La DS avant la DS

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DS – Double championne du monde des rallyes en 2011 et 2012, la Citroën DS3 WRC est entrée dans la légende 40 ans après sa glorieuse aînée du même nom.  Si le championnat du monde des rallyes avait existé, la DS aurait certainement remporté plusieurs titres mondiaux.

Patrice Verges

Avez-vous déjà conduit une Citroën DS de sixties ? Il n’existe pas au monde une voiture aussi déroutante. Il faut réapprendre tout ce que l’on sait. Freinage trop assisté commandé par un minuscule bouton caoutchouté exigeant un pied hyper léger, inconsistante direction assistée, curieuse tige de commande de boîte faisant office de démarreur qu’il faut balader de deux doigts sur un plan latéral à travers ce curieux volant jaillissant du néant , soupirs inconvenants de la mécanique gémissante, tenue de cap sinusoïdale et chaloupée entraînant une conduite par bonds successifs.  Avec la DS, ici c’est ailleurs !

Alors, imaginez l’apprentissage d’un conducteur de DS 19 fin 1955.  En France, personne ne savait ce que c’était une direction assistée surtout un possesseur de Traction à la direction de 38 tonnes. Personne ne comprenait comment fonctionnait sa boîte à commande hydraulique actionné par un gracile levier. Personne n’avait idée de freins à disques assistés dirigés par une centrale hydraulique dont la pédale remplacée par un bouton exigeait de baisser son pied droit et non de le relever comme sur un pédalier classique. Certains clients de DS ne parvinrent jamais à la conduire et la revendirent, écœurés, quelques semaines après. Citroën prétendait qu’il fallait au minimum 10 000 km avant de savoir exploiter une DS sur la route ce qui n’était pas faux.

Le Turini en DS et marche arrière

Face à l’engouement suscité par la DS au salon de Paris 1955, des pilotes l’engagèrent au rallye de Monte Carlo 1956. De nombreuses personnes se massèrent sur les route du rallye cette année là, rien que pour voir évoluer cette curieuse soucoupe volante sur roues.  Sur sa DS 19, le pilote marseillais Courtès termina 7eme au scratch et surtout 1ère voiture française. Grace à sa traction avant et surtout à son originale suspension pneumatique qui offrait une adhérence exceptionnelle aux roues, une garde au sol variable liée à confort accru pour ses occupants, époque où les rallyes étaient infiniment plus longs qu’aujourd’hui, la DS démontra un fabuleux potentiel surtout sur routes enneigées. Elle laissa également vite percevoir de gros défauts. Une puissance insuffisante pour une deux litres avec 75 ch SAE et un manque évident de fiabilité du à des nombreuses fuites hydrauliques qui immobilisaient la voiture. Elle perdait non seulement sa suspension, sa direction mais aussi son freinage ce qui n’était pas rassurant. Cette année là, la perte de toutes les vitesses obligea le pilote corse Paul Coltelloni à passer l’arrivée du col du Turini… en marche arrière ; seul rapport encore disponible.

Tasser la neige

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Coltelloni au départ du rallye de Monte Carlo 1957 où un accident l’élimina peu avant l’arrivée

En 1957 pour soutenir les ventes de la DS jugée trop sophistiquée par beaucoup, Citroën dévoila son ID 19 ; version simplifiée destinée à séduire les possesseurs de Traction. Si elle conservait sa fameuse suspension oléopneumatique, elle perdait une dizaine chevaux (66 ch), sa direction assistée, son embrayage automatique, et gagnait une boîte mécanique et un freinage sans assistance commandé par un pédalier traditionnel. l’ID sauva la DS dont le système hydraulique ne fut vraiment fiabilisé qu’en 1960.

Malgré sa puissance inférieure, les rallymen la préférèrent souvent à la DS. D’abord parce qu’elle était moins déroutante à conduire et surtout plus rassurante en cas de fuite du circuit hydraulique. Paul Coltelloni qui avait engagé l’ID 19 de son épouse au Monte Carlo 1959 avec 22 autres DS ou ID, se retrouva vite parmi les leaders grâce à un parcours très enneigé. Hélas, il sortit de la route et plongea dans un champ enneigé. Pas question de sortir la DS bien plantée dans la neige molle malgré l’aide de concurrents qui tentèrent vainement de la pousser. L’arme fatale de la DS était  ses quatre hauteurs de caisse dont une position super haute. Coltelloni eut l’idée de lever et baisser plusieurs fois la voiture en position super-haute puis la laisser retomber de tout son poids en extra-basse pour bien tasser la neige sous elle. Il réussit à s’extirper, à remonter sur la route et à grappiller les longues minutes perdues pour finalement s’imposer au scratch !  C’était la première fois qu’une DS gagnait un rallye et ce n’était pas la dernière. Les qualités de la DS permirent à Coltelloni de remporter de nouveau la victoire en tourisme au rallye de l’Acropole (il y avait alors une catégorie tourisme et une grand tourisme), au Marathon de la Route, au rallye de l’Adriatique. Succès qui lui permettent d’accrocher le titre de champion d’Europe des rallyes en 1959.

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Victorieux du rallye de Monte Carlo 1959, le corse Paul Coltelloni fut sacré champion d’Europe en fin d’année

 « Le Roi René »

Si Citroën s’était rendu compte du potentiel de la DS sur les terrains enneigés ou défoncés, pas question de créer un service course officiel. Néanmoins, il fut décidé d’aider officieusement l’écurie Paris-Ile de France dirigée par un ancien pilote, René Cotton, qui engagea en rallye des DS prêtées par la marque.  Pas question non plus de payer les pilotes qui recevaient seulement une partie des primes d’arrivée. C’était un autre temps !

Parmi les grands de la DS il y eut beaucoup de Grenoblois. D’abord René Trautmann (1927/1997) baptisé « Le Roi René » royal au volant de cette voiture. Non seulement, il inventa pratiquement les reconnaissances avec notes mais surtout réussit à en tirer la quintessence grâce à un pilotage très agressif mais terriblement efficace.

René Trautmann, le roi de la DS avait mis au point les notes en reconnaissance

Citons aussi Guy Verrier, Jean Claude Ogier (rien à voir avec Sébastien Ogier), Robert Neyret, de Lageneste, l’éclectique belge Lucien Bianchi, Lucette Pointet et Claudine Bouchet qui devint d’ailleurs madame Trautmann. Fantastique victoire à la Coupe des Alpes en 1961 suivie d’une autre au cours d’un hallucinant Tour de Corse disputé sous la tempête, plus une victoire scratch non créditée au rallye de Monte  Carlo pour le « Le Roi René ».

A l’épuisant Marathon de la  Route 1961 disputé sur le Nürburgring, c’est le Belge Lucien Bianchi qui s’imposa  En 1962, victoires en catégorie tourisme au Rallye de Monte Carlo de Neyret, aux Routes du Nord de Claudine Bouchet. Neige et Glace et  rallye  Acropole en catégorie tourisme à l’actif de Trautmann qui s’adjugea en plus le scratch au rallye des Mille lacs, Lyon Charbonnières, rallye de Norvège, Coupe des Alpes et Critérium des Cévennes. Royal !

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René Trautmann dans ses œuvres au Tour de Corse 1963 qu’il remporta de nouveau

La DS, une conduite très particulière

L’arrivée d’une DS plus puissante poussée à 83 ch, incita les pilotes à se retourner vers cette dernière malgré sa boîte hydraulique qui démocratisa l’usage du freinage du pied gauche en rallye. La DS lourde (1300 kilos), encombrante (4,80 m), avec son empattement hyper long (3,12 m) et très sous vireuse détestait les virages serrés.  En épingle, son pilote se devait d’accélérer du pied droit pour conserver de l’adhérence aux roues avant tout en freinant du gauche afin de bloquer les roues arrière pour faire pivoter la voiture. Ce, à condition, qu’il ait anticipé très tôt son virage à la corde sinon c’était le tête à queue ! Beaucoup s’y cassèrent les dents.

Engagées en tourisme, les DS « officielles » étaient très proches de celles de série, excepté un couple conique plus court qui rajoutait de l’allant à l’incassable 1911cm3 dérivé de la Traction. Plus tard, Michelin, proche de Citroën, développa des pneus neige spécifiques pour cette voiture baptisés Nora (pour neige) et des Cora (court) – qui fut certainement le premier pneu à bas profil – destinés encore à raccourcir la démultiplication. Pour hâter le passage mollasson de la boîte, il existait un réglage plus rapide de l’hydraulique. Mais l’arrivée d’une boîte mécanique sur la DS incita les pilotes à adopter celle-ci dès 1963. 

Si elle n’allait pas bien vite en montée, en descente, avec 83 ch seulement, la DS rattrapait aisément les Jaguar 3,8 l de 200 ch ou les Alfa Giulietta de 120 ch ; les reines en catégorie tourisme. Plus la route se délitait, grâce à sa suspension qui absorbait tout et à sa hauteur variable, sa possibilité de rouler avec un pneu arrière crevé voire trois roues, plus la Citroën était redoutable !

Equipe officielle

René Cotton, directeur sportif de Citroën était un ancien et talentueux rallyman

 Les victoires en rallyes neigeux incitèrent Citroën à créer une écurie officielle dirigée par René Cotton. Avec davantage de moyens (20 personnes au total !), Citroën put briguer des victoires plus ambitieuses.  L’équipe s’étoffa avec des pilotes nordiques habitués à conduire sur la neige qui avaient assimilé depuis longtemps le freinage pied gauche pas usité chez nous. Pauli Toivoinen sur DS (le père du pilote Lancia mort au Tour de corse 1986) se classa 2e du Monte Carlo 1963 mais premier au rallye de Norvège tandis que Trautmann s’adjugeait une victoire au Routes du Nord, au « Lyon Charbo », Critérium Alpin, au Tour de Corse. Les victoires se firent plus rares en 1964 et 1965 à cause de la nouvelle concurrence des agiles Mini Cooper 1300 S, Mustang 4,7 l et des premières berlinettes Alpine 1300 et Lancia Flavia puis Fulvia  pilotées par René Trautmann passé à l’ennemi.

Citroën fête ses deux titres de champion de France en 1963 dans la presse

 Fin 1965, Citroën rajeunit enfin sa DS en l’équipant d’un moteur plus puissant de 2175 cm3 délivrant plus de 100 ch Din, d’un train roulant mieux dimensionné (185/15), et d’un freinage renforcé. Le temps « d’homologuer » la DS en tourisme et la voici engagée au Monte Carlo 1966 où elle se classa derrière les Mini 1300 S qui furent disqualifiées avec une Ford pour non-conformité de l’éclairage. Un faux prétexte pour disqualifier élégamment les voitures anglaises qui étaient loin d’être de série comme l’exigeait le règlement. Et encore, à condition que les Mini qui étaient à l’arrivée fussent les mêmes que celles participant à la course !

Fin 1965, l’apparition de la DS 21 animée par un moteur plus puissant et chaussée de pneus plus larges relança cette voiture en course

 Citroën hérita donc de cette victoire à la Pyrrhus au rallye de Monte Carlo 1966 avec Toivonen alors que Lucien Bianchi termina à la première place en tourisme à la Coupe des Alpes et Verrier 1er en tourisme au Tour de Corse. 1967 fut l’année de Bob Neyret, avec une victoire en catégorie tourisme au Monte Carlo, au Lyon Charbonnières, à la Coupe des Alpes et au Tour de Corse.

DS raccourcies et surbaissées

L’apparition des Alfa GTA et Porsche 911 T beaucoup plus rapides et homologuées en tourisme marqua la fin de l’hégémonie de la DS dans cette catégorie.  Citroën changea son fusil d’épaule en s’attaquant à la catégorie prototype avec des modèles allégés avec des caisses alu et moteurs 2,1 l poussés à plus de 120 ch voire 140 ch. La DS souffrait toujours de son gabarit trop encombrant. Sur les dos d’âne, elle tapait durement sur son essieu arrière ce qui provoquait quelquefois l’explosion de ses sphères. Dès 1957, le concessionnaire grenoblois André Ricou s’était concocté une redoutable barquette DS décapitée à empattement raccourci qui marchait comme un avion.

« Bob » Neyret fut avec Trautmann l’autre grand de la DS. Plus tard il créa son écurie sponsorisée par le dentifrice Aseptogil

Une dizaine d’années plus tard,   Neyret se fit construire par le même Ricou, un coupé sur base DS raccourci de 52 cm lié à un pavillon très surbaissé en polyester qui ne pesait plus que 850 kilos et marchait très fort grâce à son moteur gavé par un compresseur (140 ch).   Citroën reprit la même recette pour développer des DS plus compétitives dont certaines servirent de prototype à la future SM. 

DS
La DS courte engagé en proto était redoutable lorsque le terrain lui était favorable

René Cotton privilégia les rallyes-raids sur pistes qui commençaient à voir le jour et où les aptitudes de la DS étaient mises en valeur. Notamment le rallye du Maroc 1969 victime de conditions climatiques dantesques. Sur 7 arrivants seulement on compta 5 DS dont celle victorieuse de Neyret au volant d’un coupé raccourci suivi de Verrier et Ogier. De même, le rallye du Portugal fut également remporté par une DS courte piloté par Francesco Romaozinho.

Perdre la course du siècle !

DS
DS proto de Londres Sydney, caisse alu, passage de roues découpés, blindage de soubassement, moteur préparé, 3 réservoirs cumulant près de 220 litres d’essence

Baptisé « la course du siècle, le fameux Londres Sydney long de 16 000 km à travers plusieurs continents était un terrain idéal pour prouver la robustesse et les qualités routières de la DS. Citroën engagea en catégorie proto trois DS longues mais très préparées avec caisse en aluminium. A 50 km de l’arrivée, la DS de Bianchi-Ogier occupait la tête. Une Mini Austin se jeta sur la voiture française blessant gravement le pilote belge qui était alors passager. On murmura que c’était volontaire car des bookmakers pariant sur la Ford alors 2e auraient organisé cet accident en payant le conducteur de la Mini. Rien ne fut jamais prouvé. Juste sorti de ses blessures, Lucien Bianchi, grand oncle du pilote de Formule 1 Jules Bianchi, se tua aux essais du Mans fin mars 1969 au volant d’une Alfa 33.

La planche de bord spécifique de la 21 à boîte mécanique de Londres Sydney. A l’extrême droite, le petit bouton est un avertisseur actionné par le copilote

 En 1970, la DS 21 à injection forte de 120 ch Din modifia les cartes. Citroën joua de nouveau le classement tourisme de série mais aussi le scratch avec les protos raccourcis. On retient une 2e place en tourisme au Monte Carlo, une première à la ronde de Chamonix et une victoire scratch au rallye du Maroc avec Neyret et une pour Ogier au rallye d’Australie.

Las, Cotton fut emporté par un cancer l’année suivante. Première mondiale dans l’histoire du sport automobile, son épouse Marlène qui était sa collaboratrice, lui succéda à la tête du service course. 

Marlène Cotton succéda à son mari à la tête du service course de la marque en 1971

Les résultats furent moins probants cette année là car Citroën testait une SM en rallye qui s’imposa dès sa première sortie au Maroc. La DS courte fut encore améliorée, animée par le moteur de DS 23 porté à plus de 180 ch. Au rallye du Maroc 1972, Neyret termina 2e tandis que le Portugais Romaozinho s’imposa de nouveau au tour du Portugal. Mais il est certain que les beaux jours de la vieillissante DS étaient derrière elle.

Le 2, 4 l de la DS courte de 1972 mieux dessinée délivrait près de 180 ch. Elle était chaussée de roues en résine ultra légère type RR mis au point par Michelin

L’arrivée de la DS 23 130 ch lui redonna néanmoins du tonus et permit de nouveau au portugais Romaozinho de gagner au Portugal 1973 en classe tourisme (3e scratch) alors qu’au rallye du Maroc, Neyret termina 2eme et 1er tourisme alors qu’en Grèce, c’est Boschniceck qui s’imposa en tourisme

 De nouveau le Maroc

Cinq ans après sa cruelle défaite au Londres Sydney, en 1974 Citroën engagea des voitures au Wembley Munich, épreuve longue de 17 500 km. C’est une DS23 pilotée par des Australiens qui s’imposera. Ultime baroud d’honneur en 1975 au rallye du Maroc pour la DS avec, de nouveau, une victoire en tourisme (4e au général) pour Deschaseaux déjà vainqueur au Maroc 1971 sur SM.

DS
La DS remporta plusieurs fois le rallye du Maroc ou sa suspension faisait merveille dans les gués et sur la caillasse

 Pour Citroën la DS c’était du passé puisque sa fabrication venait d’être arrêtée à Aulnay et que depuis le salon de Paris, la CX l’avait remplacée. De plus, la marque vivait des heures sombres dues à la crise de l’énergie et à un endettement excessif qui imposa à son propriétaire Michelin, sa vente à Peugeot. On vit cependant la CX en rallye mais elle n’eut jamais le fabuleux palmarès de son aînée. Il faudra attendre l’apparition de la Xsara WRC pour que la saga continue. Mais vous connaissez la jolie formule, cela est une autre histoire…..

A la ronde de Chamonix 1972, le Suédois Waldegaard termina 2eme sur trois roues au volant de son proto DS à moteur SM 6 cylindres

Vidéo ronde Chamonix 1972 ici

Les principaux résultat de la DS en rallye

Rallyes 1959 Pilote Coéquipier Class. gal. Class. groupe Voiture

  • Monte Carlo Paul Coltelloni Alexandre / Desrosiers 1er C. des Construct. ID 19
  • Neige et glace René Trautmann Mme Trautmann 2è 1er – 1600-2000 ID 19
  • Alger – Le Cap Olivier Gendebien Marie-Claire Gendebien 2è ID 19
  • Provence René Trautmann Mme Trautmann 1er ID 19
  • Adriatique Paul Coltelloni Georges Houel 1er 1er gr.1 ID 19
  • Paul Coltelloni champion d’Europe des Rallyes

Rallyes 1960 Pilote Coéquipier Class. gal. Class. groupe Voiture

  • Neige et glace Dussert Rouet 1er DS 19
  • Critérium des Cévennes René Trautmann Jean-Claude Ogier 1er ID 19
  • Critérium des Cévennes Claudine Vanson Ginette Derolland 2è C. dames ID 19
  • Cambodge Lacquemant Lacquemant 1er DS 19
  • Tour de Belgique René Trautmann Jacques Jourdain 1er 1er gr.1 ID 19
  • Claudine Vanson – Bouchet championne de France des rallyes

Rallyes 1961 Pilote Coéquipier Class. gal. Class. groupe Voiture

  • Neige et glace Claudine Vanson Françoise Vallier 4è Coupe dames ID 19
  • Liège-Sofia-Liège Lucien Bianchi Georges Harris 1er 1er gr.5 DS 19
  • Tour de Corse René Trautmann Jean-Claude Ogier 1er DS 19
  • René Traumann trophée européen des rallyes
  • Lucien Bianchi challenge belge des rallyes internationaux
  • Claudine Vanson – Bouchet championne de France des rallyes

Rallyes 1962 Pilote Coéquipier Class. gal. Class. groupe Voiture

  • Alpin René Trautmann Cherel 1er 1er gr.1 DS 19
  • Coupe des Alpes René Trautmann Patrick Chopin 1er Tourisme C. des Alpes DS 19
  • Norvège Pauli Toivonen Jaakko Kallio 1er 1er gr1 DS 19
  • Mistral René Trautmann Claudine Bouchet 1er ID 19
  • Mille lacs Pauli Toivonen Jaakko Kallio 1er 1er gr.1 DS 19
  • Critérium des Cévennes René Trautmann Claudine Bouchet 1er 1er gr.2 DS 19
  • Pauli Toivonen champion de Finlande des rallyes et champion scandinave des rallyes
  • Claudine Bouchet championne de France des rallyes

Rallyes 1963 Pilote Coéquipier Class. gal. Class. groupe Voiture

  • Neige et glace René Trautmann Claudine Bouchet 1er 1er gr.1 DS 19
  • Hanki Rally Pauli Toivonen Jaakko Kallio 1er DS 19
  • Norvège Pauli Toivonen Jaakko Kallio 1er DS 19
  • Lyon-Charbonnières- René Trautmann Michel Karaly 1er DS 19
  • Critérium alpin René Trautmann Claudine Bouchet 1er DS 19
  • Paris St-Raphaël Lucette Pointet Monique Dutel 1er DS 19
  • Lorraine René Trautmann Claudine Bouchet 1er DS 19
  • Coupe des Alpes René Trautmann Alexis Chabert 1er Coupe d’argent DS 19
  • Mont Blanc René Trautmann Claude Laurent 1er 1er gr.1 DS 19
  • Tour de Corse René Trautmann Alexis Chabert 1er 1er gr.2 DS 19
  • Fleurs et parfums René Trautmann Claudine Bouchet 1er DS 19
  • Madagascar Obeniche de Pontlevoye 1er DS 19
  • Lucien Bianchi champion de Belgique des rallyes internationaux
  • René Trautmann champion de France des rallyes
  • Claudine Bouchet championne de France des rallyes

Rallyes 1964 Pilote Coéquipier Class. gal. Class. groupe Voiture

  • Lyon-Charb.-Stuttgart Lucien Bianchi Jean-Claude Ogier 1er DS 19
  • Fleurs et parfums René Trautmann Alexis Chabert 1er DS 19
  • Liban Caporal Philippe 1er DS 19
  • Lucien Bianchi champion de Belgique des rallyes internationaux

Rallyes 1965 Pilote Coéquipier Class. gal. Class. groupe Voiture

  • Neige et glace Lucien Bianchi Vic 3è 1er gr.3 DS 19

Rallyes 1966 Pilote Coéquipier Class. gal. Class. groupe Voiture

  • Monte Carlo Pauli Toivonen Angio Mikander 1er DS 21

Rallyes 1967 Pilote Coéquipier Class. gal. Class. groupe Voiture

  • Neige et glace Robert Neyret Jacques Terramorsi 1er 1er gr.1 DS 21
  • Angola Manuel Michado Fernando Falcao 1er DS 21
  • Citroën remporte la Coupe des constructeurs de tourisme de série (FFSA)

Rallyes 1968 Pilote Coéquipier Class. gal. Class. groupe Voiture

  • Londres – Sydney Lucien Bianchi Jean-Claude Ogier Abandon, 1er à 100 km de l’arrivée DS 21

Rallyes 1969 Pilote Coéquipier Class. gal. Class. groupe Voiture

  • Maroc Robert Neyret Jacques Terramorsi 1er C. des Construc. DS 19
  • Maroc Guy Verrier Francis Murac 2è DS 19
  • Maroc Jean-Claude Ogier Michèle Veron 3è DS 19
  • Tour du Portugal F. Romaozinho Jocamec 1er Seul à terminer ID 20
  • Angola Manuel Machado Fernando Falcao 1er DS 21
  • T. A. P. Portugal F. Romaozinho Jocamec 1er 1er gr.5 DS 21
  • Safari calédonien Jean-Claude Ogier Lucette Ogier 1er DS 21


Rallyes 1970 Pilote Coéquipier Class. gal. Class. groupe Voiture

  • Ronde hivernale Guy Verrier — 1er 1er gr.2 DS 21
  • Maroc Robert Neyret Jacques Terramorsi 1er C. des Construc. DS 21
  • Maroc Bernard Consten Jean Todt 2è DS 21
  • Australie Jean-Claude Ogier Lucette Pointet 1er DS 21

Rallyes 1971 Pilote Coéquipier Class. gal. Class. groupe Voiture

  • Tour du Portugal F. Romaozinho José Bernardo 2è 1er gr.1 DS 21

Rallyes 1972 Pilote Coéquipier Class. gal. Class. groupe Voiture

  • Ronde hiver. Chamonix Björn Waldegaard – 2è SM / DS
  • Tour du Portugal F. Romaozinho José Bernardo 1er DS 21

Rallyes 1973 Pilote Coéquipier Class. gal. Class. groupe Voiture

  • T. A. P. F. Romaozinho José Bernardo 3è 1er gr.2 DS 23
  • Maroc Robert Neyret Jacques Terramorsi 2è C. des Construct. DS 23

Rallyes 1974 Pilote Coéquipier Class. gal. Class. groupe Voiture

  • Wembley – Munich André Welinski K. Tubman et J. Reddiex 1er 1er gr.1 DS 23
  • Tour du Sénégal Jean Lablanche Diabel N’Doye 1er Seul à terminer DS 23

Rallyes 1975 Pilote Coéquipier Class. gal. Class. groupe Voiture

  • Maroc Jean Deschaseaux Jean Plassart 4è 1er gr.1 DS 23

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Évaluation de l'article

Patrice Vergès

Patrice Vergès a publié son premier article automobile dans la revue Scratch en 1971. Passionné par l’histoire de l’automobile, il a travaillé en tant que pigiste dans une bonne douzaine de titres auto en 40 ans d’activités (Échappement, AutoHebdo, Slick, l’Auto-Journal, l’Équipe, Car and Motors, Option Auto, L’Automobile, le Moniteur Automobile). Après avoir conduit autour de 1600 voitures, Il publie toujours ses essais de voitures neuves et de collection dans le magazine Youngtimers et sur le site automobile POA auquel il collabore depuis cinq ans. Par ailleurs, depuis 2006, il a publié 18 livres dont 6 sur l’automobile plus 12 thrillers puisqu’il est également romancier. En 2019, il publiera "les plus belles Alfa de route" et un thriller "Monte-Cristo".

Patrice Vergès
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Daniel Gautiez

Très bon article synthétique, documenté, argumenté et un rien nostalgique. Est-il permis d’ajouter sur un blog orienté « compétition » que c’était aussi une très plaisante voiture pour l’usage quotidien et les vacances.

Olivier Rogar

La lecture de l’Automobile, et son cahier des sports mécaniques, rendait compte dans mes jeunes années, des exploits des Ds en rallye. Ce qui me semblait totalement incongru pour des voitures que je voyais avant tout comme des voitures fascinantes mais davantage dévolues aux apparatchiks qu’aux pilotes de course… Erare humanum est !

Luc Augier

Belle saga d’un modèle cher à mon coeur, Jacques. J’avais découvert la DS aux côtés de mon oncle en 1959 et je l’ai beaucoup pratiquée à partir de 1965 sous l’autorité de mon mentor Alain Bertaut qui en était un spécialiste. Cotton l’avait notamment recruté dans l’équipe d’usine aux 24 heures de Spa. Alain Bertaut avait la confiance de Jacques Wolgensinger et chaque fois qu’il y avait une modification technique sur la voiture de série, « Wolgen » la lui faisait essayer en priorité. Autant que je me souvienne, il y avait d’incessants changements de rapports de boîte. Avec la caution de… Lire la suite »

Luc Augier

Pardon de vous avoir prénommé Jacques, Patrice. L’émotion, sans doute…

F1spirit

Patrice Vergès n’a pas 40 ans d’activités comme marqué sur sa fiche mais 50 ans. Jeune homme de 36 ans, j’aimerais avoir la même carrière professionnelle en marbre bien trempé et de qualité. Respect

Johnny Rives

Un détail -qui n’en est pas forcément un: le Marathon de la Route 1961 était entièrement disputé sur routes. Le trajet se développait entre Liège, Sofia et Liège. Ce rallye éprouvant succédait l’illustre Liège-Rome-Liège que l’encombrement des routes italiennes n’autorisât plus. Il en advint bientôt autant de la circulation dans les pays « de l’Est ». Du coup le Marathon, sur l’idée de son créateur et organisateur Maurice Garot, émigra sur le Nurburgring à partir de 1965 (victoire de Greder-Rives, devant Ickx-Stapelaere).

richard JEGO

je me permets de signaler le livre  » Histoire d’un rallye hors normes « aux éditions Benoit Deliège ( ça ne s’invente pas , c’est en Belgique ) qui relate des années 30 aux années 70 ce que furent Liège/Rome/Liège puis Liège/Sofia/liège et enfin le marathon de la route ( 82 heures sur le Ring !) . Nombreuses photos .

MICHEL

Et le SPA-SOFIA-LIEGE….

Olivier Favre

Merci pour cette note, je me sens moins seul à parler de rallye ! Et en plus on apprend des choses sur cette voiture intemporelle, que je n’ai fait que voir rouler quand j’étais enfant. Dans ma famille il n’y avait aucun amateur de DS (on était plutôt Renault) et je crois bien que je ne suis jamais monté dedans.

MICHEL

Je vous conseille d’aller faire un tour sur YOUTUBE Rallye du Maroc 69 et 71, mettant en valeur la suspension parfaitement adaptée à ce type de terrain. On y reconnait aussi pas mal de pilotes talentueux qui se sont frottés à la caillasse de l’Atlas, au désert et aux oueds en crue.