Après Austin, le WEC prend la direction du Japon pour les 6 Heures de Fuji, sixième manche de la saison. À trois courses de la fin, Toyota, BMW et Ferrari sont toujours en lutte pour le championnat. Le rendez-vous japonais pourrait donc peser lourd dans la course au titre, d’autant qu’il se dispute sur un circuit aux caractéristiques singulières, où la météo pourrait jouer un grand rôle.
Bertrand Allamel
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Fuji, le circuit du compromis
Avec ses 4,563 km, Fuji est le deuxième circuit le plus court du calendrier WEC (après Imola). Un chiffre qui contraste avec son immense ligne droite principale de 1,475 km… qui représente 32 % de la longueur du circuit ! Les Hypercars y dépassent les 330 km/h.
Cette configuration donne au tracé japonais une physionomie inhabituelle : une part considérable du tour se négocie à pleine vitesse, avant un dernier secteur beaucoup plus sinueux. Ajoutons à cette configuration une météo historiquement capricieuse, et nous obtenons une manche potentiellement mouvementée !

La pluie écrit l’histoire
La pluie fait partie de la légende de Fuji. 1976, évidemment : finale du championnat du monde de Formule 1, Niki Lauda abandonne volontairement après deux tours disputés sous une pluie torrentielle. James Hunt termine troisième et décroche le titre mondial pour un point.
2007 : la F1 revient à Fuji, trente ans après la dernière édition en 1977. Les conditions sont une nouvelle fois dantesques : les 19 premiers tours sont parcourus derrière la voiture de sécurité et Hamilton s’impose sous une pluie diluvienne.
En 2013, la situation est pire encore pour le WEC, qui se rend à Fuji pour la deuxième fois : seulement 16 tours sont accomplis sous les pluies accompagnant un typhon, tous derrière la Safety Car. La course est finalement arrêtée et Toyota est déclaré vainqueur. Au pied du mont Fuji, la météo n’est donc jamais tout à fait anecdotique !

Toyota à domicile
S’il existe un circuit Toyota en WEC, c’est bien Fuji. Depuis la création du championnat en 2012, le constructeur japonais a remporté neuf des douze éditions disputées ici.
Toyota arrive en plus au Japon en tête du championnat, après avoir pourtant laissé échapper une victoire qui lui semblait promise à Austin. Fuji offre donc immédiatement une possibilité de revanche sur un terrain historiquement favorable et symboliquement majeur pour Toyota. Une 10e victoire à domicile et un pas vers le titre ?

BMW et Ferrari toujours au contact
Derrière Toyota, BMW reste pleinement engagé dans la lutte après ses victoires à Spa et São Paulo. Au championnat pilotes, Robin Frijns et René Rast sont même à égalité avec Mike Conway, Kamui Kobayashi et Nyck de Vries.

Ferrari, de son côté, arrive avec une dynamique nouvelle. La victoire de la n°50 à Austin, la première du constructeur italien cette saison, l’a replacée dans la bataille pour le championnat.
Derrière ce trio, Alpine revient sur le circuit de sa victoire de 2025 et reste sur une troisième place à Austin. Cadillac, deuxième au Texas, avait quant à elle signé la pole à Fuji l’an dernier.

À trois courses de la fin, la lutte se resserre donc au moment d’aborder un circuit qui a souvent subi les caprices de la météo.
Le programme du week-end
Samedi 26 septembre
- Qualifications LMGT3 : 7 h 00
- Hyperpole LMGT3 : 7 h 20
- Qualifications Hypercar : 7 h 40
- Hyperpole Hypercar : 8 h 00
Dimanche 27 septembre
- 6 Heures de Fuji : 4 h 00 – 10 h 00
Horaires en heure française.
