Niki Lauda, champion toutes catégories (1)

Un champion doit obligatoirement sa gloire à son éloquent palmarès acquis dans les catégories dites d’apprentissage. Pas Niki Lauda. Un champion en retraite voulant renouer avec la compétition ne peut invariablement que constater que son niveau n’est plus en rapport avec l’exigence de la course. Pas Niki Lauda. Un champion gravement accidenté ayant renoncé à se battre pour défendre son titre ne peut décemment qu’être considéré comme fini. Pas Niki Lauda. Quarante ans après son premier titre mondial, la personnalité de Niki Lauda continue à fasciner et intriguer. L’exemplarité du personnage tient avant tout à un parcours totalement atypique et à la gestion exemplaire d’une carrière qui convainquit même ses plus durs détracteurs.

Pierre Ménard

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Niki Lauda est loin de posséder le palmarès le plus flamboyant de la F1. En tout cas loin derrière les références Fangio, Clark, Stewart, Prost ou Senna. Et on ne parlera pas des Schumacher, Vettel, Alonso ou Hamilton qui disputent désormais presque le double de Grands Prix que leurs illustres aînés. Mais Niki Lauda possédait quelque chose d’unique que peu de compétiteurs ont utilisé de façon aussi exacerbée : cette faculté à poser les problèmes de façon honnête et ouverte pour en décortiquer toutes les données, les analyser de façon pragmatique pour ensuite sortir la solution qui, de façon quasi invariable, l’amenait à atteindre le but qu’il s’était fixé. Quitte à déplaire à une partie de ses supporteurs. Mais, et c’est ce qui est fascinant dans le parcours de ce champion hors-norme, cette froide qualité qui lui valut très tôt le surnom d’Ordinateur vola en éclats au fil de ses palpitantes pérégrinations à rebondissements sur les circuits du monde entier. L’ordinateur acquit alors une humanité insoupçonnée !

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Oui, le bonhomme était froid et ne donnait que peu de prise à l’adulation des foules lors de ses premiers succès en Formule 1. Oui, il avait ramené Ferrari sur la plus haute marche du podium en 1975 et les tifosi lui rendaient grâce pour cela, mais quoi ! Où était le panache là-dedans ? Bien sûr il avait gagné des Grands Prix, mais il s’était aussi « contenté » d’assurer la 6e place sous les trombes d’eaux à Zeltweg, de se ranger prudemment derrière Regazzoni à Monza pour assurer son titre, mais surtout de rouler sans vraiment l’attaquer derrière la modeste Hesketh du vainqueur Hunt à Zandvoort. « Rien à faire », mesdames et messieurs, répondait-il. Ces décisions avaient été murement réfléchies : sentant les situations piégeuses à souhait, il avait décidé qu’il ne servait à rien de foncer comme un âne, au risque de sortir ou de casser la voiture, quand il y avait des points précieux à assurer dans l’optique du championnat. Lauda plaçait les « pour » et les « contre » dans sa petite balance cérébrale et regardait où penchait le fléau.

Il se rappelait également cette première saison 1974 chez Ferrari où, à vouloir trop en faire, il fit des bêtises. Et fut battu au championnat. Lauda était humain : comme tout à chacun, il faisait des erreurs. Mais on pouvait être sûr qu’elles ne se reproduiraient plus, passées à la moulinette impitoyable de son analyse de données personnelle.

Puisqu’on parle de Ferrari, rappelons-nous l’incroyable scénario qui amena ce jeune Autrichien surendetté et totalement dépourvu de victoires dans le baquet d’une monoplace appartenant à la plus prestigieuse écurie de Formule 1. Scénario qui remonte à son arrivée dans le sport automobile à la fin des années soixante. Bien que venant d’une famille extrêmement aisée, Lauda avait totalement coupé les ponts avec son milieu – farouchement hostile à une carrière de sportif – et décidé de se débrouiller par lui-même. Comme d’autres, Niki Lauda acheta ses places en F3, F2 puis F1 au prix fort, puisqu’il n’avait rien d’autre de concret à faire valoir aux directeurs d’écurie. Mais à l’inverse de tous les autres, il emprunta plus que de raison puis finit par monter un invraisemblable système de faux commanditaires – et c’est là toute l’inconscience et la magistrale beauté de cette entreprise démentielle – qui lui permit de tenir le coup jusqu’à l’automne 1973 et son arrivée à Fiorano (1).

3388848703Cette stratégie basée sur une somme de conditionnels pouvait s’écrouler à tout moment : s’il ne gagnait pas ses courses d’endurance, ou si Stanley « oubliait » de lui régler ses primes, il n’y avait plus rien à glisser dans l’enveloppe à envoyer en fin de
trimestre à la direction de BRM ! C’est à cette époque que Lauda monta son fameux système psychologique qu’il a si bien expliqué dans ses bouquins (2) : étant une victime toute désignée d’un stress potentiellement destructeur, il devait se concentrer au maximum sur ce qu’il avait à faire dans son métier et évacuer toute perturbation et toute émotion extérieures pouvant dérégler le fragile équilibre qu’il parvenait à maintenir dans sa tête. Plus tard à l’époque des succès, le cheminement intellectuel restera inchangé, seul l’adjectif « fragile » disparaîtra de qu’il appelait son « protokoll ». D’où une personnalité d’apparence froide et détachée de tout sentiment, entretenue par ce comportement pragmatique à outrance parfois déroutant pour les fans. Mais, vu d’où il venait et le chemin parcouru, Niki Lauda pouvait se permettre ce luxe, si jamais c’en était un.

On pourra quand même se poser légitimement la question : s’il était si bon, pourquoi Lauda n’avait-il pas gagné dans les catégories inférieures et pourquoi avait-il dû payer pour courir ? A cause de l’argent justement. Ou plutôt du manque d’argent. Il n’avait pas un matériel extraordinaire et puis la furia des pelotons de la F3 de ces early seventies lui fit prendre conscience de la dangerosité extrême de la chose. Déjà le réflexe de survie. Il préféra alors grimper en F2 où les pilotes avaient un peu plus de plomb dans la cervelle mais, son absence de palmarès parlant contre lui, il dut logiquement payer pour cela. Et mettre le doigt dans l’engrenage de l’addiction aux paradis financiers artificiels. On connaît la suite : Niki fut sauvé de l’endettement à vie par Enzo Ferrari qui l’avait observé avec grand intérêt dans son poste de télévision tenir crânement tête à son pilote fétiche Jacky Ickx dans le cadre si médiatique de Monaco, et qui avait suivi les conseils de son futur pilote 1974, Regazzoni lui vantant les mérites du jeune autrichien comme coéquipier.

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A toutes les qualités qui ont façonné le futur triple champion du monde, on pourra ajouter celle de la franchise. Lors de son premier test à Fiorano, celle-ci aurait pu devenir un gros défaut. Lorsqu’il dit sans détour à Enzo Ferrari que sa 312 B3 était un « veau » et qu’il fallait tout reprendre dessus, Piero Ferrari – qui traduisait – osa à peine rapporter les remarques du jeune inconscient. Ferrari comprit malgré tout le message et donna une semaine à Lauda pour être plus rapide d’une seconde, sous peine de prendre ses cliques et ses claques pour repartir dans son Autriche natale ! Deux ans plus tard, il était champion du monde. Il ne cherchait jamais de mauvaises excuses à ses – rares – erreurs et assumait ses choix à 100 %. Lorsqu’il renonça au Mont Fuji en 1976, Mauro Forghieri lui proposa de publier un communiqué disant que la voiture avait un problème électrique. Combien de pilotes auraient accepté le subterfuge pour atténuer une sortie peu honorable ! Pas Lauda, qui fit savoir que c’était lui qui abandonnait, pas la Ferrari.

(à suivre)

(1) En F3 en 1970, puis à ses débuts chez March en 1971 (F2 et F1), Lauda était soutenu par la Raiffeisenkasse (la Caisse d’Epargne autrichienne). C’est ainsi qu’il apporta fin 1971 la somme incroyable de 40 000 £ à Max Mosley pour piloter en F2 et F1 en 1972 (à titre indicatif, l’écurie March accusait un déficit de 70 000 £ à la fin 1971). Lors d’une interview qu’il nous avait accordé il y a une douzaine d’années, Max Mosley fut catégorique sur cet apport : « Sans Lauda, et sans le fait que son argent soit arrivé à l’automne 1971, March aurait fermé, il n’y a aucun doute là-dessus ». Mais chez BRM en 1973, la Raiffeisenkasse ne voulut plus suivre cette folle surenchère et le rusé Autrichien fit alors croire à Louis Stanley qu’il avait un sponsor – la fameuse Raiffensenkasse ! – prêt à payer, mais qui ne paierait qu’à la fin de chaque trimestre. Ce qui lui donnait par derrière le temps d’engranger ses primes de départ chez BRM ainsi que celles des courses d’endurance auxquelles il participait uniquement pour leur manne financière, puis de renvoyer le tout à Stanley dans une enveloppe au tampon de la banque, banque qui ne se doutait évidemment de rien.

(2) La course et moi (Ed. Solar 1976), A la limite (Ed. Solar 1978)  et 300 à l’heure (Ed. Robert Laffont 1986)

Illustrations  :

1- Nürburgring 1970 Interseries © DR
2- 1972 dans son appartement à Salzburg, le temps du doute © Alois Rottensteiner
3- 1974 avec Enzo Ferrari © LAT Photographic
4- 1975 GP de Hollande, podium souriant avec Hunt et Regazzoni © DR
5- 1975 le champion en pleine réflexion © DR

18 pensées sur “Niki Lauda, champion toutes catégories (1)

  • Pierre, encore un texte palpitant! On attend la suite avec impatience…
    C’est amusant car en te lisant je me disais que, oui ce qui rend un coureur
    Automobile exceptionnel, c’est sans doute plus que son palmarès,
    son intelligence stratégique et son humanité particulière.
    Merci pour ce beau texte et au risque de me répéter  » vite la suite »!
    Écrit par : Turco | 24/10/2015
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  • A propos d’ordinateur, je n’oserai pas prétendre que j’ai été le premier à oser cette image. Mais un des premiers, sans aucun doute. J’ai même en tête un souvenir précis à ce propos. En 1977 je m’étais rendu au G.P. d’Allemagne (Hockenheim) avec Jean-Pierre Jarier qui conduisait (vite, très vite) une raide et confortable Mercedes. Au soir de la victoire de Lauda, un an pile après son accident du Nurburgring, je rejoins donc Jean-Pierre pour reprendre le chemin de retour vers Paris. « Comment as-tu titré ton article? » me demande-t-il. Réponse: « Lauda a retrouvé son ordinateur »!
    Que n’avais-je pas dit (et écrit) là ! J’ai eu droit à un bon savon de notre cher Jarier. Du genre: « Tu n’as pas le droit de comparer Lauda à un ordinateur, c’est négliger sa nature humaine avec ses forces mais aussi ses faiblesses. » La leçon a duré quelques minutes. N’empêche que je n’ai pas regretté le titre qui, le lendemain lundi, s’étalait sur toute la largeur de la dernière page de L’Equipe!
    Écrit par : Johnny Rives | 24/10/2015
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  • Jarier conduisant une Mercedes au GP d’Allemagne en 1977 ???
    Cette année là ,le français pilotait pour ATS(Penske PC.4).
    A moins que tu évoques le DTM,je ne vois pas…
    Écrit par : Michel Lovaty | 24/10/2015

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  • D’autant que pour l’avoir côtoyé lors des années du championnat de France des voitures de Production où il pilota avec brollo la lourde et puissante Chevrolet Camaro aux couleurs Elkron (entre autres), je crois me souvenir que quand il avait quelque chose à dire, Jean-Pierre Jarier, il n’y alait pas par quatre chemins ! Johnny qui l’a très bien connu confirmera peut-être…
    Écrit par : Gaston | 24/10/2015
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  • Je préciserai que sa réflexion était dite d’un ton très amical. Mais avec conviction quand-même. Comme quand deux amis échangent des vérités qu’ils ne partagent pas exactement.
    Écrit par : Johnny Rives | 24/10/2015

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  • Pour Michel L : « En 1977 je m’étais rendu au G.P. d’Allemagne (Hockenheim) avec Jean-Pierre Jarier qui conduisait (vite, très vite) une raide et confortable Mercedes. » Michel, tu regardes trop les GP modernes 🙂 Johnny évoque la voiture personnelle de JP Jarier.
    Écrit par : Olivier Rogar | 24/10/2015
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  • Merci Olivier. Les gens lisent comme Jarier conduisait: très vite. Il y a quand-même une faute de frappe dans ma phrase: ça n’était pas une raide Mercedes mais une rapide Mercedes (manque le « p »). Merci de me lire, M. Lovaty. Mais SVP lisez moi bien!
    Écrit par : Johnny Rives | 24/10/2015

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  • Pour Michel Lovaty,
    La Mercedes de JP Jarier était son auto « privée » , comme pour la grande majorité des pilotes de F1 a l’epoque !
    Écrit par : De Wispelaere | 24/10/2015
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  • OK ! Ok! N’en jetez plus ! J’ai lu trop vite l’article.
    Mes plates excuses à Johnny.
    Écrit par : Michel Lovaty | 24/10/2015

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  • Trois souvenirs, parmi tant d’autres, à propos de Niki Lauda. 1970, Nogaro : je découvre son visage et sa mine déconfite devant la McNamara de F3 qu’il vient de détruire contre un rail aux essais. Jamais je n’aurais imaginé ce jour là ce qu’il deviendrait, ma curiosité était simplement attirée par cette nouvelle marque et ces nouveaux noms, le sien et celui de son coéquipier d’alors, Gerold Pankl.
    1984, Zandvoort : les négociations avec Gérard Larrousse pour 1985 viennent de capoter, les syndicats ayant trouvé inacceptables les émoluments évoqués dans un climat économique difficile pour l’entreprise. Je sollicite une interview et Lauda me reçoit dans le motorhome Marlboro. Je me rappelle encore son commentaire : « Mes exigences étaient conformes à la loi du marché, dans la norme de ce que gagne Nelson Piquet ou des pilotes de ce calibre. Si les gens de Renault gèrent leur programme F1 aussi bien qu’ils respectent la confidentialité des affaires, ils ne sont pas près d’être champions du Monde ! »
    1985, Kyalami : l’épilogue de la saison se déroule dans le climat de tensions et d’émeutes quotidiennes que vit l’Afrique du Sud en cette période. Avec mes confrères Patrick Grivaz (Radio France) et Dominique Bressot (Europe1), l’union faisant la force, nous tentons notre chance auprès de Lauda. Il saisit avec empressement cette opportunité pour livrer ce qu’il a sur le coeur et nous fait un dégagement superbe, en substance : « Nous, pilotes sommes pris en otage. Le maintien de ce Grand Prix est indécent. Balestre et Ecclestone l’ont maintenu mais n’ont même pas eu le courage de se déplacer. Il est inimaginable que ce régime puisse perdurer mais combien de temps subsistera-t-il encore, c’est toute la question. » Le message est si fort que nous confions aussi l’interview à Patrice Burchkalter, notre confrère de l’AFP, pour lui donner encore plus de retentissement. Quelques minutes plus tard, la « livraison » faite, nous croisons de nouveau Lauda dans le paddock : il se détourne de son chemin et se dirige droit vers nous avec un grand sourire pour nous déclarer « it was a good talking ! ». Depuis ce jour, entre nous, il est devenu « Good Talking » !
    Écrit par : Luc Augier | 25/10/2015
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  • Erratum : ce GP d’Afrique du Sud n’était pas l’épilogue mais l’avant dernier GP de la saison 1985 qui devait s’achever, pour la première fois, à Adelaïde. Sans enjeu ? Pour l’attribution des titres, certes, mais pas pour les Williams Honda, avec les victoires de Mansell à Kyalami et de Rosberg en Australie.
    Écrit par : Luc Augier | 26/10/2015

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  • L’auto personnelle de JP Jarier était une Mercèdès 600 noire, enfin en ces temps… il la faisait « avancer », pas de limitations de vitesses à l’époque ?, peut importe d’ailleurs !
    Écrit par : François Libert | 25/10/2015
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  • Insolite ! Hamilton avec Nike et Lauda avec Levi’s… OK, je sors.
    Écrit par : Francis Rainaut | 26/10/2015
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  • Francis, mais tout est « Pub » ou j’ai pas compris ? Leurs salaires ne sont pas suffisants sûrement… mais leurs carrières sont courtes, hors sans drames, alors… Au premier gauche; « belle saloperie faite par le génie » à Nico Rosberg, là, pas sanctionnée…
    Écrit par : François Libert | 26/10/2015
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  • Bonjour à tous !! Je vous lis depuis longtemps mais je profite de cet article pour faire mon premier commentaire car j’ai ete sidere par l’anecdocte du faux plan de sponsoring gobe par le boss de BRM… tres interessant. Merci a tous de partager cette passion !!
    Écrit par : manuhead | 26/10/2015
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  • Merci, Luc Augier. Etonnantes anecdotes hors-pistes qui nous changent de l’ordinaire.
    Lauda politiquement conscient, c’est une nouvelle, et une excellente.

    N’avez-vous pas envie d’émarger à Classic Courses, question de partager les quelques tonnes d’informations accumulées au cours de ces années 70 et 80? Ca ferait le bonheur de pas mal de lecteurs ici.

    Merci aussi à Pierre Ménard pour cette évocation nuancée d’un champion hors-norme. Je suis toujours agacé (et amusé) face aux discussions sans fin sur la valeur « réelle » de Lauda, par des petits clercs qui coupent les cheveux en quatre, puis en huit, puis en seize, opposant sans finesse superflue les attaquants flamboyants au talent « naturel » (souvent morts en course, notez bien) et les prétendus besogneux, dont l’intelligence semble être à leurs yeux un handicap.
    On parle quand même d’un triple champion du monde qui, même sur la fin, a pas mal maîtrisé le petit génie Prost.
    Je ne vois pas ce qu’il y a à redire sur le cas du bonhomme, si ce n’est, comme vous le faites, d’en tracer un portrait sensible.
    Écrit par : ferdinand | 26/10/2015
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  • Jean-Pierre Jarier et Niki Lauda. Destins croisés en 1973 lorsque l’avocat Max Mosley promet un procès à Ferrari qui a fait signer le vainqueur magistral du championnat d’Europe de Formule 2 , en brandissant le contrat de quatre ans conclu en début d’année par March avec le français.Nul ne saura si Montezemolo et Mauro Forghieri auraient donné au virtuose instinctif la rigueur et la clairvoyance impériale qui ont toujours accompagné l’autrichien.

    Je retiens aussi l’échange avec Henri Pescarolo à Monza, après l’épreuve du pire du premier août,où aucune réalité des conséquences du feu n’a été occultée sous l’interrogation abrupte du viennois qui sait alors, comme chaque fois, à qui parler.
    Ce qu’a fait Lauda à Monza,c’était realiser un rêve impossible pour ne pas le perdre de vue en le poursuivant encore.
    Écrit par : CD | 27/10/2015
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  • Merci Pierre pour ces infos sur le système de financement de sa saison 73.
    Ce processus n’est pas loin de ce que l’on nomme en droit : la cavalerie.La sienne était-elle « rampante »?
    Un grand merci également à Luc, pour ses « notes en marge » très terrain, comme on aime à CC.
    Écrit par : orjebin | 28/10/2015
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