Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de François Blaise le 18 novembre dernier.
Nos lecteurs connaissaient bien François. Il intervenait régulièrement sur Classic Courses et nous faisait profiter de ses souvenirs de passionné qui remontaient aux années cinquante, quand sa sœur Marie-Christine lui avait donné le virus au Maroc.
François était aussi un passionné engagé au service de son sport favori. Pendant trente ans il officia comme commissaire de piste sur les plus grandes courses, Grands prix F1, 24 Heures du Mans, Rallye de Monte-Carlo, … Cela lui avait permis d’approcher certains personnages qui l’avaient profondément marqué. Dont certains avec qui il s’était lié d’amitié : Juan Manuel Fangio, Olivier Gendebien, Wolfgang von Trips, Bernard Cahier, …
En Afrique on dit « quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle ». Que de souvenirs disparaissent avec François ! C’est pour en « sauver » quelques-uns qu’Olivier Favre l’avait interrogé il y a deux ans : François Blaise : le commissaire se met à table – Classic Courses
Pour l’occasion, il avait communiqué à Classic Courses d’autres photos que nous publions ci-dessous en guise d’hommage.
A son épouse, à ses enfants, petits-enfants et à ses nombreux amis, nous présentons ici nos plus sincères condoléances.
Le goût de l’automobile est un atavisme familial transmis par mon père, qui l’a manifesté autant à l’échelle 1 que par les Dinky Toys. Mais l’intérêt pour la course est ma spécificité et j’y suis venu très tôt par les miniatures Solido des 24 Heures du Mans, Ferrari 512 M, Matra et autres Porsche 917. Après le jeu sur les tapis est venu le temps de la collection et du modélisme, de l’abonnement à Sport-Auto puis à Auto-Hebdo. Parallèlement, mes études à Sciences-Po ont confirmé mon intérêt pour l’Histoire et renforcé ma confiance rédactionnelle. Une fois trouvée ma voie professionnelle dans la fonction publique territoriale, j’ai voulu réunir tout cela et écrire sur l’histoire de la course automobile, celle que je n’ai pas vécue, celle que j’aurais aimé vivre. C’est ainsi que j’ai collaboré à Automobile Historique pendant trois ans. Puis sont venus Mémoires des Stands et le magazine Autodiva, qui me permet de garder le contact, précieux pour moi, avec le papier. Et enfin Classic Courses depuis 2012.