6 Heures de Barcelone, l’avant-dernière manche, déjà, du championnat WEC, ce week-end. Toyota a pris un peu de marge sur BMW, qui reste à l’affût après une saison très convaincante, alors que Ferrari manque désormais de temps. Sur un circuit inédit au calendrier du championnat, les 6 Heures de Barcelone pourraient dessiner les enjeux de la finale : resserrement pour une course décisive à Monza, ou confirmation de Toyota ?
Bertrand Allamel
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Toyota devant, BMW sous pression

Avec 169 points contre 146 à BMW et 115 à Ferrari, Toyota aborde le rendez-vous catalan avec 23 points d’avance chez les constructeurs. Au championnat pilotes, vainqueurs à Fuji, Sébastien Buemi, Brendon Hartley et Ryō Hirakawa comptent 89 points, devant leurs équipiers de la #7 (79 points). Les deux BMW suivent : Robin Frijns et René Rast avec 75 points, Kevin Magnussen et Raffaele Marciello avec 69. Vingt points séparent donc les quatre premiers groupes de prétendants.
Toyota dispose d’une marge « collective », mais ses deux équipages restent en concurrence. BMW doit impérativement reprendre l’initiative pour espérer décrocher le titre constructeur à Monza. Quant à Ferrari, sa victoire à Austin avait rouvert des perspectives, mais la course de Fuji a refroidi les espoirs de titre d’une saison décevante.
Fin de saison de substitution sur des circuits mythiques
Barcelone remplace le rendez-vous qatari, tandis que Monza se substitue à Bahreïn. Annoncée en juillet en raison de la situation géopolitique au Moyen-Orient, cette réorganisation ramène les deux dernières manches en Europe. Le WEC découvre ainsi l’Espagne, sur un circuit déjà fréquenté par l’European Le Mans Series. Aucune édition précédente du WEC à Barcelone ne permettra donc de faire des pronostics.
Pourtant, Barcelone appartient à la mémoire collective du sport automobile. Dès son premier Grand Prix de Formule 1, en 1991, le circuit avait offert l’un de ces affrontements mythiques : Nigel Mansell et Ayrton Senna côte à côte dans la longue ligne droite, avant que le Britannique ne prenne l’avantage au freinage.
Alpine, deux courses pour finir

Passée tout près de la victoire à Fuji, Alpine aborde Barcelone avec un horizon assombri. Le constructeur quittera le WEC en fin de saison, la reprise espérée du programme A424 par le groupe chinois Geely n’ayant pu aboutir. Il reste deux occasions de faire gagner l’Alpine avant sa mise au garage, au moment même où elle devient capable de jouer les premiers rôles.
Cadillac retrouvera pour sa part Alex Lynn, de retour après son opération au cou. Chez Peugeot, Alex Quinn fera ses débuts dans la #93 à la place de Stoffel Vandoorne : cette fin de saison servira aussi à préparer la suivante.
LMGT3 : Corvette tient la corde

Au classement des équipes LMGT3, la Corvette #33 de TF Sport mène avec 86 points, devant l’Aston Martin #27 de Heart of Racing (62 points) et l’autre Corvette, la #34 de Racing Team Turkey by TF (58 points). La Porsche #91 de Manthey DK Engineering et la Ferrari #21 de Vista AF Corse suivent avec 54 points.
Belle avance pour la Corvette malgré une saison disputée : six courses ont produit six équipages vainqueurs différents, le dernier étant celui de la BMW #32 de WRT à Fuji. Cette dispersion profite au leader tant que ses poursuivants se partagent les gros points. Barcelone est donc leur dernière occasion de réduire l’écart avant l’ultime rendez-vous de Monza.
Le programme du week-end
Horaires français, identiques à l’heure locale.
- Samedi 17 octobre : qualifications LMGT3 à 11 h 50, Hyperpole à 12 h 10 ; qualifications Hypercar à 15 h 40, Hyperpole à 16 h.
- Dimanche 18 octobre : course de 12 h à 18 h.
À l’arrivée, il restera une course. Pour ceux qui seront encore en lice, Monza n’offrira plus que six heures pour faire la différence.