F1 2016, Belgique : Rosberg partiellement récompensé

 Lewis Hamilton relégué en dernière ligne à cause des pénalités « moteur » que l’équipe Mercedes avait stratégiquement choisi de cumuler pour lui assurer une fin de saison plus sereine, Nico Rosberg n’apparaissait pas pour autant vainqueur désigné d’avance du G.P. de Belgique. Lors des essais libres les Red Bull (1ere et 2e en L2) et les Ferrari (1ere et 3e en L3) avaient démontré un potentiel certain. Ce que les qualifications avaient confirmé : Verstappen, Raïkkonen, Vettel et Ricciardo étaient à l’affut sur la grille de départ avec quelques infimes dixièmes de retard sur la Mercedes. Or, il ne fallut que quelques hectomètres pour que tout se clarifie autour de Rosberg. Dès le premier virage, l’épingle de la Source et ses pièges habituels, l’affaire était entendue. Rosberg en émergeait vaillamment en tête cependant que Vettel, Verstappen et Raïkkonen – dans l’ordre décroissant des responsabilités – y avaient vu leurs espoirs anéantis. Pour Nico, l’essentiel était assuré bien que cela ait également servi Hamilton…

                                                           Johnny RIVES.

  • UN BOULEVARD POUR NICO.

L’affaire de la Source est limpide, comme il se doit ! Tandis qu’à l’extinction des feux Verstappen marquait nettement le pas, les deux Ferrari prenaient immédiatement l’avantage sur lui. Derrière Rosberg, nettement détaché, les places risquaient d’être chères dans l’épingle. Elles le furent. Mettons nous à la place de Raïkkonen, pour qui la vue semblait dégagée et favorable. Il aborda l’épingle avec la circonspection du pilote expérimenté qu’il est. Mais une circonspection toute relative, car il ne s’agissait pas de musarder. L’espace semblait lui appartenir quand soudain tout se rétrécit autour de lui. Sur sa droite Verstappen sembla surgir de nulle part. Pour compenser son départ manqué, le Batave avait retardé son freinage à l’extrême, plongeant sur la droite de Raïkkonen en s’aidant du bas-côté de la piste. Si elle avait eu la largeur d’une moto, sa Red Bull aurait peut-être pu se faufiler… Mais là, l’affaire était perdue d’avance. Raïkkonen voulut-il écarter sa trajectoire pour éviter le contact ? Cela lui fut impossible car, sur sa gauche, recourant  peut-être à l’autorité d’un leader d’équipe, Vettel fit tout simplement comme si l’autre Ferrari ne s’était pas trouvée là. Il braqua délibérément sur son compagnon d’équipe. Coincé, Kimi ne pouvait plus éviter le contact ni avec Vettel, ni avec Verstappen. Le choc ne fut pas énorme. Mais suffisant pour les éliminer tous les trois de la course à la victoire. Ils avaient ouvert à Rosberg un boulevard que Nico n’eut plus qu’à parcourir sans faire de faute pour gagner. Ce qu’il fit brillamment, renouant ainsi avec la victoire qui le fuyait depuis le 19 juin, jour de son magistral triomphe à Bakou au G.P. d’Europe au soir duquel on le croyait sur une voie royale pour décrocher le titre de champion du monde.

https://www.youtube.com/watch?v=I_cvyka3aNw

  • HAMILTON TIENT BON !

 Mais tel n’est plus le cas, tant s’en faut. Ce chapitre n°13 du championnat 2016 n’a pas été aussi défavorable à Hamilton que la clameur populaire le pronostiquait à l’issue des deux journées d’essais. Les 55 places de pénalité que Lewis subissait à cause du renouvellement total de son groupe propulseur (moteur, turbo, récupérateur d’énergie etc.) étaient purement théoriques. Il y en eut 20 sur la grille de départ. C’était déjà un bon handicap. Combien allait-il pouvoir en récupérer ? Dès le premier virage, il en avait déjà regagné trois. Les autres coulèrent également… de source ! La course fut interrompue à la suite de l’impressionnant accident de Kevin Magnussen survenu à la sortie de l’Eau Rouge au début du 7e tour. Pointé 13e au premier passage derrière le débutant Esteban Ocon, Hamilton occupait alors déjà la 11e place derrière Alonso – l’autre pénalisé. La course fut arrêtée deux tours plus tard (9e tour) après que plusieurs de ses prédécesseurs aient décidé d’un premier changement de pneus. Hamilton était pointé en 5e position dans la file d’attente qui stationna plusieurs minutes dans les stands. Rosberg, tout à l’avant, n’était pas très loin de lui. Hulkenberg (3e) et Alonso (4e) paraissaient être des proies à portée de sa Mercedes. Il n’y avait plus guère de soucis à se faire pour Hamilton. Le podium lui était pleinement ouvert. Il ne le manqua pas, annihilant sans trop d’émotions les espoirs qu’avait pu caresser Rosberg de combler en une seule course le retard qu’il comptait sur lui. Rendez-vous à Monza !

  • POLÉMIQUES.

  Le comportement de Max Verstappen, aussi présomptueux qu’il est jeune (il aura 19 ans le 30 septembre), a une fois encore fait débat à l’issue de ce G.P. de Belgique. Dans le premier virage, son attaque désespérée, et d’avance vouée à l’échec, sur Raïkkonen n’a entrainé aucune sanction. Pas plus que son passage, totalement hors des limites de la piste dans l’Eau Rouge quelques centaines de mètres plus loin. Ou encore que sa « défense », un peu plus tard dans la course, lors des attaques de Raïkkonen et Vettel qui se retrouvèrent l’un et l’autre hors piste aux Combes à cause de son comportement… viril, dirait-on en rugby. Jacques Villeneuve s’est ému non sans raison du manque de respect manifesté par Verstappen vis à vis de ses adversaires au cours de ces péripéties. Un tel comportement fait paraît-il la joie des amateurs de sensations fortes. Notre propos n’est pas de réclamer des sanctions contre Verstappen, quand nous regrettons que dans d’autres circonstances certaines viennent accabler injustement certains pilotes – Rosberg pourrait nous en dire long sur ce sujet. Mais, sans parler de sanction, il faut reconnaître que Verstappen manifeste un mépris du danger qui mériterait sans doute un recadrage sérieux. Car le risque est grand que cela se termine mal un jour. Pour lui ou pour d’autres.

https://www.youtube.com/watch?v=LN08FvtDCV0

Illustrations et videos @ DR

Johnny Rives

Johnny Rives entre au journal l'Équipe en juin 1960 pour y devenir le spécialiste des sports automobiles. Il commenta les grands-prix de Formule 1 sur TF1 avec Jean-Louis Moncet, Alain Prost, et Pierre van Vliet de 1994 à 1996. Johnny Rives a encouragé le démarrage de Classic COURSES auquel il collabore depuis le début.

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19 pensées sur “F1 2016, Belgique : Rosberg partiellement récompensé

  • Bonsoir, Superbe résumé de cette course !! Je partage complétement votre avis sur Verstappen. On veut tous de la bagarre mais l’accrochage du départ valait surement une pénalité au regard de celles infligées à d’autres pilotes en cours d’année. Mais ce qui m’a vraiment choqué, c’est le bloquage sur Raikkonen à pleine vitesse dans la montée de Kemmel. C’est indigne à ce niveau (et de tout façon indigne d’un pilote tout court, y a eu un très gros crash en F3 dans ces conditions l’année dernière).
    Bonne continuation.

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    • Un grand merci à Manuhead et à tous ceux qui comme lui me lisent avec tant d’attention. Je recommande de lire leurs commentaires avisés ci-dessous. J’embrasse fraternellement Eric Bhat et confraternellement Daniel Boutonnet.

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  • Bonsoir Johnny,
    Tu parles de recadrage, je crois que c’est un minimum. Comme tu t’en souviens sans doute, les pilotes généreux, depuis les deux héros de mon enfance (Stirling Moss et Jean Behra) jusqu’à Ronnie Peterson et Gilles Villeneuve en passant par Rindt, Sifffert ou Pedro Rodriguez entre autres, ont toujours eu ma faveur mais là trop c’est trop. Outre l’incident du départ où la responsabilité de Verstappen me paraît essentielle, effectivement le comportement ultérieur vis-à-vis de Raikkonen est absolument inadmissible. Jacques Villeneuve a raison, l’indulgence de la FIA est complètement incompréhensible et pour tout dire scandaleuse. Il est certain qu’il y a quelque 60 ans (cela m’effraie de dire ça, j’ai l’impression que c’était hier !) tout cela aurait assurément très très mal fini, sans doute pour Verstappen en premier mais pour les autres pilotes aussi. Quant au résultat, Rosberg a fait la course parfaite comme il sait désormais le faire et grande doit être effectivement sa déception de voir si peu de points grappillés sur Hamilton, auquel, bien sûr, on ne saurait guère reproché quoi que ce soit. Et, pour finir trois sujets habituels d’énervement: les pénalités débiles qui frappent les pilotes sur les changements de pièces, la farce des pneumatiques qui continue, et puis la transformation des circuits; comme tu t’en souviens probablement aussi, Spa c’est mon circuit fétiche (je me rappelle ta réflexion une année où je n’étais pas aux 24 H, « ils ont pu donner le départ sans toi ? »), j’avoue que j’ai du mal à retrouver « mon » circuit. Enfin, le raidillon reste le raidillon, quand même…

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  • J’ai adoré ce papier dès la phrase d’attaque : « L’affaire de la Source est limpide, comme il se doit » ! Grandiose !

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  • Vettel les yeux rivés sur la Mercedes de Rosberg a jugé,à juste titre et en une fraction de seconde, que Raikkonen avait assez de place pour négocier l’épingle ; ce qui était le cas sans la présence d’un débile profond un peu kamikaze .
    Les images helico FOM montrent que Vettel avait pris l’ascendant sur son co equipier .

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    • remplaçons « débile profond » par « jeune chien fou  » c’est plus cordial, mais c’est l’exemple d’un rookie passé trop vite du kart (la F3 europ est une sorte de boucherie aussi) à la F1 sans se frotter aux tenors en GP3 GP2 ou FR3.5 et apprendre, à la différence d’autres recrues RB

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    • Bien d’accord. Et toute la course en a été modifiée. Les deux Ferrari pouvaient viser le podium, Rosberg aurait sans doute repris beaucoup plus de points à Hamilton même si celui-ci est toujours capable d’exploits. Bon cela reste bien sûr de la fiction car d’autres incidents auraient pu néanmoins survenir. Ne pas oublier par exemple que Verstappen restait en piste ! Wehrlein qui se précipite dans l’arrière de la McLaren de Button et qui lève le bras, ce n’était pas mal non plus…

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  • Johnny Rives est beaucoup plus mesuré que Lauda (et bien d’autres)concernant le volontarisme de Verstappen fils. Recadrer est le mot juste. La F1 est passionnante, toujours en mouvement, au top de la technique, mais étonnamment conservatrice : les petits jeunes ont souvent été montrés du doigt. Je ne citerai que Patrese, Scheckter, et plus récemment Grosjean.

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    • Non Eric, le comportement de Verstappen ce n’est plus du volontarisme. Déjà l’attaque au freinage était totalement suicidaire et a quelque peu anéanti cette course mais surtout le comportement vis-à-vis de Raikkonen fut totalement antisportif, inadmissible et par ailleurs hyper dangereux. J’avais l’impression d’assister à une scène récurrente des films policiers où le poursuivi essaye coûte que coûte de barrer la route à ses poursuivants. Comme je l’ai déjà dit, heureusement qu’il y a désormais tous les dégagements, sinon je pense que Verstappen serait déjà mort ou aurait déjà tué quelqu’un.
      Et je trouve que la FIA, si prompte à donner des avertissements et pénalités pour un oui pour un non dès qu’il y a justement le moindre petit incident de course, au point de friser le ridicule, a, comme le rappelle régulièrement Jacques Villeneuve, une clémence assez inexplicable quand il s’agit de Verstappen.

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    • De la part du rejeton de « Joss the Beauf », il ne faut s’étonner de rien.
      Les chiens ne font pas des chats…

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  • Et que penser de VETTEL ? Plus la saison passe , plus il multiplie les fautes grossières comme ici , et plus il pleurniche à la radio souvent à tort comme le démontrent les vidéos embarquées ?
    Caprices de quadruple , leader de la SF ?
    Ou pétage de plombs , voyant comme ALONSO avant lui , que FERRARI n’est pas en mesure de lui donner une caisse dominante pour un nouveau titre ? Il doit peut-etre aussi se rendre compte que le temps passe et que son temps de gloire est fini .

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  • Bonjour, en phase totale avec Mr Rives. Avec dans l’ordre de responsabilité décroissante, Seb (99%), Max (1%) et Kimi (0%). En regardant à nouveau la video et en enlevant V4, ben yapa d’accrochage. Max a vu un trou, il l’a comblé, c’est une Loi de la Nature.
    On peut quand même noter que lorsque Kimi est devant V4 au premier virage, ce dernier est très dur avec son coéquipier..

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  • L’environnement familial et émotionnel du hollandais volant exclut les mots  » doute » ou  » attente » de son champ de vision, et il émane de ce pilote génial une part de violence que ne méconnaît pas son géniteur et premier manager.
    Si Max Verstappen, en futur champion du monde, a raison de croire un peu vite ( un peu vite,sa caractéristique unique en piste) qu’il est plus intéressant d’agir que de composer, son ascension sera vite rompue par un bien mauvais contact auquel personne ne peut échapper durablement avec une telle insouciance.
    L’affinement moral de Jody Scheckter, sous la férule de l’oncle Ken, lui avait permis de devenir très vite un pilote de premier rang.
    Helmut Marko laissera t il les évènements s’imposer stupidement à son pilote en platine ?
    Nous sommes peut-être désormais plus proches du sinistre que de la victoire.

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  • Article toujours deux roues sur les vibreurs, un régal.

    Admettons que l’accrochage du 1er virage soit discutable (A la fin je veux bien l’admettre).

    Mais zigzaguer devant un pilote tout particulièrement au freinage, c’est au minimum antisportif, dangereux, et discourtois.

    Je crois avoir lu ailleurs que Berger se félicitais de ce comportement tonique indiquant qu’il y retrouvait la façon de deux précédent multiples champion du monde que, les pauvres, le sort a bien éprouvé.

    J’ai souvenir du comportement un peu cavalier de Perez, à Monaco je crois, contre RAIKKONEN alors chez Lotus et la façon dont ce dernier l’avais recadré, à Beau Rivage il me semble ; J’attends de voir si RAIKKONEN, dont ce n’est pas la première fois qu’il « Rencontre » Verstappen, renverras la politesse.

    J’ai bien du mal à me faire à ce que ces champions du monde ou potentiels, disqualifient leurs extraordinaires talents avec des comportements de voyous et les commentateurs ici ont raison de différencier l’impulsivité désordonnée d’un comportement volontairement et froidement antisportif.

    Une forme d' »agressivité » (Comme on dit maintenant) ne devrait pas exclure l’élégance qui s’ajoute aux qualités de pilotes exceptionnels

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    • Le Peuple Klingon approuve cette déclaration (à minima, sinon un 11ème commandement) à l’unanimité.
      C’est donc à cet instant devenu un fait indiscutable.
      Passons donc à autre chose.

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  • Heureux temps où les pilotes se parlaient, se réunissaient.
    J’ai fais un rêve, j’imaginais l’ensemble du plateau F1 à table au Ristorante Antico Fossati , trinquer, manger , boire, rire, se raconter des anecdotes, se moquer de leurs attachés de Presse, critiquer Pirelli et en fin de repas en sirotant une Grappa , REMONTER les bretelles du jeune Verstappen, definitivement.

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  • Bonjour Johnny (Be Good),
    Bonjour à tous,

    http://img4.hostingpics.net/pics/857899Sanstitre.jpg

    A partir du moment où les Team Manager Ferrari la ferment, les commissaires la ferment, Vettel se garde bien de s’offusquer à chaud, sur le départ j’entends, ce dernier est le fautif. Ce pilote n’est même pas à la corde qu’il tasse déjà son coéquipier. il a été égoïste car , faut-il l’avouer, Raïkkonen est une bête à Spa, le devance au championnat. Il fallait qu’il le passe à tout prix. C’est du n’importe quoi.

    Là où j’ai trouvé Verstappen inacceptable, c’est aux Combes. Mais pas au départ. Ne hurlons pas « au loup ! », à tout-va non plus.

    Les freinages tardifs en F1, on s’en offusque aujourd’hui apparemment… c’est triste. Même sans touchette, sans blocage de roues, propre. Surtout contre Raïkkönen, le pilote le plus réglo sur la piste. La touchette n’a pas été provoquée par ces deux-là.

    Je voudrais finir par un petit extrait de Joe Saward et un

     » One can say that Verstappen was certainly pushing the limits of what is acceptable, but that’s racing, isn’t it? Loads of F1 fans spend their time complaining that’s there is not enough racing and when they get it, they complain that it is too dangerous. Anyone who has watched a GP2 race recently will tell you that F1 drivers are positively staid compared to the youngsters who are desperate to impress.

    What is interesting about Ferrari, and particularly Sebastian Vettel, is that he seems to have developed a rather whiny attitude to other drivers when they dare to duff him up, which I don’t remember him having in his younger days. It seems that he is constantly complaining about people getting in his way. I have put this down to an underlying sense of frustration at the state of his career. He went to Ferrari with high hopes at the start of 2015 and I fear he is beginning to realise that it was probably not the right thing to do, particularly in the wake of the departure of James Allison, the man who was putting together the team that Ferrari requires to get to the top.  »

    (…)The one place other than Germany where logically there should be an F1 race is France, which ought to be more interested in F1 given the return of Renault. On the driver front there is still Romain Grosjean, but Jules Bianchi is gone, Jean-Eric Vergne has been wasted by Red Bull and Charles Pic has disappeared. There is Esteban Ocon, who could excite the French fans, and Pierre Gasly might get a ride with Toro Rosso, but Norman Nato and Arthur Pic need to do more to progress from GP2. The problem remains, who – if anyone – is going to pay for it?

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  • Le principal problème avec Verstappen n’est pas tant son comportement en soi sur la piste (même si il est problématique sans contestation). Le problème, c’est qu’il estime ne rien faire de mal, son équipe lui donne raison (elle fut moins clémente avec Kvyat en Russie) et la FIA fait de même, elle pourtant si rapide pour sanctionner. Comme il est très jeune et qu’il fait du bon boulot la plupart du temps, tout cela va le conforter dans son attitude et rien ne va s’arranger jusqu’au gros accident qui arrivera forcément.

    C’est une chose d’accrocher des pilotes par inexpérience ou maladresse tant que l’on apprend et que l’on comprend. Grosjean en est un très bon exemple. Sauf que non seulement Verstappen est dans un complet déni mais en plus il a admis avoir volontairement poussé Raikkonen hors-piste par vengeance par rapport au départ. Là on ne parle plus de gaffes à la Maldonado, on parle d’anti-sportivité. Ce qui est d’autant plus grave et moins tolérable, jeune ou pas et cela m’inquiète grandement. C’est ce que je craignais en voyant débuter Verstappen aussi tôt (sachant qu’il était déjà limite en F3) et mes craintes semblent se confirmer.

    Après (là, c’est plus subjectif par contre), je note qu’on peut faire un certain parallèle : un pilote assez précoce, germanophone, bourré de talent, qui ramène un bon nombre de supporters dans les tribunes (Spa a connu ses meilleurs chiffres depuis un paquet d’années) mais qui franchit trop souvent la ligne jaune, semble ne pas s’en soucier et n’est pas pénalisé pour ça. Ça me rappelle furieusement quelqu’un qui était d’ailleurs un bon ami du papa Verstappen…

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