F1 bumps ou la semaine anglaise de Philippe Robert

Je produis des pièces techniques en caoutchouc et nous avons des produits très amortissants pour des applications spatiales, aéronautiques et course automobile, en particulier des butées de fin de course d’amortisseur appelées Smacbump (le terme anglais est bump-stop ou bump-rubber). Il semble que nous avons des produits intéressants car nous en vendons dans le monde entier et plutôt en « high-end » (LMP, F1, GP2, GT3, etc..).

Une demande spécifique de McLaren fait que je me suis décidé à faire le tour des popotes… et j’en fais un petit compte-rendu à la demande d’Olivier.

Philippe Robert

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England – Day 1

L’Angleterre c’est comme une plongée brutale 50 ans en arrière, voire plus…. Des bâtiments en brique qu’on a vu sur les informations de Pathé Cinéma montrant le Blitzkrieg… des manoirs, des comtés (Oxfordshire, etc..), la chasse à courre, les Beatles, les Who, la Formule 1, le Spitfire et son moteur Merlin. J’oublie sans doute les Dinky Toys et autres Matchbox.

McLaren Technology Centre (Woking)

A l’arrivée au poste de contrôle je demande si je peux prendre des photos juste du bâtiment extérieur, on m’explique qu’aucune photo n’est permise à partir du passage du poste contrôle.

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On me donne un badge magnétique et un plan du site. Je rentre et vais me garer.

Premier badge pour accéder au parking. 2eme usage du badge pour ouvrir une porte vitrée panoramique, on descend un escalier métallique circulaire et on se retrouve dans un corridor gris (j’ai pris quand même une photo..) et ce corridor passe SOUS le lac qui entoure une partie du bâtiment circulaire. Tout est gris, propre, épuré, clinique.

On arrive auprès d’un ascenseur cylindrique qui nous hisse au-dessus du hall qui expose toutes les McLaren qui ont fait l’histoire de la F1 et de la CanAm.

Par une passerelle au-dessus de ces voitures, on arrive a un hall d’accueil tout vitré qui surplombe le hall. 2 jeunes femmes charmantes, non pas de photo, votre interlocuteur est prévenu, veuillez patienter dans une salle d’attente qui domine ce hall avec des vitrines pleines de casques fameux…

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Mon contact vient le chercher. L’ingénieur qui me reçoit est très sympa, un look de Tim Burton mal rasé assez étonnant chez McLaren. On traverse un open-space qui doit contenir 100 personnes facile. C’est le bureau d’études, pas de bruit, tout est sous contrôle.

Café, cookies, tout est nickel.

Le reste de la réunion est couvert par l’accord de confidentialité signé entre nous mais je pense avoir amené pas mal d’idées potentiellement intéressantes à l’écurie….

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Les ingénieurs rencontrés sont jeunes, sympas et bien segmentés par activité mais j’ai la désagréable impression qu’ils réinventent la roue à chaque fois et qu’ils semblent éloignés des réalités « terrain ». Il y a 850 personnes pour l’activité F1 travaillant 24h sur 24 et 7 jours sur 7 ! Etonnant pour juste 2 voitures non ?

England – Day Two

Force India

Voyage dans le fog à ne pas mettre un Spitfire dehors…. Ca tombe bien.

Arrivée à Silverstone sous la bruine. Tout est désert. Comme d’habitude, il n’y a rien de plus triste qu’un circuit sans course.

Retrouvé Force India au bout d’une petite allée (j’y étais déjà allé du temps de Jordan).

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L’ambiance est très sympa, les photos sont possibles (juste dans le Lobby), on se croirait « comme à la maison ». Bizarrement, il y a plein d’Auto-hebdo dans le lobby pour les visiteurs.

Ingénieur très sympa, ici on traverse l’atelier avec les voitures sur des tréteaux avant d’arriver aux salles de réunion.

A ma demande on parle un peu de la situation générale, peut-être qu’ils vont s’appeler « Aston-Martin », mais bon Aston est une « petite société »…. Ah bon ?

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Le propriétaire Indien Vijay récupère des sous de la FOM et en réinjecte un peu du sien les 2 mois ou il n’y a pas de rentrée d’argent. Evidemment compte tenu des plutôt bons résultats actuels, les gens de Force India demandent plus de moyens mais Vijay ne crois pas qu’en mettant plus d’argent il ira plus vite…. La réunion m’a fait bonne impression, ils semblent compétents, vifs et avec de l’expérience. J’explique à mon jeune interlocuteur que je cours en historique, il est ravi, il a lui une Ford Cortina et vient de courir à Goodwood en Riley.

Ils sont quand même 350 personnes (on ne le dirait pas), là aussi en 3×8, 7 jours sur 7…

On s’est approché des voitures qui revenaient juste de Mexico. L’habitacle est vraiment minuscule. Mon interlocuteur m’indique que la taille de la voiture est directement ajustée aux hanches du pilote le plus « large » de l’équipe (Hulkenberg cette fois).

Une année ils pensaient récupérer Takuma Sato qui est plutôt «large», de fait ils ont développé la voiture pour lui, il n’a jamais signé et ils ont trainé toute la saison une voiture trop grosse !

Brooklands

Je reviens vers mon hôtel et passe par Brooklands. Je vais visiter le musée. Là on plonge directement dans l’histoire, des bâtiments en bois du début du siècle, des types âgés qui s’affairent en costume d’époque à restaurer une Salmson (très fier alors de dire que je suis Français) et une ELVA.

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Plus loin le bâtiment de Malcolm Campbell qui est le héros local. Et dans un autre bâtiment la Napier-Ralton dont la photo sur l’anneau est universellement connue.

Un petit musée avec une Lorraine appelée « Vieux Charles III » (« Vieux Charles » c’est bien sûr le nom des avions de Guynemer).

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Je finis par m’approcher du Wellington Hangar qui date des années 30. Je vous rassure, rien à changé depuis…

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A l’intérieur, tout est vieux, poussiéreux, racorni, ça sent le vieux, cela fait peine mais en même temps c’est complétement authentique. Un Hurricane est là, bien fatigué, plus loin un Vickers Wellington et un Sopwith Camel biplan. Le Wellington avait amerri dans le Loch Ness en 1940 suite à des ennuis de moteur. Il a été détecté en 1985 (lors d’une chasse à Nessie), récupéré et déposé à Brooklands. Il est remarquablement préservé. Après le sauvetage, ils avaient branché une batterie et les feux arrière s’étaient éclairés parait-il !

Derrière le hangar, la pente commence, et peu voir une petite montée abrupte, c’est la Test Hill.

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Elle a été construite en 1909, fait une centaine de mètres de plus en plus raide. C’était utilisé pour tester la capacité des voitures à gravir les pentes raides ainsi que les freins.

Mais rapidement, le test Hill est devenu une montée chronométrée.

Et puis derrière il y a le fameux anneau qui est bien mauvais état et dont 90% a été détruit pour faire place aux promoteurs (l’intérieur de l’anneau était un terrain d’aviation).

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England – Day Three

RedBull Racing

Ce matin j’ai rendez-vous chez RedBull Racing avec un ingénieur Français. Voyage sans histoire pour Milton Keynes. RedBull Racing est dans une jolie zone industrielle donc à mi-chemin entre le délire érotomane de McLaren et l’écurie typique Anglaise de Force India.

Une Formule 1 trône verticalement dans l’entrée et la vitrine aux trophées est sacrément remplie. Dame, ils ont été 4 fois championnes du Monde des Constructeurs et 4 titres Pilotes.

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L’ingénieur Français arrive, très sympa. Il connait ma société car il a été chez Prost Grand Prix et nous fournissions déjà des bump rubber à Prost GrandPrix. D’ailleurs, ils me doivent encore des sous….Mais un mal pour un bien, les ingénieurs Français de Prost ont essaimé partout et j’ai récupéré des clients (dont Toyota qui nous avait fait bien travailler).

Les bâtiments ont été créés par Stewart Grand Prix puis rachetés par Jaguar puis par RedBull.

La discussion technique est intéressante et les ingénieurs dessinent actuellement la voiture 2016 avec 3 options de moteur (ce qui n’est pas très simple) dont le Renault bien sûr.

Il n’a pas l’air inquiet d’un quelconque retrait de RedBull Racing de la Formule 1 et une possibilité est qu’ils décident de construire leur propre moteur mais ils attendent pour cela que les évolutions de la réglementation soient définitivement figées.

Mon interlocuteur, qui manage la partie R&D Composites, m’explique d’Adrian Neway arrive tous les matins avec une nouvelle idée qu’il faut développer. Il est donc loin d’avoir pris du recul, en fait il en a pris mais est revenu.

Ils sont contents de la voiture qui a montré, sur des circuits de châssis, qu’elle en a un de bon (de châssis) mais évidemment pas le meilleur moteur du plateau.

Ils ne chôment pas. 650 personnes travaillent sur le site en 4×8 (7 jours sur 7). La visite de l’usine, une partie bien sûr, est édifiante. Tout est ultra-moderne, 180 ingénieurs en plateau technique avec dans un coin des aérodynamiciens (la Race des Seigneurs me dit mon interlocuteur…), machines d’usinage, de fabrication additive, etc… Super.

De la musique Rock se fait entendre, une zone de repos avec café et baby-foot existe aussi. Mon interlocuteur m’explique que l’ambiance est très cool tout en étant très professionnelle et le souci c’est l’efficacité et la rapidité (à l’opposé de ce que j’ai ressenti chez McLaren par exemple).

RAF Museum

Retour sur Londres, visite du R.A.F Museum, trouvé par hasard et suivant les panneaux.

Je n’en n’ai vu qu’une petite partie. Apparemment basé sur un ancien aérodrome très proche de Londres (un peu comme St Cloud) et depuis repris par les habitations.

Le bâtiment de la Battle of Britain est superbe (à l’opposé du hangar de Brooklands). Reconstitutions des bureaux de Winston Churchill et Neuville Chamberlain avec leur statue (de cire ?) plus vraie que nature.

Des portraits de pilotes de la Bataille d’Angleterre, faits récemment, contrastent avec leurs photos d’époque.

Et des avions Anglais bien sûr mais aussi Allemands (Me109, Stuka, Heinkel 111 etc..) et des artefacts émouvants de Laurence d’Arabie (calotte arabe, etc..).

Il est temps de partir, je passe par le centre de Londres, Hyde Park, Park Lane, j’aperçois le Royal Albert Hall et je loupe le Hammersmith Odeon (que les fans des Who me pardonnent…).

Finalement je devrais aller plus souvent en Angleterre.

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Illustrations @ Philippe Robert

Napier Railton NB @ DR

17 pensées sur “F1 bumps ou la semaine anglaise de Philippe Robert

  • Pour nous fans de sport automobile et de musique rock, il est évident qu’on n’est pas nés dans le bon pays (heureusement, on a l’art de vivre et une richesse de paysages à nulle autre pareille) et qu’une escapade de l’autre côté de la Manche est toujours excitante.
    L’Angleterre garde un côté exotique pour les Français, mais rassurons-nous : il en est de même pour les Anglais qui viennent en grand nombre profiter des charmes de notre beau pays. C’est un peu pour ça d’ailleurs qu’on a cette histoire si particulière avec ces gens si différents, et pourtant si proches. Vous reprendrez bien un peu de de carottes et petits pois bouillis avec vos côtes d’agneau à la sauce à la menthe ?
    Écrit par : Pierre Ménard | 21/11/2015
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  • Only with a cup of tea ….
    Écrit par : Philippe ROBERT | 21/11/2015

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  • Alors là, Philippe, c’est le genre de déplacement qui laisse des souvenirs indélébiles avec le savant mélange travail-passion. Bravo.
    Écrit par : SIMONNEL | 21/11/2015
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  • J’étais déjà allé en Angleterre avant 1967, mais la visite que j’y ai faite cette année là fut une découverte. J’accompagnais jean-Pierre Beltoise qui allait courir en F2 sur les circuits de Silverstone et Snetterton (je ne sais plus dans quel ordre). La F2 venait de changer de règlement, passant de 1000 à 1600 cm3. Jean-Pierre devait piloter la nouvelle MS7 de Matra avec, comme toutes les autres F1 de ces deux courses, un Cosworth FVA comme moteur. Très compact, très puissant (quelque 22O ch.) avec un gros couple. Les F2 étaient devenues très performantes. Sur le chemin qui conduisait Jean-Pierre vers la F1, c’était une étape importante. Cela ne l’empêchait pas de bien profiter de ce qu’il y avait autour des courses. A ses cotés j’ai découvert la vie anglaise, dont les caractères les plus apparents étaient la musique (les Beattles et d’autres) et les mini jupes – portées parfois de façon amusante par des jeunes filles ne faisant aucun complexe de leur surpoids ! Rob Lamplough, le pilote, qui vivait dans une des « mews » les plus cotées de west London, était un charmant et amusant guide et compagnon. Face à Brabham, Clark, Graham Hill qui étaient comme chez eux sur ces circuits, Jean-Pierre eut quelque mal à sa faire de la place. Un détail m’est resté en mémoire. A Silverstone, moyennement placé sur la grille, il avait gagné plusieurs places au premier tour. Par quel subterfuge? « Contrairement à la plupart qui se sont rués à l’intérieur du premier virage (Copse), j’ai fait l’extérieur, plus dégagé. Et j’en ai passé un paquet! ». Après quoi j’ai toujours regardé le comportement des différents pilotes dans les premiers virages. Avec une pensée pour ce sacré renard qu’était Jean-Pierre. Je conserve aussi de Silverstone le souvenir ému des vieux hangars de la RAF, toujours présents à cette époque là (12 ans aprèsla fin de la guerre), imaginant aisément les silhouettes des Spitfire prêts à décoller. Ce fut mon premier reportage fondateur. Il me fit comprendre combien j’avais un métier passionnant.
    Écrit par : Johnny Rives | 21/11/2015
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  • Petite erreur de frappe: cinquième ligne il faut lire évidemment « comme toutes les autres F2 de ces deux courses ». Excuses.
    Écrit par : Johnny Rives | 21/11/2015

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  • Merci pour ce rafraichissement de mémoire Monsieur RIVES.
    Écrit par : SIMONNEL | 21/11/2015
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  • La différence d’atmosphère entre Mac Laren et Red Bull est saisissante.
    850 personnes 24/24 et 7/7 chez Mac Laren quand en plus Robert ajoute que la plupart des ingénieurs donnent l’impression d’être hors-sol, c’est du délire.
    Tout ça …pour ça !
    Écrit par : jean-paul orjebin | 21/11/2015

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  • Formidable compte rendu de voyage. Merci Monsieur Robert, et comme le souligne Pierre Menard nous ne sommes decidément pas nés du bon côté du Cannel…

    « Les ingénieurs rencontrés sont jeunes, sympas et bien segmentés par activité mais j’ai la désagréable impression qu’ils réinventent la roue à chaque fois et qu’ils semblent éloignés des réalités « terrain ».

    Un peu comme à Toulouse !
    Écrit par : Marc | 22/11/2015
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  • Ces différentes visites sont d’autant plus agréables à suivre qu’elles sont écrites dans un style spontané et alerte qui les allège. Un style déjà découvert lorsque Philippe Robert avait fait une escale à Watkins Glen dont Classic Courses avait publié le compte-rendu voila quelques mois.
    Écrit par : Johnny Rives | 22/11/2015
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  • Merci Johnny !
    Écrit par : Philippe ROBERT | 22/11/2015

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  • Tout à fait d’accord MonsieurJR.
    Écrit par : SIMONNEL | 22/11/2015
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  • Article passionnant, Monsieur Robert ! A propos de la largeur des Force India, cela rappelle l’anecdote (connue) qui dit que les mensurations du DFV Cosworth sont directement dérivées de la largeur des hanches… de Jim Clark himself.
    Écrit par : Francis Rainaut | 23/11/2015
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  • Que de chemin parcouru depuis les suspensions – en caoutchouc – des premières Hesketh 308C.
    Écrit par : Francis Rainaut | 23/11/2015
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  • Chacun comprendra pourquoi je passe de nombreux week-end en Angleterre….entre les courses, les bourses d’échanges, les salons, les musées, et surtout la passion qui chez eux n’a pas d’âge…Auto ou moto, vous trouverez toujours un artisan qui bien qu’ayant dépassé l’âge de la retraite depuis fort longtemps passera du temps à vous expliquer ce qu’il fait, vous aidera dans vos projets en vous faisant rencontrer les gens qui l’ont créé… qui eux vous aideront à le faire revivre, en vous prêtant des documents, et en se tenant informés de l’avancement de vos travaux!!
    C’est cela la passion anglaise!!
    Écrit par : olivier barjon | 23/11/2015
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  • Le style, c’est l’homme. Et le style de Philippe Robert mérite qu’on s’y arrête. Ce sont des phrases courtes et simples. Ce qui donne un rythme effréné à ce récit de voyage. J’ai fait une analyse grammaticale : la phrase est faite uniquement d’une proposition principale, ou de plusieurs juxtaposées. Tout au plus consent-il à une proposition subordonnée relative de temps en temps. Par pure inadvertance, il lui arrive d’oser une proposition complétive (« Mon interlocuteur m’explique que l’ambiance est très cool»). Mais pour le reste, ne cherchez pas : vous ne trouverez nulle proposition circonstancielle de temps, de manière ou de lieu, qui alourdirait le texte. Comme il se doit, l’usage de l’adverbe est proscrit, comme chez tous ceux qui maitrisent le vocabulaire de la langue française. Philippe Robert écrit comme il conduirait une voiture de course.
    Écrit par : René Fiévet | 23/11/2015
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  • Merci René. Très touché.
    Écrit par : Philippe Robert | 27/11/2015

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  • Superbe carnet de voyage que Philippe a la gentillesse de nous faire partager.Le style est direct, précis, concis: Bravo!
    La visite de Woking illustre parfaitement la complexité du personnage de Ron Dennis qui a crée une entité à sa (dé) mesure froide rigoureuse mais diablement efficace .
    Vivement une visite à nos amis transalpins de la Scudéria…
    Écrit par : Nick Carter | 26/11/2015
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