Wolfgang von Trips (1928 -1961)

Je vous présente aujourd’hui un excellent documentaire sur Wolfgang von Trips, réalisé en 2007, que j’ai découvert sur Youtube. Le sous-titrage a été assuré par mes soins (1). Bien entendu, ce documentaire n‘apprendra pas grand-chose aux lecteurs de Classic Courses pour tout ce qui concerne la carrière sportive de Wolfgang von Trips, depuis ses débuts aux Mille Miglia de 1954 jusqu’à sa fin tragique le 10 septembre 1961 à Monza.

Tout ceci est bien connu. Mais que sait-on de l’homme, à part le fait que c’était un aristocrate, passionné par la compétition, pilote très doué mais aussi un peu un casse-cou (on l’appelait « le comte von Crash ») et souhaitant ardemment devenir champion du monde ? Ce documentaire, centré sur la personnalité de von Trips, nous en apprend beaucoup sur l’homme.

René Fiévet


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Wolfgang von Trips ( 04/05/1928 – 10/09/1961)

Une histoire allemande

Par l’intitulé de ce texte (Une histoire allemande), on souhaite indiquer ici que le parcours sportif de von Trips ne peut pas s’expliquer en faisant abstraction de l’histoire de son temps, et de la société allemande. L’idée est la suivante : Wolfgang von Trips est fondamentalement un homme de l’après-guerre allemande, souhaitant contribuer au renouveau de son pays. A un moment donné, évoquant l’objectif du titre de champion du monde que poursuivait von Trips de façon un peu obsessionnelle, le journaliste Fritz Wirth parle du “miracle de Berne” qui avait redonné confiance aux Allemands (2ème partie, 13 minutes 35).

Le miracle de Berne, c’est la victoire de l’équipe d’Allemagne de football à la Coupe du Monde de 1954 contre l’invincible équipe de Hongrie. Ce succès eut un immense retentissement en Allemagne : le pays vaincu pouvait donc renouer avec la victoire. Ceux qui aiment le cinéma, et qui ont vu le film de Fassbinder le mariage de Maria Braun (1979), se souviennent sans doute qu’à la fin du film on entend en fond sonore la retransmission radiophonique de ce match. Maria Braun, elle aussi, veut survivre au nazisme et renouer avec la victoire, du moins dans sa vie personnelle. Elle le fera par tous les moyens possibles : elle se vendra à un GI (comprenons : les Etats Unis) et à son patron (comprenons : la libre entreprise et le capitalisme). Mais elle connaîtra une fin tragique.

Dans le film de Fassbinder, la signification est claire : le bonheur n’est pas promis à l’Allemagne du “miracle économique”. Il y a évidemment une forte résonnance avec le destin de Wolfgang von Trips, qui trouve la mort au moment où il allait toucher au but, devenir champion du monde et contribuer, à sa façon, au renouveau de l’Allemagne. Mais pour l’Allemagne de l’après-guerre, il n’y a pas de fin heureuse possible. Après, seulement après, dans les années 1960-70, viendra le long cheminement de la conscience, et le retour sur soi de la nation allemande sur son passé, sous l’impulsion notamment de sa jeunesse. Mais ce n’est pas ici notre sujet : notre histoire s’arrête le 10 septembre 1961.

1ère partie 

Hemmersbach

Wolfgang von Trips était de descendance aristocratique, mais ce n’était pas un riche aristocrate, et pas un noble “pur jus” comme nous le rappelle le documentaire. Son père Eduard avait épousé une roturière, fille d’un notable de la ville de Bonn. A cette époque (la première moitié du 20ème siècle), les familles nobles admettaient difficilement qu’on puisse se marier “en dessous de sa condition”. Son père ne le lui pardonna pas, et Eduard fut pratiquement déshérité par sa famille au plan financier. Néanmoins, en raison de son droit d’ainesse, la loi allemande lui permit de conserver le château d’Hemmersbach. Je signale ce point, qui peut paraître anecdotique, car il eut une grande importance pour la suite dans la vie de Wolfgang von Trips. Il n’était pas riche, loin de là, et maintenir ce château dans la famille fut toujours pour lui une source de soucis. Un fardeau même, puisqu’il était le seul héritier de la lignée. Le documentaire insiste beaucoup sur ce point. 

Crise morale

Il y a une phrase clé, il me semble, dans ce documentaire : « en 1945, les Allemands prennent conscience qu’ils ont soutenu un régime criminel. » (1ère partie, 17 minutes 50). C’est une césure dans la vie de Wolfgang von Trips, qui le plonge dans une profonde crise morale à la fin de son adolescence. Né en 1928, il n’a connu que le nazisme, et il fut membre des Jeunesses Hitlériennes (en fait, il n’avait pas le choix : l’embrigadement était devenu obligatoire à partir de 1939). Nul doute que le jeune adolescent, abruti de propagande et de bourrage de crâne, a fait sien les rêves de grandeur du peuple allemand.

Heureusement pour lui, son jeune âge et surtout sa santé déficiente, lui permirent d’éviter d’être envoyé sur le front à la fin de la guerre. Même si on n’a pas d’information précise à ce sujet, il ne semble pas que son père, Eduard von Trips, ait été un nazi convaincu, et encore moins fanatique. Tout au plus, ce hobereau a dû penser, au début des années 30, que le petit caporal autrichien, à défaut d’être fréquentable, était néanmoins utile et nécessaire pour rétablir l’ordre dans la société allemande, et la délivrer des ferments du communisme. Mais son soutien au nouveau régime n’a pas dû aller très au-delà. D’ailleurs, à la toute fin de la guerre, quand le père et le fils furent recrutés par la milice locale pour creuser des fossés afin d’assurer la dernière défense face à la progression des troupes américaines, ils décidèrent d’aller se cacher dans une ferme et attendre la fin de la guerre.

Une raison de vivre

Le documentaire nous décrit très bien comment les sports mécaniques vont être essentiels pour relever moralement le jeune Wolfgang von Trips, et lui redonner une raison de vivre. Mais il ne nous dit pas d’où venait cette passion. En fait, celle-ci venait de loin. Ses biographes nous décrivent le jeune Wolfgang von Trips, à l’âge de huit ans, assistant émerveillé au triomphe de Bernd Rosemeyer sur son Auto Union au Nurburgring (2). A cette époque, l’association entre le triomphe des voitures allemandes et les rêves de grandeur du Reich est totale et, sans nul doute, elle imprègne profondément l’esprit de l’enfant.

On notera d’ailleurs que, plus tard, son souhait le plus fort était de conduire des voitures allemandes en compétition. Il fut pris de court quand Mercedes abandonna la compétition en 1955 et – ce que ne nous dit pas le documentaire – il hésita un certain temps avant d’accepter l’offre de Ferrari en 1956 : il souhaitait courir pour Porsche, où il avait noué des liens étroits avec Huschke von Hanstein (qui, soit dit en passant, fut un ancien officier SS). On peut toutefois penser qu’il n’hésita pas trop longtemps en raison des perspectives sportives que lui offrait l’écurie italienne (3).

2ème partie 

Une autre phrase clé nous vient d’Ursula Abels : « il était seul, et si vous avez lu tout ce qui a été écrit à son sujet, vous savez que ce fut le cas jusqu’à la fin de sa vie » (1ère partie, 20 minutes 25). Sans aucun doute fait-elle allusion à sa vie sentimentale. Un constat un peu paradoxal dans la mesure où Wolfgang von Trips était un homme charmant, très sociable, bel homme et connu pour être un homme à femmes”. Le documentaire est très explicite sur ce point. En fait, la seule femme qui eut de l’importance dans sa vie fut sa mère, et on devine que la question du mariage avait pour elle une importance primordiale. Pour cette roturière, parvenue au faîte de l‘ascension sociale par son mariage avec un noble, devenue une “aristocrate à 150%”, selon l’expression d’Ursula Abels, il était clair que son fils ne se marierait pas avec une personne en dessous de son rang.

 Gabrielle de Savoie

Il semble qu’à un moment donné, Wolfgang von Trips ait entretenu une relation sérieuse, quoique platonique, avec la jeune Marie Gabrielle de Savoie, un des plus beaux partis d’Europe (voir photo, 2ème partie, 14 minutes 30). Elle était la fille du roi d’Italie, et le Shah d’Iran en personne avait fait part de son intérêt pour un mariage (mais le Pape avait prononcé son véto, pour des raisons d’incompatibilité religieuse). Von Trips l’avait rencontrée par l’intermédiaire de Juan Carlos d’Espagne, venu prendre des leçons de conduite dans la petite académie de pilotage qu’il avait fondée. Les deux jeunes gens s’étaient assidument fréquentés à Paris, où Marie Gabrielle suivait des cours d’art plastique.

En tout cas, la jeune fille avait pris la chose au sérieux, et avait stabilisé son affection sur Wolfgang. Artiste peintre, un peu bohème, à l’esprit libre, elle était à ce point sentimentalement accrochée qu’elle lui avait offert un auto-portrait d’elle en nu. Mais, en définitive, von Trips renonça à aller plus loin. La jeune femme était vraiment trop au-dessus de sa condition, pensait-il. On peut supposer que des raisons financières ont pu jouer un rôle : se marier avec une princesse nécessitait sans doute un train de vie qu’il ne pouvait pas se permettre. A cet égard, le documentaire suggère que le titre de champion du monde, et la renommée mondiale qui l’accompagne, pouvait signifier pour lui la fin de ses soucis financiers liés à l’entretien du château d’Hemmersbach (4).

Equilibre et finesse

Le documentaire nous parle assez peu des qualités de pilote de von Trips. Un chose est sûre : en 1961, on était loin du “comte von Crash” des débuts. Depuis plus de deux ans, il n’avait pas connu d’accident majeur (depuis le GP de Monaco 1959), et il était devenu un pilote sûr et fiable. S’il était peu féru de mécanique (contrairement à son compère Phil Hill), il était connu, selon le propre témoignage de Stirling Moss, pour être un fin pilote, doté d’un grand sens de l’équilibre. Une qualité qu’il démontrait notamment sous la pluie, ainsi qu’il l’avait prouvé aux Grands Prix de Grande Bretagne et d’Allemagne en 1961. Comme on le sait, son accident à Monza ne fut pas causé par une quelconque imprudence de sa part, mais par une tragique erreur d’appréciation (5).

En définitive, ce documentaire nous donne à voir un homme attachant, ouvert au monde et à la vie. Mais aussi, il nous laisse l’impression d’un homme subissant toute sa vie le poids de l’histoire de son pays, de sa naissance et de sa famille, et pour qui la course automobile fut une sorte de libération. Il est significatif que son meilleur ami fut sans doute Hanno Jager, le fils du garagiste, qui l’aida dans ses premiers pas. Il était bien loin des petites vanités et préséances qui font l’ordinaire de la scène sociale chez les gens “bien nés. Comme le dit si bien Ursula Abels, Wolfgang von Trips se moquait bien de ses titres de noblesse. La seule noblesse qui lui importait, c’est celle qu’on met soi-même dans le cours sa vie. En ce sens, il fut un vrai aristocrate.

Notes

  1. Documentaire de C. Cay Wesniqk et Jörg Komorowsky (C. Cay Wesnigk Filmproduktion, 2007). La transcription/traduction a été réalisée par une jeune étudiante allemande, Sophia Blochowitz.
  2. Ne maîtrisant pas l’allemand, je n’ai pas pu avoir accès aux principales biographies de von Trips écrites par Hermann Karster (Das Rennen ist nie zu Ende: Die Geschichte des Grafen Berghe von Trips, Berlin, Verlag Ullstein, 1962) et Reinold Louis (Wolfgang Graf Berghe von Trips, Cologne,Greven Verlag, 1989). Toutefois, j’ai pu consulter le livre de Michael Cannell (The Limit : Life and Death on the 1961 Grand Prix Circuit, Atlantic Books, 2011) qui reprend directement un certain nombre d’informations tirées de ces deux livres.
  3. Une petite erreur s’est glissée dans le documentaire. Quand, après quelques péripéties, Enzo Ferrari recrute à nouveau Wolfgang von Trips dans son écurie pour l’année 1960, il ne l’assigne pas uniquement aux courses de Formule 2, « pour qu’il fasse ses preuves » (2ème partie, 12 minutes 42). Il fait également partie de l’équipe de Formule 1, et participe à tous les Grands Prix de la saison sur la Ferrari Dino 246 de Formule 1. Au cours de cette saison de Formule 1, c’est seulement au Grand Prix d’Italie, où les voitures anglaises étaient absentes, qu’il fut engagé en Formule 2. En d’autres termes, contrairement à ce que suggère le documentaire, l’année 1960 ne fut pas une année de purgatoire pour von Trips.
  4. Il semble bien que le poids financier de l’entretien du château était tel que les conditions de vie y étaient relativement spartiates. Il n’y avait pas d’électricité partout, et dans de nombreuses pièces on se chauffait avec le feu de cheminée.
  5. Voir à ce sujet ma série de trois articles, Monza, le 10 septembre 1961, publiée en 2010 sur Mémoire des Stands, et publiée à nouveau sur Classic Courses en septembre 2013. Dans mon récit, j’insiste beaucoup pour exonérer Jim Clark de la responsabilité de l’accident. Sa manœuvre était régulière, et il y avait largement la place pour passer entre le bord gauche de la piste et la Ferrari de von Trips. Toutefois, un lecteur de Mémoire des Stands, Hervé Delaunay, ancien coureur automobile, avait tenu à atténuer la portée de ma démonstration. La manœuvre de Clark était certes envisageable, mais elle était néanmoins très présomptueuse car, pour réussir un dépassement au freinage, en fin de ligne droite, il vaut toujours mieux passer à l’intérieur qu’à l’extérieur. On prend ainsi un espace, à la corde, que ne peut plus occuper l’adversaire au moment où il s’agit de négocier le virage. Ainsi, von Trips non seulement ne se doutait pas que Clark était dans ses roues, mais en plus il n’imaginait pas qu’on pourrait tenter de le dépasser au freinage par l’extérieur à l’approche de la Parabolique. D’autant plus qu’il y avait beaucoup plus de place à sa droite qu’à sa gauche. Il a alors très normalement arrondi sa trajectoire vers la gauche pour aborder le virage de la meilleure façon, bloquant Jim Clark sur le bas-côté. Après coup, en y réfléchissant, il m’a semblé que le commentaire d’Hervé Delaunay donnait l’explication définitive du drame du 10 septembre 1961.

René Fiévet

Né en 1952, économiste de formation, René Fiévet vit à Washington DC où il est fonctionnaire international. Dès son plus jeune âge, il a été passionné par les courses automobiles, notamment en lisant les histoires de Michel Vaillant. Il a appris à lire avec « Le pilote sans visage ». Mais vivant à l’étranger dans sa jeunesse, en Extrême Orient et en Afrique, il a plus rêvé le sport automobile qu’il ne l’a vraiment connu. Ce qui arrange bien les choses quand il s’agit d’écrire sur le sujet.

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8 pensées sur “Wolfgang von Trips (1928 -1961)

  • Fantastique travail de René Fiévet. Merci à lui !

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  • Un reportage rempli de souvenirs nostalgiques. J’ai eu la chance et la joie de faire la connaissance de Taffy von Trips en 1957 à l’ occasion du G.P d’Allemagne sur le Nurburgring . Taffy ne participait pas au G.P , mais il officiait rcomme Commissaire de Piste aux drapeaux au retour de la piste derrière les stands de ravitaillement. C’est là que j’ai pu voir sa passion pour le sport automobile. A la fin du G.P. j’ai pu parler avec lui par ce qu’il s’exprimait assez bien en Français en toute simplicité . Par la suite avec mon ami Olivier Gendebien j’ai pu me rendre à Horrem pour visiter le musée Wolfgang von Trips.

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  • Ne faut-il pas rappeler, à propos de la « résurrection » de l’Allemagne le jour du « miracle de Berne », qu’au cours du même week end, Mercedes effectuait un retour triomphal à la compétition en plaçant deux de ses toutes nouvelles W196 aux deux premières places du GP de l’ACF à Reims (1.Fangio, 2.Kling)?
    Je profite de cette occasion pour narrer une histoire que m’a racontée Bernard Cahier: en 1958 (je ne suis pas absolument certain de l’année) peu avant le départ du G.P. du Portugal, von Trips lui demande: « tu as un passe pour aller en tous points du circuit, cela t’embêterait-il d’emmener mon cousin avec toi? » Bernard accepte sans difficulté et il en profite pour demander au cousin: « Tiens, aide-moi en portant ma sacoche… » Ce que le cousin accepta volontiers. Il s’agissait du futur roi Juan Carlos, que Cahier retrouva vingt ans plus tard sur le podium du GP d’Espagne gagné par Depailler. Et qui le salua en lui rappelant ce vieux souvenir…

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    • Dans les années 70 , j’ai aussi Johnny accompagné Bernard Cahier sur le Ring pour lui donner un coup de main à porter son matériel de photographe . A cette occasion j’avais fait la connaissance d’Eric Béha qui était un jeune passionné sympathique de sport automobile et connaissait bien Bernard .

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  • Passionnant documentaire rendu intelligible par le travail de bénédictin réalisé par René Fiévet. L’avant 1970 ne suscite pas toujours la passion chez nos amis lecteurs et c’est bien dommage car on y trouve la période la plus pure du sport automobile . Des hommes-pilotes au charisme exceptionnel, conscients à la fois de leur singularité et du danger permanent auquel ils étaient exposés. A percevoir comme les antagonistes des enfants-pilotes, jeunes, maléables et conscients, avant le danger, d’être au top niveau de la notoriété médiatique avec tout ce qui l’accompagne.

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    • Oh Olivier : faut il vous dresser la liste de tous les pilotes de F1 morts en course après 1970 , à commencer par un CDM puis Siffert , Rodriguez , Senna , Bianchi , etc hélas …
      Il me semble que ni Fitti , ni Lauda , ni Prost , ni Piquet , ni Senna , ni Mika ni Lewis ni meme Schumi ou Mansell ne peuvent etre qualifiés d’enfants pilotes et de manquer de charisme contrairement à ceux qui en manquaient comme Scheckter ,Surtees , Brabham, Hulme pour ne citer que les CDM .

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  • Très intéressant documentaire qui rend von Trips très attachant.
    Avec aussi de terribles images (que je ne connaissais pas) des victimes de l’accident de Monza. Quand on pense que la course a continué jusqu’à son terme, comme au Mans 6 ans plus tôt … c’était vraiment une autre époque !

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  • Le miracle de Berne devait beaucoup à la pervitine dont étaient gorgés les jours allemands.
    C’est aussi sur des secrets douteux que s’est construite la RFA. Mais c’est une autre histoire.
    Merci pour cette évocation.

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