Circuit Paul Ricard – Genèse – Jean-Pierre Paoli (2/2)

Classic Courses continue d’explorer l’histoire parfois méconnue du Circuit Paul Ricard en donnant la parole à ceux qui en ont fait la légende. A commencer par Jean-Pierre Paoli, principal collaborateur de Monsieur Paul Ricard pour ce projet. Nous le retrouvons avec plaisir dans cette seconde partie d’interview.

Propos recueillis par Olivier Rogar

Classic Courses sur le Paul Ricard :

Circuit Paul Ricard – Genèse – Jean Pierre Paoli 1/2 
Circuit Paul Ricard – Genèse – Jean Pierre Paoli 2/2
Circuit Paul Ricard – Trophée de France F2 1970
Circuit Paul Ricard – Sports Protos – Jarier en son jardin
Circuit Paul Ricard – Grand Prix de France 1971
Circuit Paul Ricard – Grand Prix de France 1978

Circuit Paul Ricard – Grand Prix de France 1980
Circuit Paul Ricard – Grand Prix de France 1990
Circuit Paul Ricard – Stéphane Clair

Le circuit Paul Ricard se construit très vite ?

Quelques mois seulement. Par exemple il n’y avait pas d’eau. On a installé des citernes, l’eau courante n’est arrivée que des mois plus tard. Paul Ricard voyait toujours son projet comme une aire de loisirs améliorée. Et c’est peu à peu en me documentant que j’ai pris conscience de certaines obligations. Il faudrait faire des stands pour organiser un Grand Prix. Mais lorsque Paul Ricard disait on fait ceci ou cela, il mettait à disposition un bulldozer et hop c’était comme si c’était fait ! Il décidait sans délai. On a buté sur d’autres difficultés, par exemple les Ponts et Chaussées ont exigé un passage souterrain sous la nationale pour desservir le circuit. C’est à ce moment-là, que pour pouvoir le construire facilement on a créé une voie latérale qui desservait la Verrerie au sud de la nationale 8. Elle forme une sorte de boucle, on a fermé la nationale, on a construit, enfin les ponts et Chaussées ont construit parce que c’était là le domaine de l’état, Paul Ricard a payé. Il était très mécontent du tarif qui lui avait été imposé. A titre de comparaison, le pont qu’on a construit qui dessert l’intérieur du circuit a coûté deux à trois fois moins cher que le passage sous la Nationale 8 !

Toujours est-il que le circuit a pu être ouvert en 1970 pour sa course inaugurale

Classic Courses -Circuit Paul Ricard - Billet inauguration @DR
Classic Courses -Circuit Paul Ricard – Billet inauguration @DR

La première course a lieu le 19 avril 1970, le Trophée Paul Ricard, Voitures de sport de moins de 2L, F3, Formule Renault, Coupe R8 Gordini, Formule bleue. La pression était là. Tout n’était pas fini. Il n’y avait pas de stands mais il y avait la tour de chronométrage que Paul Ricard avait faite construire par un serrurier qui s’appelait Delavedova qui avait des aptitudes assez étonnantes ; au départ il faisait des barbecues et Paul Ricard lui avait fait fabriquer tous ses bateaux qui, de Bandol, desservent l’île de Bendor. La tour est toujours en place. Dans la précipitation, un petit détail avait été oublié, l’escalier desservant tous les étages ! Et aucune ventilation, aucune fenêtre ouvrante, de sorte que les chronométreurs ont refusé de travailler dans la tour. On a du casser les vitres pour pouvoir ventiler un peu. Il y a donc eux ces loupés, mais dans l’ensemble c’était pas trop mal, notamment du fait que Paul Ricard réagissait instantanément à nos demandes. C’était oui ou non. Mais s’il disait oui, il mettait à notre disposition tous les moyens pour que ça puisse se faire.

Classic Courses -Circuit Paul Ricard-Parc concurrent jour inauguration @ DR
Classic Courses -Circuit Paul Ricard-Parc concurrent jour inauguration @ DR

Avez-vous immédiatement conscience d’avoir réalisé le circuit le plus moderne et le plus sûr du monde ?

Classic Courses -Circuit Paul Ricard - Pygmee_beltoise@DR
Classic Courses -Circuit Paul Ricard – Pygmee_beltoise@DR

Grâce à Beltoise, on a pris conscience que la notion de sécurité sur les circuits, que ce soit pour le public ou les concurrents, notamment en Angleterre, était oubliée. On a donc compris qu’on faisait quelque chose de bien et ça s’est traduit dans l’image positive qu’on avait avant même que les travaux soient terminés.  Lorsque les anglais sont venus ils ont simplement dit que le circuit était bien mais que le double droit du Bausset qui se refermait constituait une anomalie, un virage devant s’ouvrir en sortie. Problème qui selon eux pouvait être résolu en inversant le sens de rotation du circuit ! Evidemment comme tous les dégagements et équipements de sécurité étaient déjà en place il nous était difficile de tout reprendre…  C’est Bernard Consten qui venait de prendre la présidence de la Fédération Française de Sport Automobile qui s’est occupé des formalités d’homologation du circuit.

Vous êtes alors prêts à accueillir votre premier Grand Prix de France en 1971.

Classic Courses -Circuit Paul Ricard - Stands @DR
Classic Courses -Circuit Paul Ricard – Stands @DR

Pas tout à fait. Il n’y avait pas encore de stands. Il y a eu une période de latence avant qu’on sache qui de Clermont-Ferrand Charade et nous aurait le Grand Prix pour les cinq ans qui suivraient. Quand on compare la sécurité de Charade, merveilleux circuit où j’ai eu la chance de courir en Formule Renault et en F3, côté sécurité ce n’était pas ça… Mais il nous fallait donc faire des stands. Ce qu’on a exposé à Paul Ricard. Dans l’intervalle celui – ci s’était fâché avec son fils Bernard qu’il avait fait nommer Président de la société Ricard à l’automne 1968. Ce dernier refusait de continuer à soutenir économiquement le circuit.  C’était donc de la poche de Paul Ricard qu’étaient sortis les huit millions de francs qu’avait couté la première tranche des travaux. Sa première réaction a donc été de refuser de financer à titre personnel le projet des stands. Il a fallu convaincre Bernard avec lequel j’entretenais de bonnes relations. Il m’a reçu à Paris mais s’est montré inflexible, pour lui on était déjà à la limite d’un abus de bien social. Quand j’en ai rendu compte à Paul Ricard il m’a confirmé qu’il ne financerait pas les stands et qu’il fallait renoncer à l’organisation du Grand Prix. Les évaluations avaient été faites pour quatre millions de francs. J’en ai alors parlé avec Marc Cerneau qui m’a donné une solution : faire les stands au rez-de-chaussée et des salons de réception à l’étage qui intéresseraient les grandes sociétés pour les louer sur des périodes longues. Et les faire payer d’avance. J’ai donc monté un petit dossier. On avait cinquante boxes à louer sur cinq ans. J’ai présenté l’idée à Paul Ricard qui m’a répondu que si on avait 50% de signatures avant la date limite pour pouvoir accepter l’organisation du Grand prix, il prendrait le risque de financer la deuxième partie. Je crois qu’il a fallu quinze jours pour louer les cinquante boxes. Les contrats étaient signés avec des sociétés comme Moët et Chandon, Elf, BP, Ford etc… et donc ça été un succès formidable. On a même refusé des stands car certains ont voulu en louer deux ou trois pour en faire de grands salons de réception. Moët  et Chandon étaient clairement contents que qu’on accepte de leur en louer parce que dans l’intervalle Bernard avait essayé d’acheter le champagne Lanson et ils pensaient qu’on les exclurait.

Moins de six mois avant le Grand Prix, le permis de construire a été déposé et là on est tombé sur une entreprise formidable que m’avait indiquée André Gautier, Quillery Saint Maure. Ils avaient construit plusieurs usines pour le compte de Ricard.  Paul Ricard ne voulait pas d’un architecte. Mais Quillery exigeait un plan minimum à partir duquel ils se débrouilleraient. On a donc trouvé un jeune architecte stagiaire, qu’on a payé sur la caisse noire de la verrerie. Il a conçu cette superbe façade des stands qui à mon avis aujourd’hui encore est tout à fait moderne. Je montre une perspective à Paul Ricard  qui me répond «  c’est trop moderne mais bon allons-y,  faites-le ! ». Il ne m’a pas même demandé qui avait fait l’esquisse. J’ai passé cette perspective à Robert Cavani, qui a transformé ça en plan technique avec les descentes de charge etc… et a donné le résultat à Quillery Saint Maure qui a remis ça à son bureau d’étude et toute la conception a été faite en trois semaines, un mois.

Ce plan est allé à l’urbanisme et là, j’ignore par quel miracle, le permis a été donné dans des délais très courts. Mais je crois néanmoins que les travaux étaient déjà commencés. Un coup formidable.

Quel souvenir gardez-vous de ces courses inaugurales ?

Classic Courses -Circuit Paul Ricard - Jour-G @DR
Classic Courses -Circuit Paul Ricard – Jour-G @DR

Le souvenir le plus extraordinaire que je conserve est celui du « Jour G » qui s’est passé juste après les deux courses en question. Renault procédait à la présentation de celle qui devait prendre la suite de la mythique R8 Gordini, la nouvelle R12 Gordini. Ils nous avaient loué le circuit pour un week-end afin d’inviter tous les propriétaires de R8 Gordini. Le lundi qui précède, Renault nous commande de quoi accueillir 2000 personnes. Ca a été le plus grand bazar que j’ai jamais vu. Il devait y avoir au moins 10 000 personnes. J’avais négocié avec une société qui s’appelait – ça m’avait marqué ! – SHRM pour leur commander des repas pour 2000 personnes les vendredi soir, samedi soir et dimanche midi. « Pas de problème ».

Classic Courses -Circuit Paul Ricard - Jour-G en piste @DR
Classic Courses -Circuit Paul Ricard – Jour-G en piste @DR

J’ai rappelé le mardi pour 3000 et pour 5000 le vendredi. J’étais inquiet mais pas mon interlocuteur, rompu à l’exercice de par leur activité en restauration collective. Le samedi soir, un méchoui était prévu. Un méchoui pour 5000 personnes…. Le vendredi matin, un camion et un seul camion arrive chargé de bois. Paul Ricard voit ça et appelle le président de la société pour lui faire part de son inquiétude. Lequel le rassure sur toutes les ressources prévues pour que tout se passe bien. En effet tout est arrivé de façon impeccable ; plusieurs camions de moutons congelés et un seul camion de bois. Paul Ricard avait fait livrer de la coopérative de quoi servir 6000 litres de vin. Ca a été un truc ! Dans la nuit du vendredi au samedi, toutes les tentes que j’avais louées par ailleurs et qui étaient installées se sont envolées à cause d’un mistral formidable. Elf avait construit un écran géant de 200 m² pour projeter films et diaporama qui avait nécessité deux semaines de travail. Dans la nuit tout s’est envolé également. On a retrouvé des morceaux à plus d’un kilomètre. Un désastre absolu. Pourtant ça s’est terminé de façon géniale. Les spectateurs ont dormi dans leurs voitures. Avec des haches qu’ils se sont procuré à droite, à gauche, ils ont coupé des morceaux de mouton congelé, fait du feu etc…. Ca s’est terminé, tout le monde bien éméché dans une ambiance !…. Le lendemain, on a mis toutes les voitures sur la piste à quatre ou cinq de front et le circuit était couvert de R8 Gordini.

Ensuite arrive enfin ce Grand Prix de France 1971, le premier organisé au Castellet. Avez-vous des contacts avec les pilotes ?

Classic Courses -Circuit Paul Ricard - Affiche GP France 1971 @DR
Classic Courses -Circuit Paul Ricard – Affiche GP France 1971 @DR

Jean-Pierre Beltoise avait été sollicité et écouté. Il était normal que nous soyons aussi à l’écoute des pilotes qui courraient désormais ici. On avait une équipe de gens, en particulier un très jeune stagiaire que j’avais comme adjoint qui s’appelait Jean Todt, qu’on appelait Jean-Jean, qui étaient très attentifs à l’aide dont les participants pouvaient avoir besoin. Lui et d’autres circulaient et proposaient leur aide dès qu’un problème se posait. Ca allait des hôtels aux voitures de location en passant par les media etc… D’ailleurs les pilotes avaient été logés sur l’île de Bendor. Au total avec les commissaires de piste il y avait environ un millier de bénévoles. Dont une partie venait de Monaco. François Chevalier était également présent. Il avait été embauché fin 1969. Il devait s’occuper de l’Ecole de Pilotage et du calendrier des courses. Puis à mon départ il a pris la suite comme responsable du développement. Il a tenu le circuit pendant une trentaine d’années !

Je me souviens que la condition pour que la première chaine, dont le présentateur était Stéphane Collaro, retransmette le Grand Prix, était qu’on loge toute leur équipe, environ 80 personnes. Pour la première séance d’essais libres, un de leurs techniciens avait mis son camion sur l’accotement de la piste, l’avait fermé et avait disparu ! Impossible de le trouver. On a retardé le départ de la séance d’au moins une heure.

Classic Courses -Circuit Paul Ricard - GP France 1971 @DR
Classic Courses -Circuit Paul Ricard – GP France 1971 @DR

Jacky Ickx, Jackie Stewart, Tim Schenken et Peter Warr m’ont notamment adressé des remerciements pour la qualité de l’accueil et des infrastructures mises à leur disposition. Le plus remarquable était que Peter Warr se faisait également le porte-parole de ses mécaniciens qui n’avaient jamais bénéficié d’un tel confort de travail.

Etiez-vous satisfaits du nombre de spectateurs ?

On n’a pas réalisé nos objectifs. On attendait entre 50 et 100 000 spectateurs. En cumul sur les quatre jours il y a dû y en avoir 30 000. Et une fraude gigantesque. Des gens cachés dans les coffres des voitures par exemple. Le résultat financier a été mauvais. Paul Ricard considérait que cet échec devait se traduire par une manière différente de faire et j’ai donné ma démission parce que je me considérais comme premier responsable de ce qu’il y avait eu de bien et de mal. Par contre ça a été un grand succès médiatique et promotionnel. Ce qui amenait Paul Ricard à difficilement accepter que la maison Ricard qui bénéficiait directement de ces retombées, ne participe pas au bouclage du financement de l’épreuve. Finalement je crois que de manière indirecte, le déficit a été pris en charge par la société.

Quelle orientation a alors pris votre carrière ?

Classic Courses -Circuit Paul Ricard - JP Paoli @CB Andreani
Classic Courses -Circuit Paul Ricard – JP Paoli @CB Andreani

D’une part j’ai conservé la Verrerie jusqu’en 1981, et d’autre part Jacques Laffite qui sortait de deux années difficiles m’a suggéré, compte tenu des qualités d’organisateur qu’il me prêtait, de monter une écurie avec lui. Je suis donc allé voir Marc Cernaux pour lui présenter notre projet. Il m’a demandé quel était le budget dont nous avions besoin. On avait évalué avec Jacques ce qu’il nous faudrait. Et là Marc Cernau me répond : « Non, vous visez trop juste, vous ne vous en sortirez pas. Je vous donne le double et je suis sûr que je vais gagner de l’argent parce que convaincre Paul Ricard de faire un circuit de F1 comme celui que vous avez fait !…. je ne peux pas croire que vous allez échouer en créant une équipe ». Ca m’avait vraiment fait chaud au cœur parce qu’à ce moment là, j’étais un peu décontenancé et de la seconde à l’autre, en l’entendant dire ça, j’avais oublié tout ce qui précédait et ma déconvenue.

Avec l’aide de BP nous avons donc monté notre équipe. L’année d’après Jacques a gagné la Formule Renault, moi j’ai fini 4e. Ensuite on a fait de la F3, je crois qu’on a été 1er et 3e au championnat. Puis on a fait de la F2, j’ai gagné au Mugello mais ensuite ma voiture a été détruite, alors qu’elle se trouvait en panne sur un accotement à Karlscoga, par une voiture de tourisme.  En ce qui me concerne, j’avais 30 ans et j’avais fait le tour de mon sujet. La F1 m’intéressait bien sûr mais ça ne s’est pas fait. Et l’idée initiale était surtout d’aider Jacques.

La suite m’a amené à participer à la création du circuit de Magny-Cours et à la direction de l’écurie Ligier de F1.

Nous avons besoin d’autres Paul Ricard en France.

Olivier Rogar

Olivier collabora avec « Mémoires des Stands » puis, à sa disparition, en 2012, il créée Classic COURSES avec les encouragements de Pierre Ménard et Johnny Rives. L’esprit d’entreprise qui l’habite trouve dans le sport automobile les valeurs de précision, de prise de risques, de rapidité de décision dont la maîtrise conditionne toute réussite.

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21 pensées sur “Circuit Paul Ricard – Genèse – Jean-Pierre Paoli (2/2)

  • Les stands construits à l’arrache comme un vulgaire HLM, un architecte payé au noir, quelques sous-entendus sur comment faire avancer un projet quand on s’appelle Paul Ricard (« j’ignore par quel miracle … »), une tour de chronométrage inutilisable, un camion télé qui bloque la piste, on en apprend de belles… Moyennant quoi encore un article passionnant.

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  • A propos de la promptitude avec laquelle Paul Ricard agissait, on ne saurait donner meilleur exemple que la réunion que nous avions eue, JPB, Mazet, Jabouille et moi-même, avec Paul Ricard et Jean-Pierre Paoli sur le plateau du Camp en octobre 1969. Les photos indiquent bien que ça n’était alors qu’une garrigue. Six mois plus tard, en avril 1970, le circuit était achevé au point de recevoir une course du championnat d’Europe des protos 2 litres – course remportée par Jo Bonnier au volant d’une Lola si mes souvenirs sont bons. Assez stupéfiant ! Si Paul Ricard agissait avec une telle promptitude, il était parfaitement bien tombé en confiant la responsabilité de cette oeuvre à Jean-Pierre Paoli qui n’avait pas besoin d’une longue réflexion pour prendre ses décisions. Et les bonnes! Bravo à eux deux.

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  • … Enfin !
    J’ai enfin trouvé un article de référence sur la genèse du Castellet ! Je fréquente assidûment le circuit depuis sa réouverture au public; passionné des lieux, je cherchais depuis longtemps, sans plus trop y croire, un document qui me raconte comment ce magnifique ‘outil de travail’ est sorti de terre.
    … Et en prime je découvre votre site internet et ses ‘plumes’ exigeantes sur l’Histoire de la course auto, un ‘combo’ en quelque sorte :-).
    Je suis également fan de photo, accrédité de temps en temps selon les événements, je vous laisse à disposition mon portfolio (site indiqué dans le formulaire de contact), n’hésitez pas à y puiser si quelque chose est intéressant pour le site…
    Encore bravo pour cet article et les autres, et continuez avec votre style et votre rigueur !

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  • Passionnant, avec des tas de petites anecdotes qui font tout le sel d’une histoire et qui montre que la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Merci à Olivier d’aller tant au cœur des choses.

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  • Récit passionnant, merci aux créateurs de ce magnifique circuit.Des souvenirs inoubliables en spectateur (pas toujours payant,voir plus haut!)
    et le plaisir d’y avoir roulé dans ma courte vie de pilote.Une vraie réussite qui aura marqué notre génération de passionnés.Paul Ricard avait su s’entourer de gens compétents et efficaces, une autre époque?

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  • Très belle évocation de la genèse étonnamment exponentielle du circuit Paul Ricard auquel restent associés, au côté de son déterminé créateur les noms de Jean-Pierre Paoli et François Chevalier. Cette réalisation représentait l’archétype des circuits futurs et répondait aux nouvelles normes de sécurité sous l’impulsion des pilotes du GPDA avec Stewart en tête. Un an après la victoire de François Cevert en F2 à Reims qui sonnait le glas en 1969 de ce circuit d’une autre épopée, le Trophée de France de F2 se déroulait sur le tout nouveau Paul Ricard avec la participation des grands de la F1. Le Trophée Paul Ricard de F3 était également inscrit et je me souviens avoir remarqué un pilote prometteur Giovanni Salvati qui se tua au Brésil en 1971. Dans ce cadre méditerranéen il était agréable après les essais de se rendre à Bandol et d’embarquer pour Bendor en compagnie de Cevert, Ickx et consorts et d’y croiser Rindt lisant son journal, le futur champion du monde qui dominait la F1 cette année là et qui allait être couronné à titre posthume au mois de septembre.

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  • Superbe et merci M.PAOLI pour vos souvenirs .
    Par contre shame sur celui qui ose poser la question sur le circuit « le plus sur du monde » : il aurait du poser cette question au malheureux Elio de Angelis .
    Quant au tarif , intéressant de comparer les 16 francs soit 2.6 euros de 1970 et le pass 3 jours 2018 à 500 euros environ . 200 fois plus en 47 ans mieux que l’immobilier , la Bourse ou le prix d’une Daytona .Mais à mon humble avis ; 30 000 payants sera déjà une réussite

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    • Shame on me alors. Il faut comparer les époques et les circuits me semble-t-il. Le niveau de sécurité a été reconnu par tous. 16 ans plus tard, la vitesse des voitures avait beaucoup évolué…

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    • Richard,
      Je viens de faire une vérification sur l’historique de l’inflation en France (période 1901-2017). L’indice des prix se situait à 363 en 1970 (1901 = 1) et se situe à 2571 en 2017. Ce qui veut dire que les prix ont été multipliés par 7 en 47 ans. Le billet d’entrée de 2,8 euros valait donc 20 euros actuels, soit un prix très abordable. Rien à voir évidemment avec les tarifs d’aujourd’hui.

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  • Olivier ,
    désolé . Mais je me souviens encore des circonstances de cet accident ( la voiture qui passe de l’autre coté des rails ) et ,en dehors du choc lui meme , l’indigence des secours fut un facteur aggravant .
    Il n’y a pas que le tracé pour donner la sécutité , il y a aussi la promptitude et l’efficacité des secours et j’espère que ce sera au top au printemps 2018 .
    Quant à la vitesse , n’y a t’il pas eu il y a quelques années ( 5 ans environ ) un accident mortel en GT ( Blancpain ou elms ) ou un concurrent a tapé le muret dans la ligne droite des stands ?
    En conclusion : motor racing is dangerous quelque soit le circuit .

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    • En effet Richard, c’est un concurrent italien du Lamborghini super-trofeo qui s’est tué en Gallardo suite à un carambolage après le départ.

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  • Si aucun circuit ne garantit une sécurité absolue la perte d’aileron entraine souvent des conséquences incontrôlables et dramatiques. François Chevalier rapporte que l’aileron de la Brabham révolutionnaire de Gordon Murray a été retrouvé en amont du lieu de l’accident de Elio de Angelis. En 1969 à Montjuich les Lotus de Hill et Rindt se sont écrasées sur les rails après perte ou bris d’aileron, Stommelen en 1975 après rupture d’aileron sur ce même circuit
    est passé au-dessus des rails sur sa Hill GH1 tuant plusieurs spectateurs et il perdit la vie dans un accident en 1983 après la perte de l’aileron de sa Porsche 935.

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  • Formidable récit.
    Il serait intéressant à l’occasion de demander à Paoli plus de détails sur une carrière courte mais remarquable. Il nous en parle en quelques mots, simplement, et avec une modestie sans rapport avec la qualité de son parcours.
    Je me souviens qu’à l’époque, Laffite était encensé, mais que ce Paoli, sur la même voiture, n’était jamais bien loin. « J’avais 30 ans et j’avais fait le tour de mon sujet » : difficile de faire plus carré.

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