Interview Vincent Métais – Suixtil

Ici, en Occident le présent semble morose et l’avenir porteur d’incertitude, la tentation est forte de regarder vers le passé. Il est pourtant un monde en marche qui se tourne, lui, vers son avenir, là-bas, en Asie. Un monde d’inégalités mais un monde plein de promesses, un monde de perspectives où l’on croit, encore une fois, en un avenir meilleur, un avenir de bien-être et de liberté, fut-elle de consommation. C’est dans ce monde que Vincent Métais a choisi de s’installer il y a plus de vingt ans. Et c’est dans ce monde où le mot futur ne fait pas peur qu’il a choisi de revisiter notre passé automobile, rayon dressing avec la marque Suixtil.

 

Propos recueillis par Olivier ROGAR

 

Gonzalez - Ferrari Chevrolet - (c) Raul Gattelet

Classic Courses : Vincent , comment êtes – vous arrivé en Asie ?

Vincent Métais : Bien avant Suixtil. Par hasard, au cours de notre voyage de noce, nous avions décidé avec Sibille mon épouse, de réaliser un tour du monde. L’atmosphère à Hong Kong nous plaisant, on a décidé d’y faire notre vie. Nos enfants y sont nés et nous y avons vécu 16 ans. Avant de partir à Shanghai. Région passionnante, pleine d’énergie, de bouillonnement, en transformation permanente. On ne s’est jamais posé la question de revenir en arrière et de revenir en France. Nous sommes depuis cinq ans à Shanghai où l’on retrouve la même énergie que celle vécue auparavant à Hong-Kong.  Ici en une vingtaine d’années, environ 400 millions de personnes sont sorties de la pauvreté absolue et je pense que la volonté du gouvernement est de continuer dans cette voie.

 Pourquoi Suixtil ?

J’ai depuis longtemps une passion pour la course des années 50 et 60 et notamment pour les hommes qui l’incarnaient. Une époque de possibles. Une époque de dépassement. On ne faisait plus de pyramides mais on allait à 300 à l’heure. Voitures, pilotes…c’était quelque chose. Rien à voir avec ce qu’est devenu le sport automobile aujourd’hui. Cette fascination me vient de mon Grand Père qui faisait des courses de Bugatti du côté de Lyon avec son frère et m’amenait gamin, au Musée de Rochetaillée en cachette de mes parents qui avaient une sainte horreur de l’automobile.  Mon grand-père fabriquait et vendait des filets à cheveux dans le monde entier, y compris aux USA. Puis j’ai pris goût à la voiture ancienne avec un copain d’école de commerce qui roulait en MG et avec lequel on allait voir les courses à Montlhéry. Bien qu’ayant « du Castrol dans les naseaux », je n’ai pas sauté le pas. Mais il y a huit ans ma carrière dans les services aéroportuaires ne m’apportant plus les satisfactions que j’en attendais, j’ai décidé de me lancer. Dans les bouquins des années 50 on voyait souvent la marque Suixtil. Avec les vêtements bien entendu mais aussi pour nous, un état d’esprit qu’on essaye d’insuffler dans tout ce qu’on fait.

Buenos Aires 1952 - Manzon Simon

Comment avez-vous pu disposer de cette marque ?

C’est une marque fondée en Argentine dans les années trente par un immigrant russe, Salomon Rudman, passionné d’automobile qui était à la tête d’une grande entreprise de confection. Il aurait rencontré le jeune Fangio et décidé de l’encourager en finançant sa première Chevrolet de course. suixtil-logo-transparent - CopyIl pénètre rapidement les arcanes du sport automobile argentin et notamment celles de l’Automobile Club de Argentina (ACA). Il achète notamment une part de Maserati à Froilan Gonzales. Quand ceux-ci décident, sous l’impulsion de Péron, d’envoyer une équipe défendre les couleurs du pays en Europe, il est décidé de leur donner à tous la même tenue. Les pilotes réclament des pantalons avec des grandes poches pour les outils, des bas de pantalon étroits, de la toile légère pour ne pas brûler dans les cockpits –traité d’ailleurs au borax pour que ça retarde un peu les risques, des ceintures élastiques etc…  Rudman leur dessine des pantalons bleus et des polos jaunes aux couleurs de l’Argentine. C’est ainsi qu’en 1949 l’équipe argentine se présente à sa première tournée européenne. Le succès est rapidement-là. Leur art de vivre est également envié. Complètement dans l’esprit de l’époque. D’un côté des « nobles » passionnés et de l’autre quasiment des bandits de grands chemins – tout aussi passionnés – . En quête de records et de victoires toujours dignement célébrés.

La marque appartenait-elle à quelqu’un ?

Précisément non. Elle était en déshérence depuis plus de vingt ans. On l’a redéposée partout puis on a construit une librairie de photos historiques avec lesquelles on a reconstitué les modèles sur la base de ce que portaient Fangio, Moss etc… Fin 2007 on a relancé la marque. Sur la base des photos, avec quelques pièces historiques retrouvées dans les musées, avec les journalistes, dont Paul Henri Cahier qui nous a envoyé une photo de lui avec une chemise Suixtil qui avait été donnée à son père. C’est à partir de ça qu’on peut reconstituer les modèles.

J’ai aussi l’énorme avantage que mon épouse travaille depuis vingt dans la confection pour des marques européennes, ce qui nous permet d’avoir accès à une chaîne logistique et d’obtenir exactement ce que nous souhaitons, ce malgré le fait que nos quantités produites n’ont rien à voir avec celles destinées à la grande distribution. Du reste le point d’attention et d’exigence principal porte sur le détail, sur la qualité. Ce qui finalement intéresse aussi les usines. En fait on vend certes un produit mais surtout une histoire. C’est grâce à ce réseau, à sa souplesse et à l’étendue des possibilités qu’il offre que notre package a rapidement été positionné.

Mt Ventoux 1958 - Behra, Barth, About, Von Trips, von Haustein

Comment organisez-vous votre promotion ?

La ligne de vêtements est un vecteur qui nous positionne dans cette histoire que nous aimons, mais nous pouvons faire beaucoup plus de choses. Et l’engouement que suscite la marque nous conforte dans cette idée. Ainsi l’écurie Suixtil. C’est un groupe de possesseurs de voitures anciennes qui s’est formé un peu par hasard autour des autocollants Suixtil que nous avons distribué à quelques copains. Aujourd’hui il y a des centaines d’autos qui en sont décorées et nous avons donc des photos qui nous sont envoyées de partout dans le monde, d’Interlagos, de Monza, de Goodwood, de Monterey etc…

PU-Fangio-V1 (Large)On est donc confiant dans l’idée que les gens cherchent davantage une marque d’expérience, un style de vie, qu’une simple marque de fringues. Et les efforts qu’on fait depuis huit ans commencent à être reconnus.  A nous valoir des rencontres extraordinaires. Mos, Manzon, Simon, Gonzalez…. Quand des modèles leur ayant appartenu nous ont été demandés, nous sommes entrés en contact épistolaire avec eux. Tout de suite on a senti que ça touchait une corde sensible. Des pilotes auxquels on a envie d’exprimer notre reconnaissance. Des pilotes dont la notoriété n’est pas toujours à la hauteur des exploits et des risques encourus. Toute une génération qui passe et dont la mémoire doit être conservée.

La quête de photos les concernant est difficile. Soit la propriété d’agences qui ne les cèdent que moyennant des prix élevés soit dans des malles ou tiroirs d’héritiers qui ne savent qu’en faire et les balanceront un jour. C’est très dommage car leur diffusion permettrait de rendre davantage justice à cette époque. J’ai ainsi une image de Fangio debout pendant le Grand Prix de Cuba devant sa Maserati en 1957. Je suppose qu’ils devaient être en train de jouer l’hymne national. On voit le Suixtil. Des photos comme ça il devait y en avoir plein… Elles sont notre légitimité. Notre force, assurément. On a beaucoup de chance. Mais la mettre en avant n’est pas si aisé. L’exploiter n’est pas évident. On a cette légitimité par défaut. Sur notre site web, il y une galerie photos indexées, un peu comme si c’était notre musée. Je me demande comment les gens la regardent. Peu se servent de toutes les possibilités offertes. Il y a un moteur de recherche puissant. Des photos j’en cherche en permanence. Beaucoup sont désormais intouchables, dans des fonds, des collections.

Harry Schell (c) Barry McKayPar contre lorsqu’on va aux évènements, salons, courses historiques, on rencontre les gens et tout de suite ils comprennent. Cette histoire, notre histoire les impressionne. Et lorsqu’ils ont adhéré ils nous suivent. Aujourd’hui j’ai ainsi reçu une photo de Nouvelle-Zélande d’un Morgan trois roues qui courre sous nos couleurs. Ça me fait rêver.

N’est-ce pas un problème de produire en Chine un produit d’essence sud-américaine ou européenne ?

Non. D’abord il y a la perception. C’est une question qui ne se pose plus beaucoup. Aux USA, ils savent que 90% de ces articles sont faits en Chine et ça ne pose aucun problème. En France il y a encore des réticences. Nous avons des prestataires de très haut niveau dont la qualité n’a rien à envier aux producteurs européens. Ensuite et quoiqu’on en dise, le contexte de fabrication n’a rien à voir avec celle qu’on peut trouver dans certains pays orientaux, voire même en Europe où l’on trouve parfois des ouvriers étrangers dont les conditions de travail sont lamentables. Ce qui permet d’avoir un « made in … « Europe » frelaté. Concernant notre contrôle qualité, nous sommes sur place pour tout « checker ». Le nombre d’anomalie matériaux, traitement, façon est extrêmement faible. Nous pensons que notre rapport qualité prix est en adéquation avec les attentes de notre clientèle.

suixtil-revival-2011-1 - acquired

Comment commercialisez-vous vos produits ?

D’une part sur internet. Nous livrons dans 30 marchés 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ensuite avec des agents aux Usa, Allemagne, Benelux. Nous sommes à la fois artisans et industriels. Ce qui nous permet d’avoir des produits de très bonne qualité à des prix abordables. On a une bonne adéquation prix – produit. On ne s’exclut pas de toute une audience possible. On fournit également des Clubs. Charge à eux de customiser un produit standard qu’on leur fournit.

Que recherchez-vous aujourd’hui pour vous développer, sachant qu’avec votre organisation vous pouvez vous adapter à toutes les situations, toutes les demandes  ?

Nous cherchons d’abord des distributeurs pour les pays où nous ne sommes pas présents et qui ont une culture automobile. La France, la Grande Bretagne, l’Australie par exemple. Il nous faut aussi percer les mystères de l’internet. Il y a toujours des choses qui nous échappent. Avec ou sans pub, on a un niveau d’activité commerciale identique. Le flux de visites semble indépendant de la pub qu’on y investit. Il est certain que nous voulons développer ce flux.

On a un potentiel important parce que les valeurs qu’on représente sont intemporelles. Héroïsme, relations humaines, amitié, courage…et quoiqu’on en dise ont toujours cours aujourd’hui. Nos axes d’évolution vont au-delà des vêtements. Nous pensons aux meubles. Meubles qui auront un lien avec la course automobile. Dans des atmosphères françaises, italiennes et anglaises, avec des pièces spécifiques pour chaque atmosphère. Si ensuite on pouvait créer des clubs Suixtil ce serait en adéquation avec les attentes de nos clients. On partage des valeurs avec eux. On constitue, de fait, un club. Quoiqu’on fasse il n’est pas question qu’on s’éloigne de ce qui fait l’âme de notre marque.

Goodwood 2010 FoS-suixtil-1 (4)

Si vous deviez évoquer votre passion quelle course, voiture ou pilote vous viendrait à l’esprit ?


PU-Moss-V1 (Large)Oh il y en a plus d’un ou une ! Une course. Monza 56. Peter Colins laisse sa voiture à Fangio qui vient d’abandonner alors qu’ils sont tous deux dans la course au titre. Par respect. (« Fangio méritait plus que moi d’être titré »). Moss gagne la course. Fangio est titré.

Le Ring en 57. Fangio perd une minute aux stands. Repart très attardé derrière les deux Ferrari de Hawthorn et Collins. Gagne la course en établissant un record du tour 8 sec plus rapide que sa pole position. Il remporte son dernier titre cette année-là.

Allez une troisième course :  Porto 58 . Moss gagne la course. Hawthorn, second est disqualifié pour avoir emprunté la piste à contre sens suite à un tête à queue. Moss va voir les juges et les convainc de rendre ses 7 points à Hawthorn. Moss perd cette année là le championnat au bénéfice de Hawthorn d’un seul point !… Voilà ce qui symbolise l’âme de ces années : la gagne, l’intrépidité et le fair-play. Un sport d’hommes. Pas encore d’ingénieurs.

Concernant les voitures, j’adore par exemple l’histoire de l’OSCA MT4 ex De Portago. D’abord parcequ »OSCA c’est les frères Maserati. Ensuite, quand ils ont retrouvé celle-ci c’était une pile de rouille. Mais sous la plaque de la Panaméricana 54, qu’elle avait disputée, il y avait le logo Suixtil qui avait sponsorisé Mieres pour qu’il la conduise lors de cette course.

www.suixtil.com

Illustration 1 : Gonzalez – Ferrari Chevrolet – © Raul Gattelet
Illustration 2 : Buenos Aires 1952 -Manzon, Simon  © Suixtil ou DR
Illustration 3 : Mt Ventoux 1958 – Behra, Barth, About, von Trips, von Haustein© Suixtil
Illustration 4 : Harry Schell (c) Barry McKay
Illustration 5 : Goodwood revival 2011 © Suixtil
Illustration 6 : Goodwood revival 2011 © Suixtil
Illustration 6 : Goodwood revival 2011 © Suixtil

Olivier Rogar

Olivier collabora avec « Mémoires des Stands » puis, à sa disparition, en 2012, il créée Classic COURSES avec les encouragements de Pierre Ménard et Johnny Rives. L’esprit d’entreprise qui l’habite trouve dans le sport automobile les valeurs de précision, de prise de risques, de rapidité de décision dont la maîtrise conditionne toute réussite.

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21 pensées sur “Interview Vincent Métais – Suixtil

  • J’adore l’introduction liminaire d’Olivier. Quel talent ! Et j’aime beaucoup Vincent pour le travail passionnant et passionné de refaire vivre cette marque (et j’ai moi aussi mon autocollant sur la voiture…).

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  • Merci pour cet article Olivier – très gentil de ta part de nous donner une voix dans ton forum qui représente si bien tout ce que l’on adore. Et merci à Philippe de « porter les couleurs  » haut et clair (et en courses, en plus ?).
    Vincent.

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  • Ma passion pour la course est née dans ces années 1950 que Vincent cite en modèle. J’ai « vécu » ces années là à ma façon. Comme je le pouvais. En lisant les journaux. Et en captant quelques rares images aux actualités cinématographiques. A 19 ans j’ai même commencé à écrire sur ces courses, sur leurs fabuleux pilotes. Alors que je n’en ai vu que trois: les G.P. de Monaco 1956 et 1957 et le G.P. de Pau 1957 – ce dernier hors championnat. Ce qui me réjouit, aujourd’hui, c’est de constater que des personnes trop jeunes pour les avoir connues comme Olivier Rogar ou Philippe Robert, tombent néanmoins sous leur charme. C’est dire la puissance extraordinaire de leur attrait. Un romancier a su en retranscrire l’ambiance, Pierre Fisson, l’auteur des Princes du Tumulte. J’en recommande la lecture à tous les nostalgiques de cette époque. On y trouve notamment la description d’une soirée chaleureuse à l’hôtel de Fangio et Gonzalez, la veille du G.P. de Suisse. Ou celle d’un diner de l’équipe Gordini juste avant de prendre la route avec le vieux camion Lancia et quelques camionnettes pour se rendre sur un circuit. J’en recommande vivement la lecture à tous ceux qui, comme Vincent, Olivier, Philippe ou moi-même, aiment cette époque de la course. Je ne saurais achever ce petit témoignage nostalgique sans souligner la présence, dans une des photos ci-dessus, du journaliste Pierre About qui m’a recruté à L’Equipe. Et à qui je voue une reconnaissance totale.

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    • Merci pour ces souvenirs Johnny – en attendant le plaisir de vous rencontrer en personne. Princes du tumulte est sur ma liste des ouvrages a acheter au plus tot. A bientôt encore. Vincent.

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  • Les Princes du Tumulte de Pierre Fisson a été réédité par les Editions du Palmier en 97. Michel Delannoy en a toujours quelques exemplaires .Cet ouvrage est indispensable à tout honnête homme lecteur de Classic Courses.

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    • Je suis allé voir sur le site des Editions du Palmier, malheureusement « épuisé ». Michel Delannoy qui nous lit pourra peut être nous apporter des précisions.

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      • Cet article, très intéressant, mériterait de larges développements sur les évolutions vestimentaires des pilotes et de leurs assistants. Peut-être pourra-t-on se plonger un jour dans le problème qui n’est pas moins intéressant que bien des épluchages de détails techniques sur certaines voitures.
        Votre article parait alors que justement nous sommes en train de finaliser une nouvelle édition des « Princes du tumulte ». Elle sera disponible dans un paire de semaines.
        Cela m’a mené à relire entièrement le livre et j’ai découvert des détails vestimentaires que j’avais oubliés : Pour éviter que le vent ne les gonflent comme des baudruches, certains pilotes se passaient un élastique autour de la poitrine, pour que leur pantalon ne se prenne pas dans le levier de vitesse, certain utilisaient de la toile collante que Sommer distribuait généreusement.
        Ce livre est plein de détails de situation que l’on à peine à imaginer comme croyable.

        J’espère qu’on en reparlera
        Michel Delannoy

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  • Une phrase m’a laissé un peu songeur: environ 400 millions de Chinois sont sortis de la pauvreté absolue au cours des 20 dernières années, nous dit Vincent Métais. Ces 400 millions représentent près de 30 % de la population chinoise (1,4 milliard). Comment est-ce possible en si peu de temps, me suis-je dit ?
    Je me suis livré à un petit calcul. Comme vous le savez sans doute, on parle beaucoup de ralentissement de la croissance chinoise pour cette année 2016. On nous parle d’un taux de croissance de 7,4%, le plus bas depuis 24 ans écrit la presse économique !!! Dès lors, faisons l’hypothèse que le taux croissance a été en moyenne de 8% au cours de ces 20 dernières années (ce qui est probablement un minimum), et on peut calculer que la richesse nationale produite cette année en Chine est au moins 5 fois supérieure à ce qu’elle était il y a 20 ans. Même si on sait que cette richesse est tragiquement mal répartie en Chine, notamment entre les villes et les campagnes, on comprend mieux le chiffre avancé par Vincent Métais.

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  • Choqué et déçu car sous couvert de commentaires sur la compet auto des années 50 , ça fait à mon humble avis un peu beaucoup pub gratos pour une marque ue de vetements . Est ce bien la vocation de ce site ?

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    • Richard,
      Est-ce qu’on fait reproche à un critique littéraire de faire la promotion d’un livre qu’il a aimé ? Je ne le pense pas. Et on pourrait dire la même chose pour un critique cinématographique à propos d’un film. Classic Courses ne vend rien d’autre que de la passion, et notamment celle pour la course automobile des années 50 et 60, que Vincent Métais essaie de transmettre avec sa ligne de vêtements. Pour cette raison, Classic Courses est parfaitement dans sa vocation quand il s’intéresse à ce que fait Vincent Métais. Ce dernier nous explique ce qu’il fait, et comment il le fait, avec son point de vue de chef d’entreprise. Ce qui donne un article très intéressant. Il n’y a aucun mercantilisme dans tout cela. Et si on suit ta logique jusqu’au bout, faudra-t-il s’interdire de faire la publicité du Rétromobile ou du Goodwood Revival, pour ne citer que deux exemples ?

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    • J’attendais ce genre de réaction, je ne suis donc ni surpris ni choqué. René Fiévet qui s’est exprimé avant moi a parfaitement traduit ce que je pense. Mais j’irai au-delà.
      Si je mets en avant un passionné qui entreprend dans le domaine de sa passion, passion que l’on partage en général, je le fais pour notre information et le cas échéant pour lui donner une « tribune », en toute humilité. Appelez ça de la pub si vous le souhaitez. Ca ne me gène en aucune manière et je ne vois pas ce que cela a de choquant.
      Et puisque ce sujet est abordé, sachez que l’on va effectivement mettre en place de la publicité sur notre site. Cela nous est demandé. Cela nous arrange. Si l’on gagnait de l’argent avec ça, on n’aurait aucun complexe. Mais rassurez-vous on se contentera peut – être , simplement, de moins en dépenser. Etes vous bien conscient que le fonctionnement d’un tel site a un coût économique absorbé par les bénévoles qui le font vivre, dont votre serviteur ?
      Dans le même ordre d’idée une boutique en ligne ouvrira bientôt ici aussi.
      Et oui, nous sommes dans le monde réel… ça va sans dire mais en le disant « ça va mieux » !

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  • l’Osca noire de Alfonso de Portago n°52 châssis 1142 avec la bande sur le capot aux couleurs de l’Espagne n’a pas couru aux mains de l’ibérique à la Panamericana 1954 avec suixtil peint sur la malle arrière mais c’est son ami Roberto Mieres qui inaugura cette publicité comme le rappelle Vincent Métais. Cette voiture fut vendue rouge en mars 1954 à Giulio Cabianca. de Portago se sépara de sa Maserati A6GCS (abandon au mans et aux 12 h de Reims) avec laquelle il obtint une victoire dans les rues de Metz sans grande opposition , pour acquérir l’Osca du pilote de Varese. Il restait ainsi dans le giron de Maserati et peut-être que la victoire de Moss à Sebring acheva de le convaincre. Ces deux pilotes connurent un tragique destin similaire. de Portago entra dans la foule aux Mille Miglia tuant de nombreux spectateurs en 1957, Giulio Cabianca en 1961 perdit le contrôle de sa Cooper Ferrari de l’écurie Castellotti sur l’autodrome de Modène ( ce nom décidément portait malheur sur ce circuit) et alla s’écraser sur la via Emilia renversant des véhicules et des deux roues, tuant deux personnes sur son passage. de Portago engagea son Osca au Nürburgring ou à la lutte avec une Porsche il fit une sortie de piste et se retrouva malgré lui dans l’ambulance qui le conduisit au centre médical. Il participa ensuite au Tour de France avec son fidèle Edmund Nelson mais à la Panamericana il s’inscrivit sur sa nouvelle Ferrari 750 Monza qu’il fit peindre en noir comme l’Osca. A-t-elle aussi reçu le logo suixtil, Vincent Métais pourrait peut-être nous le préciser? Quant à l’Osca à son retour un italien Parravicini en fit l’acquisition puis elle courut encore avec un pilote suisse Jenny à Ollon-Villars en 1956. Depuis on peut la voir dans sa belle livrée lors de manifestations historiques.

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    • Cher Laurent,

      Merci de toutes ces informations – beaucoup nouvelles pour moi. Veuillez noter que je ne crois pas que la F de Fons aie porte les couleurs Suixtil car le marquis ne connaissait pas de problemes de financement rencontres par Bittito Mieres. Mais j’en reve quand meme…. 🙂

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  • si vous devez faire de la pub pour une compet historique , allez y à fond sur Le Mans Classic seule épreuve à ma connaissance à fonctionner de nuit et avec un 6 ème plateau en 2016:
    La nuit au MANS c’est magique ,inoubliable and nothing else matters ( emprunté à METALLICA ) sous les étoiles .
    PS : la pub ne me choque pas si elle s’affiche clairement par exemple sur une boutique en ligne , mais là je trouve que c’est limite . Mais ce n’est que mon humble avis et merci de me laisser l’exprimer .

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  • Voilà une conversation de parfaits gentlemen…Vincent Metais devrait leur envoyer gracieusement un polo Suixtil!

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    • மு.க.(ஜோசப்) ஸ்டாலினிய,(குடும்ப)தேசிய கம்யுனிச,கருத்துப்படி,இதற்கு/“திருமணத்திற்கு முன்பே பாலுறவு வைத்துக் கொள்ளலாம்; திருமணமான பெண்கள், வேறு ஆண்களுடன் உறவு வைத்துக் கொள்ளலாம்” என்பதை பெண்ணியவாதிகள், ஆணாதிக்கத்தை எதிர்த்த பெண் விடுதலையின் அம்சங்களாகச் சுட்டிà®001000•à¯ காட்டுகிறார்கள். இது, நடைமுறையில், பல பெண்களோடு உறவு கொள்ள அலையும் ஆண்களுக்கு, தனது பெண்டாட்டி, அம்மா, சகோதரிகளின் “கற்பை”த் தவிர, மற்ற பெண்களின் “கற்பை”யெல்லாம் துச்சமாக மதிக்கும் ஆண்களுக்கு, பழம் நழுவி பாலில் விழுந்த கதையாகக் கைகொடுக்கும் அனுமதி வாங்கி தந்துவிடிர்கள் என்றால்,தலிவர் டாக்டர் கலைஞ்சர் அவர்கள் உங்களை பூப்போட்டு கும்பிடுவார்!.

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  • Coincidence ou marketing avisé ?
    A peine 15 jours après cet article publicitaire , voici une pleine page de pub dans le no 26 d’OCTANE mis en vente le 27 avril .
    Comme par hasard , mais ce n’en est pas un sauf à prendre les vessies pour des lanternes : les memes photos et caiman le meme texte .
    Bizarre, qui a dit bizarre ?

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  • Fy søren hvor lekker den fargen ble til deg Jane. Helt nydelig, og ja, den fargen mÃ¥ jeg ogsÃ¥ strikke noe av. Gleder meg til Ã¥ se den i virkeligheten. Kanskje vi skulle troppe opp i hver vÃ¥r den 5. hvis det blir noe av.Nydelig sjal har du ogsÃ¥ laget.

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  • Merci de votre article que moi je ne le considere pub.
    Seulement une précision: l’illustration 6 montre un jeune S. Moss aux 12 heures de Sebring 1957 en train d’essayer la Corvette SS proto « P » dessinée par Zora Arkus-Duntov.

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