F1 2016, Chine. Tous chaos, Rosberg OK !

Même les râleurs patentés, ceux qui étalent trop souvent leur amertume sur les réseaux sociaux, se sont tus. C’est dire s’il a été animé ce G.P. de Chine ! On ira même jusqu’à dire mouvementé, en tout cas lors de ses premiers instants. Il est vrai que ce premier virage du circuit de Shangaï, en colimaçon, a de quoi donner le vertige au plus endurci des pilotes de course. Abordé à 300 km/h, il exige une réduction progressive de la vitesse jusqu’à 80 km/h, tout en s’accrochant à une trajectoire incertaine. C’est beaucoup. C’est même presque trop.

Johnny Rives

 

 

Chine 2016 podiumPas étonnant alors que, quand s’y précipite un peloton de 22 F1 conduites par de téméraires jeunes gens, il y ait un peu de casse ! Danil Kvyat fut le premier à y exprimer son audace. Il s’y jeta à corps perdu. Forcément, cela risquait de déclencher du grabuge. Et ce fut le cas, au grand dam de Vettel qui, du coup, est entré en contact avec Raïkkonen. Lequel n’a évité le tête-à-queue (et l’abandon peut-être) qu’en prenant involontairement appui sur Kvyat lui-même. Derrière, ce fut un peu du « va comme je te pousse » avec au milieu de la mêlée un Ericsson surpris à tutoyer avec rudesse des Hamilton ou des Grosjean – pour ne citer qu’eux. Les seuls qui émergèrent sans mal du chaos furent Ricciardo et Rosberg. Hélas pour lui, Ricciardo allait tout perdre sans attendre, un des innombrables débris parsemés dans l’affaire crevant un de ses pneus au 3e tour alors qu’il se sentait armé pour résister à Rosberg. Dès lors, seul en tête, Nico n’avait plus qu’à ménager sa Mercedes et ses Pirelli pour les amener à une sixième victoire consécutive. Bravo.

VAINQUEUR DÉS SAMEDI.

Chine 2016 circuitCette sixième victoire d’affilée, Rosberg l’a construite, avec le concours de son équipe, dès samedi. En érigeant une stratégie qui prit de cours ses rivaux directs… à commencer par Ferrari. S’appuyant sur l’obligation faite aux dix premiers de la grille d’utiliser les pneus avec lesquels ils ont franchi la Q2, Rosberg se paya le culot de choisir pour celle-ci non pas les Pirelli les plus performants (super tendres, bande rouge) mais les plus résistants « tendres » (bande jaune). Cela ne l’empêcha pas, lors de la Q3 de revenir aux super tendres pour décrocher la pole position – que les Ferrari, une fois encore, ont loupée. Si bien qu’au départ, il était le seul des candidats à la victoire à utiliser des pneus présumés tenir plus de dix tours. Bon, d’accord, le méli-mélo du premier virage perturba fortement les prévisions concernant les premiers arrêts. N’empêche que quand Rosberg s’arrêta pour son premier changement de pneus (20e tour), Vettel, Raïkkonen et Ricciardo s’étaient arrêtés déjà deux fois. Et Hamilton trois fois. Nico avait un boulevard devant lui.

JEAN QUI PLEURE ?

HamiltonAu terme de ce troisième Grand Prix de la saison, Rosberg le veinard peut faire penser à l’histoire enfantine de « Jean qui rit ». Dans ce cas qui serait « Jean qui pleure » ? Surement pas Hamilton, en tout cas. Le champion du monde accueille les différents déboires qui l’accablent obstinément avec une bonhommie surprenante. Et même avec élégance. Parti en dernière ligne pour avoir été empêché de rouler en qualif par un problème technique, Lewis ne put traverser sans dommage le chaos du premier virage. Cela le força à multiplier les arrêts. Mais se lança toujours avec conviction à la poursuite du temps perdu. Jusqu’à ce que sa Mercedes, pneus terriblement dégradés en fin de parcours, ne réponde plus à son attente. Au point qu’il ne puisse résister ni au retour de Ricciardo, ni à celui de Raïkkonen. Ce qu’il a fait en gentleman, sans recourir aux trop fréquents blocages de trajectoires dont raffolent les mauvais perdants. Nous tenions à lui en rendre hommage.

RENAULT PAS MORT.

RenaultSi les monoplaces jaunes de l’écurie Renault ont énormément à gagner pour faire bonne figure (nous les avons pointées aux 21e et 22e places vers le 37e tour !), on ne doit pas oublier que les Red Bull – en pleine résurrection en ce début de saison – sont toujours propulsées par des moteurs Renault. Même s’ils s’appellent officiellement TAG-Heuer, ce sont des Renault. Et ces Renault, remarquons-le, ne suscitent plus guère de critique chez Red Bull. Pour la bonne raison qu’ils sont fiables (Kvyat et Ricciardo 3e et 4e en Chine). Et performants (Ricciardo qualifié en première ligne devant es Ferrari). D’ailleurs si, au départ du G .P. de Chine, Ricciardo a brulé la politesse à la Mercedes de Rosberg c’est autant grâce à son moteur qu’à ses pneus super tendres (qui accrochaient sans doute un peu plus à l’asphalte que les tendres de Nico). Et en fin de course on a vu l’Australien se défaire avec son Renault de Raïkkonen et d’Hamilton aussi aisément que s’il avait disposé d’un Mercedes à bord de sa Red Bull.

MEILLEURS TOURS.

20160204_145227-1On assiste depuis le début de la saison à quelques aberrations en matière de meilleurs tours en course. A Bahrein, si Rosberg et Hamilton tenaient le haut du pavé en la matière devant Raïkkonen et Hulkenberg, on s’était étonné de voir Nasr et Werlhein juste derrière eux dans la hiérarchie. En Chine les meilleurs tours en course nous réservent des surprises encore plus étonnantes. Que Rosberg ne soit pas crédité du meilleur tour parce qu’il a eu tout loisir de gérer son effort sans avoir à solliciter sa machine au-delà du raisonnable. Mais là où l’on s’étonne est qu’il soit précédé par (dans l’ordre) Hulkenberg, Grosjean, Button, Guttierez et Verstappen. Il ne s’agit ni d’un gag, ni d’erreurs de chronométrage. Mais avec la multiplication des changements de pneus, il arrive désormais que certains pilotes – même les plus inattendus – disposent des gommes les plus performantes en fin de parcours quand les voitures sont allégées de leur carburant. D’où certaines performances ne correspondant en rien à la course que l’on vient de voir. Cela doit faire réfléchir ceux qui aimeraient que les meilleurs tours en course attribuent des points pour le classement du championnat.

Illustrations © DR
Johnny Rives © Olivier Rogar

Johnny Rives

Johnny Rives entre au journal l'Équipe en juin 1960 pour y devenir le spécialiste des sports automobiles. Il commenta les grands-prix de Formule 1 sur TF1 avec Jean-Louis Moncet, Alain Prost, et Pierre van Vliet de 1994 à 1996. Johnny Rives a encouragé le démarrage de Classic COURSES auquel il collabore depuis le début.

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24 pensées sur “F1 2016, Chine. Tous chaos, Rosberg OK !

  • Comme d’habitude j’ai adoré votre écriture Johnny Rives ! Quel champion ce Rosberg (Nico) et quel gentleman ce Hamilton ! Merci de les avoir mis à l’honneur l’un et l’autre dans votre texte.

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    • Merci Michèle, très touché.

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  • Et zéro abandon, ce qui prouve malgré tout le bel équilibre de la F1 2016 !
    Merci Johnny de tes analyses précises, humaines et immédiates. Un vrai plus après les GP.

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  • Chaos mais pas ko. Aucun pilote n’a abandonné malgré ce scénario mouvementé. Cinq écuries ont placé leurs deux voitures aux dix premières places, confisquant les points aux six autres, et personne ne termine à plus d’un tour. Les images diffusées à plusieurs reprises par Canal+ lèvent les doutes et contredisent les jugements et accusations « à chaud » de Sebastian Vettel et Romain Grosjean qui sont sûrement revenus sur leur version des faits après avoir vu la vidéo. Mais ne faut il pas un miracle pour espérer voir le peloton sortir intact de cet enchaînement de trop longs virages au départ tant les trajectoires peuvent y être improvisées et les opportunités tentantes ? Le principal miraculé n’est-il d’ailleurs pas Nico Rosberg, frôlé, sans même en avoir été conscient, par la Ferrari de Räikkönen ?

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  • bien vu comme d’hab , M.RIVES , et notamment la gestion des pneus en Q2 par MERCEDES , ce qui au delà de la communication corporate en dit long de la domination de cvette machine sur le reste du plateau .

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  • Je m’interroge sur la sincérité de la colère qu’exprimait hier Vettel à Kvyat dans la mal nommée « cool-room ».
    N’aurait il pas haussé le ton devant caméra et micro pour limiter le risque de se voir reprocher par Marchione, Arrivabene et son coéquipier l’accrochage fratricide du premier virage.
    Son jeune adversaire russe lui répondait rigolard : « it’s race ». Il me semble que cette réponse synthétique était la bonne.
    Qu’en pensent les exégètes de Classic Courses ?

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    • En voyant Kvyat répondre à Vettel en souriant de façon candide, fort joliment en un sens, et en l’entendant évoquer avec ce sourire juvénile qu’il en prendrait d’autres, des risques, je n’ai pas pu m’empêcher de tressaillir. Pourvu que l’avenir ne lui donne pas tort!

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  • Quant à moi j’aimerais bien que l’on m’explique ce qui est arrivé à Grosjean. Enfin à lui peut être, fort intolérant désormais en terme de manoeuvres désordonnées, mais surtout à sa voiture. Performances en chute libre. Quelqu’un en connait-il la cause ?

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  • Juste un petit quizz en passant, à propos de l’absence d’abandon durant cette course. Est-ce que quelqu’un est capable de me citer une course du Championnat du Monde de Formule 1 dans les années 60 où toutes les voitures ayant pris le départ ont rallié l’arrivée, et pas une seule ne s’est arrêtée à son stand pour une raison ou pour une autre ?

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    • Si je dis Pays-Bas, à Zandvoort, je ne dois pas être loin de la réalité. Mais je ne me souviens plus de l’année. Genre 1964.

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      • Zandvoort 1961. Je me doutais bien que Johnny Rives donnerait la réponse, même si je m’étonne un peu de son incertitude sur l’année : n’est ce pas précisément en 1961, de retour de la Guerre d’Algérie, qu’il a commencé à suivre les Grands Prix de Formule 1 ? Mais c’est un phénomène que j’ai souvent remarqué : celui qui a vraiment vécu des événements n’a pas toujours une mémoire précise des dates et des faits. Mais il se souvient parfaitement bien de ses sensations, quand bien même celles-ci ne sont pas correctement archivées dans sa mémoire. En revanche, le passionné qui ne vit pas directement les événements (c’est mon cas) développe une mentalité d’archiviste méticuleux : on ne le trompe pas facilement sur les dates, et l’examen d’une photographie lui permet généralement de retrouver assez facilement la date, l’heure, les noms des protagonistes, les circonstances. La précision est pour lui une sorte de substitut à des sensations qu’ils n’a pas connues. Récemment, une mésaventure de ce genre était arrivée à Zurini, et avait suscité une discussion animée dans le défunt « Mémoire des stands ». Dans un magazine, il y avait un numéro spécial sur François Cevert, avec une interview de Zurini. On y trouvait une photo de Cevert au volant de sa voiture avec la légende : « la dernière photo de Cevert prise par Zurini quelques minutes avant sa mort. » Scandale chez les adorateurs et les dévots de la mémoire, qui criaient au sacrilège ! La photo avait été prise un ou deux ans auparavant, comme l’attestait la forme du casque (un détail que seuls des spécialistes pouvaient déceler). Comment osait-il ? Pourtant, Zurini disait la vérité : il avait bien pris cette dernière photo de Cevert ; seulement il s’était probablement trompé en puisant dans ses archives. Et probablement, pour lui la précision importait peu, puisqu’il avait effectivement vécu ce moment et pris cette dernière photo. La photo publiée par erreur disait aussi cette vérité.

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  • « La précision est pour lui une sorte de substitut à des sensations qu’il n’a pas connues. »
    C’est parfaitement dit et, une fois de plus, je suis entièrement d’accord avec René. D’autant que j’avais la bonne réponse à son quizz.
    Cela dit, ce substitut est quand même très imparfait et je préférerais de beaucoup avoir connu ces années dorées plutôt que les étudier et ré-étudier dans les livres et revues. Mais bon …

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  • Super Johnny ! Sans aller jusqu’en Chine tu as ébloui un râleur patenté avec ce compte-rendu épuré, fringant (le titre nous convainc que le printemps est arrivé à Toulon), limpide, vivant.
    Vive l’explication lumineuse de la tactique à Nico ! Vive l’évocation sublimée des mêlées et menus accrochages ! Vive les portraits d’un trait de plume – Kyat, Vettel (qui a présenté sa candidature aux Râleurs Patentés), « Losberg » sur son nuage…
    J’ai reconnu l’un de tes secrets: épargner à tes tifosi le choeur des pleureuses.
    Il devait faire très beau à Shangai-sur-mer dimanche matin, pour que tu arrives à nous faire croire à la résurrection de la Formule Un.

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    • Cher Jean-Jacques, pourquoi ne signerais-tu pas quelques points de vue personnels dans Classic Courses? Qu’à notre tour nous nous régalions à te lire. Et que je puisse t’adresser d’aussi beaux compliments que ceux que tu m’offres…

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  • Il y a des erreurs qui contiennent une autre vérité . Jim Clark ,vainqueur à Zandvoort en 1964, ne pouvait pas perdre le titre et pourtant le sort en décida autrement . Lewis pourrait avoir du sang écossais cette année, et sa parfaite maîtrise dans le chaos en impose finalement plus que nombre de ses victoires.
    A propos de Zandvoort cette année là, Dan Gurney partit en pôle et abandonna vite son rêve de succès . Il y a la même passion de l’ingénierie chez Rosberg,la même vitesse en sortie de courbe, et ce travail acharné de l’ombre dans l’équilibre de la glisse pourrait créer enfin une différence .
    Jimmy ne redoutait d’ailleurs peut-être que Dan.

    Manou Zurini ,qui ne peut confondre une image datée de François Cevert, porte aussi l’autre vérité de celui qui a trop connu la proximité du feu et de la cendre .Si les articles de Johnny sont des romans épiques , les clichés de Manou sont des films de vie en mouvement . Cette brûlure du drame ne peut imprimer les souvenirs sans failles de la perte inutile , et empêche la restitution trop ensoleillée d’une mémoire unique . Johnny et Manou ont du se retrouver comme une poignée sans porte , un casque sans visière , le 6 octobre .

    Il y a enfin l’autre vérité des lignes de notre hôte , une ouverture sur des évidences qui sont les siennes avant d’être les nôtres , le trait de celui qui pense droit et écrit courbe . Comme Jim, Dan, François, ou ceux qui tentent de s’en inspirer et qui n’ont pas connu dunes et cahos de pistes sans échappatoires .
    Merci, Johnny .

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    • Merci Christophe Dejean d’être aussi méticuleusement attentif. C’est agréable d’avoir des lecteurs comme ceux que nous propose Classic Courses.

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  • Nous avons eu trois courses plutôt intéressantes, ce qui tend à rassurer sur la capacité de la Formule 1 à nous offrir du spectacle mais à titre personnel, je n’en ai jamais douté. Cela dit j’ai quand même vu des fans se plaindre de la qualité de la course…
    Remarquez, on se plaignait déjà du manque de spectacle dans les années 60 ou même à la fin des années 70, tandis que j’ai souvenir de débats au début des années 2000 quant à la qualité du produit. Aujourd’hui on regrette ces mêmes années, et pourtant il y a avait des millésimes peu palpitants ! (2002 ou 2004)

    Je ne dis pas que d’ici dix ans ces mêmes personnes regretteront la F1 de 2016 mais je ne serai pas surpris si ça se produit.

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  • Seule la fascination de l’esprit artistique qui émane de certains pilotes pourra maintenir le sport automobile à son juste niveau .Sans la prise de risque qui atomise tout et accélère le paysage en moins d’un dixième de seconde, il n’y a pas de grands champions et plus de passion accessible .
    La fascination du sport automobile est attachée à la survitesse, et Johnny Rives a toujours su- parfois, souvent ,avec génie – faire crépiter les mots comme si nous étions avec Keke Rosberg dans Woodcote , pneus à l’agonie et mulet en furie ,un mois de juillet 1985.

    Je ne sais pas si la vie justifie de tels risques , mais je sais que le sublime du sport automobile tient dans cette folie inhumaine . Chaque époque impose ses génies.Quelques uns , comme le si jeune hollandais volant ou le belge japonais , sont faits du bois qui transcende et crée un pont entre les époques et les courbes insensées . Bernie, qui a couvé Jochen Rindt, connaît cette vérité brute. Pas de cirque sans acrobates .

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  • Si Clark et surtout Hill ont perdu le titre qui leur était promis en 1964 , il faut dire et répéter que c’est grace à un pilote italien ( qui ne l’a pas emporté au paradis) de FERRARI qui est allé joyeusement percuter Graham , puis s’en est allé tranquillos laisser passer SURTEES sur une autre FERRARI ( bizarre , mon cher cousin ) ce qui permit au brit de voler le titre de cdm 64 . Am I right ?

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  • On peut en effet s’interroger sur le comportement de Bandini lors du dernier GP 64… Mais c’est la poisse qui a fait la différence, celle que Clark a trainé jusqu’à la fin du Championnat, en tête jusqu’à deux tours du damier au Mexique il dut rétrograder à cause d’une durite d’huile endommagée. S’il avait franchi la ligne premier (Surtees 3e était hors titre) il remportait la couronne avec 39 pts même score qu’ Hill mais 2 victoires de plus. La guigne l’a suivi depuis l’Allemagne sur 5 GP ! Incredible!

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    • Ce dénouement de 1964 est assez cocasse en effet, un des plus animés de l’histoire. On n’a jamais trop su si le contact entre Bandini et Graham Hill était calculé par l’Italien ou juste un heureux concours de circonstances pour son équipier mais de ce que j’ai lu, on n’eut que des compliments à l’attention de l’Italien au cours de sa carrière alors ça reste libre d’interprétation.

      Quant à Clark, c’était encore le manque de rigueur dans la préparation de ses Lotus qui était à blâmer puisque sa panne provenait d’un simple boulon mal serré. Johnny Rives avait aussi rapporté l’anecdote selon quoi Clark avait distingué la traînée d’huile sur la piste, ce qui l’avait poussé à changer de trajectoire au tour suivant pour s’assurer que ça ne venait pas de sa monoplace. Un tour après, il y avait deux traînées d’huile… Puis Bandini dut céder la deuxième place à Surtees en catastrophe au dernier tour.

      Ce que l’on oublie souvent, c’est que Surtees a surtout gagné ce titre grâce à la règle des meilleurs résultats, la même qui avait privé Prost du titre en 1988. Si tous les résultats étaient comptabilisés, le champion serait Graham Hill…

      Petite note annexe, Dan Gurney avait remporté ce Grand Prix de Mexique 1964, ça m’a toujours amusé de voir ce grand pilote remporter la majorité de ses courses après un abandon de Clark alors que ses grandes chevauchées (Belgique 1964 étant la plus célèbre) ont été constamment interrompues. Gurney était le seul pilote que Clark redoutait parait-il, ce qui en dit long.

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  • Oui peut-être un manque de rigueur dans ce cas au Mexique mais pour les précédents GP des soucis de fiabilité moteur ou transmission…Une saison plus que disputée en effet!

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