Johnny Rives F1, Shangaï 2018

Lorsque, intervenue à cause du malheureux accrochage entre les deux Toro Rosso, la safety car (SC) s’effaça enfin, Bottas conduisait le groupe de tête devant Vettel et Hamilton. Les Red Bull occupaient alors les 4e (Verstappen) et 6e positions (Ricciardo). Mais elles disposaient d’un avantage. Elles avaient profité de la circonstance pour effectuer une deuxième halte et chausser des pneus « tendres » (jaunes) plus performants que les « mediums » (blancs) dont se contentaient Mercedes et Ferrari. Qui, se marquant jalousement, s’étaient interdites ce stratagème imprévu. Ce fut leur erreur….

Johnny Rives

LA CHARGE HEROÏQUE DE RICCIARDO

Résumé Vidéo de la course 

F1, Shangaï 2018 … Il restait 21 tours à accomplir. Et tout restait à jouer. Avec ses pneus plus performants, Ricciardo n’eut aucun mal à subtiliser la 5e place à Raïkkonen. Alors Verstappen tenta d’en faire autant vis à vis d’Hamilton. Peut-être pour prouver que leur mésentente de Bahrain, une semaine plus tôt, n’était pas de son fait, Max se crut capable de donner une leçon au champion du monde. En l’attaquant par l’extérieur dans une courbe rapide. Il ne réussit qu’à propulser sa Red Bull dans la luzerne, ce dont Ricciardo tira grand avantage. Désormais 4e, l’Australien allait sonner la charge pour les Red Bull. Une charge héroïque. Deux tours plus tard il était en mesure d’attaquer Hamilton. Ce qu’il fit bien dans sa façon, au freinage de l’épingle. En se décalant au tout dernier moment pour surgir à l’intérieur d’Hamilton grâce à un freinage dont il a une maîtrise magnifique. Lewis ne put que s’incliner. Deux tours encore et la Red Bull en pleine forme prenait aisément l’ascendant dans la ligne droite sur la Ferrari de Vettel qui l’avait abritée dans son sillage. Daniel était 2e. Restait le plus beau : dépasser Bottas, dont la Mercedes avait impitoyablement résisté à Vettel depuis leurs changements de pneus. Ricciardo y parvint dans le virage n°3. Mieux sorti de l’enchaînement diabolique de « l’Escargot » et du piégeux gauche serré qui y fait suite, il était parfaitement lancé pour attaquer la Mercedes de tête. Bottas s’y attendait. Il freina pleine piste, serrant l’intérieur de façon à ne laisser qu’une largeur de voiture sur sa droite. Ricciardo n’en demandait pas plus : freinant au-delà de toute réserve, il imposa imparablement sa présence au Finlandais. Il eut été injuste que la victoire lui échappe.

LEÇON D’HUMILITÉ

GP Chine 2018 - Circuit @DR
GP Chine 2018 – Circuit @DR

En ce début de saison, le contraste entre le comportement et les résultats de Max Verstappen avec ceux de Daniel Ricciardo est loin de marquer un avantage pour le jeune Batave – qui jouissait pourtant jusqu’ici d’être le chouchou de la F1, et pas seulement au sein de son écurie Red Bull. Au départ du G.P. de Chine, on nourrissait des craintes pour lui à cause de la complexité offerte par le premier virage (« L’Escargot ») et la tentation qu’il pourrait y céder d’améliorer sa position au départ (5e). Avec les risques que cela comportait. Or, Verstappen s’affranchit avec brio de cette difficulté, puisqu’il en émergea à point (4e) pour souffler sur sa lancée la 3e place à Raïkkonen – que Vettel avait sévèrement bouchonné dès l’envol. Hélas, ce ne fut qu’un feu d’artifice. Les Red Bull, parties chaussées de pneus ultra tendres (violets) s’arrêtèrent  les premières pour en changer. Puis, contrairement aux Ferrari et aux Mercedes elles s’arrêtèrent une seconde fois en profitant de la SC. Bien joué de la part de Red Bull. Mais, à l’inverse de Ricciardo, Verstappen ne tira pas profit de ce coup stratégique. Après avoir échoué dans une attaque présomptueuse sur Hamilton (mal placée et mal dosée) il perdit sa 4e place au profit de son propre équipier. Lequel saisit cette occasion pour mener la chasse de façon autrement plus convaincante que lui, débordant tour à tour Hamilton, Vettel et Bottas de façon magistrale. Si l’impétueux Max réussit enfin à venir à bout d’Hamilton, en grandes difficultés sur le circuit de Shangaï, ce fut une tout autre affaire avec Vettel qu’il accrocha dans l’épingle au terme d’une attaque désespérée. La justice immanente étant ce qu’elle est, c’est Vettel qui en paya le plus chèrement la note malgré les 10 petites secondes de pénalité infligées à Max. Puisque de 3e qu’il était alors, Sebastian dégringola jusqu’à une pauvre 8e place à l’arrivée, alors que Verstappen fut classé 5e. La victoire sensationnelle de Ricciardo a donné encore plus de relief à ses propres incartades. On nous a dit depuis Shangaï qu’il avait humblement reconnu ses torts. On espère qu’il en tirera enfin profitablement la leçon.

BOTTAS ET SES CENT GRANDS PRIX

GP Chine 2018 - Podium Ricciardo-Bottas-Raikkonen @DR
GP Chine 2018 – Podium Ricciardo-Bottas-Raikkonen @DR

Vallteri Bottas a fait honneur à son centième Grand Prix en dominant régulièrement Hamilton aux essais libres, puis en qualification et enfin en course. Mercedes lui sait probablement gré d’avoir lutté avec perspicacité contre Vettel et sa Ferrari, victorieux précédemment. Et qu’il mit cette fois en difficulté. La régularité de ses efforts pour dominer la Ferrari n°5 fut pourtant éclipsée en fin de course par son impuissance à enrayer le fantastique retour de Ricciardo. En d’autres circonstances, ce sont des difficultés qu’Hamilton a très souvent réussi à maîtriser. Mais à Shangaï, Lewis était « off » pour de mystérieuses raisons, et Bottas n’a pas pu en profiter pour réussir un exploit digne de son prestigieux équipier. Cela entoure ses aptitudes du même mystère que celui qui, dans le camp adverse, accompagne régulièrement Raïkkonen pour lequel on nourrit souvent des espérances qu’il ne parvient pas souvent à concrétiser. Le duel que Kimi livra à Bottas fut loin d’avoir le relief des engagements que venait de nous offrir Ricciardo. Il y avait un je ne sais quoi de pathétique dans ce combat final entre les deux Finlandais. Un combat qui ne se dévoila finalement jamais totalement. Et qui fit d’eux, sur le podium, deux vaincus.

LES DURS À CUIRE

GP Chine 2018 - Hulkenberg - Renault @DR
GP Chine 2018 – Hulkenberg – Renault @DR

Depuis le début de la saison, deux pilotes émergent du gros peloton par la constance et la solidité de leurs prestations : Nico Hulkenberg et Fernando Alonso. Ces deux garçons peuvent être considérés comme de vaillants combattants d’arrière garde pour le clan Renault. Ils en défendent les couleurs avec une ténacité qui force l’admiration – tant pour l’Allemand, qui court après son premier podium depuis 138 Grands Prix, que pour l’Espagnol, qui a été deux fois champion du monde. Heureuse circonstance, leurs convaincantes performances leur permettent d’être à égalité au championnat du monde à la 6e place derrière cinq des six « grands », avec le coquet score de 22 points. De quoi inspirer leurs jeunes équipiers respectifs, Carlos Sainz (23 ans) et Stoffel Vandoorne (25 ans) qui mesurent mieux que quiconque sans doute que la valeur attend parfois le nombre des années. Hulkenberg a 30 ans et Alonso en aura 38 en juillet !

LE SECOND SOUFFLE DES FRANÇAIS

La superbe prestation de Pierre Gasly à Bahraïn (4e derrière Vettel, Bottas et Hamilton au volant d’une modeste Toro Rosso) avait été justement saluée comme elle le méritait. Le contraste avec les prestations du jeune Normand en Chine n’en a été que plus abrupt. D’abord il y a eu son accrochage avec son propre équipier, qui semblait lui avoir ouvert la porte à l’entrée de l’épingle et qui la lui referma. Gasly fut frappé de la même pénalité que Verstappen, pour une faute proche mais moins grossière. En dehors de cette erreur, les limites du moteur Honda sont clairement apparues sur le circuit de Shangaï. Si les Japonais ont accompli de nets au progrès au plan delà fiabilité, il leur reste encore à gagner en performances. Malheureusement pour Gasly (et pour Hartley) cela risque de se voir de façon tout aussi manifeste à Bakou prochainement, à cause de l’interminable ligne droite de ce circuit pas comme les autres.

GP Chine 2018 - Gasly-Hartley Toro Rosso @DR
GP Chine 2018 – Gasly-Hartley Toro Rosso @DR

Du coup c’est Esteban Ocon qui a pris le relai pour s’afficher meilleur Français. Mais sa onzième place (devant son redoutable équipier Sergio Perez) est bien platonique : Ocon en reste au seul point marqué à Bahraïn.

Romain Grosjean, contrairement à son étonnant équipier Kevin Magnussen, tarde à concrétiser son implication chez Haas. Pourtant les performances sont là, à n’en pas douter : à Bahrain il avait signé le 3e meilleur tour en course derrière les Mercedes. En Chine, ce fut le 9e nettement devant celui de Magnussen (1’37’’410 contre 1’38’’152). A la décharge de ce dernier, Grosjean qui a changé deux fois de pneus, a terminé la course avec des gommes plus performantes. Ces gommes qui lui ont joué au mauvais tour pendant la SC où elles ont perdu leurs qualités en se refroidissant. Bilan global : 17e Grosjean, 18e Gasly, 19e Leclerc – le bilan paraît bien sévère pour le clan français duquel on refuse de soustraire le dernier nommé, lui aussi valeureux mais sans réussite.

Johnny Rives

Johnny Rives entre au journal l'Équipe en juin 1960 pour y devenir le spécialiste des sports automobiles. Il commenta les grands-prix de Formule 1 sur TF1 avec Jean-Louis Moncet, Alain Prost, et Pierre van Vliet de 1994 à 1996. Johnny Rives a encouragé le démarrage de Classic COURSES auquel il collabore depuis le début.

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9 pensées sur “Johnny Rives F1, Shangaï 2018

  • Le problème chez Red Bull est connu. D’un côté on a un pilote intelligent et de l’autre un pilote qui CROIT qu’il est intelligent… Résultat le pilote intelligent ne commet que très peur d’erreurs tandis que celui qui est persuadé de l’être les accumules en rejetant, en prime, la faute sur ses adversaires.

    PS. Merci à Johnny… Simply the best.

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  • Lorsque la safety car a été déployée, Bottas et Vettel venaient de dépasser l’entrée des stands et n’ont donc pas pu être appelés à rentrer comme ont pu le faire les Red Bull. En revanche, Mercedes aurait été avisé de faire rentrer Hamilton.
    J’ai été bluffé par l’audace et la confiance en soi de Red Bull qui a fait rentrer les deux pilotes simultanément lors du premier changement de pneus et « traité » les deux voitures avec maestria sans la moindre perte de temps.
    J’ai été déçu par la manière dont Vettel a enfermé Räikkönen au départ et par la manoeuvre d’Alonso sur Vettel en éjectant la Ferrari de la piste. Le dépassement était inéluctable et il aurait pu être effectué un peu plus tard de manière plus propre.
    J’ai été séduit par le halo des Haas sur lequel est inscrite l’identité des pilotes, visible sur les images des caméras embarquées. Une initiative à imiter, voire à imposer.
    Enfin, j’ai été enthousiasmé par le dépassement de Bourdais à Long Beach -en mordant sur la ligne de sortie des stands, hélas- aussi spectaculaire que celui d’Hamilton à Bahrein.

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  • Merci Mr Rives pour vos compte-rendus !! Oui Bottas et Raikkonen, l’éternel sacrifié de Vettel, n’étaient rien d’autre que les 2 battus du podium, « victimes » de leur stratégie !! J’ai l’impression qu’ils étaient tous les 2 à l’agonie avec leurs pneus dans le rush final de la course…
    Merci Mr Augier, de m’avoir éclairé sur le détail que je n’avais pas vu pendant la course Indycar de Long Beach : Boudais a mordu la ligne de sortie des stands quand il a fait coup double sur un attardé et Dixon ? d’où la place rendue à Dixon. Belle course de Bourdais d’ailleurs, tout en attaque et mal récompensée…

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  • Le commentaire qui suit aurait pu faire un bref article mais il est intéressant à plus d un titre, notamment cette perspective qu’ il offre sur le « vécu ».
    Nous en reparlerons.
    Voici :

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    • Mon grand prix chez les oranges.

      De passage à Shangai , où ma fille est étudiante, nous avons avec ses amis aux multiples nationalités décidés d’assister , le 15 avril , au GP de F1.

      Une première , pour la quasi totalité des membres de la joyeuse équipe.

      Nostalgique des années 80 , des duels opposant Prost à Senna, de la kyrielle de champions français les ayant précédés en F1 , avec une mention particulière pour François Cevert , je dois avouer m’être progressivement désintéressé de ce que certains qualifient souvent de ‘’ grand barnum de la F1 ‘’.

      En un mot , et je prie déjà de m’en excuser les membres de ce site , animé par un ami ( m’ayant invité à lui faire part de mes impressions ) , je m’ennuyais ferme devant mon téléviseur .

      J’avais le profond sentiment, que de plus en plus de victoires se décidaient dans les stands, lors des changements de pneumatiques , ou devant les écrans des ingénieurs, devenus les maîtres absolus de la stratégie de course et d’équipe ….et beaucoup moins grâce au coup de volant du pilote.

      Il s’agit là , je ne l’ignore pas , de critiques ressassées , dénoncées par les passionnés de Formule 1 , mais c’était mon ressenti.

      Nous voilà finalement arrivé sur place , où l’on retrouve , une foule bigarrée , une fan zone très technique , des tribunes gigantesques , et surtout la même ferveur , la même exaltation que celle que l’on ressent aux abords d’un match de Champions League , d’une finale de Coupe Davis ou encore d’un match des 6 Nations.

      Ensuite , trouver sa place ! , c’est à dire la meilleure place possible, pour voir le maximum du spectacle et c’est là que les oranges joueront un rôle décisif.

      Grâce à l’aide d’un ami de ma fille , nous avons été accueillis dans la meilleure partie de la tribune , intégralement réservée par une tribu bruyante et sympathique , composée de près de 400 personnes , toutes d’origine hollandaise , toutes inconditionnelles du seul , de l’unique , Max Verstappen !

      Une condition pour accéder à la terre sainte , acquérir le tee shirt orange de la team , pour ne pas faire tâche dans la tribune batave.

      N’y voyez aucune trahison, nous n’avons aucunement eu le sentiment de pactiser avec un ennemi , quand bien même nous revêtions un uniforme qui n’est pas le nôtre.

      Simplement le plaisir de se retrouver au milieu de supporters chaleureux , accueillants , amateurs du sponsor principal du Grand Prix à savoir Heineken, et surtout bénéficier du meilleur emplacement .

      Bon , et alors ? , me diras tu Olivier.

      Le spectacle fut grandiose , ce fût un GP à rebondissements …

      Des Français peu inspirés, l’un d’eux percutant même son coéquipier ; un Verstappen encore moins inspiré qui confond vitesse et précipitation, et qui lui aussi percute un petit copain quadruple champion du monde ; un safety car modérément inspiré qui intervient dans des conditions semble t il discutable , ce qui aura pour conséquence de redistribuer les cartes ; deux grands favoris en quête d’inspiration et absents du podium, et enfin un vainqueur qui serait mieux inspiré de boire le champagne dans autre chose que sa chaussure, mais dont ce fût là , la seule faute de goût , tant sa course fut imprégnée d’intelligence , de brio et de lucidité.

      Bon et mes impressions ? Insisteras tu Olivier….

      J’ai été subjugué , emporté , envoûté par deux éléments propres à la discipline , qui n’apparaissent que très imparfaitement sur l’écran d’une télévision, et qui pour moi dépassent toutes autres considérations : le bruit et la vitesse .

      Le premier m’apparait incarner à merveille La Machina dans ce qu’elle a de plus pur de plus originel , voir de quasiment bestial , alors que la la seconde sublime à l’infini l’art accompli du pilotage.

      La première prends aux tripes , cogne dans le ventre , comme l’a ressenti ma fille, alors que la seconde magnifie le freinage ultra tardif ou le dépassement ahurissant de virtuosité.

      Une conclusion , un GP , même si les images de la TV sont parfois superbes , cela se respire , se sent , se vit aux bords de la piste, mais cela aussi , vous le saviez déjà….

      Bien à vous.
      Hugues.

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      • Merci Hugues pour cet intéressant compte rendu. Le ressenti que vous avez eu, notamment celui de ta fille qui incarne cette génération moins sensible aux outils de liberté qu’ont été les « choses qui roulent », m’amène à plusieurs réflexions.
        Constat
        – Le contexte n’est pas à la glorification de l’automobile, certes.
        – Les audiences des Grands Prix sont en baisse.
        – Les voitures font moins de bruit.
        – Les pilotes n’ont plus de personnalité.
        – Les GP sont propices à une bonne sieste car il ne s’y passe pas grand – chose en 90 minutes.
        Voici donc ce qu’on entend dire.
        Par qui ?
        – Par des gens qui « vivent » la F1 via les media TV qui ont tendance à « survendre » les événements dont ils ont acheté les droits très chers.
        – Par des gens qui ont un souvenir parfois idéalisé d’une époque désormais lointaine.
        – Par des gens qui oublient que la F1 a donné lieu à des affrontements de personnalités énormes, mais pas nécessairement à des joutes aussi énormes lors de chaque course.
        Pourquoi ?
        Je n’ai pas la prétention de posséder la réponse, loin de là, mais je pense que la F1 mérite plus d’égards et moins de critiques.
        – Les pilotes sont restés des « racers ». Ils sont jeunes. Mais il y a toujours des personnalités qui sortent du lot. Je vous laisse les nommer.
        – Les courses sont malgré tout disputées. Moins ou plus qu’avant ? Je crois que c’est pareil. Il y a des événements qui rendent les courses plus indécises et dont on est friands. La pluie par exemple. Mais est-ce nouveau ? Pas du tout.
        – A contrario, la fiabilité des voitures, sans ces fameux événements, a tendance à figer en course les résultats des essais.
        – L’accès physique aux courses est devenu inabordable financièrement.
        Conclusion :
        Comme l’écrit Hugues, la F1 doit se vivre. Le bruit, l’odeur, la vitesse, la tension. Mais on a fait de cette compétition un sport d’élite, avec des club VIP, des paddocks Club, des prix d’entrée prohibitifs pour le quidam….on éloigne des courses, ceux qui précisément ont rendu la course populaire.
        Demandons à tous les organisateurs et aux nouveaux propriétaires de la F1 de refaire de ces manifestations, des manifestations populaires en remplissant les tribunes, en créant des interfaces web vivantes, en permettant à tout un chacun de participer virtuellement ou non à un GP en rendant les pilotes et les voitures facilement identifiables grâce à des casques et à des numéros « lisibles ».
        Mais sans l’imaginaire porté par un héros il n’y aura toujours pas d’état de grâce en France, essayons donc d’avoir deux pilotes capables de se battre pour la victoire…. Ocon chez Mercedes ? Gasly chez Ferrari ? Grouillard, s’il se réveille, chez Renault ou McLaren ? …

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      • J’adore ce texte. Merci à Hugues M. 🙂 🙂

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  • En complément l’on a pu voir la maestria de Ricciardo et la sottise de Verstapen
    lors des dépassements.
    Il manque encore de maturité, le Batave …

    Cordialement
    Jean

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  • En F1 comme ailleurs on passe vite de héros à zéro… Gardons nous d’accabler Max, le garçon a été le premier à reconnaître ses torts et je pense, contrairement à ce que je lis, qu’il est loin d’être un imbécile.Pour un type qui est une star interplanétaire à 20 ans (et même avant), je trouve qu’il s’en sort plutôt bien et que la dimension de son égo reste tout à fait acceptable !

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