Johnny Rives F1, Italie 2017

HAMILTON A ILLUMINÉ MONZA

Le Grand Prix d’Italie 2017 a clarifié une question dont la réponse n’était pas apparue à Sebastian Vettel une semaine plus tôt à Francorchamps. Après sa troisième place devant des tifosi désappointés, l’Allemand ne pouvait plus affirmer que la Ferrari SF70 H est plus rapide que la Mercedes W08. Plus que le sensationnel Lewis Hamilton, dont le brio et la maîtrise ont illuminé Monza de vendredi matin à dimanche après-midi, c’est Vallteri Bottas qui en a fourni la démonstration la plus tangible. Quatrième sur la grille, cinquième après la première chicane, le Finlandais a pu compenser ses insuffisances en quatre petits tours grâce à la vélocité de sa Mercedes. Il a enfin réussi à en exploiter les ressources clairement supérieures à celles des Ferrari sur un tracé aussi rapide. Avant la fin du premier tour, il était déjà venu à bout de Raïkkonen.  Stroll (3e) et Ocon (2e) furent dans l’impossibilité de lui résister. Si bien qu’après quatre tours, les deux Mercedes maitrisaient totalement la situation. Vettel franchit l’arrivée 36 secondes après elles : il venait d’être détrôné pour la première fois de la saison et pas par n’importe quel adversaire, Hamilton ! Après l’éblouissante démonstration de pilotage que Lewis avait fournie en qualification sous la pluie (plus d’une seconde d’avance sur son plus proche rival, Verstappen), ça n’était que justice.

                                               Johnny RIVES.

Extraits video de la course

RICCIARDO, SAUVEUR DE RED BULL.

GP Italie 2017 - Riciardo - Red Bull @ DR

GP Italie 2017 – Riciardo – Red Bull @ DR

A cause des pénalités concédées à Monza par son équipe, Daniel Ricciardo était en 16e position sur la grille de départ. Donc encore moins bien placé que son équipier Max Verstappen (13e). Pourtant, une fois de plus, à l’arrivée c’est lui qui a sauvé la mise pour Red Bull. En obtenant de haute lutte une quatrième place de qualité (entre les deux Ferrari), cependant que Verstappen, contraint par l’un de ses deux accrochages d’effectuer deux arrêts au lieu d’un seul, s’est contenté de la 10e place. Finalement, malgré les spectaculaires coups d’éclat accomplis, ici et là, par le jeune prodige Néerlandais, il s’avère que le pilote le plus fructueux de Red Bull, n’est autre que le souriant Australien. D’autant que sa constance n’exclut pas un brio certain – même s’il ne le revendique pas de façon aussi manifeste que son équipier. Un chiffre et une action en donnent l’illustration à Monza.

 Le chiffre c’est son meilleur tour en course (1’23’’361) qui lui a permis de battre celui d’Hamilton (1’23’’488). Performance réussie en fin de parcours en profitant du fait qu’Hamilton, course gagnée, contrôlait la situation, alors que lui même donnait tout ce qu’il pouvait pour revenir sur Vettel (3e).

 L’action c’est son dépassement ahurissant sur Raïkkonen au 41e tour, pour lui subtiliser la quatrième place. Pour y parvenir, Ricciardo panacha de ruse son coup d’audace. Il fit mine de rester sagement dans le sillage de la Ferrari à l’approche de la chicane. Pour déboiter au tout dernier moment sur la droite tout en retardant son freinage de façon inouïe. Maitrisant superbement sa Red Bull, il réussit à avaler la chicane sans mettre en danger son adversaire. Il était quatrième du GP d’Italie. Du grand art !

OCON SANS SA « V MAX »

GP Italie 2017 - Ocon - Force India @ DR
GP Italie 2017 – Ocon – Force India @ DR

Julien Febreau a probablement eu raison de suggérer, au micro de Canal +, qu’Esteban Ocon a, au cours du GP d’Italie, sans doute partiellement payé l’exploit qu’il avait réussi en qualification sur piste détrempée – cinquième temps devant les deux Ferrari. Car manifestement dimanche, la Force India n°31 ne disposait pas complètement de son meilleur atout – une vitesse de pointe la plaçant habituellement hors de portée de la plupart de ses rivales, Mercedes et Ferrari exceptées. L’appui aérodynamique qui avait favorisé son exploit samedi se retournait alors sans doute contre lui en le privant de sa belle « V max ». Cela ne l’empêcha fort heureusement pas de résister aux Williams. Pour une fois débarrassé de l’encombrante présence dans son voisinage immédiat de l’autre Force India, Ocon eut un comportement magnifique d’un bout à l’autre du GP d’Italie. En maintenant une cadence endiablée sans concéder  la moindre faute – alors que pourtant l’excellent Lance Stroll avait tout fait pour l’y pousser. La sixième place qui lui échut en fin de compte est de toute beauté – quand bien même il rêvait d’un podium. Cela dit, il serait injuste de laisser dans l’ombre son « frère ennemi » Sergio Perez qui, bien plus mal placé sur la grille, a réussi à revenir dans le sillage des Williams pour exercer sur elles en fin de parcours la même pression qu’elles appliquaient à Ocon. Entre les deux rivaux de Force India, le dernier chapitre est loin d’être écrit…

FERRARI : RIEN N’EST PERDU ?

GP Italie 2017 - Vettel - Raikkonen - Ferrari @ DR
GP Italie 2017 – Vettel – Raikkonen – Ferrari @ DR

Infatigable optimiste, Sebastian Vettel a affirmé après Monza que rien n’était perdu pour lui et pour Ferrari dans la perspective du titre de champion du monde. Pourtant, si l’on prend pour référence les trois dernières victoires d’Hamilton et de Mercedes (Silverstone, Francorchamps, Monza) et la façon dont elles ont été bâties, on voit mal comment Vettel, malgré son talent, pourrait s’en tirer. A Monza, la vitesse des Mercedes a prévalu. Mais pas seulement. Le comportement désastreux des Ferrari sur piste mouillée lors des qualifications (Raïkkonen et Vettel ont concédé 2’’5 sur leur meilleur tour à l’extraordinaire « pole-man » Hamilton, mais aussi plus d’une seconde à Bottas pourtant moins en verve que son glorieux équipier) incite à s’interroger sur leurs qualités routières. Le circuit de Singapour permettra d’y voir plus clair en ce domaine. « Il devrait mieux convenir aux Ferrari », promettent les pilotes de la Scuderia. Si tel n’était pas le cas, alors on ne donnerait plus cher du tout des chances de Vettel…

Johnny Rives

Johnny Rives entre au journal l'Équipe en juin 1960 pour y devenir le spécialiste des sports automobiles. Il commenta les grands-prix de Formule 1 sur TF1 avec Jean-Louis Moncet, Alain Prost, et Pierre van Vliet de 1994 à 1996. Johnny Rives a encouragé le démarrage de Classic COURSES auquel il collabore depuis le début.

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14 pensées sur “Johnny Rives F1, Italie 2017

  • Je crois que chaque décennie de la F1 , depuis 1950 , a un pilote qui a marqué l’histoire!
    Cela est dû à sa personnalité, son talent, ses records, son palmarès, ses titres, ses poles, ses victoires et sa propre histoire :
    – Dans les années 1950, il s’agit de Fangio.
    – Les années 1960, il s’agit de Jim Clark.
    – Les années 1970, il s’agit de Lauda.
    – Les années 1980, il s’agit de Prost.
    – Les années 1990, il s’agit de Senna.
    – Les années 2000, il s’agit de Schumacher.
    – Les années 2010, il s’agit de Hamilton.
    Ce sont les plus grands pilotes de toute l’histoire de la F1.

    Répondre
    • En ce qui concerne les années 1970, je crois qu’il ne faut surtout pas oublier Jackie Stewart…Il est vrai qu’il a été à cheval sur la décennie des années 60 et 70…Champion en 1969, 1971 et 1973. Il avait une aura et un charisme que n’avait pas l’autrichien…On ne l’avais pas surnommé  » le Maestro » pour rien. Plus de victoires en GP que Lauda: 27/25.

      Pour les années 2010 Vettel à été 4 fois champion du Monde, Hamilton 2 fois…Ce qui n’empêche pas qu’il soit à mon humble avis, meilleur que Vettel.

      Répondre
    • Comme le dit Thierry M, je crois qu’il serait assez injuste de ne pas mettre Stewart dans cette liste. Quant à la décennie 50 si bien naturellement le nom de Fangio est une évidence, je pense que le nom de Stirling Moss ne saurait être oublié de cette décennie (et des deux années 60-61). Même s’il ne fut jamais Champion du Monde, et finalement c’est presque tant mieux car un seul titre (celui de 58 est passé si près) aurait finalement bien mal représenté sa carrière, je suis convaincu qu’à l’exception de Nuvolari nul autre pilote n’a réalisé autant d’exploits et ce dans absolument toutes les disciplines, de la Coupe des Alpes à la F.1. Sans oublier une passion vraiment chevillée au corps pour la course qui ne s’est jamais démentie jusqu’à aujourd’hui malgré ses bientôt 88 ans. Petit clin d’œil à Johnny, bien sûr que je vais acheter ce numéro de Sport Auto !
      Mais,pour revenir à la liste je mettrai Vettel aux côtés d’Hamilton, on ne remporte pas 4 titres mondiaux par hasard.

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  • Je crois que chaque décennie de la F1 , depuis 1950 , a un pilote qui a marqué l’histoire!
    Cela est dû à sa personnalité, son talent, ses records, son palmarès, ses titres, ses poles, ses victoires et sa propre histoire :
    – Dans les années 1950, il s’agit de Fangio.
    – Les années 1960, il s’agit de Jim Clark.
    – Les années 1970, il s’agit de Lauda.
    – Les années 1980, il s’agit de Prost.
    – Les années 1990, il s’agit de Senna.
    – Les années 2000, il s’agit de Schumacher.
    – Les années 2010, il s’agit de Hamilton.
    Ce sont les plus grands pilotes de toute l’histoire de la F1.

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    • En ce qui concerne les années 1970, je crois qu’il ne faut surtout pas oublier Jackie Stewart…Il est vrai qu’il a été à cheval sur la décennie des années 60 et 70…Champion en 1969, 1971 et 1973. Il avait une aura et un charisme que n’avait pas l’autrichien…On ne l’avais pas surnommé  » le Maestro » pour rien. Plus de victoires en GP que Lauda: 27/25.

      Pour les années 2010 Vettel à été 4 fois champion du Monde, Hamilton 2 fois…Ce qui n’empêche pas qu’il soit à mon humble avis, meilleur que Vettel.

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    • Comme le dit Thierry M, je crois qu’il serait assez injuste de ne pas mettre Stewart dans cette liste. Quant à la décennie 50 si bien naturellement le nom de Fangio est une évidence, je pense que le nom de Stirling Moss ne saurait être oublié de cette décennie (et des deux années 60-61). Même s’il ne fut jamais Champion du Monde, et finalement c’est presque tant mieux car un seul titre (celui de 58 est passé si près) aurait finalement bien mal représenté sa carrière, je suis convaincu qu’à l’exception de Nuvolari nul autre pilote n’a réalisé autant d’exploits et ce dans absolument toutes les disciplines, de la Coupe des Alpes à la F.1. Sans oublier une passion vraiment chevillée au corps pour la course qui ne s’est jamais démentie jusqu’à aujourd’hui malgré ses bientôt 88 ans. Petit clin d’œil à Johnny, bien sûr que je vais acheter ce numéro de Sport Auto !
      Mais,pour revenir à la liste je mettrai Vettel aux côtés d’Hamilton, on ne remporte pas 4 titres mondiaux par hasard.

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  • J’eusse cité Fittipaldi , Peterson et Andretti pour les seventies . Graham Hill et Stewart pour les sixties . le fossoyeurtPiquet pour les eighties ( un autre triple) ; Mansell et Hakkinen pour le tournant du millénaire et Alonso pour les années 2000 . On appelait PROST le prof, Lauda l’ordi et Schumi arrogant little kraut : paix à son ame et merci à ses sous fiffres Massa,Irvine et Barrichello ; je leur préfère des flamboyants meme moins titrés Mais à chacun ses choix .
    Pour les années 2010 : hats off pour NICO qui a dompté Lewis .

    Répondre
    • Et comment ?
      Pour dompter Hamilton, il a fallu que les dieux des multiples pannes et des changements de pièces lors des qualifs, des pénalités sur les grilles de départ dues au manque de fiabilité, puis en bouquet final, l’explosion du moteur à Sepang, pendant qu’il menait largement le grand prix! Alors que son concurrent (Rosberg) fut épargné « admirablement » de tous ces écueils sités plus haut!
      Mais que diable, d’aucuns eurent l’outrecuidance de s’en satisfaire selon l’expression consacrée :  » les pannes mécaniques sont inhérentes aux sports mécaniques »!
      Je ne m’aventurerai pas à dire que Rosberg eût « dompté » Hamilton, bien qu’il ait mérité son titre!

      Répondre
      • L’année 2015, Rosberg eut son lot de pannes, incidents, etc…Ceci compensant cela…

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  • J’eusse cité Fittipaldi , Peterson et Andretti pour les seventies . Graham Hill et Stewart pour les sixties . le fossoyeurtPiquet pour les eighties ( un autre triple) ; Mansell et Hakkinen pour le tournant du millénaire et Alonso pour les années 2000 . On appelait PROST le prof, Lauda l’ordi et Schumi arrogant little kraut : paix à son ame et merci à ses sous fiffres Massa,Irvine et Barrichello ; je leur préfère des flamboyants meme moins titrés Mais à chacun ses choix .
    Pour les années 2010 : hats off pour NICO qui a dompté Lewis .

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    • Et comment ?
      Pour dompter Hamilton, il a fallu que les dieux des multiples pannes et des changements de pièces lors des qualifs, des pénalités sur les grilles de départ dues au manque de fiabilité, puis en bouquet final, l’explosion du moteur à Sepang, pendant qu’il menait largement le grand prix! Alors que son concurrent (Rosberg) fut épargné « admirablement » de tous ces écueils sités plus haut!
      Mais que diable, d’aucuns eurent l’outrecuidance de s’en satisfaire selon l’expression consacrée :  » les pannes mécaniques sont inhérentes aux sports mécaniques »!
      Je ne m’aventurerai pas à dire que Rosberg eût « dompté » Hamilton, bien qu’il ait mérité son titre!

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      • L’année 2015, Rosberg eut son lot de pannes, incidents, etc…Ceci compensant cela…

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  • Bravo, Maestro du volant, pour ces deux démonstrations (essais plus course) sans appel.
    Bravo, Maestro des mots, pour ces lignes toujours si finement ciselées et passionnées.

    Répondre
    • Cher Eric, j’apprécie au plus haut point ton amicale fidélité. Je t’embrasse.

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  • Bravo, Maestro du volant, pour ces deux démonstrations (essais plus course) sans appel.
    Bravo, Maestro des mots, pour ces lignes toujours si finement ciselées et passionnées.

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    • Cher Eric, j’apprécie au plus haut point ton amicale fidélité. Je t’embrasse.

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  • @THIERRY M
    Désolé, l’année 2015 Rosberg avait eu 2 abandons (Italie et Russie), quant à Hamilton 1 seul (Singapour).
    Aucune incidence pour le titre, car Hamilton avait déjà accumulé un grand écart en nombre de points : le titre fut gagné trois courses avant la fin de la saison!
    À propos d’incidents qui auraient eu des conséquences sur la saison de Rosberg, je n’en vois aucun!

    Répondre
  • @THIERRY M
    Désolé, l’année 2015 Rosberg avait eu 2 abandons (Italie et Russie), quant à Hamilton 1 seul (Singapour).
    Aucune incidence pour le titre, car Hamilton avait déjà accumulé un grand écart en nombre de points : le titre fut gagné trois courses avant la fin de la saison!
    À propos d’incidents qui auraient eu des conséquences sur la saison de Rosberg, je n’en vois aucun!

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  • Bonjour,

    Je passe entre les gouttes d’Antiraciste et livre mon commentaire.

    Comparaison n’est pas raison. Au début des années 50, seuls 7 Grand Prix étaient au calendrier du championnat, 6 si l’on ôte les 500 Miles d’Indianapolis qui très curieusement étaient au planning du championnat alors qu’aucun pilote de Formule 1 n’y participait. Dans les années 60, on comptait bon an, mal an 10 à 11 épreuves par année. Ce n’est qu’à partir de la moitié des années 70 que le nombre de Grand Prix s’envole, sans doute sous l’impulsion de Bernie Ecclestone qui a deviné là une manière forte appréciable de rentabiliser la nouvelle industrie médiatique qu’il vient d’inventer. Dès lors, le championnat va grimper jusqu’à 20 épreuves soit presque 3 fois plus qu’au tout début des années 50 mais malheureusement avec une constante dégradation de son intérêt sportif frisant aujourd’hui l’indigence. L’explication peut se trouver peut-être dans l’élaboration de règlements toujours plus impénétrables, répondant d’avantage à de douteux impératifs commerciaux, un déroulé de course manquant de limpidité et des choix technologiques douteux. D’autres paramètres font qu’il est bien difficile de comparer l’aptitude des pilotes actuels à celle des décennies antérieures. Pour les plus âgés d’entre nous, il est évidement difficile d’oser la moindre comparaison entre Jim Clark et Lewis Hamilton. Disons simplement que, face à leur concurrence spécifique, ils sont tous deux les meilleurs de leur génération. En revanche, à matériel donné et conditions de course respectives, je serais d’avantage élogieux à propos du premier nommé que du second évoqué ! Bien que jadis, le

    pilotage occupait une part prépondérante, on cassait beaucoup alors que l’électronique et les matériaux actuels livrent des mécaniques autrement plus résistantes.

    Cette nouvelle donne permet aujourd’hui un pilotage plus « stéréotypé » à quoi s’ajoute une sécurité sans comparaison, ce qui finalement atténue les différences de talents et de tempérament. J’évoquerai à peine la sécurité des circuits d’autrefois ni les conditions de course car, de mémoire jamais une épreuve ne fut stoppé quelle que soit l’incident ou les conditions météorologiques venus perturber son bon déroulement jusqu’à l’orée des années 80.

    Graham Hill a été cité du bout des lèvres. Il demeure pourtant à mon avis l’un des plus grands, tant pour sa contribution au sport automobile que par sa personnalité iconoclaste. N’est pas vainqueur de deux championnats de F1, des 24 Heures du Mans et des 500 Miles d’Indianapolis n’importe qui ! Il fut et demeurera sans doute le seul à réaliser cet incroyable exploit. . En 1967, lors de l’apparition de la fabuleuse Lotus 49 et son Ford Cosworth, s’il n’avait pas été accablé par sa mécanique, il aurait possiblement pu prétendre au titre mondial. Son bilan cette année là en qualification et en tant que leader d’un grand prix était supérieur à son légendaire coéquipier. Je n’ai pas lu non plus le nom de John Surtees, autre légende des sports mécaniques, auteur de prouesses sur deux et quatre roues. Bien d’autres encore mériteraient de figurer dans cette liste, même si ils ne furent jamais champion du monde ou même ne gagnèrent le moindre Grand Prix. Suivez mon regard ! Bien difficile dès lors de dire qui aura marqué telle ou telle décennie sauf à dire que certains se son particulièrement fait remarquer par des dispositions largement au dessus de la moyenne !

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  • Bonjour,

    Je passe entre les gouttes d’Antiraciste et livre mon commentaire.

    Comparaison n’est pas raison. Au début des années 50, seuls 7 Grand Prix étaient au calendrier du championnat, 6 si l’on ôte les 500 Miles d’Indianapolis qui très curieusement étaient au planning du championnat alors qu’aucun pilote de Formule 1 n’y participait. Dans les années 60, on comptait bon an, mal an 10 à 11 épreuves par année. Ce n’est qu’à partir de la moitié des années 70 que le nombre de Grand Prix s’envole, sans doute sous l’impulsion de Bernie Ecclestone qui a deviné là une manière forte appréciable de rentabiliser la nouvelle industrie médiatique qu’il vient d’inventer. Dès lors, le championnat va grimper jusqu’à 20 épreuves soit presque 3 fois plus qu’au tout début des années 50 mais malheureusement avec une constante dégradation de son intérêt sportif frisant aujourd’hui l’indigence. L’explication peut se trouver peut-être dans l’élaboration de règlements toujours plus impénétrables, répondant d’avantage à de douteux impératifs commerciaux, un déroulé de course manquant de limpidité et des choix technologiques douteux. D’autres paramètres font qu’il est bien difficile de comparer l’aptitude des pilotes actuels à celle des décennies antérieures. Pour les plus âgés d’entre nous, il est évidement difficile d’oser la moindre comparaison entre Jim Clark et Lewis Hamilton. Disons simplement que, face à leur concurrence spécifique, ils sont tous deux les meilleurs de leur génération. En revanche, à matériel donné et conditions de course respectives, je serais d’avantage élogieux à propos du premier nommé que du second évoqué ! Bien que jadis, le

    pilotage occupait une part prépondérante, on cassait beaucoup alors que l’électronique et les matériaux actuels livrent des mécaniques autrement plus résistantes.

    Cette nouvelle donne permet aujourd’hui un pilotage plus « stéréotypé » à quoi s’ajoute une sécurité sans comparaison, ce qui finalement atténue les différences de talents et de tempérament. J’évoquerai à peine la sécurité des circuits d’autrefois ni les conditions de course car, de mémoire jamais une épreuve ne fut stoppé quelle que soit l’incident ou les conditions météorologiques venus perturber son bon déroulement jusqu’à l’orée des années 80.

    Graham Hill a été cité du bout des lèvres. Il demeure pourtant à mon avis l’un des plus grands, tant pour sa contribution au sport automobile que par sa personnalité iconoclaste. N’est pas vainqueur de deux championnats de F1, des 24 Heures du Mans et des 500 Miles d’Indianapolis n’importe qui ! Il fut et demeurera sans doute le seul à réaliser cet incroyable exploit. . En 1967, lors de l’apparition de la fabuleuse Lotus 49 et son Ford Cosworth, s’il n’avait pas été accablé par sa mécanique, il aurait possiblement pu prétendre au titre mondial. Son bilan cette année là en qualification et en tant que leader d’un grand prix était supérieur à son légendaire coéquipier. Je n’ai pas lu non plus le nom de John Surtees, autre légende des sports mécaniques, auteur de prouesses sur deux et quatre roues. Bien d’autres encore mériteraient de figurer dans cette liste, même si ils ne furent jamais champion du monde ou même ne gagnèrent le moindre Grand Prix. Suivez mon regard ! Bien difficile dès lors de dire qui aura marqué telle ou telle décennie sauf à dire que certains se son particulièrement fait remarquer par des dispositions largement au dessus de la moyenne !

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  • Tous ces échanges me laissent penser qu’on se perdra toujours à comparer ce qui n’est pas comparable, à savoir des pilotes qui ont gagné des titres et d’autres qui ne l’ont pas fait.
    Les écueils sont trop nombreux et ont bien été rappelés ci-dessus.
    J’ai par contre la faiblesse de penser qu’il est possible de comparer les champions entre eux. J’imagine un indice qui ferait entrer en ligne de compte le nombre de titres, le degré de domination de l’écurie du champion pour relativiser la performance du pilote et enfin le taux de victoires par grand prix disputé. Il me semble que ressortirait ainsi la performance individuelle du champion.
    Qu en pensez vous ? Un indice classic courses ?

    Répondre
  • Tous ces échanges me laissent penser qu’on se perdra toujours à comparer ce qui n’est pas comparable, à savoir des pilotes qui ont gagné des titres et d’autres qui ne l’ont pas fait.
    Les écueils sont trop nombreux et ont bien été rappelés ci-dessus.
    J’ai par contre la faiblesse de penser qu’il est possible de comparer les champions entre eux. J’imagine un indice qui ferait entrer en ligne de compte le nombre de titres, le degré de domination de l’écurie du champion pour relativiser la performance du pilote et enfin le taux de victoires par grand prix disputé. Il me semble que ressortirait ainsi la performance individuelle du champion.
    Qu en pensez vous ? Un indice classic courses ?

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  • Après vérification , je me permets de dire à Daniel Dupasquier que la comparaison des résultats ( nombre de victoires , de pole positions , de meilleurs tours en course … ) entre Jim Clark et Graham Hill en 1967 est très nettement en faveur du premier nommé .

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  • Après vérification , je me permets de dire à Daniel Dupasquier que la comparaison des résultats ( nombre de victoires , de pole positions , de meilleurs tours en course … ) entre Jim Clark et Graham Hill en 1967 est très nettement en faveur du premier nommé .

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  • Jackie Stewart , après la mort de Jim Clark , a dominé son époque.
    Pour les années 70 il remporte deux titres en 71 et 73 , il fait donc aussi bien que Lauda .
    Entre 70 et 73 il gagne 16 courses/49 , entre 71 et 79 Lauda en gagne 17/113.

    Répondre
  • Jackie Stewart , après la mort de Jim Clark , a dominé son époque.
    Pour les années 70 il remporte deux titres en 71 et 73 , il fait donc aussi bien que Lauda .
    Entre 70 et 73 il gagne 16 courses/49 , entre 71 et 79 Lauda en gagne 17/113.

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