétitifs.

Classic – Courses : Les Wing-cars ont-elles beaucoup plus d’adhérence ?

Martin Stretton : Non pas nécessairement. Ça dépend beaucoup des réglages. Les Wing-cars n’utilisent plus de jupes.  Elles ont beaucoup plus d’effet de sol que nous mais seulement 60% de ce qu’elles avaient à l’origine avec les jupes.

Si on prend Silverstone, je ne pourrais jamais battre les voitures à effet de sol. Sauf si elles ont un problème. A Brands-Hatch je peux être aussi rapide que n’importe qui. Donc selon les circuits, la voiture est plus ou moins compétitive mais ici à Monaco, de mon point de vue, je n’ai aucune excuse.

Martin Stretton
GP Historique Monaco 2008 – Martin Stretton Tyrrell P34 -1977 © Olivier Rogar

Classic – Courses : Quelles autres voitures avez-vous conduit ici à Monaco ?

Martin Stretton : J’ai piloté la Maserati 4CM avec laquelle j’ai gagné la course en 1997, la Maserati 300S avec laquelle j’ai été 3e. La Ferrari Super Squalo avec laquelle j’ai gagné. La Connaught Type C avec laquelle j’ai aussi gagné. Puis j’ai obtenu trois victoires avec la Tyrrell à 6 roues et une arrivée classée. J’ai aussi piloté une Lotus 25 mais malheureusement nous avons eu un problème de moteur lors des premiers essais et je n’ai pas pu me qualifier. Une ATS aussi mais j’ai eu un problème de transmission dès le premier tour et j’ai abandonné. J’ai aussi piloté une Frazer Nash en catégorie sport. Elle n’était pas compétitive mais était très spéciale pour moi car elle avait appartenu à mon oncle. En 1984 nous l’avions conduite en Italie pour y faire les Mille Miglia après quoi nous l’avions également ramenée en Grande Bretagne par la route. Ce qui était possible à cette époque. Typiquement anglais. Pas d’assistance, rien.

Classic – Courses : Quelles sont les exigences du circuit de Monaco  ?

Martin Stretton : Ça va être très physique. Particulièrement la Série G qui est la course la plus longue. La concentration doit être à 110%. Je ne sais pas combien de fois on change de vitesses mais j’utilise par défaut les rapports que j’avais sur la Tyrrell P34, la six roues, car ils avaient été spécifiquement déterminés par l’ingénieur qui l’avait conçue, Derek Gardner. Il avait gagné des Grands Prix ici, le dernier avec Patrick Depailler en 1978 sur la Tyrrell 008. Pour limiter le nombre de changements de vitesses, j’utilise une boîte 5 et non 6. C’est plus souple et vous passez moins de temps à changer de vitesse. Et les moteurs aujourd’hui ont une meilleure plage d’utilisation. C’est donc moins critique. Ces moteurs reprennent à 6000 tr/mn environ. Peut-être même un peu en dessous. Et dans certains virages vous n’avez pas besoin de toute la puissance, si vous tombez en dessous de ce régime, ce n’est pas important, vous passez le virage. Nous avons donc beaucoup réfléchi aux rapports de boîte ici et au cours des essais libres nous verrons bien si nous avons vu juste ou pas. Le cas échéant, nous les modifierons.

Martin Stretton
GP Historique Monaco 2022 – Martin Stretton – Tyrrell 012 – 1984 © Olivier Rogar

Classic – Courses : Quel est le niveau de pilotage ?

Martin Stretton : C’est une course extraordinairement dure. Nous avons, probablement, six pilotes extrêmement compétitifs. Ça va être très intéressant de voir où l’on en sera après les essais libres. Ça va être très difficile, à l’instar des autres courses. Il y a Marco Werner, Nick Padmore, Michael Lyons. J’ai l’impression que Ayari n’est pas là. Avec la Ligier ça aurait été bien. Il y a aussi Steve Hartley et Katsuaki Kubota qui ne sont pas loin. Ça va être très intéressant.

GP Historique Monaco 2022 Lotus 88B Double châssis © Olivier Rogar

Classic – Courses : Que pensez – vous de la présence de la Lotus 88B ?

Martin Stretton : Elle a été autorisée ici. Nick Padmore est un très bon pilote. Il n’a pas eu beaucoup de temps pour la tester et la régler. Mais Nick est un très bon pilote et peut-être l’a-t-il une peu plus réglée que ce qu’il m’en a dit !

Elle est autorisée mais je pense de manière très stricte. Nick voulait qu’elle soit équipée des ailerons canard à l’avant mais ils ne lui ont pas permis. Je pense qu’à haute vitesse il aura un peu plus de sous virage qu’il ne le souhaiterait. Il peut faire des modifications à ses réglages d’ici là. Beaucoup de potentiel. Elle n’appartient pas à Classic Team Lotus mais à Chrome cars. Je pense que Nick, Marco et Michael Lyons pilotent pour cette équipe. Ils ont des pneus frais à chaque cession. Un sérieux compétiteur.

Lotus en avait fabriqué deux puis quand elles ont été interdites elles ont été converties en 87B. En observant le concept de cette 88 B, je ne vois pas pourquoi avec le développement nécessaire à toute idée nouvelle, elle n’aurait pas été une voiture très, très compétitive. Ils n’en n’ont jamais eu l’opportunité, mais si aujourd’hui ils font suffisamment de tests, ils pourraient arriver à une très bonne solution.

Elle a des jupes de petite taille, mais je ne sais pas si elles sont fonctionnelles. Elles ne coulissent pas bien entendu, mais le châssis vient-il au ras du sol ? Je l’ignore. Vous pourriez regarder et me dire, car moi je vais être occupé !

GP Historique Monaco 2022 – Martin Stretton – Tyrrell 012 – 1984 © Olivier Rogar

Classic – Courses : Quels sont vos projets maintenant ?

Martin Stretton : Après Monaco, nous allons à Spa avec des clients. Ensuite je ne suis pas sûr mais je devrais courir avec une GT40 ou une Lola 292. Il ne devrait plus y avoir beaucoup de sorties avec la Tyrrell. Peut être une course. Martin et Steve Adams, les propriétaires de l’auto sont très généreux mais notre budget est limité. Ils sont là en ce moment mais c’est tout de même loin de Las Vegas. Je suis extrêmement chanceux de piloter pour eux mais nous ne pouvons le faire que de façon limitée.

Alors me direz-vous, comment s’est passé ce week-end Monégasque pour Martin ?  Mal. Mal parce que lors des essais libres qui ont suivi notre interview, un incident de course a éliminé la Tyrrell pour le reste du week-end. A la sortie de la piscine, Martin s’est porté à la hauteur d’un autre concurrent pour le doubler et l’autre concurrent ne l’a pas vu. Drapeaux bleus, certes, mais dans le feu de l’action … Et ne parlons pas des rétroviseurs… La Tyrrell de Martin s’est donc engrenée dans l’autre, est partie sur le nez, y a laissé sa roue arrière droite puis a glissé en luge jusqu’aux barrières à l’intérieur de la Rascasse où elle a laissé sa roue avant droite. Game over pour le week-end.

Toutefois sachez que fin juin à Donington, lors des Master Racing Legends, Martin Stretton et la Tyrrell réparée ont renoué avec le podium lors des deux courses. 2e place dans la première et victoire dans la deuxième après être parti des stands ! Vous connaissez le sens du mot « Top gun » ?…

Pour en savoir plus :

Martin Stretton Wikipédia

Master Historic Racing : Martin Stretton renoue avec la victoire

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Olivier Rogar

« D’aussi loin que je me souvienne l’automobile m’a passionné. Les cartes postales de tacots, les goûters au Pub Renault avec ma tante puis la course de côte de Saint Antonin à Aix en Provence et enfin le Grand Prix de France au Paul Ricard m’ont fait passer d’Auto-Poche et l’Automobile à Sport-Auto, Auto-Hebdo, et – surtout – l’Equipe. Fascination pour les protos du Mans d’abord. Puis pour les F1 lors de cette incroyable saison 1976. Monde aussi inaccessible que fascinant que j’ai fini par tangenter en 1979-80 au Paul-Ricard puis en Angleterre. Les quelques photos que j’y avais commises et cette passion inextinguible m’ont amené à collaborer avec l’excellent « Mémoires des Stands » puis, à sa disparition, en 2012, à créer Classic COURSES avec l’aide et les encouragements de Pierre Ménard et Johnny Rives. L’esprit d’entreprise qui m’habite trouve dans le sport automobile les valeurs de précision, de prise de risques, de rapidité à prendre des décisions dont la maîtrise conditionne toute réussite. »

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Pierre Ménard

Je confirme : Martin est un gars adorable, très accessible et demeure un des tous meilleurs quelque soit la voiture qu’il pilote. Il y a une vingtaine d’années, il m’avait confié que son plus grand plaisir, c’était de battre ses adversaires au volant d’une voiture notoirement inférieure à la concurrence. Un peu comme Moss…

Marc Pontier

Sacré parcours ! … même si cette année son week-end monegasque a été écourté par un accident aux essais

JEAN JACQUES GRAVIER

super type que je connais bien,,,,adorable et top pilote

ferdinand

Une vie de rêve, mais il l’a construite tout seul.
Bravo à lui et merci pour cet entretien.

Jean-Paul Orjebin

 « Et les moteurs aujourd’hui ont une meilleure plage d’utilisation, Ces ils reprennent à 6000 tr/mn environ. » nous dit Martin, intéressant comme propos. Que font les préparateurs d’aujourd’hui pour améliorer la souplesse des Cosworth que ne faisait pas l’usine en son temps. Qualité des métaux ? Qualité des fluides ? Je suis persuadé que CC a la réponse, sinon il faut envoyer un anglophone enquêter.

richard JEGO

UN V8 Cosworth 3 litres monté en 2022 dans une monoplace n’a RIEN (à part le nom )de commun avec le V8 Cosworth des sixties ou seventies : Entre progrès métallurgiques notamment mais aussi lubrifiants et carburants . N’oubliez pas que ce meme V8 à ses débuts en endurance dans les seventies cassait tout par ses vibrations qui ensuite disparurent et lui permit de gagner les 24 heures du MANS . Survival of the fittest , comme disait Darwin . Les ingénieurs avec le temps ont réponse à tous les défis , comme faire gagner le V12 MATRA en F1… Lire la suite »

F1spirit

j’aurais également posé une question : conduire à haute vitesse des voitures où l’on peut se faire très mal comparé aux voitures modernes ne vous effraye pas ? Je serais curieux de voir la position des jambes dans le baquet de la Tyrrell. Il a beaucoup de courage ce monsieur