Monaco Fab Four

Avec en juin 73 https://bit.ly/36lO5EC


À défaut du GP de Monaco qui aurait dû se courir ce week-end, évoquons une lointaine édition qui scella la rencontre des quatre individus ici présents, Fab Four n’ayant de commun avec les Beatles que les Anglais surnommaient ainsi que le nombre.

Chacun avait découpé dans le Sport-Auto d’avril 73 un encart qui promettait moyennant 600 F un week-end au GP de Monaco, chacun s’était acoquiné par affinité instinctive dans la carlingue bruyante d’un Vickers Viscount à hélices, rêvant à une réédition de la victoire de Beltoise, aimanté par le seul d’entre nous en costume cravate, le futur Professeur Reimsparing qui tirait de son sac plastique au couleurs d’une enseigne d’alors, Cheval Vapeur, la boutique tenue par Catherine Crombac, le livre juste paru de Johnny Rives, « Beltoise le roman d’un champion ».

L’incipit déclamé par le Professeur : Trente secondes. Le cercle épais du volant., nous propulsait déjà en pensée sur la première ligne de dimanche : Stewart, 1’27″5 et Peterson, 1’27″7.
Nous découvrions Monaco, éblouis. Scène d’opéra à ciel ouvert dont les organes des ténors qui s’appelaient Cosworth, flat 12, V 12 cognait les murailles de pierre et béton.

Nous choquâmes une bouteille de Brau, une bière locale, tous les quatre sur cette petite terrasse en bois qui surplombait une des ruelles perpendiculaires à l’avenue Albert 1er. Samedi soir dans le tourbillon fellinien d’avant course dans le Monaco d’alors, grouillant, humain, tellement humain. Le Prince n’était pas notre cousin.
Quarante ans plus tard, en marge de Rétromobile, les Fab Fours communiaient à l’Afaria, bonne table du Sud-Ouest dans la saveur à jamais dissipée du GP de Monaco 73, même si Bébel avait pété sa suspension au Casino.

Au premier plan Pierre Chrétien. S’est distingué en publiant la première lettre de lecteur dans le Sport-Auto de janvier 62, c’est à dire qu’il l’avait envoyée avant sa parution. Petit détail qui fait une réputation pour la vie.A sa gauche votre serviteur. Sur la droite Maurice Berthon, greffier, avait trouvé dans le personnage qui le flanque un alter ego juridique, un docteur en droit spécialiste et traducteur de droit germanique qui endossait dans les colonnes de Mémoire des Stands le rôle de l’austère et implacable professeur Reimsparing.

Le temps a déposé ses sédiments sur ces personnages, épargnant le Professeur qui en 1973 était déjà conforme à son actuelle apparence, immuable, intemporelle.
Combien de Monaco encore auront à célébrer encore les Fab Four ?

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Linas27
Invité
Linas27

Le Professeur Reimsparing vu de face et au grand jour sur le Net !!!! … Une première …Finalement un air bonhomme à la Pierre Bérégovoy (paix à son âme) qui ne traduit pas en apparence la plume acérée et perfectionniste ayant sévi sur Mémoire des stands…

Olivier Favre
Membre

Bonne idée que d’assortir la note d’une chanson d’époque. Surtout si c’est Carly Simon !
On pourrait aussi écouter « When we was fab » de George Harrison …

Olivier Rogar
Administrateur

Un exemple à suivre !

Philippe Vogel
Invité
Philippe Vogel

Bonjour !
Que voici une note emplie de nostalgie en mémoire des stands provisoires du confetti monégasque ; j’ai eu le plaisir de croiser, en un temps plus ou moins ancien, deux des protagonistes qui se reconnaîtront.

Quoi ? Vous n’avez pas évoqué la March jaune #15 qui fit trois petits tours et s’en alla ce jour-là…

Sportivement vôtre !

Philippe Vogel jamais allé voir un Grand Prix du côté de Monte-Carlo.