Constructeur des « Narval » ? …Racontez nous Gérard !

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Souvenez vous, Gérard Crozier a partagé avec nous ses aventures de mécanicien chez Brabham. Il concluait son récit en disant ceci : « Pour ma part, j’ai fini par acheter une Brabham BT 29 de Formule Atlantique. Elle était en caisse, neuve, son acquéreur initial n’était jamais venu la chercher. Avec Bernard Lagier nous avions l’intention de développer notre propre monoplace, la « Narval »  sur cette – bonne – base. Ron Tauranac nous donna son accord en nous disant «  de toute façon, tout le monde copie Brabham, alors un de plus !…. »  puis  «  you change the nose and the name ! » En juin 1971 je rentrais en France. Une autre aventure commençait ! »

 Classic COURSES

CC : Finalement votre séjour chez Brabham n’a pas été très long ?

163051_133339740059863_3847786_n.jpgEffectivement, je suis rentré en France en juin 1971 pour m’associer à cette aventure initiée par Bernard Lagier. La « Narval » se voulait une stricte copie de la Brabham BT 29 – version formule « Atlantic » –  Le gabarit de fabrication, toujours en ma possession, avait été calqué sur les mesures du châssis anglais. La seule différence concernait la boulonnerie, qui était en système métrique de ce côté du channel et non en système impérial. Un bon moyen de distinguer une « vraie » Brabham d’une « vraie » Narval ! Pour être tout à fait exact, un certain nombre de Narval s’est  vu attribuer, avec le temps, les incidents, les accidents et les modes, des nez de « vraies » BT 28 (F3). D’où une possible confusion.  Le tableau de bord était identique à celui de la Brabham, compte tours mécanique Smith avec mouchard, manomètre de pression d’huile, petit volant Guersteen.

CC : Où étaient elles fabriquées ?

Par les Etablissements de chaudronnerie Crozier frères à Cambrai. Mécanique générale, fonderie ( porte-moyeux, support-moteur…), les moyeux arrières, le pignon de direction ainsi que la crémaillère étaient usinés chez Matra à Romorantin. Les Ets Crozier fabriquaient de leur côté les containers dans lesquels étaient transportés les missiles Matra R 530. Un tel partenariat crée des liens !

Les carosseries étaient assemblées sur le site de Corbeil en Gatinais, mais hélas sans garantie de qualité. Pare-brises très fragiles, avec les rétroviseurs fixés dessus.

CC : Combien en avez-vous fabriqué ?

L’atelier « soudure » de Cambrai nous assembla 30 châssis. 12 destinés à l’école de pilotage de Hubert Hahne ( ex pilote F2 ) à Hockenheim, 15 pour la Formule Renault et un dévolu à Christian Ethuin pour sa Formule 3. J’ajouterai deux exemplaires qui ne seront hélas jamais finalisés et toujours en ma possession.

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CC : Y a-t-il eu plusieurs modèles ?

Oui, JC1, 2 et 3. La JC1 a été présentée au salon de la voiture de course en 1972, équipée d’un moteur BMW 2L et d’une boîte Hewland 4 rapports, c’est le modèle utilisé par l’Ecole de Pilotage de Hubert Hahne. Les JC2 étaient des Formule Renault ( pilotées par Jean-Pierre Cassegrain, Gérard Di Bartoloméo, Bernard Lagier, François Tiano, Henri Castaigne, Jean-Pierre Griffat, Michel Houllier, Philippe de Hening, Roland Le Gourierrerec et Yves Forestier) et la JC3 de Christian Ethuin une F3. Malheureusement la marque n’a pas résisté à la crise de 1973 et nous avons cessé notre activité en 1974. Le matériel a été vendu à l’Ecole de pilotage de Croix en Ternois.

CC : Quels résultats ?  

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JP. Cassegrain a fait quelques belles places en FR 1972. ( 5e à Nogaro, 6e au Bugatti, 9e à Pau , 6e à Monaco ) pour finir 19e d’un championnat très relevé avec Laffite, vainqueur, Cudini, Coche, Paoli, Mamers, Tambay, Sourd, Malcher …. De même bien sûr que Christian Ethuin en F3.

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CC : Une dernière question, pourquoi Narval ?

Ca vient de nos lectures du journal de Spirou. Tif et Tondu, une BD de l’époque, roulaient dans un petit roadster qui s’appelait précisément Narval. C’est tout ! Quant au logo avec la chauve souris, c’était celui du BAT CLUB de Bernard Lagier.

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Propos recueillis par Michel LOVATY

 

Détails techniques extraits du site de Michel Martinucci
http://www.avenircup.fr/narval/index-menu.

Classements extraits du livre « Formule Renault  » par Christian Courtel, Editions Acla – Fond d’Archives Johnny Rives –

Crédits Photos

1 Narval JC1 ecole de pilotage Hubert Hahne@ DR
2 G Crozier  @ Gérard Crozier
3 Narval Ecole de pilotage Hubert Hahne @DR
4 JP Cassegrain Narval JC2 1972 @ DR
5 Ch Ethuin Narval JC3 1972 @ DR
6 Logo Narval @ DR

 

Johnny Rives

« Lorsque j’ai été appelé sous les drapeaux, à 21 ans, j’avais déjà une petite expérience journalistique. Un an et demi plus tôt j’avais commencé à signer mes premiers « papiers » dans le quotidien varois « République », à Toulon. J’ai envoyé le dernier d’entre eux (paru le 4 janvier 1958) à Pierre About, rédacteur en chef à L’Equipe. Il m’a fait la grâce de me répondre après quoi nous avons correspondu tout au long de mes 28 mois d’armée. Quand je revins d’Algérie, très marqué psychologiquement, il voulut me rencontrer et me fixa rendez-vous au G.P. deMonaco 1960. Là il me demanda de prendre quelques notes sur la course pendant qu’il parlait au micro de Radio Monte-Carlo. J’ignorais que c’était mon examen d’entrée. Mais ce fut le cas et je fus reçu ! Je suis resté à L’Equipe pendant près de 38 ans. J’ai patienté jusqu’en 1978 avant de devenir envoyé spécial sur TOUS les Grands prix – mon premier avait été le G.P. de France 1964 (me semble-t-il bien). J’ai commencé à en suivre beaucoup à partir de 1972. Et tous, donc, dès aout 1978. Jusqu’à décembre 1996, quand les plus jeunes autour de moi m’ont fait comprendre qu’ils avaient hâte de prendre ma place. C’est la vie ! Je ne regrette rien, évidemment. J’ai eu des relations privilégiées avec des tas de gens fascinants. Essentiellement des pilotes. J’ai été extrêmement proche avec beaucoup d’entre eux, pour ne pas dire intime. J’ai même pu goûter au pilotage, qui était mon rêve d’enfance, ce qui m’a permis de m’assurer que j’étais plus à mon aise devant le clavier d’une machine à écrire qu’au volant d’une voiture de compétition ! Je suis conscient d’avoir eu une vie privilégiée, comme peu ont la chance d’en connaître. Ma chance ne m’a pas quitté, maintenant que je suis d’un âge avancé, puisque j’ai toujours le bonheur d’écrire sur ce qui fut ma passion professionnelle. Merci, entre autres, à Classic Courses. »

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Johnny Rives

10 pensées sur “Constructeur des « Narval » ? …Racontez nous Gérard !

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    L’école de Hahne allait également au Nürburgring si j’en crois la photo. Belle aventure que cette Narval.

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    Actuellement en kiosque une réédition de Tif et Tondu( avec un seul F)

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    C’est toi le patron ! Je m’incline …

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    exact de la discipline,et non pas « Atlantique » !!!

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    Il se peut que mes propos, sans doute déformés par le souvenir, ne soient pas l’exacte vérité dans les détails, mais les acteurs de l’époque me le pardonneront, du moins je l’espère.

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    bonjour, Est-ce que ce Gérard Di Bartolomeo était lyonnais ? salutations jcl Blein

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    bonjour
    je cherche à contacter gérard crozier afin d’avoir des renseignements sur la narval que je posséde.
    quelqu’un peut il me renseigner?
    merci d’avance

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    bonjour
    je posséde une narval et j’aimerai avoir quelques renseignements pour finir mon projet
    comment contacter monsieur Gérard Crozier?
    merci d’avance

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