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Jim Clark-Rennen – Hockenheim F2 1976

par | 13 Avr 2026 | 0 commentaires



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Hockenheim ring, Hockenheim, Bade-Wurtemberg (RFA), le 11 avril 1976

Malin comme un singe, et aussi agile (la comparaison s’arrête là), Guy Royer flaire le bon coup en emboîtant le pas de Hugues de Chaunac qui a pris ses deux pilotes par la main, peu après le podium.
On se positionne face au soleil qui brille depuis la mi-mars sur toute l’Europe. On parle d’une sécheresse qui s’annonce historique.

Patrice Vatan

Arnoux et Tambay sur le podium de la Jim Clark Rennen
Et le trio lève les bras au ciel. René Arnoux et Patrick Tambay, respectivement deuxième et troisième de l’AvD-Deutschland-Trophäe Jim Clark-Rennen, première épreuve du championnat d’Europe de F2. Ça mitraille, les photographes adorent ce genre de scoops qui n’en sont pas.
Attirés par ce faux podium comme des tifosi par une brèche du grillage à Monza, les Nigel Snowdon, Jeff Hutchinson, Ercole Colombo, Jutta Fausel, Manou Zurini qui passera dans Sport Auto de mai une version voisine de celle shootée par Guy. Ses clichés, Guy Royer les réserve au média qu’anime son compère Patrice Vatan, « Le Demi-siècle », qui comme son nom le suggère paraît tous les 50 ans, périodicité un brin audacieuse qui a le mérite du recul par rapport à l’événement.

René Arnoux, Hugues de Chaunac, Patrick Tambay – Jim Clark Rennen Hockenheim 1976 © Guy Royer

Hans Stück imbattable à Hockenheim

Aussi cette belle image et le texte y afférent ne seront accessibles qu’à partir du 11 avril 2026 par ceux qui auront eu la chance de survivre.
S’ils ont pris la tête du championnat, les deux Français n’ont rien pu faire contre le vainqueur Hans Stück jr, imbattable à Hockenheim sur sa March/BMW 762 Jagermeister. Classé pilote de notoriété, il ne marque pas de points au championnat.
Jim Clark Rennen Hockenheim 1976

René Arnoux, Hans Stück, Patrick Tambay – Podium Jim Clark Rennen Hockenheim 1976 © Guy Royer

Le stadium d’Hockenheim ou l’arène romaine
Surpris par Jean Pierre Jabouille au départ de la première manche, il lui fallut 9 tours pour récupérer le commandement, alors salué dans le Stadium par les tirs rituels de fusées de la part des quelque 110 000 spectateurs teutoniques, la caisse de Hannen Alt entre les pattes, éructant une langue évoquant plus Rommel que Hölderlin.
Il y a de l’arène romaine dans le Stadium d’Hockenheim. Simplement les quadriges ont été remplacés par les légères monoplaces de F2 à la carte de visite éloquente : 500 kg pour 300 CV.

Jim Clark Rennen Hockenheim 1976

François Migault et son Osella FA 2 BMW Schnitzer. 11e dans la première manche, n’apparait pas au classement final © Guy Royer

La pourtant toute puissante F1 n’a pas asphyxié la hiérarchie y conduisant. Ainsi le championnat F2 est riche cette année de 13 constructeurs de châssis et 7 motoristes. Côté français, le V6 Renault équipe les deux formations, Martini et Elf 2, le Chrysler-ROC, issu du bloc 2 litres Simca est monté sur la Chevron de Jean-Pierre Jaussaud, lequel eût fini à la 5e ou 6e place sans une rupture du joint de culasse.

Le Chrysler-ROC, issu du bloc 2 litres Simca, est monté sur la Chevron de Jean-Pierre Jaussaud, lequel eût fini à la 5e ou 6e place sans une rupture du joint de culasse © Guy Royer

La F2 a bonne presse
Le gratin de la presse française est là : Jean-Marc Andrié pour AUTO hebdo, Bernard Gautier pour L’EQUIPE, Jean-Louis Moncet qui fait le papier pour Sport-Auto. 
Retour de nuit. Jean Michel Sacaze tient le bout de bois de la R16 louée chez Autorent, aiguille de vitesse dans le coin.
Si la périodicité de mon support de presse me dégage de toute pression, l’emballement effréné du calendrier des courses l’augmente. Thruxton F2 le week-end qui vient. Avec quel équipage déjà ? Ah oui, Gilbert et sa 1100 TI.
Une chose est sûre, il va faire beau.
Image © Guy Royer

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Olivier Rogar
« Petrol head » ? D'aussi loin que je me souvienne, l’automobile m’a toujours fasciné. Les tacots, le Pub Renault, Saint Antonin à Aix en Provence et enfin le Circuit Paul Ricard, m’ont fait passer de Sport-Auto à Auto-Hebdo et l’Equipe. Attrait pour les protos du Mans et les CanAm d’abord. Puis la F1 au cours de cette incroyable saison 1976. Monde aussi inaccessible que fascinant que j’ai fini par tangenter en 1979-80 au Paul-Ricard puis en Angleterre. Quelques photos m’ont amené à collaborer à «Mémoire des Stands» puis, à sa disparition, en 2012, à créer Classic Courses. Je trouve dans le sport automobile les valeurs de précision, d'audace, de rapidité dans la décision dont la maîtrise pimente une vie active.
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