Patrick Depailler, un étonnant petit diable

Le petit clermontois était un grand bonhomme. Habile, très habile. Souvent il gagnait, mais souvent aussi,  la vie lui faisait un croche-pied : chaque fois, il se relevait plus fort. Il se  sentait mûr pour devenir champion du monde. Ce jour approchait. Jusqu’à ce maudit 1er août 1980.

Eric Bhat
Bernard Asset Photos
Film Alain Boisnard/Afava

Patrick Depailler sur Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Depailler

Vivre à fond

Il faisait très chaud et je me prélassais dans une piscine à Nice.  Le collègue journaliste à qui je rendais visite est apparu à son balcon et m’a hurlé quelque chose. Au ton,  j’ai perçu que c’était grave. J’ai arrêté de patauger pour mieux entendre : « Ton copain Patrick Depailler vient de se tuer en Allemagne ! » Je n’ai pas été long à sortir de l’eau.

Patrick Depailler
Patrick Depailler – Tyrrell 008 – Monaco 1978 @ Bernard Asset

 De sa part, on pouvait s’attendre à tout. Il avait pris une belle dérouillée à moto, juste au moment où il débutait en F1. Puis il se massacra les guiboles en étant projeté dans une montagne en delta-plane, alors qu’il était remarquablement bien placé dans la course au titre de champion du monde de F1.

Il roulait vite sur la route, vraiment vite.  De Clermont-Ferrand, il ralliait  Paris à une allure  démente –  à cette époque,  il n’y avait pas encore d’autoroute : ça volait bas j’imagine ! Deux heures et demie à peine,  rapportent encore ses proches, mi-admiratifs, mi-effarés.

Il vivait tout  à fond. Très résolu. Un peu tourmenté tout de même.  Il fumait sans cesse. Il ne prenait jamais un départ sans avoir planqué quelques cigarettes sur lui, pour ne pas être démuni au cas où il abandonnerait loin des stands.

L’accident

Ce jour-là, Patrick Depailler préparait le GP d’Allemagne, sur le circuit d’Hockenheim, avec l’équipe Alfa Romeo. A cette époque, les essais privés entre les GP étaient quasiment systématiques, pour dégrossir réglages et choix pneumatiques.   Ce travail de préparation a viré au drame. L’Alfa a soudain refusé de s’inscrire dans l’Ostkurve,  la courbe rapide du bout du circuit, allant s’encastrer dans le rail à vive allure. Un choc  effroyable.

On n’a jamais été certain de ce qui avait provoqué cette perte de contrôle.  L’hypothèse la plus répandue supposait qu’une jupe mobile de bas de caisse s’était bloquée, ce qui n’était précisément pas une bonne affaire sur une wing-car : l’Alfa, privée d’appui, était devenue un obus.

Patrick Depailler
Patrick Depailler 1980 @ Bernard Asset

Tout le monde y pensait une semaine plus tard quand le GP d’Allemagne eut lieu. L’ambiance était bien  lourde, les journées étaient grises. La colonie française avait versé dans la consternation.

L’équipe Alfa Romeo n’a pas été franchement  élégante aussitôt après l’accident. Carlo Chiti, courageux comme une couleuvre, avait tellement  peur qu’on incrimine sa monoplace qu’il mit en cause le rétablissement de son pilote : « Patrick était encore très fatigué, il est probable qu’il ait commis une erreur dans cette courbe très rapide » déclara-t-il à la Gazetta dello sport.

Patrick revenait de quelques jours de  plongée  en compagnie de ses amis Boisnard et Guiter. Il était reposé, bronzé et joyeux. Sous l’eau,  c’est bien connu, on fait du muscle !

Misérable Chiti

Johnny Rives, qui savait que Patrick était en pleine forme, n’avait pas caché dans l’Equipe sa façon de penser. Je revois l’ingénieur Marelli, adjoint du patron  de l’équipe Alfa Romeo, s’approcher timidement de Johnny dans le paddock d’Hockenheim : « L’ingénieur Chiti voudrait vous rencontrer. » Johnny fulmina : « Je n’irai pas. Pour moi  Chiti est  un porc ! » Marelli n’a pas insisté. Piteux, il a fait demi-tour.

Jacques Laffite  a remporté le Grand Prix. Sans  joie. « Je ne voulais pas gagner cette course, déclara-t-il aux journalistes qui  s’approchaient. C’est une journée  triste. »

J’étais moi-même très triste. Il y a longtemps que je connaissais Depailler.  Gamin, je le voyais évoluer chaque année  à Pau, en F3 puis en F2 – il s’imposa  sous la pluie en 1974 au volant d’une March-BMW.

A Monaco, la veille du succès de Jean-Pierre Beltoise, le petit Clermontois avait remporté en F3 la victoire la plus convoitée de l’année.

Il enchaina bientôt les exploits en F1, mais dut attendre le GP de Monaco pour remporter sa première victoire (il était chez Tyrrell), avant de récidiver en Espagne en 1979 (chez Ligier cette fois) –  chaque fois j’étais au bord de la piste.

Embûches

On l’a vu ci-dessus, son parcours fut truffé d’embûches. Pas toujours au moment opportun. Ses patrons, parfois, ont fait la grimace.

François Guiter a cru s’étrangler en le voyant arriver aux Etats-Unis en 1972 appuyé sur des béquilles : c’était bien mal payer les efforts d’Elf qui avaient négocié pour Patrick un troisième volant chez Tyrrell, d’abord à Charade, puis à Watkins Glen en fin de saison.

Gérard Larrousse était vert de rage  aux 1000 km du Nürburgring  1976, quand  les deux Renault-turbo archi-favorites de Depailler et Jabouille, qualifiées toutes deux en première ligne,  s’accrochèrent dans le premier virage et restèrent sur place. Leurs impétueux pilotes, à l’évidence,  étaient partis à l’allure d’un GP. Dans une course d’endurance, ça faisait désordre.

Pire encore, le colérique Guy Ligier frisa la crise d’apoplexie, en juin 1979, quand Patrick s’écrasa sur une falaise en delta-plane, interrompant brutalement une saison qui avait une chance raisonnable de le voir sacré champion du monde en fin de saison. Il y avait de quoi se mordre les doigts !

Patrick revenait de loin à l’orée de la saison 1980. Il me l’avait dit… mais il ne l’avait pas dit à tout le monde ! Sa mésaventure dans les airs lui avait valu plusieurs mois d’hôpital,   ponctués de nombreuses opérations, car il était gravement atteint.  Je me souviens qu’en fin d’année il était en convalescence à Biarritz chez Louison Bobet. J’étais revenu à Pau passer les fêtes en famille. Le malheureux  Patrick était seul le soir de Noël. Je suis allé diner avec lui – il n’y avait qu’une petite heure de route. 

Il venait de signer chez Alfa Romeo, et se déchirait pour être prêt dès le début de la saison 1980. En veine de confidences, il m’a avoué ce soir-là qu’il avait signé son contrat avec Alfa, sans être encore certain de pouvoir marcher… 

La vie reprenait son cours

Mais il a gagné son pari : il a remarché. Et retrouvé tous ses moyens. Son septième temps aux essais du GP d’Afrique du Sud était déjà très encourageant.  Ce fut plus éclatant encore à Long Beach : Patrick se qualifia en seconde ligne avec le 3ème temps. Le monde de la F1 apprécia !

Patrick était revenu,  plus fort encore qu’il ne l’était auparavant. Restait à fiabiliser l’Alfa, qui avait bien du mal à terminer les courses.

Le clermontois s’entendait à merveille avec l’ingénieur Robert Choullet  et m’avait carrément déclaré dans Grand prix International : « Choullet est un génie ! » Le fait est que les progrès de l’Alfa étaient spectaculaires depuis l’arrivée de Patrick et l’intervention de l’ingénieur français.

Patrick, c’était bon signe, recommençait à chahuter. Il partageait blagues et… spaguetti avec son coéquipier Bruno Giacomelli. Lequel raconte aujourd’hui encore combien leurs relations étaient conviviales.

La vie reprenait son cours.

Loïc Depailler
Loïc Depailler – Paul Ricard 1980 @ Bernard Asset

Loïc, le fils de Patrick Depailler,   conserve  quelques souvenirs  confus de cette époque. Il avait cinq ou six ans, quand Patrick lui offrit une moto miniature.  Le galopin faisait des allers et retours devant les stands du Paul-Ricard. Les mécaniciens, facétieux, lui demandaient d’aller en douce coller des autocollants Alfa Romeo sur les Ferrari, leurs grandes rivales. Patrick riait aux éclats.

Surprise, sur prise

Je pense qu’il m’aimait bien et que mes articles ne l’indisposaient pas. Il me parlait volontiers, prenant ma défense le cas échéant. La veille du GP d’Espagne 79, je désirais m’entretenir avec lui : le début de saison, chez Ligier, avait plutôt profité  à son coéquipier Jacques Laffite. Je souhaitais entendre l’analyse de Patrick.   « On se voit à Jarama » m’avait-il promis à Long Beach.  Nous voilà en Espagne : « retrouve-moi au motor-home une demi-heure après les essais ! » Je me pointe à l’heure dite, et je me fais jeter comme un malpropre : « On est en briefing ! » Patrick Depailler, penaud,  a le temps de me lancer : « j’en ai pour un quart d’heure, attends-moi devant le motor-home ! ». Bref, un quart d’heure plus tard je branche enfin mon magnétophone.  Je n’ai pas sitôt posé la première question qu’un cameraman prétendument de la Une (pas encore TF1) vient tirer Depailler par la manche pour une interview.

Là, j’avoue,  j’ai vu rouge. Ma petite gazette n’était peut-être pas grand-chose à côté d’une grande chaine !  Mais j’étais furieux et me suis derechef dressé sur mes ergots. J’ai craché sur un ton sans appel : « toi, tu attends ton tour ! »  Patrick Depailler a pris mon parti : « attendez que j’ai terminé avec Eric ! »  Renseignement pris,  genre « Surprise, sur prise », l’équipe de télé faisait le coup à tout le monde : ils coupaient les conversations brutalement pour voir comment les gens réagissaient. Ils m’ont assuré que j’étais le seul à m’être rebellé. Mais je n’ai jamais vu l’émission…

Adieu l’enfant

Par contre il y autre chose que j’ai vu  et apprécié. Alain Boisnard est un cinéase très lettré. Il a consacré un film à la vie de Patrick Depailler : « Adieu l’enfant ». Une oeuvre très personnelle, dédiée à son fils Arthur pour qu’il apprenne et à Loïc  Depailler pour qu’il comprenne.  Ce film est un bijou ! Même des années plus tard,  il est impossible de le visionner  sans avoir le cœur chaviré.

Eric Bhat

Je suis tombé dans la marmite à 11 ans en assistant au GP de Pau 1968. Les monoplaces hurlaient dans les rues de la ville, ça sentait bon l’huile de ricin. Beltoise fut époustouflant en F2, de même que Jabouille en F3. J’ai été instantanément subjugué ! J’étais encore au lycée quand les journaux ont publié mes premiers papiers. La passion pour la course automobile ne m’a jamais quitté. Quelque cinquante ans plus tard, mon idylle avec l’encre et le papier se poursuit. Elle n’est pas belle, la vie ? (Jadis rédacteur en chef Grand Prix International, l’Automobile-Magazine, Auto-Plus, Moto-Journal, Auto-live, ex-attaché de presse Renault F1, toujours fan aujourd’hui, lecteur assidu de Classic Courses !)

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Eric Bhat

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croullebois michel
Invité
croullebois michel

Très beau ton article Eric. Déja 39 ans que Patrick est parti, mais nous avons la chance de croiser le petit Loïc de temps en temps et la ressemblance avec son papa est frappante. ( même la cigarette ) La carrière de Patrick a vraiment été entachée par tous les accidents et comme tu le dis, il revenait chaque fois plus fort. Lorsque je discutais avec JPB, il parlait toujours de Patrick en termes élogieux. Jean Pierre lui avait même prêté des motos en début de carrière, car il avait vu et cru dans le potentiel de Patrick. Un grand… Lire la suite »

eric bhat
Invité
eric bhat

Merci Michel. C’est longtemps resté un « sujet sensible » entre Jean-Pierre et Jacqueline Beltoise, qui estimait que JPB avait soutenu Patrick Depailler plus que François Cevert au Volant Shell. Ce sont de vieilles histoires tout ça. Mais tu as raison, Loïc a la bonne idée de fréquenter souvent les vieux croulants – pas si vieux je le précise tout de même… Les tablées sont toujours très sympathiques !!!

Luc Augier
Invité
Luc Augier

Bel hommage, Eric. Ce 1er août est aussi le 60ème anniversaire de la disparition de Jean Behra, l’idole de mon adolescence, qui avait été la référence de Jean Pierre Beltoise, lui même fervent supporter de Patrick. Une précision toutefois : c’est en 1973 que Patrick devait piloter une troisième Tyrrell à Mosport et à Watkins Glen mais il n’avait pu le faire pour s’être fracturé la jambe lors d’une sortie à moto et il avait été remplacé par Chris Amon. Malgré leur colère et leur déception, Guiter et Tyrrell lui avaient fait confiance pour remplacer Cevert au côté de Scheckter… Lire la suite »

eric bhat
Invité
eric bhat

Merci Luc pour ces succulentes anecdotes. Excellent, le coup des Gitanes planquées dans des cartouches de Marlboro !!!

Loïc
Invité
Loïc

Excellent papier – comme d’habitude – dont je me suis permis de faire la “pub” (méritée) histoire de ramener des nouveaux par ici. Et je ne fréquente pas des vieux croulants. L’âge c’est dans la tête. Ces rencontres sont surtout l’occasion de rire et se cultiver en même temps, le restaurant c’est juste un prétexte. (JP et Patrick me manquent toujours terriblement… )

Michel CROULLEBOIS
Invité
Michel CROULLEBOIS

Merci pour ta delicatesse envers » les vieux croulants  » mais il faut qu’on s’organise un prétexte pour une bouffe entre potes. Gérard Flocon se joindra à nous. On t’embrasse ainsi que ta petite famille

Pierre Ménard
Membre

Oui, grand merci Eric pour ces souvenirs poignants. Juste une correction : l’accident de Patrick en moto, c’était à l’automne 1973, au moment où il avait signé pour Tyrrell en remplacement de François Cevert. François Guiter m’en avait parlé, et m’avait dit qu’après tous ses efforts pour caser Depailler chez l’oncle Ken, il était quand même un peu vert ! José Rosinski l’évoque aussi dans son très beau texte paru dans l’édition 1980-81 d’Autocourse. Il raconte comment Depailler, ne pouvant pas encore piloter une voiture de course, se musclait le cou en conduisant nuitamment à Charade sa R8 Gordini avec… Lire la suite »

Pierre Ménard
Membre

Au moment où je poste mon commentaire, je vois celui de Luc Augier. On a fait coup double, désolé.

eric bhat
Invité
eric bhat

Pas grave Pierre. Au café du commerce version to-day, les redites sont très fréquentes. L’oncle Ken, comme l’a surnommé notre ami Johnny, était un malin. Il tenait à aligner une troisième voitures en raison des primes généreuses distribuées à Watkins Glen. Mais quand le karma ne veut pas, le karma ne veut pas. Ce devait être Depailler, puis ce devait être Amon, et ce ne fut personne : l’écurie Tyrrell se retira en signe de deuil après l’accident de Cevert… Bien vu, le témoignage de « Ducarosso » !

Christophe Dejean
Invité
Christophe Dejean

Ma première course au virage de la gare à Pau en 1974 et Patrick Depailler filant vers la victoire dans sa splendide March 742 lavée par la pluie après la sortie de route quasi immédiate d’Hans Stuck qui y perdit la confiance. Un homme doux comme semble l’être une félin dans la jungle mécanique , à la détermination et au courage accomplis, un metteur au point aussi méticuleux pour les voitures à quatre qu’à six roues (qui n’aurait rien été sans lui), en proie à la maladie de la perfection. Il aurait fallu pour lui aussi qu’une seconde vie lui… Lire la suite »

Gaël Faure
Invité
Gaël Faure

Très bel article qui fait du bien je n’ai pas connu Patrick mais tu nous le fais vivre je ne l’ai pas connu et pourtant je suis triste bravo pour ta carrière c’est dur de voir des pilotes partir sur des bolides en faisant leurs métiers merci pour tout un admirateur Auvergnat

Patrice Lafilé
Invité
Patrice Lafilé

Merci à Classic Courses et Eric Bhat pour cet Hommage à Patrick Depailler .

Le texte est à l’image de ce qu’incarnait Patrick Depailler, le sentiment d’avoir perdu un copain, un champion et surtout un Pilote qui avait le potentiel réelle pour devenir un Très Grand de la F1 . Jacques Brel disait :  » Les Hommes Prudents sont des Infirmes », Patrick Depailler a vécu chaque moment de sa vie avec Passion . N’est ce pas la le plus bel exemple d’une vie courte mais exaltante ?!!.

Philippe Robert
Invité
Philippe Robert

Mauro Bianchi me disait lundi tout le mal qu’il pensait de Chiti. Son frère qui pilotait une 33 avait perdu une roue aux 12h de Sebring et était allé demandé des explications à Chiti (il était pilote officiel) qui lui avait dit : c’est réparé, ça ne se reproduira plus ! Aux essais d’avril sa 33 est parti dans les arbres au bout des Hunaudières à la fameuse cassure. « On l’a retrouvé en morceaux, lui et sa voiture » m’a t il dit. Mauro était allé inspecter la ligne droite et avait vu une trace de frottement métallique (une rayure) sur… Lire la suite »

Viceroy
Invité
Viceroy

Très bel article.
Juste l’orthographe du nom de Robert Choulet à corriger (un seul « l »).

christian
Invité

quel bonheur de trouver votre site et ce bel hommage à Patrick Depailler. Je souris en lisant ces témoignages de compatriotes Palois , victimes du meme virus que moi , lors des seventies. Souvenir de gamin en 74 à Pau , trempé jusqu’aux os , dans la montée du pont d’Oscar , sans perdre 1 miette du spectacle de la belle March bleue , en tete de la course . La victoire de Patrick sous des trombes d’eau , chez lui en France , terrassant H.Stuck et sa March orange ( beaucoup moins belle )par sa maîtrise et son talent.… Lire la suite »

eric bhat
Invité
eric bhat

Superbes, ces lignes paloises ! Pau et Nogaro ont enflammé bien des passions !!!

Thomas Rougier
Invité
Thomas Rougier

Merci beaucoup pour ce très bel article, ainsi que pour les commentaires éclairés. Je n’ai à titre personnel jamais connu Patrick, j’avais 2 ans lors de son départ… Clermontois, mon papa avait en revanche la chance d’être de ses amis et j’ai baigné dans le souvenir de Patrick toute ma vie. Dans le talent fou du pilote, dans les histoires incroyables de l’homme (ces courbes d’autoroute de Coudes prises en glisse, en 450 slc 5.0, ça te parle Loïc? 😉 ), dans le passage en boucle d' »Adieu l’enfant » (que nous avions eu la chance de recevoir en VHS et à… Lire la suite »

eric bhat
Invité
eric bhat

Merci Thomas de ce témoignage vibrant. Je crois être monté dans cette Mercedes 450, en arrivant un soir tard en avion de je ne sais plus quel GP. Mercedes faisait très fort à cette époque et consentait d’intéressantes ristournes aux sommités du sport automobile : la plupart des pilotes roulaient Mercedes, et on venait de livrer à Patrick cette 450 toute neuve. « Je te ramène. Tu ne vas tout de même pas rentrer à Paris en bus ou en taxi ! » Il était ravi de sa nouvelle auto ! Pour le papier de l’époque, désolé mais je ne suis pas… Lire la suite »

christian
Invité

Merci Eric , ca fait chaud au cœur venant de vous dont les écrits ont bercé ma passion de la course.
J’ai gardé précieusement tous vos « Grand-Prix » de cette époque bénie de la F1.
Si besoin , n’hésitez pas .

Gaston
Invité
Gaston

Un grand bravo Eric !Pour ce F.P. 74 je m’étais faufilé auprès des commissaires à l’extérieur de l’épingle du lycée. Trempé comme une soupe mais tellement heureux ! Salutations, amitiés et bises en passant (salut Luc !) à tous.

Patrice Verges
Invité
Patrice Verges

Très bel article Eric. j’ai eu la chance de le fréquenter et de le voir débuter au guidon de son 50 cm3. enfant, nous étions dans le même lycée et pas la même classe. Je marchais encore à pied et lui a moto. Il courait son GP quotidien en rentrant chez ses parents couché sur sa 500. Sa première voiture fut une Fiat 600 qu’il avait « Abarthisé  » et déjà à son volant, il se croyait en Grand Prix dans les rues de Clermont fd et sur le circuit de Charade. Lorsqu’il a été hospitalisé à la Châtaigneraie en 1979,… Lire la suite »

Mathat Alain
Invité

J’avais fait part de mon inquiétude de l’absence de photos ou d’articles sur les sites et les différents supports presse écrite et autre.
Correction faite et bien en plus , Patrick mérite bien un Hommage et pour apporter ma petite Pierre à l’édifice la période moto qui s’est déroulé au magasin paternel à Clermont-Ferrand dans les années 60 se déroulaient en ville avec pot piste et parfois un Cromwell mais le tirage de bourre était garanti !!!!
50cc base Itom modification chez Motos-Blatin
Merçi à vous ,petit Bonjour à Lolo au passage.

Christian
Invité
Christian

1er Août 1980 / 1er Août 2020- 40 ans déjà que Patrick s’est envolé pour le paradis des pilotes ,
Auto -hebdo lui consacre 2 papiers , dont l’un qui rappelle qu’il faisait parti des plus grands .

Francis Rainaut
Invité

C’est un immense plaisir que de lire à nouveau la prose d’Eric. Le site a fait avec lui une recrue de choix, je suis certain qu’il va beaucoup y apporter, il doit avoir dans ses tiroirs de kilomètres d’anecdotes croustillantes. Je n’ai pas oublié ce maudit 1er août. Je venais d’arriver à Chamonix, et c’est un cousin qui m’annonça la bad new. Mais en réalité je ne cernais pas très bien qui était Patrick. Le mec à suivre, à l’époque, c’était Jacquot, et on sentait bien qu’entre les deux, c’était chaud. Et puis cet accident de delta-plane, ça la fichait… Lire la suite »

christian
Invité

A vous tous qui avez suivi de prés Patrick Depailler , et qui titillez ma curiosité …. quelques questions , la première déco de son casque , c’était un beau bleu nuit uniforme , avant la période F1 chez Tyrrell , quel rapport avec celui de JP.Beltoise ? le bleu ? La nouvelle et superbe déco de début 74 en GP , était de qui ? Loïc peut il nous renseigner ? J’ai ressorti mes archives de 1980 , j’y ai lu sur un article de presse que Jan Lammers suivait Patrick , quand son Alfa est sorti de la… Lire la suite »

Francis Rainaut
Invité

Pour le casque, Christian, je parlais de la période Alpine F3 1968, casque bleu à bande blanche.

Thomas Rougier
Invité
Thomas Rougier

Je peux répondre sur le point de la magnifique déco F1.
Elle est l’œuvre d’Alain Lantero, artiste (sculpteur surtout) et grand ami d’enfance de Patrick.
Les deux avaient commencé ensemble à s’inscrire en compétition moto sous des pseudos afin que leurs parents ne se doutent de rien.
Alain Lantero avait dans la foulée réalisé d’autres décos, celle de Didier Pironi notamment.

christian
Invité

merci Francis , effectivement en regardant les photos de la F3 on reconnait le casque de JP.Beltoise , je ne m’en souvenais pas .
un grand merci également à Thomas pour le nom de l’auteur de la superbe déco F1 dont j’ai lu le témoignage dans le livre de Laurent Gauvin sur Patrick Depailler ,
j’apprends aussi que Alain Lantero avait realisé également celui de Didier Pironi , autre grand pilote français de ces belles années de la F1 , jolie déco mais en plus sobre .

olivier Barjon
Invité
olivier Barjon

Très belle évocation, que je lis tardivement et qui me replonge dans mes SPORT AUTO de l’époque…
Et toujours aussi émouvant le film d’Alain Boisnard.. Mimi je suis toujours partant pour un déjeuner avec Michel B., Dominique, et les autres….

Franky HUNGENAERT
Invité
Franky HUNGENAERT

Il vaut aussi la peine de visiter depamelli.com. Apparamment un Allemand, du nom de Stefan Schmidt, adore l’époque Depailler-Giacomelli (d’où le nom depa+melli). Sur son site on trouve un film, réalisé par ses soins, sur Patrick Depailler avec une durée de près de 3 heures.

christian
Invité

Nos commentaires se sont croisés , merci .
3 heures de film , c’est super .

christian
Invité

J’ai entendu parler d’un autre film super sur Patrick Depailler , réalisé en Autriche par Stefan Schmidt ,
admirateur fou de Depailler , le connaissez vous ?
peut-on se le procurer ?
Etant vraiment pipe sur internet , je ne l’ai pas trouvé ,
merci pour les infos éventuelles.

Sarraude Sébastien
Invité
Sarraude Sébastien

Merci pour cet article rempli d’informations importantes et de ressentis personnels concernant ce pilote que je n’ai pas connu mais dont les « anciens » me parlent régulièrement. Je suis moi aussi palois et j’ai écrit un roman noir sur le sport auto, en particulier à Pau : « ça passe ou ça casse ». J’ai vu sur votre profil facebook que nous avons des amis en commun et que vous aviez effectué un tonneau devant la statue du maréchal, rien que pour ça, j’ai très envie de vous envoyer mon manuscrit.

adishatz