F1 2016 – Abu Dhabi : Merci Lewis, merci Nico

 Vous avez dit haletant ? Plus les tours passaient, plus les adversaires des Mercedes étaient pressants. Coincé à la 2e place par la diabolique stratégie d’Hamilton qui menait, Rosberg ne devait guère quitter ses rétroviseurs des yeux. A la radio, il s’était fortement ému de la situation. En F1, les équipes de course ont ceci de particulier qu’en leur sein chacun court pour soi. Et là, Hamilton courait clairement pour lui ! Sa seule chance de ne pas perdre son titre mondial était là : gagner cependant que Rosberg ne devait pas accéder au podium. Ce à quoi il s’efforçait… sournoisement ! Gagner, il sait faire, personne n’en doute. A commencer par lui. Mais accéder au podium, Rosberg sait faire aussi, il y était déjà parvenu 15 fois lors des 20 Grands Prix précédents (dont 9 victoires). Il restait une chance à Lewis : régler son rythme pour que dans son sillage Nico reste à la merci des plus rapides de leurs adversaires. Max Verstappen puis Sebastian Vettel ne s’en privèrent pas. Quelle fin de course, quelle fin de championnat mes aïeux ! Les quatre premiers dans un mouchoir (1’’685 !) : trente cinq ans qu’on n’avait pas connu un tel final ! Alors merci, grand merci Lewis Hamilton d’avoir porté le suspense à un tel niveau. Et grand merci à Nico Rosberg d’avoir maîtrisé ses nerfs, sa Mercedes et la situation pour décrocher un titre mondial amplement mérité !

                                                                     Johnny RIVES.


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EMOTIONS, EMOTIONS…

L’Histoire de la course est riche en épreuves âprement disputées et à l’issue incertaine jusqu’au franchissement de la ligne. Mais il y a bien longtemps qu’on en a perdu l’habitude. C’était fréquent sur les circuits les moins sélectifs (à l’époque), comme Reims ou Monza. L’exemple qui nous revient en mémoire pour trouver un final aussi serré et aussi émouvant qu’à Yas Marina dimanche est le G.P. d’Espagne 1981 où le pilote classé 5e (Elio de Angelis) avait franchi la ligne d’arrivée 1’’231 après le vainqueur, Gilles Villeneuve.

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Entre eux s’étaient intercalés Laffite, Watson et Reutemann. Jacques avait été le plus ardent à attaquer Gilles. Mais le moteur turbo de la Ferrari de ce dernier avait un avantage tellement marqué dans la seule ligne droite de Jarama sur le Matra du Français et les Cosworth de ses autres poursuivants qu’il avait réussi à leur résister jusqu’au bout. La comparaison entre les deux courses s’arrête là, car si à Abu Dhabi Hamilton a volontairement, par stratégie, contenu les possibilités de son pur sang Mercedes, en Espagne il y a 35 ans, le Québécois avait au contraire tout donné pour ne pas tomber sous les assauts de Laffite. Après l’arrivée, ils étaient d’ailleurs tombés dans les bras l’un de l’autre avec plus d’émotion et de sincérité qu’Hamilton et Rosberg à Yas Marina…

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ARDENTS POURSUIVANTS

Max Verstappen, après le G.P. du Brésil, a encore accompli à Yas Marina une course éclipsant celle de son équipier Daniel Ricciardo – même si celui-ci n’a terminé qu’avec moins de quatre secondes de retard sur lui. Car il a surmonté avec panache le handicap qu’il s’était imposé lui-même au premier tour (tête-à-queue) pour se montrer le plus ardent des poursuivants des Mercedes. En raison d’un changement de pneus trop lent de Rosberg (son équipe l’avait retenu immobilisé pour laisser passer une Ferrari survenant pour la même manœuvre) Max avait même pu s’insérer entre les deux Mercedes. Ce qui avait contraint Rosberg à l’attaquer pour retrouver sa 2e place derrière Hamilton. Manœuvre délicate que Nico avait brillamment réussie, bien que Max ne lui ait pas facilité la tâche.

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 En fin de course, Sebastian Vettel subtilisa joliment à Verstappen le rôle de principal poursuivant. Chaussée avec les fameux pneus « ultra tendres » de Pirelli, sa Ferrari dévorait l’espace. Une fois 3e, Vettel tenta une attaque sur Rosberg pour lui souffler la deuxième place et éventuellement menacer Hamilton pour la victoire. Mais il s’en tint à cette seule attaque là. Comme conscient qu’en cas de résistance résolue de Rosberg (ce qui n’aurait pas manqué) il eut pu être à l’origine d’un regrettable coup de théâtre. Merci à lui aussi.

NOUVELLES F1, MEILLEUR SPECTACLE ?

Trois mois et demi nous séparent du prochain Grand Prix. Et deux mois de l’apparition en piste des prochaines F1 qui nous sont promises très différentes de celles qui nous ont fait vibrer à Abu Dhabi. Soit. Des F1 que l’on nous promet beaucoup plus performantes que les actuelles – il est question d’un gain d’environ quatre secondes au tour ! Et devant soumettre les pilotes à une dépense physique plus importante… Ah ? Pourquoi ? Seraient-elles dépourvues d’assistance de direction, de frein ? Reviendrait-on à des changements de vitesses mécaniques ? Pas qu’on sache… Alors, cette difficulté physique supérieure promise aux pilotes ne tiendrait que dans les pneus qui seront considérablement élargis ?

 Nous ne voyons qu’un inconvénient dans l’apport de tels pneus : ils seront si larges qu’ils réduiront les vitesses maximales en ligne droite tout en permettant d’augmenter les vitesses de passage en virages. Mais un inconvénient d’importance : moins vîtes en ligne droite et plus vîtes en virages, les F1 vont réduire considérablement leurs zones de freinage. Ce qui rendra les dépassements encore plus difficiles. Permettez moi un doute : je ne vois pas comment le spectacle pourra y gagner, contrairement à ce que l’on nous promet. Et vous ?

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Addendum

L’annonce surprise du retrait de Nico Rosberg de la F1, le 2 décembre 2016

https://www.youtube.com/watch?v=46pHZwLCHYY

Illustrations © DR

Johnny Rives

Johnny Rives entre au journal l'Équipe en juin 1960 pour y devenir le spécialiste des sports automobiles. Il commenta les grands-prix de Formule 1 sur TF1 avec Jean-Louis Moncet, Alain Prost, et Pierre van Vliet de 1994 à 1996. Johnny Rives a encouragé le démarrage de Classic COURSES auquel il collabore depuis le début.

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58 pensées sur “F1 2016 – Abu Dhabi : Merci Lewis, merci Nico

  • Même si l’on doit reconnaître que Lewis est légèrement plus rapide que Nico,je suis heureux pour le pilote Allemand qu’il soit champion du monde
    des conducteurs 2016 . Pour moi ,il y avait un pilote dont la vie privée
    n’est pas un exemple d’un côté et de l’autre côté un pilote que j’aime pour son comportement . En 1982 Keke Rosberg était champion du monde des
    conducteurs et 34 années plus tard c’est au tour du fils Nico Rosberg de succéder à son père.Dans l’histoire de la F.1 , il y avait déjà eu Graham
    Hill et son fils Damon Hill c’est donc bien une belle et nouvelle histoire de famille .

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    • Avec toutes mes excuses ,j’ai oublié de remercier Johnny Rives pour tous ces supers reportages à la fin des G.P. Merci mille fois à ce Pape du journalisme spécialisé en sport automobile . Nous espérons que pour l’année 2017 , Johnny continuera à nous enchanter par ses commentaires si réalistes sur le déroulement des G.P.

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    • Je crois savoir que dans tous sports de haut niveau, pratiqués par des athlètes talentueux, l’essentiel pour les passionnés et les spectateurs, réside dans l’exploit de ces acteurs dans leurs disciplines respectives, contrairement à leur vie privée qui ne regarde qu’eux-mêmes!
      Justifier son intérêt pour un pilote de F1 par l’appréciation de son « comportement ou de sa vie privée », est compréhensible pour un adolescent voulant s’identifier à son héros, mais relativement surprenant s’agissant d’une personne adulte.

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      • Monsieur Rocktau , merci pour votre commentaire . Je pense qu’un sportif possèdent en plus de son talent une vie privée irréprochable est supérieur à un sportif talentueux bling bling qui lui n’est pas un exemple pour notre société actuelle . Evidemment ,je respecte votre opinion , et je vous laisse seul juge de vos propos .

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  • Comme d’habitude, une très bonne analyse Johnny…

    Je suis absolument d’accord avec vous, concernant les voitures de 2017.

    Si l’on ajoute une aéro donnant des appuis encore supérieurs, et pas seulement au niveau des ailerons, les distances de freinage vont être réduites au minimum, comme vous le dites. Mais il deviendra aussi encore plus difficile de suivre de près la voiture placée devant, sans être déventé, les turbulences de sillage, n’existent pas qu’en aviation…

    https://youtu.be/rFVdlyaA-rc

    Alors, au bout de quelques GP qui risquent de tourner à la procession, que vont-il faire ?
    Augmenter les zones de DRS ? Laisser libre l’utilisation de celui-ci ?

    J’ai bien peur, tout comme vous, que le spectacle ne soit pas au RDV….Ah la F1 des années
    1960/1980…Au risque de passer pour un incorrigible nostalgique ou passéiste, je persiste et je signe, je la trouvait tellement plus formidable à tous les points de vue: Look des voitures,
    attaque « all balls out « des pilotes, pas d’interventions des commissaires à cause d’un pilote qui éternue trop fort dans sa voiture et fait peur à son petit copain, pas de radio, des hommes en piste qui se battent, mais qui se respectent. Et puis cerise sur le gâteau, la mélodie des moteurs V12 ou V8.

    Mais que voulez-vous, nous sommes à l’époque de la formule E, c’est à dire à l’ère des courses de rasoirs électriques, sur des piste d’amicale de karting…Aussi désagréables à entendre qu’à regarder….

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  • Je suis particulièrement heureux de vois Nico, enfin sacré champion du Monde.
    Il l’a amplement mérité, par son travail acharné depuis des années, son aptitude à ne jamais baisser les bras, et sa force mentale magnifique, pour résister à la pression.

    Je l’ai connu, lorsqu’il courrait en Karting, en minime et en cadet, avec mon fils.
    Un garçon avec un esprit sportif très développé déjà, très bien éduqué, ce qui contrastait avec certains autres jeunes du même âge. Son papa était également très sympa, de plus, c’étaient des personnes discrètes, pas « bling bling » pour un sou, qui faisaient pleinement confiance à leur équipe ( Atek Racing ).

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  • Cher Monsieur Rives,

    C’est avec grand plaisir que je vous lis depuis plus de 40 ans, et j’attendais cette dernière analyse avec impatience, me demandant de quelle façon vous alliez juger l’attitude de LH en course. Et je reste un peu sur ma faim ! En effet, je vous trouve assez « gentil » envers LH….

    Personnellement, je l’ai trouvé simplement minable, pour ne pas dire plus !
    J’aurais préféré, et de loin, le voir aligner les tours de qualifs, et gagner avec 40 secondes d’avance, plutôt que de le voir agir comme il l’a fait.

    NR aurait du le virer au premier virage, vous voyez à quoi je pense, et cela nous aurait épargné cette mascarade !

    Finalement, LH est à ranger dans la catégorie des « grands » pilotes pour son seul talent uniquement, mais pour le reste, c’est un grand Zéro.

    Bien à vous,

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  • Désolé pour les quelques fautes d’orthographe…Fausse manoeuvre de ma part, le message est parti avant que je ne l’ai relu…

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  • Je fais partie de ceux, nombreux je vois, qui attendaient avec anxiété le titre suprême pour Nico. Et l’issue me paraissant heureuse, je n’en veux pas à Lewis d’avoir maintenu le suspens artificiellement. Même si la pointe de vitesse d’Hamilton est supérieure à celle de Rosberg, celui-ci a fait preuve de constance, de maîtrise, d’attaque, de sang-froid, pour devenir un très valable champion du monde.
    Pour 2017 je trouve que c’est bien d’augmenter le grip mécanique des F1 mais cela aurait dû s’accompagner d’une drastique diminution des appuis aéro.

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  • Bonjour à tous,
    Merci pour cette dernière analyse de l’année 🙂
    C’est vrai que la fin de course était stressante pour celui qui voulait voir gagner Rosberg, pour le reste je me suis quand même pas mal ennuyé. En fait, votre souvenir du GP d’Espagne 81 résume à lui seul mon sentiment : la bagarre et le suspens de l’époque avaient été francs et sincères, alors que tout n’était que « fake » dimanche !!!
    En tout cas bravo à Nico Rosberg, il le mérite aussi !!
    Et je suis entièrement d’accord avec vous tous pour les règles 2017, en attendant de pouvoir juger, je reste très perplexe !!

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  • Merci Johnny pour ce résumé, cette analyse et ces questions.
    Pour ma part je ne vois pas ce que l’on peut reprocher à Lewis Hamilton. Il a fait ce qu’il pouvait pour tenter sa dernière chance, en vain, mais en toute correction.
    Bravo à Classic Course pour le choix de la superbe photo de Nico Rosberg sortant de sa monoplace tel un diable après son festival de donuts.
    Dans la cohue de l’arrivée il fallait sacrifier les éventuelles célébrations du parc fermé en faisant le pari que le champion improviserait quelque chose sur la ligne d’arrivée.
    Dommage que ces photos signées DR-donc probablement en provenance de Mercedes- ne soient pas créditées du photographe…

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  • Oui, bien belle analyse, belle photo d’entrée. Et quel malin, ce Lewis ! La tactique qu’il a choisie au nez et à la barbe de son équipe et de son coéquipier, c’est grandiose ! J’adore ces pilotes qui ont le talent de surprendre, d’aller là où l’on ne les attendait pas. Palme d’or à Rosberg… et prix d’interprétation à Hamilton.

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  • Pour 2017, je ne sais pas trop. Tout le monde sait, depuis des années, que l’appui aéro nuit à la compétition, en empêchant notamment les voitures de se suivre de trop près dans les virages.
    En 2017, on augmente l’appui mécanique (très bien), mais également l’aéro. Les décideurs nous disent qu’ils avaient en tête la notion de dépassements au moment de déterminer les règles. J’espère qu’ils auront raison et -surtout- ne se sont pas basés uniquement sur l’existence de l’artifice le plus ridicule qui soit, j’ai nommé le DRS (Destroy Racing Spirit), pour assurer les dépassements.
    Je ne suis pas ingénieur, donc j’attends de voir. Mais je constate que, niveau aéro, on défait en 2017 ce que le groupe de réflexion pour les dépassements avait mis en place pour 2009…

    Cela dit, bien plus important que le changement de règlement technique, il y a aussi le problème -je dirais même le scandale- des pneus. J’espère d’ailleurs que nous avons vu dimanche dernier la dernière course avec des gommes aussi lamentables.
    Car le souci de ces dernières saisons vient de là, de Pirelli et ses pneus incapables de tenir plus de trois quart de tour avec le pilote à fond. Des pneus en mousse, en cristal, en papier, en ce que vous voulez, mais des pneus indignes de la F1.

    Je sais bien que Pirelli avait pour obligation des produire des pneus qui s’usent, mais à ce point… Personne ne les a non plus obligés de faire des pneus avec une fenêtre d’utilisation aussi étroite. Personne non plus ne les a obligés à faire des pneus qui laissent autant de « marbles. » Personne ne les a obligés à faire des pneus incapables de tenir le coup sans avoir des pressions de gonflage stratosphériques. Enfin, personne ne les a obligés à faire des pneus qui déchappent à tour de bras (souvenez-vous Silverstone 2013).

    Bref, avec le changement de philosophie concernant les pneus en 2017, j’espère que Pirelli saura produire quelque chose de correct, et peut-être pourrons-nous enfin voir des pilotes qui attaquent en course. Et donc des F1 spectaculaires.
    On a voulu des F1 plus rapides ? Mais les F1 2016 l’étaient, du moins en qualifs. C’est en course que le problème était flagrant. Le souci venait des pneus, pas d’autre chose.

    On aurait très bien pu laisser le règlement technique comme il était, et laisser les ingénieurs rendre les voitures plus rapides: ils savent très bien le faire tout seuls. La chose la plus importante, c’était de tirer la chasse d’eau sur cette philosophie pneumatique. Ouf, c’est chose faite !

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    • Vous avez tout à fait raison, Pierre-Antoine. Mais j’irai plus loin : pour moi, et c’est un des maux de la F1 actuelle, la notion de fournisseur unique est une hérésie. Michelin l’avait dit lors de son retrait fin 2006 : « Mettez-nous en compétition, et nous reviendrons ». Et là, on verrait où se situe vraiment Pirelli.

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  • « Pas de grip, pas d’aéro et beaucoup de puissance, ça au moins, on sait que ça marche ! »
    … Pat Symonds…

    Pour ce qui est de Hamilton il partage avec un peu regretté moult champion du monde l’une des extrémités de l’appareil digestif, avec les spécificités afférentes.

    Rosberg outre l’ensemble de ses qualités (je ne rentre pas dans le relativisme) a un maintient avenant et sportif c’est désuet certes, l’allure est autre. Est-ce que ça gène?

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  • Que penser de la retenue de Johnny Rives à propos du comportement de Lewis Hamilton ? Sa capacité d’indignation s’est-elle à ce point émoussée, ou bien a-t-il choisi un silence réprobateur ? Pour ma part, ce qu’on a vu ce dimanche est proprement scandaleux : a-t-on jamais vu un pilote ralentir volontairement son propre coéquipier pour permettre à d’autres voitures de rattraper ce dernier et le dépasser ? Même si Rosberg n’avait pas été son coéquipier, ce comportement aurait été contraire à l’éthique sportive. Il y a 30 ans, dans les mêmes circonstances, cela aurait été inconcevable.

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    • Ok. J’avoue ne pas avoir pris connaissance de vos commentaires s’agissant des comportements disons particuliers de Schumacher, Senna, Prost et d’autres. S’ agissant de Prost, il semble qu’il ne partage pa votre opinion, à l’instar de nombreux pilotes. L’épisode des essais de Monaco vous semble sans doute plus élégant?

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    • Il y a 30 ans, personne n’aurait critiqué le comportement de Lewis!
      Il s’agissait de l’obtention du titre de CDM, par l’un ou l’autre des deux protagonistes occupant les deux premières places du championnat, lors de la toute dernière épreuve de la saison!
      Je crois même que d’aucuns se seraient interrogés de la raison pour laquelle Rosberg n’avait, à aucun moment du ralentissement de Lewis, tenté de le dépasser !

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  • Inconcevable pour moi aussi.
    « Tous les moyens sont bons » pourrait être la devise de ce jeune homme capricieux, à qui son talent et ses trois titres ne suffisent pas.
    La F1 est de toute façon devenue une machine technocratique de laquelle l’aléa est exclu. Les communications radio, les stratégies de pneus, de RDS, de machin et de truc, constituent une usine à gaz ridicule, un show à côté duquel les disciplines américaines (celles qui se regardent pop corn et soda en mains) paraissent presque équitables.

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  • M.FIEVET : il y a quasiment 30 ans de celà , un certain Alain PROST déjà double CDM , n’a pas hésité un instant avant de percuter son coéquipier de Mclaren , un certain Ayrton SENNA . Et un certain BALESTRE n’a pas hésité à lui donner raison en rejetant l’appel de SENNA .Ces pilotes sont des tueurs , pas au sens propre évidemment , alors l’éthique sportive ( qui n’existe qu’au golf ) et eux …..

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  • Richard,
    Je trouve que tu exagères. La tentative de Senna à la chicane était désespérée. Il savait que c’était le seul endroit où il avait une (faible) chance de passer. Prost le savait. Et quand Senna fit sa tentative, Prost n’avait plus qu’une alternative : soit négocier la chicane, comme il le faisait normalement depuis le début de la course, soit éviter la chicane (et se pénaliser lui-même) pour laisser passer Senna. Et même dans ce dernier cas, je ne suis pas sûr que Senna aurait réussi à négocier la chicane. Prost a choisi la première option, qui était la seule possible pour lui. Cela dit, je ne suis pas très objectif (j’étais un fervent supporter de Prost) et je ne suis pas compétent (je n’ai jamais piloté une voiture de course).

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  • Plus de 25 ans après, la passion, la ferveur, sont toujours présentes!
    Fabuleux!

    Passion, ferveur, et …. mauvaise foi?
    🙂

    PS: de la part d’un super Pro Senna, mais qui n’a jamais été anti Prost.
    Et il n’y en avait pas beaucoup à l’époque!

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  • Je suis étonné que la tactique d’Hamilton suscite de tels débats.

    Pour moi, il a ralenti de façon intelligente et non dangereuse. Il n’a pas zigzagué, pas donné de coups de freins vicieux, ni ralenti de façon exagérée. Il a juste légèrement et subtilement levé le pied dans les portions sinueuses.
    Hamilton a joué sa carte, la seule qui lui restait. C’était sa seule possibilité d’avoir une influence sur le résultat de Rosberg, il l’a saisie.

    Les gens en parlent comme s’il avait commis un attentat du style Senna sur Prost à Suzuka en 90, ou Schumacher sur Villeneuve à Jerez 97! Il y a quand même un monde entre les deux!
    Plus généralement, on ne peut pas implorer de tout ses voeux un joli spectacle et tergiverser à la moindre touchette ou action un peu virile en piste!

    Hamilton n’a pas non plus empêché Rosberg de le doubler, que je sache. Il a joué un petit jeu assez dur, pas très sympa certes (mais c’est une compétition), et a certainement espéré que Rosberg s’énerve et craque. Bien joué Lewis! C’était dur, mais correct. Un titre de champion du monde se jouait, pas une partie de Monopoly entre amis.

    Pour ce qui est de l’attitude de Mercedes, je la comprends sans être d’accord. Ils voulaient gagner la course ? Bien sûr, c’est normal. Mais ils ont depuis belle lurette gagné le titre constructeurs. Ayant presque tout gagné depuis 3 ans, quelle différence peut bien faire une victoire de plus ou de moins ?
    En revanche, au niveau image de marque, dire à Lewis: « Désolé, mais on ne peut pas te laisser jouer ta carte au championnat » n’est vraiment pas terrible.

    On me dira que Lewis est payé pour obéir. C’est vrai. Mais j’aime les fortes personnalités et je me suis délecté de le voir tenir tête à son stand. Car pour moi, il était juste que Lewis puisse défendre ses chances au championnat, et injuste de l’en interdire. Je répète que le titre constructeurs était acquis: donc place aux pilotes, et aux seuls pilotes! Et des pilotes qui ont magnifiquement fait leur travail encore cette année: on leur doit bien un peu de considération, ce ne sont pas des pions. Et tant mieux si leur salaire ne les transforme pas en béni-oui-oui!

    Partant de là, je dirais même que l’attitude de Mercedes n’était pas très respectueuse envers Hamilton. Le laisser se battre était la moindre des choses.
    Je rajouterais -pour enfin terminer- qu’Hamilton a en conscience pris le risque de s’exposer à des sanctions de son équipe. Il a donc placé le résultat sportif bien au dessus du reste, et notamment des dollars. Je dis bravo.

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  • Pierre Antoine : in fine , le meilleur commentaire est celui de Toto qui dit à peu près ceci : une partie de moi ( le pilote) comprend et approuve Lewis , une autre ( le boss de Mercedes sur le circuit) le désapprouve . Totalement d’accord avec vos commentaires .

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  • Le vent de panique qui souffla sur le muret de Mercedes a fait tomber le masque, personne n’a cru que les injonctions étaient pour protéger la victoire de Hamilton alors que celui-ci contrôlait avec maîtrise la course faisant même l’admiration de Alain Prost. Si Rosberg avait fait la pole et la course en tête comme il l’annonçait avant chaque GP aucune polémique n’aurait vu le jour. On ne peut demander à un pilote de F1 de laisser gagner l’autre quand tous deux sont en train de se battre dans les dernières minutes pour le titre. Hamilton ne se gêna pas de critiquer la stratégie de son équipe car il ne s’est pas exposé à des sanctions prévues au code sportif mais au seul règlement disciplinaire de son équipe. Rosberg a fait une très bonne saison avec sérieux réalisant quelques belles courses et on ne peut lui reprocher ce titre de champion du monde car il n’est pas responsable des pannes de son équipier.

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  • la photo de NICO bondissant de sa MERCO est en double page dans AUTOHEBDO et ainsi créditée :
    CHARNIAUX/XPB . Peut etre comprenez vous , moi non .

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  • Rarement un Grand Prix aura provoqué autant de commentaires – en grande majorité pertinents – sur notre site. Que les protagonistes en soient remerciés, les pilotes comme les commentateurs!

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  • Vraiment surpris et déçu par la décision abrupte de Nico…?
    Année trop intense, lassitude de la compétition depuis ses premières courses en kart, manque d’ambition pour un deuxième titre…
    Qui pour s’opposer à Lewis en 2017?

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  • Et tout ça pour ça! L’avenir s’écrira sans Rosberg désormais puisque l’incroyable nouvelle vient de tomber : le nouveau champion du monde arrête les frais, il quitte la F1 ! Le marché des transferts qui était presque gelé va prendre un sacré coup de chaud : le baquet vacant va aiguiser beaucoup de convoitises, et donner peut-être des sueurs froides à certains boss dont leur pilotes talentueux pourraient être dragués de façon éhontée par Mercedes (qui donc? Voyons voir…).

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  • Après Benoît XVI, Nico est sans doute le retraité le plus étonnant de l’histoire récente..

    ‘Merci, Nico » titrait avec acuité Johnny Rives .

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  • De mémoire , seuls HAWTHORN , STEWART , HAKKINEN ( pas sur à 100%) et PROST furent les seuls autres CDM à savoir faire ainsi . Jolie compagnie pour NICO et quel contraste avec la triste fin de carrière de BUTTON .

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    • Hakkinen a arrêté à la fin de la saison 2001, donc deux ans après son second titre.

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  • Les seuls précédents qui me viennent à l’esprit sont ceux de Mike Hawthorn et, dans une moindre mesure, de Juan-Manuel Fangio.
    Bel entourage en effet…

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  • Fangio a continué à courir en 1958 , après son sacre de 57 sur MASERATI . Ce qui a valu un épisode fameux à REIMS en 58 : Hawthorn ralentissant pour ne pas doubler FANGIO , car déclara t’il à l’arrivée :  » On ne prend pas un tour à FANGIO  » . Pour reprendre René FIEVET : il y avait de l’éthique à cette époque ; 60 ans après ou presque ?

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  • Avant de prendre connaissance de LA nouvelle, j’avais noté quelques mots sur la situation des deux pilotes.

    Je lis les commentaires et comprends les positions des uns et des autres. Mais je ne peux m’empêcher d’avoir une analyse différente.
    Deux pilotes talentueux et attachants. Côté gendre idéal pour l’un. Bad boy pour l’autre. Complémentaires en somme. Dérangeant pour certains ?…

    En termes de vitesse pure, il semble que Lewis soit un cran au dessus de Nico. Et pourtant, le nombre de poles de Nico module cette appréciation.
    Alors ? Illusion liée au fait que l’un à tout à gagner en tentant le tout pour le tout et l’autre tout à perdre ? Probable. Nico a manqué de panache. Mais il a tout donné pour ce titre et – la suite nous le montre – plus que nous le pensions. Oublions certains élargissements de trajectoire vus en cours de saison, élargissements sous-vireurs aptes à faire sortir un candidat au dépassement et mettons nous à sa place.
    En effet que dirait on ici même si Nico auquel on reproche son manque d’audace avait tenté le diable au cours de cette finale et se soit sorti. Voire pire qu’il ait également sorti Lewis. Situation qui nous aurait ramené à l’aire Senna-Prost ?…

    Mais revenons à la stratégie de Lewis. A-t-on jamais vu telle situation ? Le leader de la course ralentir devant la meute pour que celle-ci rattrape son propre équipier et qu’il se passe « un truc » qui rebatte les cartes ?
    Je n’en n’ai pas connaissance. Plus qu’un calcul que d’aucun qualifie de minable, la stratégie est intelligente et relève davantage d’un esprit potache que d’un esprit sournois. En même temps c’est un aveux d’impuissance de la part de Lewis. Pour lui, gagner avec une ou quarante seconde d’avance n’était pas suffisant. Il a tenté de faire de la meute son alliée inconsciente. Quelle plus grande marque de respect ?

    Après LA nouvelle, me réjouissant que ce nouveau départ à la retraite ne soit pas également dû à Mr Fillon, je suis conforté dans l’idée que Lewis a été un adversaire fantastiquement difficile à battre à matériel égal. Un adversaire qui a littéralement pompé l’énergie de Nico. Et que celui – ci ayant tout donné ne se sente pas en mesure de renouveler un tel engagement.
    Souvenons nous des pilotes des années 50 à 80, plus la compétition s’est intensifiée, plus la concurrence a été rude et nombreuse, moins ils ont été en mesure d’aligner deux titres consécutifs. L’énergie consacrée au premier nécessitant au moins une année pour s’en remettre. Ascari puis Fangio ont réussi cela dans les années 50 puis Brabham à la lisière des années 50 et 60 et il a fallu attendre Alain Prost vingt six ans plus tard pour renouveler l’exploit en 1986 après son titre de 1985. Senna fera pareil en 1990/1991 puis ensuite ça deviendra une habitude. Schumacher en 1994/1995 puis de 2000 à 2004, Hakkinen en 1998/1999, Alonso en 2005/2006, Vettel en 2010/11/12/13, Hamilton en 2014/15…

    Attribuer le mérite de ces enchaînements au seul pilote c’est masquer l’importance prépondérante prise par la voiture et l’équipe. Le niveau d’implication , d’effort et de « sacrifice » qu’a nécessité le titre de Nico nous ramène donc à celui qui était nécessaire il y a plus de trente ans.
    Tiens, c’était à l’époque de son père…

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  • Quitter une discipline alors que l’on est au sommet est la plus belle manière qui soit de s’en aller, en plus d’être très courageux. Nico nous montre là une sacrée force de caractère (j’étais pourtant le 1er à le trouver un peu fade, il me fait mentir).

    Bravo champion !

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  • J’ai du mal à comprendre cette décision….
    Il arrête parce qu’il a atteint son but, après 25 ans!
    Donc, il a couru pour être champion du monde, pas parce qu’il avait la passion et l’amour du sport auto et de la course, mais parce qu’il voulait être « seulement » champion du monde?

    Je regardais Tiger Woods, hier et aujourd’hui, faire son retour après 16 mois d’absence, quelle différence!

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  • bonsoir à tous, j’arrive moi aussi avec mon commentaire. C’est étrange que cette semaine je n’aie pas reçu le mail avec le lien du chronique de Johnny, mais je suis venu le chercher sur le site dès que j’en ai eu le temp. Moi aussi je suis super heureux d’avoir vu Rosberg couronné champion (je ne l’ai pas vu en directe, hélas, car j’étais engagé dans l’habitacle d’une Ritmo Abarth lors d’un rallye historique). Je pense que Nico il l’a bien mérité ce titre, et qu’il a vraiment des couilles pour avoir gardé le sang froid durant cette méchante opération de Hamilton pendant les derniers tours. Ici à Milano on dit en patois: San Giuan fà no l’ingan (San Jean ne triche pas), et enfin la sportivité de Nico a été recompensé, ainsi que sa détérmination durant toute la saison. Et maintenant? Maintenant je decouvre, en rentrant chez moi ce soir, que Rosberg vient d’annoncer sa retraite. Tout simplement un grand, à mon avis. J’ai lu les motivations de sa décision et je les approuve au 100%, la famille avant tout. Surtout je pense qu’en bon garçon, bien eduqué et gentil, homme de sport et pas de tricheries, il se soit un peu gonflé de vivre dans une ambiance où les loups font pari à se bouffer l’un auprès de l’autre. je pense que dans l’ambiance des années 70 il n’aurait pas pris cette décision. D’ailleur aux années 70 je ne me souviens pas d’un pilote qui soit arrivé à faire une maneuvre aussi mesquine que celle de Hamilton en cette dernière course. Mais c’est la vie, on ne peut pas re-écrire l’histoire, et la joie qui me donne le fait de voir Rosberg champion du monde n’a pas de prix. C’était de l’époque du titre de Jacques Villeneuve et de celui de Nigel Mansell que je n’éprouvais pas un tel bonheur. Bravo, donc, au grand homme et pilote qui est Rosberg, enfin un champion qui a des bonnes manières, et pas un guignol égoiste comme on en voit de plus en plus dans tous les sports.

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    • La périodicité de publication par mail a été modifiée par Classic Courses pour des raisons pratiques qu’Olivier Rogar, responsable du site, expliquerait bien mieux que moi.

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      • Oreste, Johnny,
        L’envoi d’une newsletter à chaque parution signifie que les abonnés vont recevoir environ 130 newsletters par an. Or les newsletters sont de plus en plus nombreuses et donc lassantes pour les internautes. Sur les conseils de spécialistes en la matière j’ai réduit à une newsletter par semaine qui reprend tout ce qui a été publié dans le mois concerné.
        Depuis je constate un arrêt des désabonnements, tandis que les abonnements continuent de progresser. C’était donc le bon choix.
        Parallèlement pour que chacun soit avisé de nos publications, chaque nouvel article fait l’objet d’une parution sur le groupe Classic Courses de Facebook.
        Vous savez tout.
        Je reste toutefois ouvert à vos suggestions.

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  • Belle analyse John John
    Comme d’habitude serais je tenté de rajouter… Nico Rosberg fait un super champion mais quel dommage que dans la foulée il ait annoncé son désir de quitter la F1. La pression a dû faire quelques ravages dans son estomac. Ses nerfs doivent être plus usés qu’un train de super super tendres après une vingtaine de tours !
    Il me manque déjà à vrai dire. La saison 2017 sans son champion du monde me laisse un goût amer dans la bouche. Mais comment en vouloir en Nico. Il sort par le haut, comme sur la photo, sur un titre de champion du monde qu’il attendait depuis onze saisons. Il sait bien que réussir le bis-repetita lui aurait demandé d’aller puiser encore un peu plus loin dans son envie, sa motivation, son stress.
    Quant au règlement, il faudra attendre l’usage pour en apprécier le nouveau ramage. J’aurais continué une saison ou deux avec le règlement 2016, qui nous a valu quelques belles explications, comme au bon vieux temps des Villeneuve-Laffite… ou Prost-Senna.
    Amistats

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  • S’il ne fait pas un come back à la Lauda, à la Schumacher ou à la Räikkönen à l’avenir, Nico Rosberg, à 31 ans, restera comme l’un des plus jeunes retraités volontaires de l’histoire la F1. Mike Hawthorn et Jody Scheckter étaient pourtant un peu moins âgés (30 ans) quand ils ont pris une décision analogue. Hawthorn avait-il davantage révélé son intention ? Je ne sais plus. Scheckter, lui, avait monnayé son titre en faisant une saison de plus. A cet égard, Nico Rosberg apparaît plus désintéressé. Reste enfin de mystère Jochen Rindt : aurait il tiré sa révérence fin 70, comme on lui en prêtait l’intention ? A l’époque, il n’avait pourtant que 28 ans.

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    • Mike Hawthorn prit la décision de se retirer de la compétition quelques semaines après le Grand Prix du Maroc 58. Il fut dérouté par la somme de sollicitations dont un champion du monde était la cible et n’avait apparemment pas vu les choses comme cela. Il désirait en outre s’occuper de son TT Garage, et se marier avec sa nouvelle conquête, le mannequin Jean Howarth. Il fit donc une déclaration de presse fin 1958 et informa Ferrari de sa décision dans la foulée.
      Quant à Jochen Rindt, il est difficile de savoir exactement ce qu’il aurait fait en 1971. D’un côté, il avait juré à Nina qu’une fois le titre mondial acquis, il se retirerait. D’un autre, Bernie Ecclestone (qui était son manager à l’époque) m’avait dit lors d’une interview il y a une quinzaine d’années qu’il aimait trop la course et qu’il comptait bien poursuivre en 1971.

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  •  » Je remporte le titre, puis je prends la retraite »
    L’ombre de Jochen Rindt rode à la lecture de ces mots .

    Il sera cependant difficile à Nico Rosberg de ne pas succomber à l’appel des sirènes de Maranello lorsqu’il faudra élire un nouveau Messie pour sauver la Scuderia en déroute, ou remplacer Lewis lorsqu’il aura quitté l’Etoile pour s’imposer une retraite chez Ferrari .
    Un nouveau virage de folie .

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  • Comment peut-on se dire surpris par cette décision ?

    Si l’on rationalise : le gars a depuis 25 ans les fesses dans un baquet, la pression familiale sur les épaules, l’esprit en permanence tourné vers la saison suivante. Cela, plus les déceptions, le stress, les récompenses aussi, sans doute. Le désir s’émousse et d’autres priorités émergent.
    Ces pilotes n’ont pas la même fraîcheur que ceux de notre jeunesse, qui débutaient généralement à un âge qui paraîtrait aujourd’hui respectable. 18, 20 ans, sauf exceptions. 25 ans, ça fait les deux tiers d’une vie professionnelle ordinaire.

    Et puis on peut simplement se dire qu’il a ses raisons. Sa famille, comme il le dit, peut-être le besoin de passer à autre chose, de nouveaux projets à construire. On n’est pas dans sa tête.

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  • A part 2 ou 3 emportements un peu déplacés, que de commentaires mesurés et pertinents sur ce site ! Cela change assez nettement des gesticulations partisanes trouvées ça et là sur la toile… Quant à vous Monsieur Rives, analyse parfaite comme d’hab.

    Même si comme un de mes « camarades » le disait plus haut, la comparaison avec Jarama 81 n’est valable que pour le petit peloton de furieux et les écarts, car pour tout le reste ; circuit, autos, pilotes et contexte, on est beaucoup plus dans l’artifice que dans la vérité rugissante de ces années bénies.

    On en vient donc logiquement au règlement 2017 qui risque, comme le craignent la plupart des observateurs ici-même ainsi que Johnny, de nous replonger dans de mornes plaines aussi désespérantes que les alentours des circuits modernes. Maudite aéro… Je ne connaissais pas la phrase (Merci Jules) de Pat Symonds qui est magnifique. S’il pouvait la communiquer à l’ineffable Charlie Whiting et toute sa bande d’incapables j’en serai forte aise Monsieur Mortaise…

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  • 45 commentaires pour un meme article , donc record (44 , cf « comment perdre betement… ») battu . MERCI NICO et Johnny RIVES !

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  • 46 ! et bravo à la brillante équipe de Classic Courses d’avoir convaincu Monsieur Rives de collaborer avec son immense talent

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  • La décision de Rosberg a surpris tout le monde mais on peut la comprendre. L’intensité de la lutte qu’il a livrée à son équipier lui impose de décompresser comme si l’obtention du titre tant convoité lui avait retiré tout ressort nécessaire pour repartir au combat. Avec plus de 40 points de retard Hamilton avait réussi à reprendre la tête en première partie mettant la pression sur Rosberg, celle-ci retomba quand de nouvelles pénalités mécaniques ralentirent à nouveau son adversaire handicapé par des mauvais départs tardivement résolus par les modifications que Mercedes apporta à son volant et surtout lorsqu’il récolta 28 points inespérés en Malaisie. Malgré cela il dut attendre les dernières minutes de course à Abu Dhabi pour l’emporter. Rosberg a conscience que ce scenario si favorable lui permettant de prendre le dessus sans affrontements directs (hormis Barcelone et Spielberg) avait peu de chance de se reproduire en 2017. Maintenant Mercedes a deux options, soit mettre en attente un second pilote issu de sa formation qui viendra seconder Hamilton en espérant que Rosberg comme beaucoup de ses pairs fera un come back, soit débaucher une pointure, en premier lieu Alonso ce qui reconstituerait le tandem explosif vu chez mac Laren et qui ferait oublier Rosberg, ou encore Ricciardo ou Button.

    PS Je joins quand même ce commentaire car il était écrit avant la déclaration de Eddie Jordan .

    Et parmi toutes les spéculations peut-on penser que Mercedes n’était pas informé depuis le début de saison, que le premier pilote champion du monde allemand sur une prestigieuse flèche d’argent, le devoir accompli cesserait la compétition. L’organisation de Mercedes est exemplaire, « ce n’est pas le casino », tout est si bien programmé, planifié, réfléchi, étudié dans cette formidable écurie, véritable machine à gagner, que l’on peut avoir des doutes sur l’effet de surprise de l’annonce du retrait de Rosberg. Mercedes n’a que l’embarras du choix pour trouver un pilote dans le deuxième baquet.

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  • Personnellement, et comme vous Laurent Rivière visiblement, j’ai un peu de mal à croire que le directoire de l’écurie Mercedes n’était pas au courant de cette volonté de Rosberg. Même si Lauda affirme le contraire. L’indice le plus fort étant qu’il était assez étonnant de les voir laisser moisir Wehrlein chez Manor. Corollaire de cet état de fait, la nomination de Ocon chez Force India paraissait tout aussi surprenante même s’il y avait quelques explications. Je reconnais malgré tout que sans les datas et autres informations internes, il est toujours difficile d’avoir un avis sur ce genre de choix quand on n’est que vulgus pecum.

    Quant à Eddie Jordan, il a peut-être raison mais Vettel aurait-il vraiment intérêt à aller se mesurer directement à un Hamilton au sommet de son art dans une écurie qu’il connait par coeur ? Compte tenu de sa saison 2014 où il avait un peu souffert de la confrontation directe avec son camarade d’écurie Ricciardo, je ne sais pas si lui-même serait dans ce type de disposition.

    Quoi qu’il advienne, les spéculations risquent d’aller bon train dans les prochains jours… Pour ma part je vote « P.Verlaine », mais j’ai peut-être totalement tort et c’est ça qui est bon 😉

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    • Ocon a hérité d’une meilleure voiture que Werhlein. Le pilote allemand est peut-être en réserve pour viser plus haut, à ce stade toutes les options sont possibles à moins que Mercedes tire A Rimbaud un outsider et prenne tout le monde de court.

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  • À part naturellement Nando, le choix le plus judicieux pourrait être Jenson Button qui n’a jamais démérité face à ses équipiers, est d’une loyauté royale et d’une expérience précieuse en ces moments de bouleversement .
    Il a enfin surtout prouvé en 2009 que, quand il revient du néant , il sait être impressionnant et fiable comme personne .
    Il y a dans le style de l’anglais une distance qui lui permettrait d’être le dernier à être dévoré par le pace-car Hamilton .

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    • ah oui, c’est pas mal ça !! En plus il s’est déjà frotté au loustic pendant quelques années… J’en serais ravi. Mais comme Nando, il est sous contrat McLaren, même si c’est d’une retraite qu’il s’agit…

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  • Evidemment je suis en phase avec les analyses de Johnny et la grande majorité des commentaires…
    Je remarque simplement que l’on va devoir se priver de 3 des plus sympathiques pilotes du paddock, en espérant qu’ils ne seront pas remplacés par des racailles…

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    • C’est ça c’est exactement ça
      Quelqu’un qui puisse rappeler qu’on peut conjuguer talent et soif de vaincre avec élégance, celle-ci n’excluant pas le charisme.

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