F1 2016, Espagne. Chapeau l’enfant !

Entre le monumental faux-pas des Mercedes et la victoire du plus jeune pilote de l’histoire de la F1, quel a été le fait majeur de ce G.P. d’Espagne ? Bien sûr, le second n’a pu se produire que parce que le premier avait eu lieu. Quoiqu’il en soit, l’invraisemblable est advenu – l’accrochage Rosberg-Hamilton – et Max Verstappen n’a pas laissé passer cette chance qui s’est dérobée à son équipier Daniel Ricciardo de faire triompher un moteur Renault. Sur le circuit de Catalogne, Verstappen du haut de ses 18 ans, 7 mois et 16 jours (presqu’un enfant, il est né le 30 septembre 1997…) a établi un record qui sera difficile à battre. Il est en effet désormais interdit de conduire en F1 à moins de 18 ans, alors que lui y a débuté à moins de 17 ans et demi. Les débutants les plus jeunes ne disposeront plus, comme cela été son cas, d’une saison pour acquérir de l’expérience avant leurs propres 18 ans. C’est bien assez pour le faire entrer à jamais dans l’histoire de la course automobile. Chapeau l’enfant !

Johnny RIVES.

JEUNESSE TRIOMPHANTE

Outre une stratégie finalement plus judicieuse que celle décidée pour Ricciardo (deux changements de pneus au lieu de trois), le fait le plus remarquable dans la course triomphale de Verstappen a été sa solidité nerveuse hors du commun. Car lorsqu’il hérita pour de bon de la première place grâce au troisième changement de pneus de Ricciardo, au 43e tour, il en restait encore 23 à couvrir. Vingt trois tours au cours desquels il devrait résister à la pression exercée par la Ferrari de Raïkkonen, résolument placée dans le sillage de sa Red Bull. Une tâche dont il s’acquitta avec un brio extraordinaire, évitant avec la clairvoyance d’un vieux briscard tous les pièges le guettant dans chaque freinage, chaque virage. Verstappen déploya une résistance tenace pour tenir tête à cet authentique vieux briscard de Raïkkonen (36 ans, 236 départs en Grand Prix !) Qui ne put faire autrement, au sortir de leur empoignade, que le féliciter !
Un aspect paraît miraculeux dans cette victoire : Verstappen l’a décrochée dès sa première course dans l’équipe Red Bull, où il venait d’être promu au détriment du Russe Danil Kvyat. Tout au long de ce duel magnifique ayant couronné une jeunesse triomphante, on remarqua la subtilité avec laquelle le Néerlandais (né en Belgique…) utilisa les vertus de son moteur Renault. Celui-ci lui permettait de distancer la Ferrari à l’accélération, en début de ligne droite. Cela le plaçait à l’abri du retour de la Ferrari à l’aspiration, retour encore facilité par l’utilisation du DRS.
On attend avec intérêt, une fois calmées les émotions dues à la victoire du jeune Max, les commentaires de Christian Horner et autres Helmut Marko concernant les moteurs des Red Bull.Verstappen Espagne 2016 2

LA SAGESSE A PRÉVALU

Chez Red Bull comme chez Ferrari, on avait apparemment misé sur des stratégies différentes pour chacun des pilotes. Tous étaient partis en Pirelli tendres. Et tous chaussèrent des « mediums » à leur premier changement. Celui-ci se produisit au 10e tour pour Ricciardo, au 11e pour Verstappen et Raïkkonen et au 15e pour Vettel. Ce dernier ne profita guère de l’avantage d’avoir prolongé la vie de ses premiers pneus. Puisque, Ricciardo ayant observé son 2e arrêt au 28e tour, Sebastian s’arrêta au 29e. Tous deux chaussèrent alors des Pirelli tendres, plus performants mais qui les contraindraient selon tout vraisemblance à un troisième arrêt. Cependant, Verstappen (35e tour) et Raïkkonen (36e) s’arrêtèrent nettement plus tard. Et de plus pour chausser de nouveau des « mediums » leur permettant théoriquement d’achever la distance. Voilà comment, quand Vettel (38e tour) puis Ricciardo (43e) se résolurent à un troisième arrêt, Max et Kimi se retrouvèrent au commandement. Définitivement. Entre deux stratégies, une ambitieuse mais risquée et l’autre plus sage, c’est cette dernière qui avait prévalu. Reste à savoir quelle part chacun des pilotes concernés a prise pour en décider.

A QUI LA FAUTE ?

Cette question constitue la résultante malheureuse d’une politique sportive, dont l’habitude depuis quelques saisons, est d’arrêter des sanctions au moindre incident. Des commissaires sportifs ( ?) sont là pour sévir. Et ils sévissent. Quitte à le faire à tort et à travers. Du coup, le spectateur lambda s’habitue à cette « mode ». Avant même de savoir quelle sera la réaction des commissaires sportifs, il se pose la question : à qui la faute ? Mon épouse n’y a pas coupé, elle m’a posé la question. Je n’ai pas trouvé mieux à lui répondre que : « C’est la faute de la course ! »
Jacques Villeneuve venait (avec modération) de citer Rosberg. Un peu plus tard, Niki Lauda désigna plus fermement Hamilton comme responsable. Mercedes préféra placer ses deux pilotes dos à dos en la circonstance. Ce que firent également les commissaires sportifs de la Fédération. Reste à savoir les conséquences que l’incident aura sur l’un et l’autre des protagonistes quand ils seront amenés à se côtoyer dans des réunions. Dans la perspective du prochain G.P. de Monaco, la tension inévitable entre Rosberg et Hamilton rappellera aux plus anciens celle qui opposa jadis Alain Prost à Ayrton Senna. Ce sera aux autres d’en profiter. A commencer par Red Bull et Ferrari.

Espagne 2016 hamilton rosberg

QUI RIT SAMEDI, DIMANCHE PLEURERA

raikkonen espagne 2016Après les essais et surtout après les qualifications du G.P. d’Espagne, on imaginait les conséquences que pourraient avoir les contre-performances des Ferrari auprès de l’état-major de Maranello. Sergio Marchione, directeur de la Scuderia, a si souvent répété que les Ferrari avaient cette année l’ambition de battre les Mercedes… Et là, non seulement elles étaient larguées par les Mercedes, mais même devancées par les Red Bull ! On imaginait un sentiment de triomphe dans l’équipe allemande, apparemment plus forte que jamais après un début de saison perturbé par les ennuis d’Hamilton. Et en même temps l’éventualité d’un coup de balai du côté italien – pouvant concerner le sympathique Maurizio Arrivabene et, même, à échéance plus lointaine, l’avenir de Kimi Raïkkonen. Mais qui rit samedi, pleurera dimanche…
La course a totalement redistribué les atouts : après l’élimination spectaculaire des imbattables « flèches d’argent », Raïkkonen a accompli une course irréprochable (bien qu’il n’ait pu s’imposer à Verstappen). De plus Vettel l’a rejoint sur le podium. Pas vraiment la gloire, mais tout de même suffisant pour calmer les impatiences des dirigeants. Ça n’est peut-être que partie remise. Car Mercedes (malgré la modération de Toto Wolff après la bévue de Barcelone) va sans aucun doute redéfinir une discipline plus rigoureuse à l’adresse de ses pilotes. Et puis on n’oubliera pas Renault : le moteur qui propulse les Red Bull avec tant d’énergie devrait, nous promet-on, effectuer un appréciable bond en avant à partir du G.P. du Canada (12 juin). Pas de quoi s’endormir à Maranello !

 Illustrations © DR

Johnny Rives

Johnny Rives entre au journal l'Équipe en juin 1960 pour y devenir le spécialiste des sports automobiles. Il commenta les grands-prix de Formule 1 sur TF1 avec Jean-Louis Moncet, Alain Prost, et Pierre van Vliet de 1994 à 1996. Johnny Rives a encouragé le démarrage de Classic COURSES auquel il collabore depuis le début.

Johnny Rives has 169 posts and counting. See all posts by Johnny Rives

26 pensées sur “F1 2016, Espagne. Chapeau l’enfant !

  • Räikkönen a dit en conférence de presse avoir couru avec le père de Verstappen…. Il va falloir faire de la place pour les jeunes…

    Répondre
  • Tout est dit et bien dit, je dirais même plus bien résumé, merci Monsieur RIVES pour vos commentaires éclairés.

    Répondre
  • Entre le discours de Toto Wolff au pied du motor home et celui tenu à l’intérieur il y a probablement un écart significatif.

    Répondre
  • Oui Johnny, impressionnante la maîtrise avec laquelle Verstappen a mené sa course, utilisant en effet brillamment les capacités de son moteur Renault (Red Bull a bien fait de gardé sa confiance à notre constructeur national!) et résistant avec un mental d’acier à la pression de Raikkonen. Si le nouveau moteur Renault gagne encore en efficacité, même Mercedes va pouvoir s’inquiéter ! Quant à l’accrochage Hamilton-Rosberg, bien d’accord avec toi, c’est « la faute de la course ». Mais je pense qu’Hamilton, en voulant reprendre sa 1ère place avec autant de précipitation, a néanmoins commis une erreur purement stratégique, bien lourde de conséquences pour son championnat – et pour Mercedes aussi d’ailleurs. Un dernier point qui continue à me contrarier c’est ce que je qualifie de clownerie des pneumatiques, laquelle fausse quand même un peu la vraie bataille entre les pilotes. Et si on revenait à des pneumatiques en mesure de tenir une course entière ? C’est impossible de faire 300 km de course en 2016 avec un même train de pneus? Allez, remettons 4 Englebert… Quoi, la marque n’existe plus ? Zut, j’ai dû hiberner pendant plusieurs années !

    Répondre
    • Sur les pneus, les structures sont toutes identiques et Pirelli dépose sur le pourtour de celles-ci quelques millimètres de gomme qui peut être : soft, médium, dure, etc… Donc il est inéluctable que les pneus durent qu’un nombre de tours « prédéfinis » et qu’ensuite on arrive à la « structure » (comme on arrivait « à la toile »).
      Si j’ai bien compris il y a une manette à mettre en position « Start » sur le volant puis après le départ il faut tourner cette manette pour la mettre en mode « race » et Nico l’a mise en mode « Safety Car » ou quelque chose comme ça tout en se bagarrant avec Hamilton : quel métier !
      Sur le « travail de développement de la voiture, tout le paddock dit que Nico fait tout le boulot et Hamilton ne fout pas la rame si vous le passez l’expression.

      Répondre
  • Merci Mr Rives pour ce billet
    concernant Hamilton/Ros , je préfère entendre l avis de Lauda que celui du très policé,corporate, politique et opportuniste Wolff !

    Sur Sky, Davidson a très bien démontré par video et palette graphique , les elements precurseurs de l accident .(Ros se livrant à des reglages au volant)

    Répondre
  • Comme toujours notre super Johnny a bien analysé et résumé le déroulement de ce G.P. d’Espagne . Bravo à Max Verstappen pour sa première victoire à l’âge de 18ans , nous savions qu’il tenait de son père un héritage de graine de champion . Max doit en dehors de son talent avoir eu de la chance de remporter ce G.P grace à l’accrochage des Mercedes boys et à ses judicieux choix de changements de pneus .

    Répondre
  • « C’est la faute de la course ». Globalement oui.
    Mais 2 choses me font penser que, contrairement à ce que pense Lauda, Rosberg n’est pas blanc dans cette histoire :
    1) il dit qu’il était fully concentré sur la position de Hamilton. Si c’est vrai, il a bien dû voir qu’il était plus rapide que lui (17 km/h sauf erreur) et qu’en fermant tardivement la porte à droite, il avait de grandes chances d’envoyer son coéquipier dans le gazon.. Ce qui est arrivé.
    2) il dit qu’il connaît par coeur la place du bouton ‘overtake’ et qu’il n’avait qu’à appuyer dessus sans le regarder pour résoudre le problème. Or il commence par bidouiller la molette ‘strat’ puis par se gourer de bouton (celui à droite de l’overtake..).

    Donc de 2 choses l’une, ou c’est intentionnel (cas 1) ou il ne savait plus où il était (cas 2).
    Mais dans les 2 cas, la faute est à lui, Hamilton avec une telle différence de vitesse ne pouvait qu’essayer de doubler.
    Perso, étant plus rapide avec une roue engagée et les roues droites au bord de l’herbe, j’aurais laissé Rosberg me toucher.
    Bon d’accord, tout ça se joue en une fraction de seconde..

    Répondre
    • Merci pour cette belle analyse. J’espère que vous n’en resterez pas là… A Monaco, avec les problèmes de dépassements propres à ce circuit, il y aura certainement à dire. Et à écrire!

      Répondre
    • Enfin quelqu’un qui prend en compte la vitesse a laquelle cela se passe et surtout le delta de vitesse entre les deux voitures ,comment ne dépasser quand on est pilote dans ce cas.(on se plaint a longueur de saison de courses monotones)Que Nico défende sa position ok mais a vitesse équivalente pas a la suite d’une erreur de sa part .

      Répondre
  • Ce n’est peut-être pas toutes les décennies qu’un prodige éclate avec une telle force. Les experts ont propulsé Max Verstappen en F1 a 17 ans et savaient pourquoi. On pense à Fittipaldi, à Bellof, à Senna, à Schumacher et la maturité de ce garçon est exceptionnelle, bluffante. A Monaco à Ste Dévote il ne douta pas sûr de lui, imperméable aux critiques. L’accident des Mercedes a malheureusement presque fait passer au second plan cet exploit. Pour les torts respectifs de l’accrochage Paul Meurisse a tout résumé. Avec une telle différence de vitesse tenter une manoeuvre hasardeuse de défense était voué à un clash version Spa 2014 la leçon n’a pas été apprise. On peut essayer de comprendre pourquoi. Après Austin, Mercedes est entièrement derrière Rosberg, pour le réconforter d’abord du méchant Hamilton qui a lancé la casquette mais aussi pour le préparer à son tour au titre 2016. Hamilton est resté serein malgré ses déboires jusqu’à la récidive de la même panne , surprenant chez une équipe bardée d’ingénieurs et techniciens et qui dispose de moyens illimités. On a vu comment elle a été rectifiée après Sotchi en quelques jours quand Hamilton se fâcha. Il semble avoir compris que dans ces conditions l’avance prise par son équipier devient quasiment insurmontable et sauf coup de théâtre le championnat est d’ores et déjà plié. On constate aussi qu’aux essais Rosberg n’a qu’à poser sa monoplace rivée sur la piste et faire des temps, pendant que Hamilton galére toutes les séances à trouver l’équilibre pour réussir in extrémis la pole. Mercedes a inversé l’équipe de mécaniciens ne dit-on pas qu’on ne change pas une équipe qui gagne? Lauda a bien emporté Cuoghi avec lui, Massa Smedley. Si pour les départs une part plus grande est laissée au pilote, celle des réglages avec toute l’électronique a aussi son rôle et on voit que Rosberg part toujours mieux que Lewis avec pour celui-ci des conséquences désastreuses en course. Des questions que Lewis doit se poser en dehors de la communication officielle. Marchionne est impatient de gagner, Vettel n’est pas tout à fait Schumacher. Hamilton sera peut-être la réponse qu’il attend si maintenant Verstappen est verrouillé.

    Répondre
  • L’accident des deux flèches d’argent m’a rappelé le crash au premier tour entre Patrick Depailler et Jean-Pierre Jabouille aux trois cent kilomètres du Nurburgring 1976 .La course était pliée avant de débuter, seul l’ordre d’arrivée entre les deux pilotes Alpine Renault sur une si petite distance pour la première épreuve de Groupe 6 posait question. La pluie et le tempérament de compétiteur des deux futurs équipiers, malchanceux au Mans deux ans plus tard ( merci Gérard Larousse..), transformera la victoire acquise en défaite (qui en appèlera beaucoup d’autres toute l’année face à Porsche ).Le champ libre pour Reinhold Joest , que connaît si bien Helmut Marko, et une antique Porsche 908/3 greffée d’un turbo .

    Quant au hollandais volant, la rapidité de ses mises en action et sa maîtrise ahurissante le rendent déjà incomparable . Pourra t il accepter de perdre bientot pour mieux dominer ensuite ?

    Répondre
    • C’est exactement ce qui m’est venu immédiatement à l’esprit. Et quand il y a 300 Km de course à faire c’est quand même un peu ballot, dans les deux cas !

      Répondre
  • Je n’arrive pas à m’enthousiasmer pour l’exploit du jeune Verstappen. Tout simplement parce que ceci me parait dans l’ordre des choses. On sait depuis les frères Rodriguez que des adolescents peuvent conduire des voitures de course, et même gagner des épreuves. Mais ce qui avait marqué les esprits à l’époque, c’est le caractère exceptionnel de leur jeunesse dans le monde d’adultes de la course automobile.
    Aujourd’hui, la jeunesse est la norme. Les écuries savent détecter très tôt les potentialités chez les jeunes pilotes. Je me demande même s’ils n’ont pas des outils scientifiques pour cela, leur permettant de mesurer leur rapidité de réflexes, leur résistance nerveuse, leur résilience aux émotions, etc. Sans oublier les outils de télémétrie qui leur permettent de comparer objectivement les performances. Et ce que je constate, c’est qu’elles ne se trompent jamais, ou rarement. Il n’y a pas d’incertitude : elles savent qui seront les champions de demain. Les cas de Hamilton et Vettel le montrent. Ces jeunes pilotes me font penser à des veaux aux hormones, gavés de karting et de sport automobile dès leur plus jeune âge. Sous l’œil attentif et tutélaire de papa Verstappen, papa Vettel, papa Alonso, papa Hamilton, Papa Button, papa Massa, etc. Tout ceci est d’un ennui absolu. « There is no story ».
    Où sont les Wolfgang von Trips, les Graham Hill et les Jacques Laffite d’antan ?

    Répondre
  • Ben dis donc! Le moteur TAG Heuer!
    L’écurie Renault devrait s’en inspirer.
    Toujours exceptionnel Adrian Newey

    Effectivement voir Rosberg « Tâtonner » son volant pour changer de réglage, avec Hamilton aux fesses… Mais alors comment avec un réglage inadéquat fait-il pour passer Hamilton au deuxième virage?

    Et alors, étais-ce la pleine lune? Mais voilà deux champions du monde (Et pas qu’un peu) ne faisant pas précédemment dans l’excès d’élégance, qui ont étés beaux joueurs. Voilà bien une quarantaine d’année (Si pas cinquante) que je n’avais vu ça et c’est très agréable.

    Et à propos d’élégance (Dans le genre qui est le sien) on est heureux de (Re)voir Räikkönen.

    Maintenant on a un beau programme :
    – Que va faire Ricciardo?
    – Que va faire Ferrari (Dans son ensemble, patron, écurie et pilotes)?
    – Que va faire Mercedes? (Impayables Lauda/Wolf)

    Une bien belle saison s’annonce.

    (Quel dommage le bruit qui est quand même la partie la plus importante de ce sport, pas vrai Bernie ? Si, si, c’est un sport!)

    Répondre
  • Cet accrochage entre Hamilton et Rosberg, je l’attendais depuis des mois, voire plus. Probablement depuis Spa 2014. Cela devait arriver un jour, donc en partant de là et sachant que ni l’un ni l’autre ne tient à faire de concessions, il sera juste de parler d’incident de course. Cela étant, je comprendrais ceux qui accuseront davantage Rosberg ou Hamilton, tant qu’ils restent courtois, ce qui n’est pas le privilège de tout le monde sur les réseaux sociaux…

    Cela me fait sourire aussi de voir certains d’entre eux parler d’une course splendide juste parce que Mercedes n’était pas en tête. C’est oublier que les trois premières courses furent assez plaisantes en dépit des victoires de Rosberg et que si le suspens pour la tête était très appréciable en plus de la belle bataille Vettel-Ricciardo, ce ne fut pas si remuant mais c’est assez courant à Barcelone, circuit trop bien connu des équipes.

    Enfin, petit clin d’œil du destin comme la Formule 1 aime en faire, cette victoire historique est arrivée 30 ans pile après le décès d’Elio de Angelis, lequel avait débuté à 20 ans en 1979 à une époque où ce n’était pas encore la norme, en dépit de quelques exceptions (Rodriguez, Amon et Cheever). Je ne crois pas me tromper en disant qu’il a un temps détenu un record de précocité, plus jeune à monter sur un podium peut-être ? Certes je n’étais pas encore né dans les années 80 mais je trouve dommage qu’il ne soit pas davantage cité quand on se souvient des grands disparus car à sa manière, il a marqué son époque.

    Répondre
  • Tout d’abord à 18 ans et demi passés , on n’est plus vraiment un enfant , plutot un jeune adulte (avec droit de vote et permis de conduire ) voire encore pour les anglophones un teenager .
    Et si ce teenager pouvait envoyer à la retraite les vieux pilotes à moult heures de vol comme MASSA/KIMI/JENSON/ALONSO ; cela ferait un sympathique et rafraichissant renouvellement de la grille ainsi que des économies substantielles pour les teams car coté rapport salaire/perfos le spectateur n’y trouve pas son compte ( 500 euros pour canal à l’année ).

    Répondre
  • Il serait désobligeant de rappeler à Verstappen qu’un certain Maldonado l’a précédé au palmarès du GP d’Espagne après un sans faute étonnant devant Alonso ! Plus sérieusement, dans l’incident Rosberg-Hamilton, la responsabilité, pour moi, ne fait aucun doute. Rosberg sort d’un virage à droite pour entrer dans un autre virage à droite. La logique implique qu’il reste à gauche, d’autant plus qu’il ressent sa perte de puissance et qu’il doit donc s’attendre à être attaqué. Sa tentative de fermer la porte à droite m’apparaît d’autant plus condamnable qu’Hamilton avait été très fair play quand il avait été battu au premier virage. Comme l’ont fait observer les intervenants précédents, la différence de vitesse, au moment de l’incident, était considérable. Comme Johnny, j’ai été frappé par l’efficacité du binome châssis Red Bull-moteur Renault face à Ferrari à l’amorce de la ligne droite dans l’affrontement Verstappen-Räikkönen mais ce rapport de forces ne se retrouvait pas dans la bataille Vettel-Ricciardo. L’avantage irait-il inéluctablement à celui qui précède l’autre, qui bénéficie d’un air plus calme et qui use moins ses pneus ?

    Répondre
  • J’aurai plutôt tendance à penser que la responsabilité est celle d’Hamilton qui aurait dû concevoir que Rosberg est désormais prêt à tout pour le devancer,comme l’anglais sait aussi le faire sans trop de retenue en amorçant un dépassement ruineux à droite qui pouvait s’amorcer différemment . Constat paradoxal et un brin absurde qui laisse peu place à l’apaisement . L’intérêt de l’équipe n’aura bientôt plus rien à y prendre, et Maranello pourrait bientôt accueillir l’un ou l’autre .
    Quand on a goûté à la saveur unique et divine de la victoire, difficile de s’en passer.

    Répondre
  • La responsabilité est totale pour HAMILTON ; quand on est un triple , qu’on se sait plus rapide et qu’on est derrière on attend tranquilos le tour ou l’on peut utiliser le DRS dans la longue ligne droite des stands . Comme disait je ne sais plus qui , pour gagner une course , il faut d’abord la terminer .

    Répondre
    • Je crois que c’est un certain Enzo Ferrari qui disait cela. Tiens j’étais à la Gestione Sportive hier pour présenter mes produits et je n’y ai pas trouvé le meme niveau de technicité que chez les vendeurs de boissons énergisantes (que j’avais rencontrés à l’automne). L’ingénieur de RBR m’avait indiqué que des chronos pris dans des secteurs qui ne laissaient pas la part belle au moteur montraient sans contestation l’excellence du chassis RBR.

      Richard, une relation avec Gaétan ?

      Répondre
  • Philippe :
    mes propos parfois politiquement incorrects et que j’assume n’engagent que moi .
    Quant à votre questionnement , réitérez le sur mon mail richard.jego@]orange.fr . MERCI .

    Répondre
  • Pour finir par gagner, il faut commencer par finir 😉

    Répondre
  • Je crois que la phrase d’origine (en italien) traduite en français est : Pour finir premier, il faut premièrement finir.
    Je m’en remets à Mr Rives..

    Répondre
  • Pas besoin du seigneur RIVES car il est plus qu’évident que pour finir meme dernier il faut finir.

    Répondre
  • Le Maestro Fangio aurait ajouté  » À quelle vitesse faut-il rouler pour gagner une course ? Le plus lentement possible,il suffit juste d’arriver devant le deuxième  »

    Pour la perdre à Barcelone, il suffisait juste d’arriver lentement devant le deuxième au quatrième virage.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.