Innes Ireland

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Pour lui, la vie était une fête !

Innes Ireland n’a pas atteint le fabuleux palmarès d’un Clark, Stewart, ou même Surtees. On retiendra surtout que le pilote britannique a été le premier à mener à la victoire une Lotus Formule 1 en Championnat du Monde.  Mais, il méritait mieux que ce simple titre.

Patrice Vergès


Robert McGregor Innes Ireland nous a quittés en 1993 à 63 ans seulement, emporté par un cancer. Il fumait beaucoup,  à hauteur de deux paquets par jour. Beaucoup trop ! Lors de notre rencontre enfumée, il m’avait avoué avec humour être le sponsor principal de Silk Cut, marque de cigarettes britannique de couleur mauve qui sponsorisait les Jaguar en endurance à la fin des années 80. « Avec l’argent que je laisse à ce sponsor, je m’estime de plus largement responsable de la victoire de Jaguar lors des derniers 24 Heures du Mans ». Il faut préciser qu’Innes maniait l’humour comme une institution. Humour qui masquait une véritable sensibilité perçue lorsqu’il évoqua son ami, le pilote Alan Stacey.

Innes Ireland
Reconnaissable à son célèbre casque à damiers, décoration portée aussi par le pilote français Jean Behra @ DR

En 1988, lors de cette interview, Innes allait sur ses 59 ans. Il y avait pratiquement juste 20 ans que ce fils de vétérinaire né en 1930 avait mis un terme à sa carrière sportive (NDLR : hormis quelques extras style Daytona).

En 1967, il était las de l’ambiance du sport automobile, et se souvenait être resté sept années sans ouvrir un magazine automobile. Ce n’était plus du tout le cas à l’époque de notre rencontre puisque depuis une dizaine d’années, Ireland était journaliste dans les revues britanniques « Road and Track » et « Classic Cars ». Il habitait à 70 km de Londres, une petite ville bien calme, et avouait rouler encore gentiment au volant de sa Ford Scorpio 2,9 l 4X4. Après Londres-Sydney puis Londres-Mexico, raids effectués au volant d’une Mercedes à la fin des années 60, il n’avait plus reconduit en compétition.

Les Formule 1 actuelles plus faciles à conduire que les nôtres

Quelque temps avant cette interview, il avait eu l’occasion de piloter une Formule 1 : une Benetton BMW Turbo de 850 chevaux ! « Je n’avais jamais conduit une voiture aussi puissante. Hélas, j’étais vraiment trop mal assis, n’ayant pas la taille de son pilote habituel. En 4ème, les roues arrière patinaient encore. Quel coup de pied au cul à partir de 8 500 tr/mn ! J’ai trouvé, du moins à mon rythme, cette monoplace plus facile à piloter que nos F1 d’alors, car elle offrait davantage de possibilités que les nôtres. Mais, à la limite elle semblait cependant plus pointue ».

La fameuse question et l’éternel débat du style : « c’était plus difficile hier » ou « Fangio était-il meilleur que Prost » resteront toujours sans réponse. Ne comptez pas sur nous pour poser la question et sur Ireland pour y répondre.

Faisons un tour rapide sur la carrière sportive de cet Écossais ex-officier parachutiste. Mécano chez Rolls au département aviation, il se permettait de garer une Bentley 3 litres compétition des années 30 sur le parking. Ça jetait déjà un sacré froid (qu’un petit apprenti de Rolls roule en… Bentley). La raison était toute simple. Une vieille dame, par testament, la lui avait léguée. C’est d’ailleurs avec cette voiture qu’il fait ses débuts dans des courses de club en 1955.

Rétromobile 2020 - Bertone
En 1958, Charade fut sa première grande victoire au volant de sa minuscule Lotus 1100 @ DR

Sa carrière automobile ne durera que dix années de 1957 à 1967, un peu plus si l’on ajoute les deux raids en Mercedes. Il commence à courir en Grande-Bretagne en 56-57 au volant d’une Lotus Sport. C’est sa victoire obtenue sur le nouveau circuit de Charade en France en 1958 au volant d’une petite Lotus 1100 de 100 chevaux, devant des Ferrari, qui lui apporte la notoriété. Il se fait ainsi remarquer par la célèbre écurie Ecosse et Lotus. Pour la première, il va piloter le prototype Jaguar D en sport.

Pour sa part, Chapman lui fait signer un contrat de trois ans. « Il pensait que si je parvenais à rester sur la piste, je pourrais devenir un bon pilote. A l’époque, je sortais beaucoup mais j’avais des complexes face à des Fangio, Moss ou Collins » !

Une victoire en Grand Prix aux USA

Hélas, les Lotus se révèlent incroyablement fragiles. Ireland perd plus souvent des roues qu’il ne gagne de courses. « En 1959 à Monza sur ma voiture, nous avons compté pas moins de 14 fractures sur le châssis et les moyeux avant le départ. Durant cette même saison, je me suis retrouvé 4 fois… sans freins. C’était fou » !

Innes Ireland
Ireland disputa 50 GP mais ne remporta qu’une victoire en Championnat du monde mais plusieurs hors Championnat notamment Chrystal Palace Trophy en 1962 avec une Lotus BRM @ DR

Cependant, Ireland apprend vite et, hors championnat en 1960, s’impose en Formule 1 à Goodwood devant Surtees, et à Silverstone devant Brabham. A la mort de son coéquipier Stacey, c’est Jim Clark qui devient numéro 2 chez Lotus derrière Ireland. Quand un Écossais rencontre un autre Écossais, qu’est-ce qu’ils se racontent ? De ces trois années passées chez Lotus, on retiendra de multiples accidents, des sorties de routes, de nombreux abandons, une place de 3e en Grande-Bretagne, de 2e au GP de Hollande en 1960 et enfin une victoire à Watkins-Glen aux USA fin 1961. C’est juste après cette victoire qu’il apprit que Chapman ne renouvelait pas son contrat, Clark devenant son premier pilote.

En 1962, il refuse bêtement de piloter pour BRM qui sera champion du monde cette année-là, car il avait donné sa parole à BRP. Là aussi, autres temps, autres mœurs. BRP est une écurie britannique qui fera courir d’anciennes Lotus, puis des Lotus à moteur BRM, et enfin sa propre voiture, mais sans grands résultats jusqu’en fin 1965, dernière saison de la F1- 1 500 cm3.

Innes Ireland
En 1962, il participa aux 24 heures du Mans sur une Ferrari GTO où il abandonna, voiture qu’il retrouva en 1964 où il se classe 6eme @ DR

Fort heureusement, il est apprécié en sport et en endurance. Au volant de Lotus Sport 19, Ferrari 250 GT et GTO, puis GT 40 en 1966, il va remporter quelques victoires et places d’honneur. Par ailleurs, on le reverra en Formule 1, pour les deux derniers Grands Prix de la saison 1966 au volant d’une peu performante BRM 3 litres. Mais sa décision était prise. Il en avait assez des intrigues, des intérêts commerciaux, des sponsors déjà stressants. Pour honorer un contrat, il courra encore une fois en février 1967 en stock-car à Daytona, puis rangera son casque, refusant même le volant d’une des Lola T70 Aston Martin officielles. Pour lui, la page était tournée.

« Les Lotus étaient incroyablement fragiles »

Innes Ireland
1959 devant la nouvelle Lotus 15 au coté de Colin Chapman, Franck Costin son ami Alan Stacey qui le regarde et Graham Hill @ DR

De toutes les voitures qu’il a pilotées, bien évidemment, il conservait un fort mauvais souvenir de la Lotus. Combien de porte-moyeux fêlés, de châssis brisés…

« J’avais tout le temps peur de perdre quelque chose. Un exemple ? Aux essais de Spa en 1960, Moss, qui pilotait une Lotus, sort à Burnenville à plus de 200 km/h et se blesse. La raison ? Porte-moyeu de roue brisé. Je m’arrête et vérifie mon moyeu qui est fêlé. Mais comme j’exigeais moins de ma voiture que Moss, il ne s’était pas encore rompu. Pendant ce temps, mon coéquipier, Taylor, sort de la route. Pourquoi ? Direction cassée. En course, voici les résultats du team Lotus : je suis sorti de la route, tandis que mes coéquipiers Bristow et Stacey se sont tués » !

Innes Ireland
4eme au GP de France 1961 sur Lotus Climax @ DR

« Colin Chapman était sympathique mais dur, et n’avait aucun sentiment pour ses pilotes. Cela dit, la Lotus 25 monocoque étant fantastique. Parmi les voitures qui m’ont laissé le meilleur souvenir, il y a la Ferrari F1 officielle que je n’ai piloté qu’une fois à la demande d’Enzo Ferrari à Silverstone en 1962 où j’ai terminé 4e, la Jaguar D 3,8 l qui au Mans surtout était extraordinaire, les Ferrari 250 GT SWB et 250 GTO, et, bien entendu, les Ford GT 40. La plus mauvaise ? La Lotus Elite. D’après moi, la suspension arrière travaillait mal. Au Mans, quelques jours après la journée tragique de Spa, après que mon coéquipier se soit gravement blessé avec, j’ai refusé de piloter l’Elite qui dansait comme un bateau sur les Hunaudières. J’ai piloté trois types de Formule 1, les 2,5 l, puis les 1,5 l et, un peu les 3 litres qui étaient plus intéressantes. Avec leurs 150/200 chevaux, les 1500 n’étaient pas agréables car elles n’avaient pas assez de puissance. Il fallait toujours les piloter sur le fil du rasoir » …

Moss et Fangio devant Clark

Innes Ireland
Ireland à gauche considérait Moss comme l’un des meilleurs pilotes au monde @ DR

Parmi les pilotes qu’il a côtoyés, certains l’ont davantage impressionné. « Incontestablement, il y en a deux : Fangio et Moss, qu’on peut classer à égalité. Clark vient derrière. Mais c’est que sur la Lotus 25, il était fantastique. Après, il y a peut-être Brabham, un peu brutal cependant ; puis Graham Hill, moins bon mais très travailleur. D’après moi, certains pilotes allaient au-dessus de leurs moyens. Par exemple, après Goodwood, où je me suis imposé dans la même journée en Formule 1 et Formule 2, la presse m’a présenté comme un nouveau Moss. En fait, tout simplement, c’est parce que j’avais une meilleure voiture que lui ce jour-là. Il faut conserver la tête froide. Cette presse peut faire du mal à un jeune qui va se surpasser tout le temps. Je pense notamment à Chris Bristow qui s’est tué à Spa en 1960 à l’issue d’un duel trop serré avec Willy Mairesse, ou même à Mike Spence, disparu également, et Peter Arundell victime d’un grave accident qui a mis pratiquement un terme à sa carrière de pilote. Quant à moi, je n’étais pas toujours bon. Il y a des jours où j’étais meilleur que Moss, et d’autres par contre où je conduisais comme une vieille femme. J’étais irrégulier et ce fut certainement mon gros défaut. Cela est probablement le fait de mon signe astrologique car je suis Gémeaux, signe, c’est connu, à deux personnalités. »

Sa charmante épouse, l’ancien mannequin Joan Howarth qui était à ses cotés dans cet interview, avait tenu à préciser. « Avant de connaître Innes, j’étais fiancée avec le champion du Monde 1958, le pilote britannique Mike Hawthorn qui s’est tué sur la route quelques semaines après son titre. Ils se ressemblent beaucoup. Mike était comme lui, très irrégulier. Un jour très bon, l’autre pas. »

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En 1958, Ireland n’avait que 28 ans @ DR

Ne revenez jamais à Karachi !

Outre ce caractère cyclothymique, il est vrai qu’Innes Ireland avait sacrifié sa carrière au profit de sa vie. Mais on sait qu’un bon vivant fait toujours un mauvais mort. Un jour, en Allemagne, on lui avait interdit même de prendre part à la course pour avoir tiré des coups de pistolet, la nuit, sur le toit… de l’hôtel. Ireland l’a toujours démenti. S’il n’était pas toujours à la fête sur les circuits, il l’était dans la vie. Un fêtard, un farceur, un vireur qui tirait des bordées… C’est avec un énorme soupir de soulagement que les gérants des hôtels, dévastés par son passage, devaient le voir partir. Là où Ireland passait, l’herbe ni la moquette ne repoussaient Il n’était pas rare que les clients refusaient d’être logés à l’étage où séjournait Ireland…

Innes m’avait avoué que la vue d’un uniforme le mettait en colère et nous étions d’accord là-dessus : « Les policiers sont agressifs et vous traitent à l’avance comme des criminels. » Compter le nombre de fois où il avait été arrêté, soit parce qu’il était ivre soit parce qu’il avait roulé trop vite et s’était retrouvé au poste menottes aux poignets, serait fastidieux ! Aux USA, pendant deux années consécutives, il s’était fait arrêter pour excès de vitesse, deux fois par le même flic qui, le reconnaissant, lui a demandé, de guerre lasse : « Je parie que vous n’avez toujours pas votre permis de conduire sur vous ? » Evidemment, Innes ne l’avait pas. Autre esclandre ce jour où, à l’aéroport de Nice, vêtu d’un simple short, sans papier bien sûr, il oublia qu’en France on roule à droite et non à gauche. Vous imaginez la suite : accident, ambulance, dispute, panier à salade… A Karachi où il avait décidé de fêter la Saint-Sylvestre entre deux courses, mêmes déboires : poursuite, panier à salade, prison… Jusque-là, rien de très original. Malheureusement, son copain eut l’idée de vider sa bombe à raser sur le policier chargé de les boucler…

Le résultat ne se fit pas attendre, les agents les ont emmenés au pied du Boeing en les suppliant : « Surtout, ne revenez jamais à Karachi ! »

La voiture ? Dans la piscine

Des verres cassés dans les night-clubs, des pétards lancés, Ireland en a totalisés davantage que de points en G.P. Innes adorait les bonnes… blagues. Il se souvient du soir où il a caché un… barracuda sous l’oreiller d’un copain à Nassau. Amusant, non ? Et son fameux numéro du canon, vous connaissez ? Il consistait à enfoncer deux tubes de cigares vides l’un dans l’autre, chargés d’allumettes et de chauffer l’un deux qui se transforma alors en un puissant projectile. Quelle explosion ?

Il y avait aussi la danse sur le toit d’une voiture de location pour finir, en bondissant, sur… le coffre. A l’époque, lorsqu’on lui louait une voiture, on n’était jamais sûr de la revoir entière. Un soir, en faisant la course au volant d’une VW de location, il avait raté l’entrée de l’hôtel, s’était fait emboutir par la voiture qui le poursuivait, était rentré dans une Jaguar E neuve qui, en reculant sous le choc, enfonça une Porsche puis une Mini. Bilan total : cinq voitures out !

Anecdote bien connue confirmée par un pilote français. Encore une autre fois, suite à une discussion, il n’était pas d’accord avec un camarade sur la question de savoir si les phares allumés d’une voiture résistaient longtemps à l’immersion prolongée. Pour connaître la réponse, il y avait une solution toute simple. Le vérifier. Comment ? Jeter la voiture de location dans la piscine de l’hôtel et attendre, montre et verre en main, que les phares s’éteignent. Sitôt dit, sitôt fait. Il ne fallut que 90 minutes à l’éclairage pour s’éteindre ! Et la voiture ? Innes se rappela la devise du loueur : « Nous venons chercher la voiture à l’endroit où vous l’avez laissée. » Il leur téléphona pour les informer qu’elle était… dans la piscine.

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Patrice Vergès

Patrice Vergès a publié son premier article automobile dans la revue Scratch en 1971. Passionné par l’histoire de l’automobile, il a travaillé en tant que pigiste dans une bonne douzaine de titres auto en 40 ans d’activités (Échappement, AutoHebdo, Slick, l’Auto-Journal, l’Équipe, Car and Motors, Option Auto, L’Automobile, le Moniteur Automobile). Après avoir conduit autour de 1600 voitures, Il publie toujours ses essais de voitures neuves et de collection dans le magazine Youngtimers et sur le site automobile POA auquel il collabore depuis cinq ans. Par ailleurs, depuis 2006, il a publié 18 livres dont 6 sur l’automobile plus 12 thrillers puisqu’il est également romancier. En 2019, il publiera "les plus belles Alfa de route" et un thriller "Monte-Cristo".

Patrice Vergès
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richard JEGO

Merci pour cet excellent papier sur ce pilote atypique , comme hélas on n’en voit plus !
Je me permets de signaler son livre PIED A LA PLANCHE paru en français aux editions MARABOUT en 1970 , pas facile à trouver ( trouvé mon exemplaire chez un bouquiniste des quais de Seine ).
En anglais ALL ARMS AND ELBOWS sorti chez Pemham books .

Pierre Ménard

Suite à l’éjection de sa Lotus à Monaco en 1961, Ireland se retrouva confiné trois semaines à l’hôpital St Thomas de Londres. Ça ne l’empêcha pas de recevoir ses ami(e)s et de mener grand train. Comme dans « Tintin et la Catafiore », un journaliste du Daily Express s’introduisit discrètement dans la chambre bondée, et le journal publia le lendemain une photo montrant le « grand champion » goguenard cigarette au bec et entouré de bouteilles de whisky ! Cette image de noceur effréné, qu’il assumait totalement, eut certainement un poids non négligeable dans la décision de Chapman de ne pas reconduire son contrat… Lire la suite »

Luc Augier

Bien qu’il range la Ferrari 156 parmi les voitures emblématiques qu’il a pilotées (Silverstone 1962, à la place de Stirling Moss), Innes Ireland n’a pas été tendre dans son jugement : « même les roues à rayons se tordaient ! » Lorsqu’il était correspondant de presse, il avait ses habitudes à La Villa des Fleurs de Rio lo Terme à l’occasion des Grands Prix d’Imola. Pour le dîner, la salle à manger était peuplée de trois tablées, celle des Britanniques, celle des Français et celle des Suisses. Les interpellations fusaient d’une table à l’autre et à cette occasion, dans une ambiance très… Lire la suite »

Olivier Favre

Sacré personnage et intéressante note, merci.
Une petite rectif des dires d’Ireland : à Spa en 1960, Stacey était bien son équipier chez Lotus, Taylor aussi, mais pas Bristow qui pilotait une Cooper.

MICHEL

Effectivement, BRISTOW pilotait une COOPER BRP à SPA. Quant à son ami STACEY, ( déjà appareillé de la jambe droite) il a perdu le controle de sa LOTUS après avoir été percuté en pleine vitesse par un oiseau.
J’ai reconnu avec plaisir sur la photo couleur deux pilotes de GRAND talent : O.GENDEBIEN et M.TRINTIGNANT;

Michèle Turco

Merci Patrice pour cet article ! Je l’ai lu comme un roman…dévoré même. J’aime beaucoup votre style d’écriture; c’est tellement vivant que j’avais l’impression d’être auprès de tous ces magnifiques pilotes…J’en redemande; racontez-nous encore des histoires captivantes …

Jean-François RIGO

Rien à ajouter au commentaire de Michèle Turco. J’adore…

Jean-Paul Orjebin

Je sais que cela fait vieux con que de dire : c’était mieux avant. Mais là, quand même, avouez …
Je pense que tu as passé un bon moment avec ce mec, durant cet entretien .
Tu nous en a fait passer un excellent aussi à te lire, merci Patrice.

René Fievet

Non, mon cher Jean Paul, tu « ne fais pas le vieux con », tu « es un vieux con ». Je n’ai pas osé te le dire quand je t’ai rencontré pour la première fois, il y a deux mois, au Rétromobile, mais c’est l’impression que tu m’as faite immédiatement. Je t’invite à faire honnêtement, et lucidement, ce retour sur toi-même, en t’épargnant l’artifice de je ne sais quel rôle de composition qui ne trompe personne. Bien entendu, toi et moi, et je pense Patrice Vergès, nous sommes totalement synchrones. On a les mêmes références, les mêmes valeurs. Comme… Lire la suite »

Orjebin Jean-Paul

Tu as, une fois de plus raison cher René, nous sommes des Classic Cons. Dans le genre, j’avais beaucoup aimé l’ouvrage de Denis Tillinac paru en 2014 : Du bonheur d’être réac.

Olivier Rogar

Pourtant j’aime bien l’adage selon lequel à 60 ans ++ on n’est pas forcément plus intelligent qu’à 20 ans mais on est beaucoup MOINS con 🙂 Finalement on ne touchera pas au titre de CC !

Pierre Ménard

René, je suis un peu sceptique sur le fait que le pilote qui parle tout le temps d’argent à Ireland puisse être Stew, car ils n’ont pas tout à fait couru à la même époque. Jackie n’est arrivé dans le grand bain qu’en 1965, époque où Ireland était déjà presque aux abonnés absents.

Olivier Favre

Si Jean-Paul est un vieux con, alors j’en suis un aussi et je pense que nous sommes nombreux sur CC !

Sinibaldi Patrick

C’est Masten qui conduit la GTO sur cette photo (Le Mans 62)… Détail…

Olivier Rogar

Bien vu Patrick !

richard JEGO

Bien vu ,
des pilotes qui portent des lunettes n’étaient pas très nombreux à cette époque .

Christian Briand

Je profite du confinement pour relire (pour la 3 ou 4ème fois !) « Pied à la planche », une petite pépite. J’ai aussi « Marathon in the dust » que Innes avait écrit suite à sa participation au marathon Londres Sidney et que j’ai trouvé, déjà dédicacé par l’auteur, dans une bouquinerie Londonienne.
A coup sur la formule 1 actuelle n’aurait pas été la tasse de thé d’Ireland même s’il préférait le whisky !